Bonsoir à tous! Voici le nouveau chapitre, du point de vue de Jacob. J'espère que le dernier chapitre vous à surpris et que vous continuerez à m'envoyer vos reviews.

Bonne lecture!

S.


Chapitre 4

POV Jacob

Moi, Jacob Black, un loup? Non, je ne plaisante pas. Comment cela a pu arriver sans que je le sente venir? J'aurais dû faire plus attention. Lorsque j'ai vu mon corps changer, je me suis simplement dit que c'était la puberté qui faisait ça, même si c'est vrai que physiquement, la nature m'avait vraiment bien gâté.
Ce pauvre cretin de Steve m'avait mis les nerfs le soir ou il s'était permis de parler sur ma famille et encore plus sur ma mère qui est décédée. Dites-moi comment j'aurais pu le laisser faire? J'avais senti mon corps se changer, j'avais commencé à avoir très chaud comme lorsque vous avez de la fièvre. Le problème c'est que ça ne m'a pas quitté pendant ces trois longs jours ou lorsque je suis revenue à la réserve, c'est sur quatre pattes que je me suis retrouve. Et bien oui, moi aussi je suis un modificateur et je suis là pour défendre l'humanité de ces horribles et ignobles buveurs de sang.
J'ai passé cette dernière semaine à courir et découvrir mon corps d'animal. Oui, je suis bel et bien une touffe de poile sur quatre pattes. Sam, notre Alpha m'a bien réprimandé sur toutes mes penses et j'ai alors bien compris que ma colère, c'est sur les buveurs de sang que je devais mettre pas sur les membres de ma meute, ma famille.
Ce soir, on est sensé manger chez Sam et Emily, mais Embry et moi on est de corvé. Mon père a besoin de nous à la maison alors sans discuter on l'aide, le pauvre homme.
Lorsque ce fut fini, Embry et moi on se rendait chez Sam et on marchait à travers la forêt. Embry me posait un tas de questions à propos de mes vacances, si j'avais rencontré beaucoup de fille et on blaguait sur ce sujet. Je lui disais que j'avais profité de mon corps d'apollon et on commençait à rigoler ensemble.

Embry entrait en première dans cette petite maison en bois, ou je le suivais. Emily arrivait directement près de nous.

« Les voilà enfin ! Je vous ai gardé une part de lasagne à chacun dans le four. Venez à table, dépêchez-vous. »

Elle était si adorable. Je la prenais dans mes bras pour l'embrasser et la remercier ou je me dirigeais dans la cuisine pour dire bonjour aux filles qui faisaient la vaisselle. La jeune fille qui se trouvait à l'évier se tournait et là, ma chaleur m'a consumé.

Elle s'était retournée vers moi, son regard avait croisé le mien et j'avais senti mon cœur grandir, gonflé. J'avais pu sentir les moindres muscles, les moindres parties de mon corps frémir comme si le vent avait soufflé sur ma peau. Je pouvais sentir tous les océans du monde s'agiter comme le battement de nos cœurs à l'unisson. J'étais entrain de prendre conscience de ce que représentait la vie, qu'elle était mon but, mon destin. Elle me coupait le souffle de sa beauté, de la profondeur et la sincérité de son regard chocolat. Je voyais ses lèvres pulpeuses s'élargir sur un long sourire timide. Dieu qu'elle était belle. Je voyais sa bouche légèrement s'ouvrir pour souffler un léger « Bonsoir Jacob. ». Sa voix, cette voix que j'avais déjà tant entendu résonnait en moi comme une douce mélodie. J'avais l'impression de pouvoir sentir son odeur jusqu'à moi, de ressentir la chaleur et l'amour qu'elle émanait. Sa peau qui semblait être aussi douce que la peau d'une pêche illuminait encore plus mon regard que cette lampe au-dessus de ma tête accrochée au plafond, que le soleil qui éclairait dans le ciel durant la journée. Je ne pus décrocher mon regard du siens. Je n'étais plus ce pauvre garçon qui grandissait sans sa mère, ce garçon joyeux qui aimait tout le monde. Ce garçon sympathique au sourire ravageur. Je prenais conscience de ce qu'elle représentait dans ma vie, dans mon monde. Elle devenait la seule chose que je pouvais voir clairement, la seule chose dont j'étais certain, que je connaissais. Elle était le soleil de mon monde. Plus rien ne me retenait à cette terre, ce sol sous mes pieds. Des chaines d'aciers, comme les veines des arbres qui s'enracinaient dans le sol, me reliaient à un unique point de contact dans ce bas monde auquel j'appartenais. Elle était devenue tout. Lisa.

J'avais essayé de répondre quelques choses, de dire bonsoir à Kim qui était à côté de Lisa que je sentais une main dans ma nuque m'agripper et me tirer pour me jeter dehors. Je n'avais pas eu le temps de réaliser quoi que ce soit que je retombais sur mes grosses pattes de loup, sur le sol. Je me retournais en voyant Paul, mon frère, se jeter sur moi.

« Elle est à moi ! » Hurlait Paul de sa voix menaçante qui résonnait dans ma tête, dans mes pensées. Sam et Embry nous séparaient rapidement. Je ne voulais pas lui faire du mal, je n'avais pas compris ce qu'il venait de se passer. Sam ordonnait à Paul de se calmer et je le voyais se mettre à courir loin dans la forêt pour s'éloigner de moi, de nous.

« Jacob, tu es blessé ? »

« Non, non je vais bien. Qu'est-ce qu'il se passe, pourquoi Paul s'est jeté sur moi ? Pourquoi je me suis transformé ? Il s'est passé quoi avec Lisa ? » J'avais tellement de question et je savais que Sam pouvait me donner des réponses.

« Suivez-moi, tout de suite ! Il ne faut pas qu'elle nous voit maintenant, pas comme ça. »

On suivait alors notre alpha qui nous emmenait un peu plus dans la forêt afin qu'on se pose pour parler. Sam me disait de me calmer et il nous expliquait que tout ce qu'ils avaient ressenti ce soir, c'était mon imprégnation. Quoi ? Je venais d'imprégné Lisa, la copine de Paul ? Je n'arrivais pas à formuler une phrase comme il faut sans que le visage, le regard de Lisa apparaisse dans ma tête. Je commençais à me perdre le contrôle, je commençais à avoir mal au cœur.

« Jacob, il faut absolument que tu te calmes pour que tu puisses retrouver forme humaine. Ce qu'il s'est passé ce soir, avec Lisa, va chambouler toute ta vie. Paul va devoir s'y faire, tu ne peux rien faire contre ce lien qui vous unit elle et toi, à présent. »

Je le regardais dans les yeux et je ne disais rien de plus. Qu'est-ce que je pouvais faire ? Je ressentais déjà le manque de sa présence, de son regard. Entendre le bruit de son cœur. Sam me disait qu'on organiserait un feu de camp, le plus vite possible pour pouvoir expliquer l'incident de ce soir à Lisa car étant mon empreinte à présent, elle devait être au courant le plus vite possible de notre vie, nos histoires et nos légendes car elle faisait partie de la tribu.

Je retournais chez Sam, après être rentré chez moi pour m'habillé. Lisa était dans le salon avec les filles, une tasse de thé entre les mains. Elle se levait en me voyant rentrer et me regardait une fois de plus dans les yeux. Mon cœur faisait un bon, elle était magique.

« Jacob ! Jacob est-ce que ça va ? Je ne sais pas ce qu'il lui a pris à Paul, je suis désolée… » Elle était si innocente, on aurait dit qu'elle s'en voulait et mon cœur se serrait. J'aurais voulu la prendre dans mes bras pour la rassurer mais je ne pouvais pas. Je n'étais que Jacob à ses yeux.

« Ne t'en fais pas Lisa, je vais bien. » Je la regardais dans les yeux, en touchant doucement sa main. Elle regardait notre contact et je voyais ses joues rougir. Elle était tellement belle. Je lui demandais si elle acceptait de venir demain à notre feu de camp, qu'on avait tous besoin de lui parler de quelque chose d'important. Je la regardais dans les yeux, encore une fois et elle répondit que oui, elle serait là.


J'avais passé la nuit devant chez Lisa, dans les bois. Je ne sais pas pourquoi j'avais fait ça, peut-être juste pour pouvoir l'entendre respirer, entendre son cœur battre. J'avais besoin de savoir qu'elle était en sécurité, saine et sauve. Sam m'avait appelé au petit matin, j'étais obligé de patrouiller au côté de la meute et même Paul était là. Plusieurs fois j'avais essayé de lui parler, mais il était têtu. Il ne voulait rien entendre, il ne voulait plus me voir. Il ne pouvait rien y faire et moi non plus. Sam lui avait répété plusieurs fois qu'il ne devait pas m'en vouloir, que je n'y étais pour rien mais Paul ne voulait rien savoir. Il me supportait juste. Je pouvais comprendre que ça lui brisait le cœur, que son avenir avec Lisa devenait incertain, car à présent on était deux à la vouloir.

J'étais entrain de me rendre au feu de camp ou tous nos anciens seraient là, la meute aussi. J'étais le dernier arrivé. Je voyais Lisa assise à côté de Paul, de l'autre côté et je me dirigeais vers eux pour lui dire bonjour. Ce que mon cœur pouvait sourire lorsque je la regardais, la sentais près de moi. Je lui demandais si je pouvais m'asseoir à ses côtés.

« Il y a d'autres places ailleurs, alors non. »

« Paul ! » Disait Lisa en le regardant assez méchamment. Je voyais de l'incompréhension sur son visage. Paul soufflait un bon coup et elle me regardait en souriant, son magnifique sourire. Elle me disait oui, que je pouvais m'asseoir à ses côtés.

Je sentais la chaleur de son âme émané de son petit corps tout fin et frêle. J'avais tellement envie de la toucher, toucher sa main comme hier soir. Mon père nous parlait des légendes, de ce qui faisait de nous des loups et il choisissait bien ses mots pour le faire comprendre à Lisa qui était tellement attentive. Je ne pouvais m'empêcher de la regarder. J'avais tellement peur qu'elle me rejette, je ne sais pas ce que je ferais face à ça. Elle représentait toute ma vie.

Le temps de ce récit me paraissait une éternité, surtout que Lisa ne réagissait pas directement. Elle avait l'air suspicieuse mais elle n'était pas effrayer. Ce petit bout de femme était exceptionnelle. Elle me surprenait tellement. Mon père invitait mon empreinte à se lever près de lui. Il lui prenait la main et lui disait clairement qu'elle n'avait pas à avoir peur, qu'on était là pour protéger l'humanité, le peuple de la réserve. Je me levais ensuite lorsque mon père me demandait de les rejoindre. Paul suivait le mouvement pour être près de Lisa.

« Jacob, tu sais que c'est à toi de dire ce que tu ressens pour Lisa, ce qu'il t'est arrivé. » Je voyais son regard se poser sur moi. Elle avait l'air si à l'aise avec ce qu'elle venait d'apprendre. Paul l'était un peu moins.

« Lisa…. » Disais-je, la voix un peu tremblante. J'avais tellement peur qu'elle n'accepte pas ce que je ressentais envers elle. J'étais un autre homme. Sam m'avait déjà rassuré que l'empreinte le ressentait aussi et que rien ne pouvait y faire, on était lié et relié ensemble. « Lorsque j'ai muté, il y a quelque semaines…. Je ne savais pas encore en quoi correspondait ce que j'étais. Hier soir, hier soir lorsque j'ai croisé ton regard… Tu as changé ma vision des choses. J'ai senti tellement de chose… C'est comme si je voyais le soleil pour la première fois de ma vie. Lisa, je ne sais pas comment je peux décrire ce que je ressens, c'est juste que… Je ne suis plus rattaché à la terre mais à toi. Tu es mon seul but dans la vie… Toi et moi, on est âme sœur… Je suis là pour te protégé, t'aimer, t'aider… Je peux être tout ce que tu souhaites. Je suis imprégné. »

J'avais vu son visage changé, une grimace d'incompréhension, une fois de plus et puis un petit sourire assez timide. Je voyais toute la sincérité de son visage, de son regard. Je voyais dans ses yeux qu'elle n'avait pas peur de moi. Je posais mon regard sur celui de Paul qui le détournait. Il ne pouvait rien faire face à ce que Lisa ressentait aussi. On était lié, on était fait pour être ensemble.

« Je… Je ne sais pas quoi dire. » Disait Lisa en commençant à rire. Rire ? Est-ce qu'elle était vraiment entrain de rire ? Je la regardais assez dérouté, je m'étais attendu à tout, sauf à son rire. Et puis je voyais ses yeux se remplirent de larmes, je voyais une larme coulé sur sa joue. Non, non Lisa ne pleure pas mon ange…. Je levais la main automatiquement vers son visage pour l'essuyer et elle fermait les yeux avant de se retourner vers Paul pour pleurer dans ses bras. Est-ce que j'avais fait quelque chose de mal ? Paul refermait ses bras autour de mon empreinte. Je le regardais la réconforté, je ne pouvais rien faire.

« Lisa… Est-ce que ça te blesse ce que je te dis ? Est-ce que tu as peur ? » Elle ne disait rien, elle continuait juste de pleurer dans les bras de son amoureux, de mon frère. J'étais débout près d'elle, à la regarder pleurer. Tout le monde nous regardait, en gardant le silence, près du feu.

« Plus d'aube, plus de jour, je reste dans ce crépuscule, dans l'ombre de ton coeur. Et dans le noir, je peux entendre le battement de ton coeur. J'ai essayé de trouver ce son mais ensuite ça s'est arrêté et je me suis retrouvé dans l'obscurité. Alors je suis devenue l'obscurité. J'ai pris les étoiles de nos yeux et j'en ai fait une carte. Et je savais que par n'importe quel moyen je pourrais retrouver mon chemin. Ensuite j'ai entendu ton coeur battre, tu étais aussi dans l'obscurité alors je suis restée dans cette obscurité avec toi. » -Cosmic Love