Non, vous ne rêvez pas, voici le 3e chapitre =D ! J'espère que vous aimerez !
Mercià tous ceux qui ont laissé une review^^!
Bonne lecture !
Francis s'était effondré en larmes sur son lit, étouffant ses pleurs ainsi que ses cris de rage et de désespoir dans les draps. Il ne savait pas trop comment il s'était retrouvé dans cette chambre, il avait couru sans réfléchir. Sans doute s'était-il rappelé inconsciemment que cela ne servait à rien d'essayer de s'enfuir, les gardes l'auraient rattrapé et il aurait passé un sale quart d'heure. Enfin, pire que ce qu'il allait passer dans peu de temps, sans doute. Le Britannique n'avait sûrement pas apprécié ce qu'il lui avait dit, et encore moins le coup de poing qu'il lui avait donné. Il releva lentement la tête en entendant des coups frappés à la porte.
« Ah oui, c'est vrai… J'ai verrouillé la porte. » se souvint-il.
La nation ne répondit pas, s'allongea sur le lit et ferma les yeux. La personne de l'autre côté insista, mais il n'avait aucune envie de parler.
« Francis, c'est Mervin. » entendit-il, mais cela ne le fit pas plus réagir qu'avant. « Arthur et Kieran sont en train de se chamailler, et vu comme c'est parti, nous serons tranquilles pour un bon moment… ouvre- moi, s'il-te-plaît. » toujours rien, il se sentait si… fatigué. « Je sais que c'est dur et que tu es sous le choc, mais sois raisonnable ! Tu ne pourras pas rester enfermé indéfiniment. »
Les yeux du Français se remplirent à nouveau de larmes. Rester enfermé… ? Mais c'était ce qu'il était depuis 10 ans, aujourd'hui ! Et même si ce n'était rien pour les nations, le temps semblait avoir ralenti, comme pour le narguer. Quant à être raisonnable… Il ne l'était pas assez pour être docile et laisser les choses se faire d'elles-mêmes, il n'était pas assez fort pour chasser ceux qui l'avait envahit, et n'était pas assez brave pour fuir et tenter une rébellion contre Angleterre. C'était rageant ! Il ne put retenir son chagrin et éclata une nouvelle fois en sanglots, serrant contre lui un oreiller.
Pays de Galles soupira et reposa son front contre le bois de la porte en entendant son ami pleurer sans qu'il puisse faire quoique ce soit. Peut-être devait-il attendre encore un peu et aller vérifier que ses frères ne s'entretuaient pas.
« Si tu as besoin de compagnie, je serais toujours là pour toi. » ajouta-t-il avant de partir, le cœur lourd.
- Puisque je te dis que ce n'est pas ma faute ! » s'énerva une nouvelle fois Arthur. « Il faut te le dire en quelle langue pour que ton cerveau le comprenne ? »
- P't-être pas pour la représentation, mais comment t'as pu croire ne serait-ce qu'une seconde que tu pourrais lui cacher ça ? » répondit Kieran, rouge de colère. « Et pis faut vraiment avoir une cervelle de moineau pour l'avoir oublié ! 'S'agit d'ton mari quand même ! »
- Je suis débordé, contrairement à certains ! » se défendit le blond.
- Ben voyons, ça prouve bien quelles sont tes priorités, pauv'tâche!
- Salaud !
- C'est pas bientôt fini ces enfantillages ? » intervint Mervin, fatigué de leur dispute qui tournait en rond. Heureusement que Logan n'était pas là, cela aurait été pire ! « Franchement, pour le coup vous ne valez pas mieux l'un que l'autre ! Et plutôt que d'essayer de vous arracher mutuellement la tête, vous feriez mieux de vous inquiéter pour Francis ! »
Les deux baissèrent la tête, honteux. Irlande se sentait responsable de ce qui venait d'arriver, il n'avait pas réussit à rattraper le pays en question, ni à le retenir quand il était repassé devant lui en pleurant à chaudes larmes. Il se sentait impuissant et stupide. Arthur, lui, avait l'impression que son cœur allait être réduit en bouillie tant ce dernier était serré. Son poing se resserra sur l'alliance que son époux avait jetée quelques instants plus tôt. Il n'avait eu ni le courage de lui courir après, ni le temps parce que son frère aîné lui avait bondit dessus quelques minutes après l'incident.
« Arthur… » commença calmement le Gallois. « Pourquoi ton roi a-t-il choisit une telle représentation ? Est-il conscient que c'est une provocation ? Tu lui en as parlé, non ? »
L'interpelé ne répondit pas tout de suite, submergé par le souvenir du jour en question.
2 semaines et demi plus tôt
- Votre Altesse ! » s'exclama la nation. « Je désapprouve ceci, le peuple Français se soulèvera en voyant une telle représentation, c'est une véritable provocation ! »
- Justement. » répondit le souverain, très calme. « Ils ne doivent jamais oublier que, quoiqu'ils fassent, ils ne réussiront pas à se défaire de notre emprise. »
- Pardon ? Mais montrer Jeanne… c'est comme jeter de la poudre sur le feu ! » objecta Arthur. « Leur défaite est encore trop récente, ne croyez-vous pas qu'il faudrait attendre encore, ou au moins enlever Jeanne du monument… ? » le régent le regarda froidement.
- Non. Les Français doivent savoir une bonne fois pour toute quelle est leur place, et Jeanne d'Arc en est la preuve : elle a beau avoir combattu avec bravoure pour ce en quoi elle croyait, nous avons tout de même fini par la faire… disparaître. » le pays insulaire déglutit, jamais il n'avait voulu la tuer, et surtout pas sur un bûcher. « Cette statue doit être le symbole de notre victoire écrasante, malgré les difficultés que nous avons rencontrées, et pour que cela soit encore plus frappant, nous avons besoin de présenter leurs icônes de cette manière. S'ils veulent être bien traités, qu'ils nous prouvent qu'ils le méritent ! »
Arthur ne trouva rien à répliquer, et de toute évidence, l'autre ne l'écouterait pas. Il se contenta de baisser les yeux et de souffler.
« Comme il vous plaira, votre Majesté… »
- Quoi ? C'est une provocation volontaire ! » s'écria l'aîné de la famille. « Mais il est complètement barge, ton roi ! » cette remarque lui valut un regard noir.
- Il veut faire disparaître tous les mouvements du peuple Français depuis quelques temps. Alors autant créer une vague pour mieux la repousser d'un coup… afin de calmer définitivement leurs ardeurs. » répondit l'Anglais en soupirant.
- C'est une méthode assez risquée. » fit remarquer Mervin. « Je comprends pourquoi tu n'as pas réussit à le convaincre, mais ça n'excuse pas le fait que tu l'ais caché à Francis. Il aurait mieux valu lui dire tout de suite la vérité. »
- Il l'aurait tout aussi mal pris ! » répliqua le plus jeune.
- Sans doute, mais le garder enfermer sans nouvelles du monde extérieur n'est pas la meilleure solution non plus. Il n'y a rien de pire que de savoir que l'on est toujours le dernier au courant et que l'on nous fait des cachotteries. » expliqua Pays de Galles.
- Surtout quand on ressent naturellement que que'qu'chose va pas ! » ajouta Irlande.
Arthur se laissa tomber sur sa chaise et se prit le visage dans ses mains. Il sentait qu'une migraine le guettait.
Francis s'était un peu calmé, du moins, il avait cessé de pleurer. Lentement, il se redressa en position assise. Il se sentait toujours aussi mal, il avait du mal à respirer...
« De l'air… j'étouffe…! De l'air ! » se murmura-t-il en descendant du lit.
Un peu chancelant, il se dirigea vers la fenêtre et l'ouvrit, appréciant la brise qui souffla sur son visage. S'appuyant sur la rambarde, il regarda sans vraiment voir l'horizon, le vent dans les cheveux. Son territoire lui manquait horriblement, il était prêt à donner ou faire n'importe quoi pour y retourner ne serait-ce que quelques secondes, ou pour que tout s'arrête définitivement... Son regard se posa alors vers le bas, il était au deuxième étage, et il n'y avait rien en dessous de sa fenêtre.
« Et si… non, c'est stupide, je ne suis pas humain, je n'en mourrais pas même si mon cou se brisait... Et où me cacher si je devais fuir maintenant…? » pensa-t-il amèrement.
Il ferma les yeux et, sans savoir pourquoi, il repensa à sa mère, Gaule. Avait-elle ressentit la même chose lorsqu'elle avait perdu contre Rome, avant de disparaître ? S'était-elle sentit soulagée de disparaître plutôt que de continuer à vivre sous l'influence romaine, ou avait-elle été triste de le laisser entre les mains de celui qui fut un temps son amant ? En y réfléchissant, si lui ou Arthur avait été une femme et qu'ils avaient eu un enfant, est-ce que cela aurait arrangé un peu les choses ? Tant de questions… et il voulait des réponses.
« De grâce… que quelqu'un m'aide… ! » s'écria-t-il intérieurement.
Soudain, l'image d'une forêt lui vint à l'esprit et une main lui caressa la joue. Il rouvrit les yeux brusquement et sursauta. Devant lui, flottant dans le vide, se tenait une femme. Enfin, cela ressemblait à une femme : sa peau était verte et brillait sous le soleil, ses membres étaient longs et ne semblaient pas avoir d'extrémités, ses longs cheveux semblaient être des feuilles... En fait, elle semblait un peu transparente en l'observant bien. Elle le regardait de ses grands yeux brillants, couleur émeraude comme ceux d'Arthur, et avait un doux sourire sur les lèvres. Elle était très belle… et lui semblait étrangement familière.
« Cela fait si longtemps… » dit-elle d'une voix douce et profonde, résonnant dans ses oreilles comme un petit bruissement. « Je n'aurais jamais cru que tu m'appellerais ainsi d'aussi loin… tu m'as tellement manqué, mon petit oiseau ! »
La mystérieuse créature le prit dans ses longs bras, et Francis se sentit encore plus confus. Qui était-elle ? La connaissait-il ? Mais d'où, quand, comment ? Il ne se souvenait pas avoir rencontré une femme pareille ! Et pourquoi l'appelait-elle « mon petit oiseau » ? Cela lui faisait étrangement penser au fait qu'il surnommait Arthur « mon petit lapin » quand ils étaient enfant (aujourd'hui encore, mais plus dans le but de le faire enrager), et leurs yeux... ils se ressemblaient tant ! Etait-ce pour cela qu'il avait toujours adoré les yeux de son époux ?
Elle se détacha de lui, le regard un peu triste.
- Tu ne te souviens pas de moi, n'est-ce pas ? » demanda-t-elle, l'air un peu déçue.
- Je… non, désolé. » s'excusa-t-il, un peu bouleversé. Il crut voir des larmes briller dans les yeux de la créature. « Mais, j'ai l'impression de vous avoir déjà rencontré… ! » ajouta-t-il, voulant la rassurer.
- Ne t'excuse pas, ce n'est pas de ta faute. » lui souffla-t-elle, une larme coula de son œil gauche. « Ils t'ont vraiment fait mal, comme tu as dû souffrir ! »
Francis se demanda si elle parlait d'Angleterre ou d'autres personnes, et il fut en même temps subjugué par la larme qui s'était échappée de l'œil émeraude. Elle brillait comme du cristal, et dégageait une aura argentée… Lorsqu'elle tomba au sol, il lui sembla voir une plante, non, une fleur pousser, mais il ne pouvait pas bien voir de là où il était.
« Viens… » dit-elle en lui ouvrant les bras une nouvelle fois.
Il hésita un instant mais finit par se blottir contre elle. Quelle était cette étrange sensation ? Il se sentait plus serein, tout à coup… La femme se détacha légèrement de lui, et l'embrassa doucement d'abord sur le front, sur son œil gauche, puis sur son œil droit. Le blond allait lui demander qui elle était quand il se rendit compte qu'il flottait également. Il eut une exclamation de surprise et se sentit tomber avant d'être à nouveau rattrapé.
« Tu te souviendras quand le temps de ta renaissance arrivera. » annonça mystérieusement la créature, et ce fut le noir complet. Il crut cependant l'entendre ajouter « A très bientôt, ... » il ne comprit pas la fin.
Lorsqu'il rouvrit les yeux, il était allongé sur son lit, et la fenêtre était fermée.
« J'ai rêvé… ? » se demanda-t-il.
Il regarda autour de lui sans bouger. S'il avait vraiment rêvé, ça lui avait semblé bel et bien réel !
« Me souvenir… de quoi ? Ma 'renaissance' ? Qu'est-ce que ça veut dire… ? »
Le Français eut un doute, lorsque cette… femme avait versé une larme, quelque chose avait ensuite poussé en bas. Si ce n'était pas un rêve, il devait y avoir quelque chose ! Oubliant pourquoi il s'était enfermé à la base, il se précipita à la fenêtre, l'ouvrit, et se pencha en avant, espérant avoir le fin mot de l'histoire. Il semblait bien y avoir quelque chose… mais il ne voyait pas très bien. Posant son genou sur le bord et en se penchant un peu plus, il cru distinguer qu'une fleur se trouvait juste en-dessous, mais il n'était pas sûr. En voulant voir de plus près, il se pencha de plus en plus sans s'en rendre vraiment compte et un hurlement retentit derrière lui. Il sursauta aussitôt, ce qui lui faire perdre l'équilibre et commencer à basculer vers le bas.
« NOOOOOOOOO ! » entendit-il avant de sentir des bras l'agripper avec force et le ramener brutalement sur le sol de sa chambre. Tout en se remettant de son choc, il se tourna vers la personne qui l'avait rattrapé.
« …Arthur…? »
Cela faisait au moins 10 minutes que le blond aux yeux verts était planté devant la porte de sa chambre sans oser toquer, encore moins essayer d'entrer. Lorsque Mervin avait dit qu'il allait à nouveau tenter sa chance pour voir la nation qui était leur principal souci, il avait insisté pour y aller lui-même seul, espérant pouvoir discuter. Son frère lui avait fait un petit sourire et lui avait souhaité bonne chance tandis que leur aîné lui avait lancé « 'faudrait d'jà qu't'ait les tripes pour ! ». C'était vexant, mais vrai dans un certain sens : il se retrouvait souvent privé de ses moyens lorsqu'il s'agissait de Francis. Il était le seul capable de le faire rire, puis pleurer en l'espace d'une minute et inversement. Ses amis magiques revinrent soudainement, le sortant de sa transe.
« Tu veux qu'on entre pour voir s'il est calmé ? » demanda le lapin ailé.
Cela surpris Arthur, il souhaitait se débrouiller seul, mais il craignait de mal s'y prendre et de faire empirer la situation. Il se savait maladroit… Sa décision prise, il hocha la tête et ses deux compagnons traversèrent la porte. Ils revinrent très vite en lui affirmant que son époux semblait calme, il regardait le paysage par la fenêtre apparemment, et qu'ils avaient déverrouillé la porte. Il les remercia et enclencha silencieusement la poignée. Il passa discrètement la tête pour vérifier que son conjoint était vraiment calme, Evelynn et son deuxième compagnon derrière lui. Il semblait absorbé par le paysage. Il en profita pour se faufiler à l'intérieur. Mais il n'était pas plus avancé…
« Mais… il va se jeter dans le vide ! » s'écria soudainement Evelynn.
Un choc électrique traversa le corps d'Arthur en réalisant qu'elle avait peut-être raison et un cri lui échappa. Quand il vit Francis se laisser tomber, il traversa l'espace de la chambre en un éclair en hurlant :
« NOOOOOOOOO ! »
Il le rattrapa in extremis en passant ses bras autour de sa taille, ses mains crispées sur les vêtements que l'autre portait, et le tira en arrière de toutes ses forces. Ils se retrouvèrent tout les deux par terre, essayant de retrouver leur souffle.
« …Arthur…? » dit Francis d'une petite voix.
L'interpelé sentit les larmes lui monter aux yeux, son époux le haïssait-il au point d'essayer de se tuer, même si ce n'était pas aussi facile pour eux que pour les humains ? A choisir entre lui et la mort, il choisirait plutôt la mort ? Sans s'en rendre compte, il se jeta sur lui, passant ses bras autour de son cou.
« I'M SORRY ! I'M SO SORRY ! » cria-t-il, les larmes débordant de ses yeux. « I tried… I really did ! Please, please don't do that…! Don't leave me ! »
L'Anglais s'accrochait désespérément à l'autre, ne pouvant retenir ses larmes. Il avait eu si peur… et il continuait de craindre ce qui risquait d'arriver. Il se crispa un peu en sentant une main lui caresser l'arrière de la tête.
Francis avait été pris au dépourvu par la déclaration de l'autre nation, avait-il cru qu'il allait se jeter par la fenêtre ? Cela le fit légèrement sourire, alors il tenait vraiment à lui... Doucement, il caressa les cheveux de son conjoint et lui dit avec un petit rire :
- Mais à quoi pensais-tu, enfin ? Je ne suis quand même pas désespéré à ce point ! » il occulta bien sûr le fait qu'il y avait pensé à un moment donné.
- Et tu trouves ça drôle ? » répliqua Arthur en le regardant, les joues humides. « Tu voulais t'enfuir alors…? »
- Mais non. » répondit gentiment le Français en lui essuyant quelques larmes avec son pouce. « Il y avait quelque chose en bas, je me demandais ce que c'était et je me suis un peu trop penché, rien de plus. »
Le Britannique le regarda, sceptique, avant de s'accrocher à nouveau à lui, les doigts serrés sur sa poitrine cette fois.
« Francis, je suis sincèrement désolé pour ce que je t'ai dit tout à l'heure… » souffla-t-il. « Je te jure que j'ai vraiment essayé de convaincre Henri de ne pas… hé, tu m'écoutes ? »
Le concerné regardait ailleurs, les yeux ronds. Il avait suivit le début, mais quelque chose avait attiré son regard et le laissait à présent perplexe. Arthur se retourna, mais ne vit rien, à part ses deux amis qui flottaient dans les airs.
- FRANCIS ! » cria-t-il, énervé que son époux l'ignore alors qu'il était en train d'essayer de se réconcilier avec lui.
- C'est… c'est moi qui rêve encore ou… ? » articula le blond en pointant du doigt Evelynn.
- Tiens, tu nous vois maintenant ? » demanda-t-elle, étonnée.
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !
Le Français se retrouva de l'autre côté de la pièce en deux secondes, son cri transperçant les tympans d'Arthur.
Et une surprise de plus ;D ! Je ne dirais rien sur le fait que Francis voit ou revoit soudainement les créatures magiques pour le moment ;) .
Logan (Ecosse) fera son come-back dans le prochain chapitre, et ensuite, Canada sera découvert^^ !
Reviews, please ?
