Voilà, j'ai réussis à écrire ce quatrième baiser (une inspiration subite du dimanche soir - eh oui toutes les excuses sont bonnes pourvue de ne pas apprendre mon voc d'allemand !)
Alors lui, il est pour toi Margounette chérie :) Parce qu'on est mardi et je sais que maintenant, t'as enfin lu HP7 (m'étonne pas que tu pionces encore à midi, après avoir passé des nuits blanches à lire ce pavé), tu sais qui est mort donc ta dépression commence (et la mienne recommence). J'ai fais avec les moyens de bord, hein ! J'peux pas faire revivre tout le monde, malheureusement, j'suis pas encore assez riche pour payer JKR afin qu'elle préserve certains de nos amours. Mais t'en fais pas, notre amour principal est toujours vivant, avec ses beaux yeux et tout. Allez, ça aurait pu être pire, nan ? Hum… Mais siii ; )
Bon, en tout cas, cet OS ne tient pas compte de HP7, ni rien du tout. De toute façon, les Malefoy ne risquent pas grande chose et encore moins les Malefoy ado ! Eh oui, parce que cette fois, c'est eux que je vais torturer (pauvre Lucius, déjà à seize ans il souffrait terriblement :D)
Et puis un grand merci à : Rosaleis, C Elise, Dame Angélique Malfoy, Célia, Zelda-sama, Philomoon, Ayanne, Zanon, Margaux.R., Petitefolle et Lady Cecilia Cornwell !
Disclaimer : Evidemment, tout est à notre très chère JKR... jme permet de les maltraiter de temps en temps, oh, rien de bien méchant ;)
Titre : Seulement dixième de la liste ?
Thème : #10 : # 10
Rating : K
Bonne lecture !
« MALEFOY ! »
La porte du dortoir s'ouvrit brusquement, laissant apparaître une adolescente rouge de colère et, encore une fois, le jeune Lucius Abraxas Malefoy, troisième du nom, ne put s'empêcher de maudire ce stupide directeur, Albus Dumbledore (déjà, avec un nom pareil…) qui permettait aux filles de se rendre où bon leurs semblait tandis qu'eux, sous prétexte qu'ils étaient des hommes ne pouvaient aller dire un petit bonjour – en tout bien tout honneur, bien évidemment – aux Serpentardes sans finir en bas des escaliers. C'était la preuve d'un machisme considérable et en plus…
Ça y est, il était de mauvaise humeur.
Et en plus, cette loi idiote permettait à l'autre cruche de débarquer au milieu de son dortoir.
« Qu'est-ce que tu veux, Black ? grogna-t-il en prenant bien soin de la toiser de haut en bas, regard que Narcissa lui rendit bien volontiers.
– Une explication, rétorqua-t-elle d'une voix qui étouffait de haine.
– Ben voyons… », soupira-t-il en retournant à son livre.
Pour une fois qu'il était bien tranquille, il fallait qu'une idiote vienne lui faire une scène pour une quelconque raison. Qu'est-ce qui pouvait bien la trainer ici, d'ailleurs ? Il n'avait encore jamais couché avec elle, non ? Étrange…
« Sur quoi, l'explication ? demanda-t-il alors, un peu plus curieux.
– Sur ça ! », piailla-t-elle en lui collant un bout de papier sous le nez et en manquant de lui casser ce dernier.
Lucius fit un bond en arrière tout en essayant de garder la classe des Malefoy – au moins avait-il essayé, n'est-ce pas ?
« Mais t'es malade ! s'exclama-t-il furieusement.
– MOI ? hurla-t-elle – et le jeune homme eut soudain très peur pour ses oreilles sensibles. C'est moi qui suis malade ? Pourquoi y a-t-il mon prénom sur la liste des filles que tu comptes baiser ?
– Euh… »
Malade et vulgaire, la gamine. Lucius ouvrit la bouche pour lui rappeler les bonnes manières avant de se dire que ce n'était peut-être pas le bon moment pour exprimer ce genre de pensées. La jeune fille avait l'air particulièrement dangereuse et il n'avait pas l'intention de mourir aussi jeune.
Il préféra alors examiner plus attentivement le papier qu'elle tenait à la main et blêmit au fil de sa lecture.
Et merde.
« Narcissa…, commença-t-il en se demandant par quoi allait-il bien pouvoir continuer sa phrase pour calmer la furie qui lui faisait face. Ma chère petite Narcissa…
– Je vais te noyer dans le lac. »
Par pure précaution, il jeta un regard en arrière et maudit sa malchance. Merlin, il était définitivement coincé. Devant cette tarée prête à le tuer et derrière une grande baie vitrée. Chute garantie du troisième étage. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ça laissait à désirer.
Donc, il disait…
« Narcissa chérie, voyons, il ne faut pas m'en vouloir ! Tu n'étais que dixième sur la liste ! La dernière ! Le temps de conclure avec cette Sang-de-Bourbe d'Evans, l'année aurait pris fin ! Je… j'ai juste mis ton nom parce qu'il me fallait bien une dixième personne pour remplir la liste… Hum… »
À voir le regard haineux de la jeune fille, ce n'était pas exactement les mots qu'elle attendait.
« Dis tout de suite que tu me trouves trop moche pour toi ! s'énerva-t-elle.
– Euh… mais non, je…
– Oh ! Pardon monsieur ! Toutes mes excuses de ne pas être assez belle pour que tu veuilles coucher avec moi ! glapit-elle, définitivement hystérique. Vraiment, je suis navrée !
– Mais pas du tout… mais… voyons, Black, ça n'a rien à voir…
– Ah non ?
– Si tu veux on peut coucher ensemble, ce n'est pas un probl…
– MAIS JE NE VEUX PAS COUCHER AVEC TOI, ESPÈCE DE SOUS-MERDE ! TU COMPRENDS ? JAMAIS, JAMAIS JE NE COUCHERAI AVEC UN IMBÉCILE TEL QUE TOI ! »
Cette fois, il sentit le danger arriver et lorsque Black se précipita sur lui, il s'empressa de faire trois pas de côté.
Les secondes qui suivirent furent extrêmement floues dans son esprit. À résumé, ça donnerait : masse rouge qui court tout droit, blanc, bruit de verre brisé, blanc, cri étouffé, panique, blanc. La main de Narcissa se retrouva brusquement accrochée à la sienne et tout son poids faillit bien entrainer le pauvre Lucius de l'autre côté de la fenêtre. Ce dernier mit d'ailleurs un moment avant de réaliser ce qui se passait.
« Malefoy ! couina la jeune fille en enfonçant ses ongles dans la peau du Serpentard. Malefoy, me lâche pas ! S'il te plaît, je m'excuse mais me lâche pas ! »
Devant, Narcissa Druella Lycoris Black, deuxième du nom, se balançait dangereusement dans le vide, terrifiée.
Merde, merde, merde.
« Euh… t'en fais pas, je te tiens. Merde – pour l'instant, c'était le seul mot qui lui venait à l'esprit pour décrire la situation – mais qu'est-ce que t'es lourde ! Euh… Attends ! Prend mon autre main… Mais arrête de tirer, tu veux nous tuer tous les deux ou quoi ?... Oui je sais, tu ne fais pas exprès mais je ne suis pas un connard, je suis en train d'essayer de te sauver la vie, figure-toi… Hum, pff… Fais un effort !... Putain, Black, mais arrête de piailler ! Ton autre main, j'ai dis ! Bien, passe ta jambe maintenant… Oui, évidemment que par-dessus la fenêtre ! Où la passer d'autre ?
– Mais ma jupe ! Ça va déchirer ma jupe !
– … On s'en fout de ta jupe ! Tu préfère faire un vol plané de vingt mètres ? Si c'est ça, je te lâche tout de suite, y'a aucun problème !
– Ça se voit que ce n'est pas toi qui l'a payée ! Tu sais combien elle m'a coûté, hein ? Tu sais ça ?
– Black ! Espèce de… – Lucius poussa un profond sourire et serra les dents pour refouler l'envie de la voir disparaître de sa vue. Je te la rachèterai ! Voilà ! Contente ? Passe ta jambe maintenant ! »
Après une ultime hésitation, Narcissa finit par obéir, à contrecœur, et un grand crack s'ensuivit :
« Ma jupe ! gémit-elle.
– Je te la rachèterai, j'ai dit ! Et bouge-toi parce que je n'ai pas que ça à faire de ma journée, moi, figure-toi ! »
Toujours agrippée à Lucius, la jeune fille se hissa enfin jusqu'au dortoir et, blême, s'écroula dans les bras du Serpentard qui hésita entre partir en courant et… eh bien, rester, l'enlacer et tenter une vague approche.
« Malefoy ! »
Il sursauta et la fusilla du regard.
« Quoi, cette fois ?
– Tu ne penses pas sérieusement que je vais t'embrasser alors que par ta faute je viens de massacrer ma plus belle jupe et manquer de me tuer en tombant de ton dortoir, hein ?
– Oh, tais-toi, Black ! grogna Lucius, affreusement touché dans son amour-propre. Rend-moi ma liste et tire-toi. »
Soudain, une évidence le frappa de plein fouet : les mains de Narcissa étaient vides. Vides !
« Black…, murmura-t-il d'une voix étrangement calme. Où est ma liste ?
– Mais qu'est-ce que tu crois, Malefoy ? J'étais suspendue dans le vide ! Tu crois que j'allais me préoccuper de ta stupide liste ?
– …
– Non mais vraiment ! – elle esquissa une moue outrée.
– Où est-elle ?
– En bas, je présume, marmonna-t-elle. Avec mes chaussures.
– Que… QUOI ! »
S'étranglant à moitié, Lucius se précipita à la fenêtre et baissa la tête. Une petite foule d'élèves s'était formée et, de là, il distinguait parfaitement cet imbécile de Potter qui tenait un bout de papier entre ses doigts, qu'il semblait lire à voix haute.
Un court instant, il songea que sauter pouvait être la bonne solution. Par Merlin… Sa si précieuse liste…
« Narcissa chérie…, susurra-t-il sans se retourner. Tu as exactement trois secondes pour disparaître de ma vue si tu ne veux pas aller rejoindre tes foutues chaussures en bas…
– N'oublie pas de ma racheter ma jupe !
– HORS DE MA VUE ! »
Un rire cristallin lui parvint lorsque la porte du dortoir claqua. Alors il finit lui aussi par esquisser un léger sourire.
Pour le prochain OS, je vais laisser ce pauvre Lucius se remettre de ses émotions et m'attaquer à Narcissa !
J'espère que vous avez aimé ! N'hésitez pas à me laisser une trace de votre passage !
Bisous
Ana'
