Titre : Rogue, les zozios, les fleurs et les abeilles…Une dure leçon !

Auteur : Shel'

Genre : Et hop, on saute dans la machine à remonter le temps^^. Le chapitre sombre de l'histoire…J'ai même pas envie de l'écrire ;_ ;

Avertissement : Le ton était peut-être à peu près dans l'esprit du livre mais alors là ça devient carrément OOC…toute façon, si je voulais faire un couple Sirius/Rogue, fallait bien que ça arrive^^…Mais désolée de vous décevoir, c'est pas encore le moment. A vi, pis y a un moment qui ressemble un peu à la fic d'Aakane « âmes sœurs »( Je l'aiiiime, c'est choupi^^) mah ça dure pas longtemps, c'est pas avec les mêmes personnes et en plus c'est pas fait exprès. J'étais en train d'écouter Goldman « A nos actes manqués quand j'ai écrit ça. Par hasard en plus^^ ! ! C'est-y pas merveilleux ?

Rogue s'éveilla brusquement au milieu de la nuit.

-Argh ! ! ! C'qu'il est chiant ce chien ! ! J'ai chaud moi ! !

Pour son plus grand malheur, il eut beau essayer de se tourner dans tous les sens, le chien recommençait à le coller dès qu'il sentait sa chaleur disparaître. A bout de patience, Rogue se redressa. Concluant de la situation que de toute façon, il n'arriverait plus à dormir, il se décida pour une promenade nocturne en grommelant des insultes pour un certain chasseur de chat.

Il erra sans but dans les couloirs pendant un moment et lassé de marcher, s'assit finalement dans le parc à l'entrée de l'école. Se replongeant dans des souvenirs dérangeants, il prit sa tête entre ses mains et soupira.

Harry observait la personne qu'il haïssait le plus au monde. Il haussa finalement les épaules, se détourna. Un bruit étouffé, comme celui d'un sanglot, le fit s'arrêter soudainement. Il se retourna lentement, doutant de ses sens. Le professeur Rogue pleurait ?? Harry s'avança lentement et marcha sur sa langue, qu'il avait malencontreusement laissé traîner.

-Professeur ?

Il posa sa main sur l'épaule de Rogue. Celui-ci, tiré de son état d'hébétude, releva la tête brusquement. Son visage se décomposa, passant d'une tristesse absolue à une colère bien plus meurtrière que tout ce que Harry avait jamais pu voir, même de sa part. Il se mit à beugler.

-POTTER ! ! ! ! ! ! ! ! ! !QU'EST-CE QUE VOUS FAITES LA ? ? ? J'ENLEVE 100 POINTS A GRYFONDOR ! ET VOUS VIENDREZ ME VOIR POUR UNE RETENUE !

Harry pensa bien à le laisser tomber comme une vieille chaussette, voire à lui donner un bon coup de boule, mais il se ravisa en repensant aux larmes qui brillaient dans les yeux de Rogue.

-Je suis désolé professeur, j'ai fait un cauchemar alors je suis venu prendre l'air et je vous ai vu. Je ne voulais pas vous déranger.

Rogue resta silencieux quelques instants.

-Un cauchemar sur Lord Voldemort ?

Harry restait surpris. Depuis le retour de Voldemort, c'était véritablement la première fois que Rogue cherchait à l'inclure dans la « Résistance », à partager des informations sur leur ennemi commun, encore que Harry douta toujours de la loyauté de Rogue. Il décida cependant de laisser ses doutes de côté.

-Oui…

-Vous devriez en parler à Dumbledore ?

-Ce n'est pas un cauchemar sur un évènement récent. Ca ne l'intéressera pas.

-Mais ça concerne Lord Voldemort ?

-Pas vraiment en réalité.

-Alors de quoi s'agit-il ?

Harry hésita à confier ses émotions les plus secrètes à un homme tel que Rogue, déchiré entre deux camps. Il lui lança un coup d'œil discret, mais il avait l'air uniquement concerné.

-J'ai rêvé du jour…enfin du jour où mes parents sont morts.

Rogue ravala brusquement, il n'était pas vraiment sur de vouloir explorer ce rêve plus loin. Il serait plus difficile de haïr un garçon portant un telle blessure. Et la haine, si elle était moins douce au cœur, le protégeait néanmoins.

-Du moment où mon père a dit à ma mère de partir avec moi et où il s'est battu contre Voldemort pour nous laisser du temps. Quand il nous a rejoints et des paroles de ma mère pour qu'il m'épargne. De sa mort. Et de la douleur lorsqu'il m'a frappé…Pour la première fois, j'ai eu l'impression d'être là et pas seulement de voir des brides de souvenir.

Harry murmurait à présent, revivant son cauchemar. Rogue lui serra l'épaule et le fit asseoir avec délicatesse pour l'empêcher de replonger dans l'évènement noir qui avait marque sa vie.

-Ca va aller, Potter.

Harry fondit en larmes, expulsant une tristesse qui n'était que trop présente dans sa vie. Rogue hésita, puis le serra dans ses bras, lui murmurant des mots incohérents d'une voix douce qui calma les sanglots d'Harry. Celui-ci se rappelait de la sensation qu'il avait éprouvé dans les bras de Mme Weasley lorsqu'elle l'avait consolé après la mort de Cédric Diggory, et curieusement, s'en sentait assez proche en ce moment-ci. Il murmura un timide « Merci professeur ». Rogue l'éloigna de ses bras et le fixa pensivement, presque rêveusement.

-Tu lui ressembles vraiment beaucoup…

Rogue s'interrompit, semblant mortifié d'avoir dit cela.

-A mon père ?

Rogue se mordit les lèvres et acquiesça rapidement.

-Vous ne l'aimiez pas beaucoup, n'est-ce pas ?

Rogue ne répondit pas.

-Est-ce à cause de la plaisanterie de Sirius ? Celle qui a failli vous coûter la vie ?

Rogue ne répondit toujours pas. Harry se sentit gêné. Après tout, même s'il l'avait consolé, ça ne lui donnait pas pour autant le droit de se mêler de sa vie privée.

-Non.

C'était juste un souffle, tellement léger qu'Harry doutait même qu'il ait été réellement prononcé.

-Pourquoi alors ?

-…Je préfère ne pas vous le dire.

-Pourquoi ?

-Vous risqueriez d'avoir une autre vision de votre père, dit-il, repassant au vouvoiement. Moins proche, moins dangereux.

-Une mauvaise vision ?

-Je ne sais pas vraiment. Ca dépend de vous je suppose.

-Est-ce que ça a un lien avec la raison pour laquelle vous pleuriez tout à l'heure ?

Rogue acquiesça gravement.

-Je…Je crois que je veux savoir quand même…Ca ne sert à rien de me faire de fausses idées sur un père parfait, n'est-ce pas ?

Rogue sourit légèrement, comme pour répondre à la supplique muette de Harry.

-Je ne détestais pas votre père. Au contraire.

Rogue avait lâché cette hallucinante nouvelle d'un air presque détaché.

-Nous étions amants. Depuis la première année, à la suite d'un pari qu'il avait fait de s'introduire chez les serpentards. Il m'a vu partir, m'a suivi et a vu quelque chose qui l'a fait changer d'avis sur moi. Seulement, en troisième année, ta mère est arrivée. Il en est tombé amoureux et s'est petit à petit détaché de moi. J'en ai beaucoup souffert et j'ai finalement conclu que l'amour n'était que blessure. Dès ce moment, je l'ai violemment rejeté, le poussant dans les bras de ta mère. J'essayais désespérément de le haïr. Tout le monde l'a cru. Même ses amis les plus proches n'étaient pas au courant. Quoique, en fait, je pense que Sirius l'avait compris et que c'est pour ça qu'il me détestait. Je suis pratiquement certain qu'il était lui aussi amoureux de James et qu'il était jaloux. Parce que j'avais eu trois années avec James, et lui seulement de l'amitié. Mais curieusement, il n'en a jamais rien dit.

Rogue s'interrompit et regarda du côté d'Harry, qui le fixait avec les yeux exorbités.

-Amants ?

-Oui. Ca vous donne une mauvaise opinion de votre père ?

-…Non, je peux comprendre ça. Par contre…

-Oui ?

-Il n'a jamais essayé de vous en parler après ? De savoir comment vous le preniez ? Ce que vous en pensiez ? Parce que, ça, ce serait décevant.

-Il a voulu. Mais j'ai refusé de l'écouter. Je voulais oublier. Et c'est là que j'ai fait ma plus grosse erreur, je me suis complètement refermé au monde. Le passé est le passé, Harry, il ne faut rien regretter. Vos parents sont morts mais vous vous vivez. Vous devez vivre pour eux, sans regarder en arrière. J'aurais du le faire aussi, mais il n'est jamais trop tard pour réparer.

Ils restèrent assis dans le silence, un silence qui ne laissait pas place à la gêne ou aux mauvaises pensées. Harry se leva finalement.

-Je suis content de vous avoir parlé professeur Rogue.

-Moi aussi, Harry.

-Je vais aller essayer de me recoucher maintenant.

-Je crois que je vais y aller aussi. Si j'arrive à virer le chien du moins, dit-il avec un petit sourire d'autodérision.

Harry étouffa un rire. Au moment de se séparer, il se tourna vers Rogue.

-Vous savez professeur, je crois que vous avez tort sur un point. La raison pour laquelle Sirius vous traitait ainsi.

Harry s'éloigna, laissant planté là un Rogue qui n'avait rien saisi. Il haussa les épaules et se rendit dans sa chambre, soulagé d'un grand poids.

Arrivé sur le seuil, il fixa sombrement le chien qui dormait étalé sur son lit.

-Toi, tu vas payer pour m'avoir empêché de dormir…

Il eut une idée, et se dirigeant vers un coffre, il en sortit quelque chose.

Le matin, dans la grande salle, les élèves mangeait tranquillement leur petit déjeuner lorsque Rogue parut, avec à ses côtés un gros chien noir…qui portait un gros ruban rose.

A suivre