Disclamer : Les personnages sont la propriété de l'auteure originale (J. ).

Raited : M

Couple : James en seme et Sev en uke.

Genre : General/Romance.

ACHTUNG ! CETTE FIC S'ADRESSE A UN PUBLIC AVERTI. HOMOPHOBES ET MINEURS S'ABSTENIR !

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Chapitre 4

James sortit doucement des brumes du sommeil, réveillé par un désagréable rayon de soleil qui lui tombait sur les yeux. Il garda les paupières closes, savourant la quiétude qu'il ressentait. Il ignorait pourquoi, mais il se sentait... bien. Tout simplement bien. Cela faisait longtemps qu'il se s'était pas sentit ainsi, reposé et... repu... La bête qui réclamait de l'attention depuis plusieurs mois s'était calmée. Mais James ne voulait pas réfléchir au pourquoi du comment. Tout ce qui l'intéressait, pour l'instant, c'était de savourer ce plaisir simple qu'il n'avait plus connu depuis une éternité.

Il soupira avec bien être quand il sentit le corps chaud qu'il tenait contre lui bouger doucement entre ses bras.

Le corps ?

James ouvrit les yeux, un instant aveuglé par la lumière, puis baissa son regard sur Severus.

Son coeur fit un bond dans sa poitrine lorsque les évènements de la nuit lui revinrent en mémoire d'un coup. Il se redressa lentement, réveillant Severus, sans le quitter des yeux.

- Mmmm ? James ? soupira Severus en se tortillant entre les draps comme l'aurait fait un chat.

- T'es chiant...

- Pourquoi ?

James soupira d'agacement tandis que Severus se redressait et s'approchait de lui à quatre pattes, totalement impudique alors que les yeux de James suivaient la courbe de son dos.

- Parce que je t'avais dit d'attendre.

- Te presser un peu n'ai rien fait de mal.

Il s'assit tout contre lui et enroula ses bras autour de l'Auror, un sourire satisfait aux lèvres.

- J'ai adoré, James, susurra-t-il à son oreille. Merci de m'avoir appris.

- Appris quoi ?

- Ce que c'est que 'faire l'amour'.

- Non, non, non... Ca, ce n'était pas 'faire l'amour' !

- Ah... Ah bon ?

- Non ! Faire l'amour implique le consentement des deux partenaires ! Et même si j'étais 'd'accord' au bout d'un moment, ce n'était pas 'faire l'amour' quand même !

- Mais... Alors c'est quoi, 'faire l'amour' si ce n'est pas que le consentement des deux ?

- C'est... Comment t'expliquer ? Faire l'amour c'est... doux... passionné mais tendre. Très tendre. Ce qu'on a fait cette nuit... c'était passionné, oui. Mais c'était brutal... sauvage... Enfin, voilà, quoi ! C'était autre chose !

- Ce n'est pas de ma faute ! rétorqua Severus, outré. J'étais doux, moi ! Je t'ai peut-être forcé au début et, du coup, j'ai dut être un peu brutal mais quand on a 'commencé', j'étais doux et je bâclais pas le travail ! J'allait à la cadence normale, moi ! C'est toi qui m'as retourné pour me défoncer dès que je t'ai détaché !

James rougit au rappel de son ardeur de la nuit.

- Oui bon..., baragouinna-t-il en cherchant une échappatoire. J'ai faim !

- Bonjour l'excuse, sourit l'autre. Mais moi aussi...

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- Non ! Ne touche pas à ça !

- Oh, la, la ! Je peux quand même touiller ! C'est pas comme ça que je vais l'empoisonner, ton truc !

- Je parle de...

- D'accord ! Je m'en vais !

Sur ces mots, Severus s'éloigna d'un pas indigné.

- Severus !

- Je suis pas là !

- Menteur ! Viens là ! Tout de suite !

- Oui, Maître..., grommela Severus.

James soupira, légèrement désespéré par le comportement lunatique de son compagnon. Une seconde il était doux et serviable, plein de bonne humeur... et la seconde suivante, il grognait et cherchait à le rendre mal-à-l'aise par ses ''Maître''.

- Désolé, s'excusa faussement l'Auror.

- Mouais...

- Bon, c'est prêt !

Revenant soudain à sa bonne humeur, Severus sauta vivement sur sa chaise, affamé.

- Ben dis donc ! Tu as vraiment faim toi !

- Tais-toi et nourris-moi ! sourit Severus en tendant son assiette vers James.

Le Gryffondor saisit le plat et le remplit largement mais, sans le rendre au jeune homme, il renifla la nourriture et chercha à tenter le Serpentard avec.

- Et c'est pour qui, ça ? C'est pour qui ? fit-il comme on le fait souvent avec les chiens ou les chats. C'est pour le Severus, tout ça ! Mmmmm ! Il a faim mon Severus ? Il veut sa gamelle ?

Mais le sourire de James se fana d'un coup lorsqu'il vit les lèvres serrées et les yeux assassins avec lesquels Severus le fixait.

- Je... Qu'est-ce qu'il y a, Severus ?

- Rien, lâcha le Serpentard d'un ton sec en se levant brutalement de sa chaise.

- Mais... Tu... euh... Tu ne manges plus ?

- J'ai plus faim..., grommela vaguement Severus en montant les escaliers, la voix tremblante.

James n'entendit plus qu'un claquement de porte, à l'étage supérieur, puis tout fut silencieux.

- Ben... Merde, alors... Qu'est-ce que j'ai dis ?

Se faisant la remarque qu'il devrait, à l'avenir, faire plus attention à ce qu'il disait (surtout avec quelqu'un d'aussi lunatique que Severus), il monta les marches à son tour. Appréhendant la suite, il frappa à la porte de la chambre de Severus, et entra.

Le Serpentard était debout devant la fenêtre, immobile.

- Severus ?

Comme l'autre ne dit rien, James s'approcha et vint se placer à côté de lui. Aussitôt, Severus détourna la tête, regardant soudain le mur, à droite. James comprit, avec un pincement au coeur, que son ami pleurait.

- Je suis désolé... Je ne savais pas que tu le prendrais comme ça... Je... je voulais blaguer et j'ai encore fait une gaffe... Severus ?

James attendit une réponse, mais tout ce qu'il obtint fut contraire à ce qu'il voulait : Severus se mit à trembler et James put entendre les sanglots que le Serpentard ne parvenait pas à étouffer.

- Severus...

Perdu, ne sachant comment réagir, James fit la seule chose qu'il pensait réconfortante pour le jeune homme : il le prit dans ses bras et le serra doucement contre lui. Après tout, Severus était amoureux de lui, non ? Il se sentirait sans doute mieux dans les bras de celui qu'il aimait...

- Sev'...

Severus, apparemment touché par le geste de l'Auror, en plus du diminutif, se serra contre le torse protecteur où il resta silencieux quelques secondes.

- Pardonne... moi... James..., souffla-t-il. C'est que... tu sais, là où j'étais... avant qu'on me vende... on nous nourrissait très peu et... les macs... ou ceux qui nous gardaient... ils aimaient... jouer... comme ça avec nous... avec notre nourriture... Je suis désolé d'avoir... mal réagit... Je sais que tu n'y es pour rien, mais... Ca m'a rappelé... et... je... Je ne... veux... pas... m'en rappeler !

James déglutit difficilement, ce souvenant que Severus avait déjà fait référence à ces ''macs'' précédents, il comprenait mieux pourquoi Severus avait réagit comme ça, même s'il préférait ignorer ce que Severus avait vécu auparavant.

- Je suis désolé, Severus. Mais c'est fini, tout ça... Tu es avec moi, maintenant... Je suis avec toi...

Severus releva la tête et fixa son protecteur avec des yeux brillants, de larmes mais aussi de bonheur.

- Tu... tu m'aime bien, alors ? demanda-t-il timidement.

- Bien sûr !

- Alors... tu ne m'en veux pas... pour cette nuit ?

- Euh... Si, quand même un peu... mais... non, en fait, pas vraiment...

- Vraiment ? fit le Serpentard avec un regain d'espoir apparent.

James soupira, ayant du mal à avouer la vérité.

- Non... pas vraiment... C'est juste dommage que notre '' première fois'' ait été aussi... Enfin, tu vois...

- Mais, je croyait que...

- Severus, ça ne veux pas dire que... Comme je te l'ai déjà dit : je ne penses pas pouvoir être heureux avec un homme qui vient me violer la nuit ou qui me force à aller trop vite... C'est nouveau pour moi, tout ça. Tu peux le comprendre ?

Severus acquiesça, rassembla dans sa mémoire tout ce que l'Auror lui avait dit auparavant, se rappelant qu'un coup il l'embrassait et qu'après il disait être dégoûté de l'homosexualité... Finalement, il conclut :

- En fait, tu ne sais pas ce que tu veux... Un coup c'est oui, un coup c'est non. Tu changes d'avis comme de chemise, comme on dit... Tu sais pas où tu en es dans ta sexualité et donc, tu part dans tout les sens... Tu es lunatique, en fait !

James leva les yeux au ciel. Et c'est lui qu'il traitait de lunatique, celui-là !?

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- Sev'... On... On ne fait rien, cette nuit, d'accord ? s'inquiéta James en regardant Severus, très à l'aise dans le lit de l'Auror, et dans un manque de tenue assez inquiétant pour celui-ci.

Severus, vêtu donc d'un boxer des plus étroits, soupira avec mécontentement.

- Mais... Bon, d'accord...

- Ouais mais... la dernière fois aussi tu m'avais promis et finalement...

- Oui, sauf que j'ai eu ce que je voulais la nuit dernière. Je ne suis plus en manque alors si je te le promet... je ne ferais rien.

- Sûr ?

Le Serpentard acquiesça doucement et tapota le matelas à côté de lui dans un geste d'invite. Pas rassuré pour autant, James s'avança lentement et finit tout de même par se mettre au lit. Il s'emmitoufla dans les couvertures en un geste assez dérisoire pour se protéger quand il sentit Severus se coller à lui.

- Et moi ?

James grimaça et repoussa les draps pour prendre le jeune homme contre lui. Severus se serra tendrement contre lui, posant sa joue sur le torse de l'Auror et respirant doucement son odeur avec satisfaction.

- Bonne nuit, James.

- Bonne nuit... Severus...

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- James... James, tu me fais mal...

- Mmmmm ? ... Guoi..., baragouina James, toujours endormis.

- Ton bras, James... tu me fais mal...

James finit par se redresser, s'apercevant que, dans son sommeil, il avait roulé sur son pauvre compagnon, se retrouvant couché sur lui. Cette position n'aurait certes pas déplut au Serpentard si le bras de l'Auror ne s'était coincé entre leurs ventres. Le coude lui rentrait dans les côtes et l'empêchait de respirer correctement, en plus de lui faire mal.

- Désolé..., grogna James en se relevant complètement.

Il regarda autour de lui et s'aperçut que le matin était déjà arrivé, apportant une douce lumière dans la chambre.

Severus se releva, se tenant le côté d'une main mais James put tout de même voir la marque rouge qui s'étalait sur son flanc martyrisé.

- Faim, déclara Severus malgré sa grimace de douleur.

- Tu ne t'arrêtes jamais, toi ? Tu as toujours faim ou quoi ?

- Excuse-moi... C'est psychologique... Je pense qu'on m'a interdit tellement longtemps de manger à ma faim que maintenant que je peux pratiquement avoir de la nourriture à volonté, mon cerveau et mon estomac veulent rattraper le temps perdu... Bref ! J'ai la dalle ! Nourris-moi, James !

- Nourris-toi toi même !

Severus écarquilla les yeux et, un instant, James crut qu'il avait encore merdé. Mais Severus se contenta de demander :

- Tu tiens à moi ? Tu m'aimes ? Tu ne veux pas que je meure, n'est-ce pas ?

- Ben... non. Pourquoi ?

- Parce que je mourrais si j'essayais de me nourrir moi-même !

Comprenant enfin où Severus voulait en venir, James éclata de rire.

- Ne t'inquiètes pas, va ! Je vais t'apprendre à cuisiner.

- Ah, non !

- Pourquoi !?

- Parce que je ne pourrais plus avoir d'excuse pour te garder près de moi et pour te dire de me nourrir... Ce serra ennuyeux.

- Sev'...

Désespéré, James se leva en s'habilla rapidement, faisant l'agréable constatation que Severus n'avait rien tenté et que, par conséquent, il avait goûté à sa première nuit tranquille depuis quelques jours.

Ils descendirent rapidement, pressés de se remplir l'estomac. Ils se chamaillèrent légèrement dans l'escalier, se poussant comme des enfants dans le but d'arriver premier à la cuisine. Mais, quelque soit le gagnant, s'était à James de cuisiner de toute façon…

L'Auror cuisina rapidement un petit déjeuner et ils se régalèrent tranquillement.

- Bon, moi il va falloir que j'y ailles…

- Tu travailles, aujourd'hui ?

James acquiesça tout en se levant, et commença à débarrasser rapidement la table.

Severus soupira avec tristesse, puis sourit sournoisement :

- Si tu travaille bien aujourd'hui, tu aura une belle et… bonne… récompense, ce soir quand tu rentrera.

- Une ''récompense'' ? répéta James avec inquiétude. Quelle genre de ''récompense'' ?

- A ton avis ? sourit le Serpentard en se léchant doucement les lèvres.

La bouche de James voulut se décrocher dans une vaine tentative de suicide (elle était trop bien accroché, malheureusement pour elle) quand l'Auror comprit l'insinuation à peine masquée de l'androgyne.

- Tu… tu… Pervers !

Sous les rires de son hôte, James reposa les couverts sur la table et, en quelques secondes à peine, franchit le petit hall d'entrée, saisit son manteau, et claqua la porte avec un mélange de rage, de honte et de gêne.

Le sourire de Severus s'élargit encore.

- Tu es encore un peu farouche, mon James adoré, souffla-t-il dans le silence de la terrasse. Mais ne t'inquiètes pas : tu t'y habitueras… Je te laisserais le temps et je ne te presserai plus mais je vais quand même faire en sorte que tu ne me résistes pas longtemps…

(à suivre (ff))

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Plus qu'un chapitre pour cette fic !