Les personnages appartiennent à Hiro Mashima.
Un grand spectacle
Grey vaquait à ses occupations de roi dans son bureau quand on frappa à la porte.
« Mon roi j'apporte une excellente nouvelle !
- Entre, je t'écoute Gérard.
- Vos généraux sont revenus vainqueurs de la guerre menée contre Cat Shelter !
- C'est... c'est vrai ?
- Oui monsieur, ils attendent votre consentement avant de venir vous raconter les détails des évènements.
- Permission accordée évidemment ! Fais-les entrer sur le champ, je veux tout savoir !
- Très bien. »
Une demi-heure plus tard, le compte-rendu de la bataille menée était clos et les généraux repartirent.
« Voilà sire, vous savez tout ce qu'il s'est passé. Désormais nous pouvons considérer Cat Shelter comme territoire conquis.
- Enfin... après tout ce temps, c'est enfin... terminé... cela fait si longtemps que j'attendais cet instant. Mes parents peuvent enfin être en paix... j'aurais aimé être celui qui menait cette guerre à la victoire...
- Votre majesté, vous savez très bien quels étaient les souhaits de vos parents s'il leur arrivaient malheur.
- Que je me préoccupe davantage de ma position que de la guerre menée contre l'ennemi.
- C'est cela, je ne pense pas que vous auriez dérogé à leur exigences vous concernant. Se laisser guider par ses émotions aurait été fort regrettable de la part d'un futur roi.
- Tu parles trop !
- Veuillez m'excuser.
- Non, c'est de ma faute, je ne suis pas encore remis des évènements de ces dernières minutes.
- Dans ce cas, il serait approprié d'organiser une cérémonie pour fêter cette victoire durement gagné. Je pense aussi que ce divertissement vous serait bénéfique.
- Une cérémonie... non, autre chose serait mieux... appelez Monsieur Makarov j'ai une idée ! Ramenez également Natsu, je veux qu'il soit présent.
- Et Madame ?
- Madame... Ah oui, Dame Jubia aussi, veuillez l'amener ici. »
La femme et le fils du roi vinrent et Grey les mit au courant de ce qu'il projetait de faire.
« Makarov a toujours de bonnes inspirations pour les grand spectacles. Il ne tardera pas à trouver d'excellentes idées.
- Alors la guerre est terminée ?
- Oui... mes parents peuvent reposer en paix.
- Oh sire, est-ce que ça va ?
- Oui, oui … Natsu tu assisteras au spectacle n'est-ce pas ? Ma chère amie, je serais très honoré si votre fils acceptais ma demande.
- Je vous assure qu'il viendra ! Tu ne refuserais pas ça à ta maman Natsu ?
- Je... je...
- Je t'en prie... ne dis pas non. »
* G...Grey, je ne peux pas refuser si tu me parles de cette façon... *
« D'accord, j'irais... pour ma mère !
- Alors c'est entendu ! Je nous réserverais un espace pour nous ! Trois sièges sur une aire en hauteur et personne pour nous déranger !
- Ce sera très divertissant, j'en suis persuadée !
- Tu dois avoir raison maman. »
L'écrivain Makarov entra dans la pièce.
« Sire, je vous propose comme titre : Le Grand divertissement royal !
- Bien, cela me va. Et quel en sera le programme monsieur Makarov ?
- En une seule soirée monseigneur, ma dernière comédie, Louis XIV dont monsieur Connell écrira la musique et enfin un feu d'artifice.
- Bien, très bien !
- Il nous faudra construire une salle d'exposition dans le parc du château. Enfin, si monsieur Gérard nous y autorise.
- Alors, Gérard.
- Non, je n'y vois aucun inconvénient vous pouvez débuter les travaux dès aujourd'hui. »
Makarov partit mais Natsu se posa une question.
« Votre majesté, j'ai hâte d'assister à cela mais en attendant j'aimerais retourner à mes occupations. Puis-je me retirer ?
- Je vous en prie. »
Elle les laissa seul.
« Grey, c'est qui, Louis XIV ?
- C'était un roi très connu dont le règne fut le plus illustre, Louis XIV, le Roi Soleil. On ne peut parler de lui sans évoquer le terme : « grandeur ».
- Pourquoi un spectacle sur ce sujet ?
- Notre victoire sur Cat Shelter mérite d'être célébré par un spectacle des plus grandioses. J'aimerais prendre pour modèle une des figures les plus nobles de l'histoire.
- C'est un type prénommé Connell qui va devoir écrire les paroles. Est-ce qu'il y arrivera ?
- Alzack Connell écrit de très bonnes pièces et a toute ma confiance. Il a beaucoup voyagé et a suffisamment de connaissances et de talent pour s'acquitter de cette tâche. »
Natsu paraissait excité à l'idée de ce spectacle et Grey ne put s'empêcher de pousser un petit rire.
« Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ?
- Tu n'avais jamais vu de spectacle avant ? Tu sembles tout émoustillé et tu te mets à me reparler normalement alors que tu es censé me détester.
- La... la ferme ! Je vais me coucher ! »
Il repartit en courant et en lui tournant le dos.
« Ah la la, j'ai tout gâché. Il doit vraiment se forcer pour me mépriser mais il est vraiment mignon même quand il est gêné ! Un jour, je te récupèrerais Natsu... sois en sûr ! »
Une semaine passa et les travaux entreprit s'achevèrent.
Le spectacle débuta par un petit discours de Molière résumant le début de l'intrigue principale.
« Oh mes amis, oh quelle nuit ! Pas un compagnon, pas un cabaret ou réchauffer mon pauvre cœur tout est clos. Oh morbleu, j'en rage. Les sergents de guerre ont imposés la fermeture de tout les théâtres. Ma pièce est annulé, la troupe dispersée mais, foi de Molière ils ne m'auront pas si facilement. Demain, j'irais déposer une requête au châtelais et nous jouerons. Que diable, ne suis-je pas ici chez moi, à Paris ? Tout est calme, ne vous y fiez pas les meutes grondent au loin par delà la porte de Saint-Antoine dans les Faubourgs. Paris s'apprête à cracher sa colère. Écraser sous les impôts, le peuple a faim et a froid. La misère est partout. Le duc de Beaufort cousin du roi et prince de sang a pris la tête de la révolte contre le cardinal Mazarin. Ouais, c'est la Fronde. Pauvre royaume... entendez-vous ? Ces cris, cette agitation, Louis XIV enfant roi, doit fuir Paris avec sa mère, Anne d'Autriche pour rejoindre le cardinal Mazarin réfugié au château de Saint-Germain.
- Amis ! Au palais royal ! Chassons le cardinal et vive le roi !
- Dis donc toi, qui es-tu pour commander ainsi au peuple de Paris ?
- Je suis François de Vendôme duc de Beaufort, serviteur du roi et de l'État !
- Vive Beaufort ! »
Les musiques et les discours s'enchainèrent. La Fronde, Contre ceux d'en haut, Qu'avons nous fait de vous, Je serais lui, Être à la hauteur, les prémices du premier amour de Louis XIV, Marie Mancini, une chanson passa après leur première rencontre : Où ça mène quand on s'aime.
On peut venir au monde les yeux fermés
Sans rien voir venir ni laisser entrer
Il suffit d'ouvrir sa porte au hasard
Pour se réveiller, pour changer l'histoire
Grey : * Quand je t'ai rencontré pour la première fois, j'étais bien loin de m'imaginer que tu serais mon seul et unique amour. Des sentiments pas encore dévoilés mais ce moment... arrivera. *
Apprends-moi ce qu'on peut attendre d'une vie
Le chemin d'un homme à une femme
Où ça mène quand on s'aime
Ces distances nous éloignent et nous ramènent
A nos différences
* C'est étrange... ces paroles nous représentent si bien. Là il est question d'une femme alors qu'ici, nous sommes tous les deux des hommes. Ce détail est sans importance pour moi mais peut-être pas pour toi. *
Où ça mène quand on s'aime
Est-ce que seule la mort nous sépare à jamais ?
* On se demande si l'amour apporte quelque chose à notre vie. Est-ce qu'il durera ou s'évanouira comme une vie qui s'éteint. *
Je serais l'armure pour te protéger
Qu'enfin tu respires, libre de rester
* Je voudrais te protéger comme tu le faisais avec moi dans notre enfance mais... je ne peux y repenser maintenant... *
Apprends-moi ce qu'il faut comprendre ou fuir
De l'envie d'un homme pour une femme
Où ça mène quand on s'aime
Ces distances nous éloignent et nous ramènent
A nos différences
Où ça mène quand on aime
Est-ce que seule la mort nous sépare à jamais ?
D'un monde à l'autre il est tout un océan
Le mien le tien si loin de l'autre et pourtant
Que quelqu'un me pardonne d'encore vouloir y croire
Apprends moi ce qu'un homme doit savoir
Ces distances nous éloignent et nous ramènent
A nos différences
Où ça mène quand on aime
Est-ce que seule la mort nous sépare à jamais
Où ça mène quand on s'aime
Nos erreurs se rejoignent et nous apprennent
Sur nos ressemblances
Nos ressemblances
* J'ai du te quitter pendant deux années même si c'était contre ma volonté. L'amour connaît ses temps difficiles. Je t'ai blessé et tu ne m'accordes plus ta confiance. Tu ne désires pas me parler de cet événement tragique mais je saurais ce qu'il s'est passé. Je veux l'entendre de ta bouche ainsi tu me considèreras à nouveau comme ton ami. Seulement... l'amitié peut-elle laisser place à un sentiment plus fort, je n'en suis pas encore à ce stade avec toi. *
Suite à cette musique, Louis XIV décide de rejoindre la cardinal Mazarin qui part pour Nantour. Marie Mancini chante après son départ : Encore du temps.
Être aimer
Comme je t'aime
Semblait suffire
J'en ai même
Oublié
De te le dire
Natsu : * Oui, c'est vrai je t'ai aimé. Enfin... je t'aime encore, malgré tout mes efforts pour vouloir te haïr, je ne peux pas. *
Laisse moi essayer
S'il est encore temps
S'il te reste du temps
Au moins essayer
Le dire autrement
Ou juste me laisser
Encore du temps
Rien qu'un instant
Pour ça
Encore du temps
J'ai tant attendu déjà
De tout ce qu'on ne dit pas
* Si tu m'avais seulement prévenu que tu t'en allais, mais non toi tu es partis sans rien dire ! Pourquoi, pourquoi a t-il fallut que tu agisse ainsi ! Mon père serait encore là si tu n'étais pas aussi égoïste envers les sentiments des autres ! *
Si je t'aime
Suffisait
A faire attendre
Quand bien même
Je pourrais
Parfois l'entendre
* Te faire une déclaration ? Est-ce que cela aurait eu une quelconque utilité... non c'est certain. *
Laisse moi te manquer
Ou je ne suis pas
Ou je n'irais pas
Au moins te manquer
Le dire juste une fois
Ou s'il faut te laisser
Encore du temps
Rien qu'un instant
Pour ça
Encore du temps
J'ai tant attendu déjà
De tout ce qu'on ne dit pas
* Pensais-tu à moi ? C'est ce que tu m'as avoué mais j'ai encore du mal à croire cela. Dans mon cas, je pouvais difficilement t'oublier. Nous avons eu de si bons souvenirs toi et moi. Je suis à tes côtés parce que tu l'as décidé. Pourrais-je te pardonner... je le voudrais tant... Te retrouver n'est pas suffisant pour compenser ma peine... C'est tellement dur... *
Encore du temps
Rien qu'un instant
Laisse-moi essayer
Ou laisse-moi te manquer
Ne pas oublier
Qu'il faudra se laisser
Encore du temps
Rien qu'un instant
Pour ça
Encore du temps
J'ai tant attendu déjà
De tout ce qu'on ne dit pas
Laisse moi
Rien qu'un instant
* Cette mélodie raconte tant de vérité...si cruelle *
Après cette chanson, il y a eut Requiem Aeternam, A qui la faute et puis celle où on constate que Louis XIV et Marie Mancini ne pourront rester ensemble par la volonté d'Anne d'Autriche et de Mazarin : S'aimer est interdit.
On croit que rien n'est jamais plus fort que l'amour
Que c'est un don que le ciel nous a fait un jour
Grey : * L'amour que j'éprouve me donne cette impression... Une bénédiction de la part des cieux...*
Comment penser que quelqu'un puisse le défaire
Et oublier à qui l'on tient quand on le perd
Que j'ai ou pas vraiment le droit
Même loin de toi je serais là
Fait-on les mêmes promesses chaque fois
Natsu : * Je t'avais promis d'être là si tu te sentais seul mais toi, tu m'as abandonné... Y a t-il un espoir pour nous de revivre à nouveau ? *
S'aimer pour nous est interdit
Impossible amour
Mais amour infini
S'aimer pour nous n'est pas permis
Indicible est l'amour
C'est ce qu'ils nous auront appris
Grey : * Jamais je ne te laisserais me quitter ! Ta mère n'est qu'un prétexte pour t'avoir près de moi. Pourtant, je la traiterais avec les égards qu'elle mérite même si je n'aime pas les femmes. Je ne te perdrais pas à nouveau à cause de mes erreurs ! Je te donnerais le bonheur... *
Si j'avais su que c'était joué d'avance
Si j'avais su que j'allais te faire souffrir
Avec le faire encore chaud de nos alliances
Natsu : * Mon ressentiment est grand... Ma peine est immense... Est-ce moi le méchant à te traiter ainsi ? Je me le demande encore... *
Comment savoir d'où vient le mal, d'où vient le pire
J'aurais fait le premier pas vers toi
Grey : * Une destinée pour le moment fatidique... mais pas encore décidée... Cela devait se passer ainsi, je ne pouvais rien y changer... Tu as pourtant horriblement souffert par ma faute et ça je m'en veux terriblement ! *
Je n'aurais pas eu peur de ça
Fait-on les mêmes erreurs chaque fois
S'aimer pour nous est interdit
Impossible amour
Mais amour infini
S'aimer pour nous n'est pas permis
Indicible est l'amour
C'est ce qu'ils nous auront appris
Natsu : * L'amour... ou la haine... Un don... ou une malédiction... Mon esprit est si confus... *
On peut partir sans ne jamais rien quitter
On peut rester sans ne jamais rien oublier
On peut s'aimer au point de s'en aller
S'en aller
Grey : * Le cœur connait des lachetées qu'on oubliera... Mon comportement fut inqualifiable cependant aucune douleur n'est éternelle. On la panse au fur et à mesure mais elle reste ancrée en nous... Arrivera-tu à cela Natsu ? *
S'aimer pour nous n'est pas fini
Impossible amour
Est amour infini
S'aimer pour nous est interdit
Invincible est l'amour
C'est ce qu'ils nous auront
C'est ce qu'ils nous auront appris
Appris
Natsu : * J'attendrais en silence jusqu'à ce que tu ne veuilles plus de moi... Après tout, tu as bien épousé ma mère... alors qu'est-ce que j'espère ? Si même dans un rêve, nous étions amants... que deviendrions-nous ? Aucun futur n'est envisageable, un roi qui aime un homme ferait honte à sa réputation et à son rang... Surtout c'est si c'est son propre beau-fils... *
D'autres chansons poursuivirent l'histoire du spectacle. A la fin, Louis XIV et Françoise de Maintenon se déclarèrent leur amour, ils partirent ensemble après avoir chanté : La vie passe et le rideau se referma.
« C'était... c'était grandiose votre majesté !
- Oui c'est tout à fait l'image que j'en avait. Il faut se dépêcher ! Le feu d'artifice ne devrait pas tarder !
- Oh oui, vous avez raison !
- Partez devant, madame on vous rejoindra plus tard. J'aimerais parler un peu avec votre fils.
- Très bien mais ne prenez pas trop votre temps.
- Attends un peu avec moi ici, s'il te plaît. »
Après deux minutes...
« C'est bon, on peut y aller !
- Où ça ?
- A un endroit où l'on contemplera le feu d'artifice ensemble, en tête à tête.
- De quoi ?
- Ne t'inquiète pas pour ta mère, les gens du château seront auprès d'elle. Me concernant, c'est toi dont j'ai besoin. Tu ne veux pas rester avec moi ? »
L'endroit où ils arrivèrent était un peu plus haut sur une colline. De là on pouvait observer le ciel de plus près. Ils s'asseyèrent sur le sol et profitèrent d'un magnifique tableau.
Des explosions rouges, vertes, bleues, roses comme des fleurs... Les couleurs se suivirent à une allure identique. D'abord des petites explosions puis elles étaient beaucoup plus grosse. Séparées ou simultanées tel un océan qui remue lors des grands vents. D'autres ressemblait au soleil par sa forme et sa forte teinte jaune. Certaines étaient comme des bijoux qui brillaient de leur plus bel éclat.
Le roi enfila la main de son ami entre la sienne.
« G-Grey !
- Natsu, je crois que nous avions la même chose à l'esprit, n'est-ce pas ?
- Je... je ne pense pas.
- Tu tenais ma main si fort durant le spectacle.
- Aaah ! Tu l'avais remarqué ? »
Effectivement, il se souvint d'avoir agit ainsi. Il pensait si fort à lui que sa main s'était mêlée à la sienne inconsciemment.
« J'ai très envie de t'embrasser sur le champ !
- Qu-qu-quoi ?
- Depuis si longtemps... ce spectacle m'a fait réaliser... Si tu disparaissais encore... je n'y survivrais pas !
- Je... ne... ne... comprends pas...
- Laisse-moi t'aimer passionnément...
- Kh... »
Leurs bouches se joignirent, puis ce fut le tour de leur langue.
* Il m'embrasse... Je vous en prie, si c'est un rêve faites que je ne me réveille pas... *
Il faut dire qu'ils s'aimaient tellement. Grey chercha à approfondir le baiser et Natsu répondait promptement à son geste. Un geste inattendu de la part du roi mais qui le fit chavirer.
« Je voulais que ton premier baiser soit avec moi... Et pas avec un étranger ou une femme ! Je t'aime...
- C'est... c'est pas... possible... »
Il prit peur et se sauva à toute allure.
« As-tu du mal à m'accepter ? Si tu savais à quel point mes sentiments sont profonds depuis toutes ces années... C'est drôle, ce feu d'artifice... rouge, jaune et orange comme le feu, la chaleur... comme toi... »
