YO !
Non, je n'ai pas d'excuse, vous pouvez m'insulter.
(je fais profil bas là)
RAR :
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ashlolo : Huhu ! C'est pas pour maintenant le rapprochement, mais ça arrive, ça arrive ! J'espère que ce chapitre te plaira tout autant.
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Flow 01 : Ha je suis ravie que le chapitre précédant t'ai plût, j'avais beaucoup de doutes, j'en ai aussi pour celui-ci d'ailleurs... je crois que j'en aurais pour chaque chapitre de toute façon ! J'essayerais de faire des chapitres plus longs à l'avenir, merci pour ton avis ! J'espère que ce chapitre te plaira.
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aangel-21 : Ha non, c'est le cas de le dire, ça ne va pas être simple ! Moi je suis TROP contente que ça te plaise et j'espère que la suite te plaira tout autant.
:
Encore une fois excusez moi s'il y a quelques fautes (oui je vais le dire à chaque chapitres).
Je vous souhaite donc une bonne lecture et on se retrouve en bas !
Disclaimer : les personnages de HP ne m'appartiennent pas ainsi que le monde de TWD.
CHAPITRE 3
« Aïe !
-Pardon... »
Hermione remit une de ses mèches de cheveux qui lui obstruait la vue derrière son oreille. Assise sur le lit de l'infirmerie, elle tentait de ne pas regarder sa jambe alors que Blaise en contrôlait l'état. Ça la décourageait grandement de voir à quel point elle guérissait lentement...bon, certes ça ne faisait qu'une semaine qu'elle s'était blessée, mais tout de même !
« Bon, ça a l'air de cicatriser normalement », dit Blaise en reposant sa jambe.
Hermione hocha la tête, ça elle le savait déjà, enfin elle s'en doutait étant donné qu'elle avait moins mal qu'auparavant. Même si la douleur la réveillait parfois en pleine nuit, elle avait moins mal durant la journée.
« Il paraît que tu connais Neville ? Demanda-t-il en saisissant une bande pour refaire son pansement.
-Ho oui, on habitait pas loin et on allait dans le même lycée quand j'avais dix sept ans... avant tout ça.
-Tu dois être contente de le revoir ! Personnellement je ne suis jamais retombé sur des gens que je connaissais d'avant, ça doit faire un drôle d'effet. »
Hermione dodelina de la tête, réfléchissant un instant à ce qu'il venait de dire.
« Hé bien en fait... pas vraiment. On a tellement changé, et puis ça fait si longtemps qu'on ne s'est pas vu que je crois qu'en fait... on se redécouvre en quelque sorte. Mais je dois avouer que ça fait bizarre de le revoir, surtout dans ces conditions, dit-elle en tentant de ne pas grimacer alors qu'il entourait sa jambe de la bande.
-J'imagine. »
Oui, il imaginait certainement. De nos jours c'était tellement rare de retrouver des gens d'avant, ça ne devait pas arriver à tout le monde. Les pensées d'Hermione vagabondèrent jusqu'à ce qu'elles se heurtent à Harry, Ron et Ginny. A toute heure du jour ou de la nuit, elle se demandait ce qu'ils pouvaient faire, où ils étaient et la question cruciale : est-ce qu'ils étaient encore en vie.
« Voilà ! S'exclama Blaise, faisant ainsi sursauter Hermione. Comme d'habitude, tu ne poses surtout pas ta jambe et tu essayes d'avoir le moins de frottement possible avec du tissus.
-Ok », répondit-elle d'un air absent.
Elle prit ses béquilles et sortit en claudiquant, adressant un signe de la main à Blaise qui rangeait et jetait les cadavres de pansements traînants dans la pièce. Elle longea le couloir pour rejoindre sa chambre et resta un instant immobile, en équilibre sur ses béquilles.
Elle regarda par la fenêtre. Ce matin, Pansy et tout un tas de types étaient partit chercher des armes dans une réserve militaire établie non loin de l'école. La brune et sa sauveuse étaient devenues assez proches et Hermione s'en faisait beaucoup pour elle. Elle n'aurait pas du tout aimé qu'il lui arrive quelque chose, ç'aurait sûrement été la goutte d'eau qui aurait fait imploser la jeune fille. C'était étrange à quel point, dans ce monde, les gens se liaient fortement en un rien de temps. Tout allait plus vite, c'était comme si l'été avait été multiplié par trois.
Alors qu'elle scrutait l'extérieur, elle vit une voiture se présenter devant le portail et reconnu celle qu'avaient prit Pansy et les autres pour partir. C'était d'ailleurs plus une camionnette qu'une voiture. Elle se décida donc à descendre en bas, afin de voir si oui ou non son amie était toujours en vie.
Elle mit un temps fou à descendre les escaliers et une fois dans la cour, elle se concentra sur ses pieds afin de ne pas trébucher. Elle entendit des exclamations venant de l'entrée et releva finalement la tête. Un attroupement s'était formé autour de la camionnette. Inquiète, Hermione redoubla la cadence de ses pas et arriva près du véhicule assez rapidement.
« Qu'est ce qui se passe ? Demanda-t-elle en tentant d'y voir quelque chose. Quelqu'un est blessé ? »
Personne ne lui répondait, mais au vue des têtes que faisaient les gens de l'attroupement, ça n'était pas si grave, ils avaient plus l'air amusés qu'autre chose.
« Mais je vous dit que ça va ! Lâchez moi bon sang ! »
C'était la voix de Pansy. Mais que ce passait-il ?
« Non, on te lâchera pas », déclara une voix rauque qu'Hermione reconnu immédiatement.
Elle se renfrogna à l'entente de cette voix. Pourquoi fallait-il que ce type soit partout ? C'était lassant au bout d'un moment, de le voir partout, tout le temps. Elle avait l'impression qu'à chaque fois qu'elle tournait la tête, il était dans son champ de vision.
« Mais putain Draco ! Lâches moi à la fin, c'est pas comme si j'allais crever aussi ! »
Pansy se fraya un chemin à travers les spectateurs de cette petite scène et ignora royalement Hermione. Cette dernière jeta un coup d'œil à Draco, qui se passait une main sur le visage avant d'aider les autres à décharger la camionnette. Elle pensa un instant à lui demander ce qu'il s'était passé, puis renonça à cette idée avant de suivre Pansy. Elle claudiqua, tentant de la rattraper, ce qui était peine perdue au vue de l'allure de la jeune femme.
« Pansy ! »
Elle se retourna vivement, visiblement prête à envoyer une droite à celui ou celle qui la suivait. Mais son visage se détendit lorsqu'elle vit que ce n'était qu'Hermione. La brune la rejoignit et elles se mirent à marcher ensemble un instant avant qu'elle ne demande :
« Qu'est ce qui s'est passé ?
-Rien, j'ai fait un petit malaise... »
Hermione fronça les sourcils en regardant son amie. Au vue de sa mine triste, ce n'était pas qu'un simple malaise. Pansy semblait prête à pleurer, et ses poings se crispaient alors qu'elle accélérait la cadence.
« Tu... c'était à cause de la chaleur ou... »
La jeune femme demeura silencieuse un moment, avant de s'asseoir sur l'une des chaises disposées à l'extérieur.
« Non, c'est pas la chaleur. »
Hermione la dévisagea un instant, ses yeux étaient emplis de larmes. Elle se craqua les doigts de la main droite et, baissant les yeux, commença à dire :
« Je... j'ai été voir Blaise la semaine dernière, un peu après que tu soit arrivée, parce que j'avais des nausées genre... souvent. Il m'a fait des examens, et... Hermione, je suis enceinte », sa voix se brisa et quelques larmes s'échappèrent de ses yeux.
La brune n'osait rien dire, jamais elle n'aurait imaginé ça. Dans ce monde, tomber... enceinte ?
« Personne n'est au courant, alors n'en parle pas s'il te plaît », dit-elle en essuyant ses joues.
Hermione acquiesça, encore sous le choc d'une telle nouvelle. Comment est-ce qu'elle allait faire pour élever un enfant ici ? Alors que les morts marchent et tentent de manger tout le monde ?
« Et le... le père il...
-Il n'est pas au courant. De toutes façons il n'en aurait rien à foutre, on était même pas ensemble quand on a … tu vois. Et puis c'est un enfoiré. »
Merde. Hermione n'avait jamais été très douée avec ce genre de discussions. Réconforter les gens, ce n'était pas vraiment son fort.
« Mais c'est qui ? » Demanda-t-elle un peu abruptement.
Pansy secoua la tête, comme si elle avait honte ou quelque chose du genre. Il n'y avait pas de honte à avoir, dans ce monde il était rare de trouver quelqu'un avec qui... avoir des rapports sexuels, alors quand ça se présentait... il n'y avait pas à tergiverser. Mais ça n'était jamais arrivé à Hermione, déjà un an et des poussières qu'elle n'avait pas couché !
« McLaggen »
Elle l'avait presque chuchoté, et Hermione avait eu du mal à comprendre le nom. Maintenant qu'elle avait percuté, elle tenta de se souvenir de qui était McLaggen. C'était ce type débile et sans importance qui passait son temps à se regarder dans son miroir de poche. Elle l'avait croisé plusieurs fois, et à chaque fois elle avait eu envie de l'éviscérer, alors qu'ils n'avaient jamais échangé la moindre parole.
« Sérieusement, ne le dit surtout pas à Draco, sinon il va le tuer... vraiment », ajouta Pansy qui tentait de retenir ses larmes.
Elle hocha la tête, décidément aujourd'hui elle passait son temps à acquiescer. .
« Mais tu comptes faire quoi ? Demanda-t-elle en s'accoudant à la table.
-Qu'est ce que je peux faire à ton avis ? C'est pas comme si il y avait un hôpital à trente minutes où je pourrais me faire avorter, répondit-t-elle d'une voix tranchante.
-Et Blaise il peut pas... je sais pas, faire quelque chose ?
-On en a parlé... y'a rien à faire, la seule solution c'est qu'il m'ouvre le vagin ou je sais pas quoi... et c'est risqué, j'ai pas envie de crever pour le môme de McLaggen... cet enflure. »
C'était étrange qu'elle considère cet enfant comme « le môme de McLaggen » et non pas comme le sien. Parce que tout de même, elle le portait, cela voulait bien dire qu'il était à elle aussi.
« Mais c'est pas... enfin je veux dire que tu ne peux pas rester comme ça, il va falloir lui dire. Ça fait combien de temps que tu es enceinte ?
-Un mois... quelque chose comme ça. Mais je le sais depuis une semaine seulement. »
-Comment tu vas faire quand ça va commencer à se voir ? Et puis après, il faudra bien qu'il ai un père ce gamin, non ? »
Pansy sembla réfléchir une seconde, avant de déclarer :
« De toutes façons j'en veux pas de ce gosse. Sérieusement tu vois un bébé grandir dans ce monde ? Le truc il tiendra même pas deux semaines avant de se faire déchiqueter... on pourrait le perdre tellement il sera petit, et puis j'ai pas de lait, pas de couches et tout le bordel qu'il faut pour un gamin...
-C'est pas un problème ça, on trouve tout dans les grandes surfaces, t'auras qu'à demandé à quelqu'un d'aller en chercher. Et puis tu peux pas perdre ton enfant comme ça, t'es pas débile quand même.
-Je suis pas débile ? Demanda Pansy en haussant le ton. Tu trouves pas ça débile toi, de coucher avec McLaggen ? »
Hermione resta immobile un moment.
« Oui bon, c'est pas l'idée du siècle, mais c'est naturel. T'as des besoins, comme toutes les femmes.
-Non mais McLaggen quoi ! McLaggen ! Je suis trop conne ! Quel personne saine d'esprit coucherait avec MCLAGGEN ?!
-Arrêtes de répéter ce nom, je fais une overdose », dit Hermione avec un sourire.
Pansy eu un petit rire. Au moins elle était capable de rire, c'était déjà ça. La brune se félicita elle-même pour avoir réussit à remonter ne serais-ce qu'un peu le moral de son amie.
« Je sais pas quoi faire... mais promets moi que tu n'en parlera à personne.
-C'est promit, affirma la brune avec un sourire encourageant.
-Bon, je vais aller prendre une douche, histoire de retirer la crasse qui s'est accumulée sur ma peau », dit Pansy en se levant, son air à la fois énervé et triste toujours plaquée sur le visage.
Elle s'éloigna et Hermione resta à la table, perdue dans ses pensées. Pansy allait avoir un... bébé ?
Hermione attrapa sa serviette et la hissa sur son épaule avant de prendre le chemin de la salle de bain. Elle avait toujours l'esprit occupé auprès de Pansy, enfin plutôt auprès du bébé de Pansy. Ça allait être une de ces galères pour elle de s'occuper d'un enfant. Ça lui avait occupé l'esprit pendant tout le reste de la journée. Mais au moins quand elle pensait à ça, elle n'était pas préoccupée par ses amis, qui étaient on ne sait où dans la nature.
En chemin, elle croisa Neville qu'elle salua chaleureusement. Elle entra donc dans les sortes de vestiaires adjacents aux douches communes avant de commencer à se déshabiller. Elle venait toujours assez tôt pour prendre sa douche, étant donné qu'elle n'était pas très à l'aise à l'idée de se laver en même temps que d'autres personnes et donc d'être vue nue par ces personnes. En effet la pudeur avait toujours été l'une de ses caractéristiques. Alors qu'elle enlevait son haut, elle entendit le bruit de l'eau s'activer. Il y avait quelqu'un. Elle regarda autour d'elle et remarqua les affaires d'une autre personne, pendues de la même façon que les siennes. Bordel il ne manquait plus que ça. Elle décida de revenir plus tard, mais c'était avant qu'elle remarque que les affaires appartenaient à un homme. Du moins elle était quasiment sûre que c'en était un, au vue du caleçon qui menaçait de tomber par terre au moindre courant d'air.
Hermione n'était pas une voyeuse, vraiment pas. Elle n'avait d'ailleurs jamais cautionné ce genre d'attitude. Pourtant, elle se dirigea à pas de loup vers les douches, en soutient gorge et sans la moindre idée de ce qu'elle était en train de faire. C'était mal d'espionner les gens, surtout quand ils étaient nus sous la douche, elle le savait. Mais au bout d'un an sans coucher avec personne, ses hormones la travaillaient. Vraiment, elle comprenait Pansy, et puis McLaggen n'était pas si moche, juste insupportable.
Elle s'approcha donc le plus discrètement possible du mur, en claudiquant et tentant de ne pas trop s'appuyer sur a jambe blessée, et passa sa tête dans l'embrasure de l'arche qui menait à la pièce d'eau.
Bordel de merde.
Évidement il fallait que ça soit lui. Draco était nu, dans toute sa splendeur, dos à elle, l'eau ruisselant sur sa peau étrangement blanche à la lumière des néons. Et comme le destin semblait avoir une dent contre elle, Hermione resta immobile, incapable d'esquisser le moindre geste, si ce n'était de serrer les cuisses.
Les yeux de la brune léchèrent la peau du jeune homme, cette peau blanche, si blanche qu'elle en paraissait presque malade. Pourtant ça n'enlevait rien à sa beauté. Elle détailla tout d'abord son dos, musclé et doté de quelques cicatrices peu voyantes. Elle était fascinée, il y avait tellement longtemps qu'elle n'avait pas vu un homme comme ça, en fait elle n'avait jamais vu d'homme comme ça, mis à part à la télé. Elle n'avait été qu'avec des garçons un peu... moyens, mais très intelligents et intéressants. Ce n'était pas le type d'homme qu'elle aimait, pourtant elle ne pouvait arracher son regard de celui-ci. Elle savait bien qu'elle le détestait et qu'il la détestait aussi, et elle avait toujours en tête les mots blessants qu'il lui avait dit.
Son regard descendit plus bas, dans la courbure de ses reins, puis sur ses fesses. Et Dieu ! elle n'avait jamais vu des fesses pareilles. Peut-être que son regard était bien trop aveuglé par ses hormones jaillissantes, mais elle avait presque envie de mordre dedans … ce qui était assez étrange d'ailleurs.
Non sans se réprimander, Hermione imagina qu'il se retournait, pour qu'elle puisse voir... le devant. Cette partie précise du devant qui, elle en était sûre, lui donnerait une bouffée de chaleur, même si elle se sentait déjà fiévreuse de toute façon.
Sauf qu'il se retourna vraiment et qu'Hermione eu donc cette fameuse bouffée de chaleur.
Draco sursauta, ses yeux s'écarquillant légèrement. Puis il eu un petit rire, non pas gêné mais moqueur.
« Ça va ? Tu t'éclates ? » Demanda-t-il alors que l'eau s'arrêtait.
Hermione sortit soudainement de sa transe, et leva les yeux vers son visage à lui, qui dégoulinait de raillerie. Cela eu le bon effet de la refroidir d'un coup. Comment avait-elle pu... fantasmer sur ce type ?
« Euh, je... je dois y aller, dit-elle, ne trouvant rien d'autre pour s'enfuir de là dignement -ou non.
-C'est ça, vas-y », dit-il avec un sourire mutin, en appuyant à nouveau sur le bouton de la douche, invoquant ainsi une nouvelle gerbe d'eau.
Hermione s'empressa de rassembler ses affaires et sortit à moitié en courant, les écho du rire -assez mélodieux d'ailleurs- de Draco résonnant dans ses oreilles.
« Tu faisais quoi avant tout ça toi ? Demanda Blaise avant d'enfourner un bout de viande dans sa bouche.
-Je faisais des études de droit. Mais c'était mes parents qui voulaient en fait... moi je préférais la littérature, je voulais faire éditrice, répondit Hermione avec un sourire nostalgique.
-Tiens c'est marrant, Draco aussi était en droit », dit-il en souriant de même.
A l'entente de ce nom, Hermione se renfrogna immédiatement. Depuis la petite scène qui avait eu lieu plus tôt dans la journée, elle ne cessait de torturer les méninges et de s'insulter intérieurement. Mais pourquoi avait-elle fait ça ? Le mater comme ça sous la douche, c'était presque pervers. Elle se donna pour la énième fois une gifle mentale avant de répliquer :
« Ouais c'est marrant... »
Autour des tables installées dehors, tout le monde bavardait gaiement, mangeant et riant en même temps. Hermione était fière d'avoir participer à la confection du plat qu'ils étaient en train de déguster, et se félicitait mentalement d'avoir sût doser le sel. Pansy, à côté d'elle avait le regard dans le vide, sûrement toujours préoccupée par son malaise et donc sa grossesse. Elle faisait ça souvent, de se perdre dans ses pensées, et Hermione n'avait jamais vraiment comprit pourquoi, maintenant elle savait.
« Il est où Draco au fait ? Demanda Blaise à Pansy qui sursauta légèrement.
-Je crois qu'il a pas faim, répondit-elle, il doit encore être au grillage. »
Blaise acquiesça et continua de manger. La brune se mit à dévisager Cormac McLaggen sans même s'en rendre compte. Il n'était pas moche, c'était certain, mais il avait tout du parfait crétin. A le voir se comporter, manger la bouche ouverte et rire en même temps, Hermione se demanda franchement pourquoi Pansy avait couché avec lui. Mais en même temps, elle, elle bavait devant un certain blond, donc elle ne pouvait rien reprocher à son amie. Remarquant que Pansy regardait elle aussi l'autre enflure là bas, Hermione posa sa main sur celle de la jeune femme, en signe de soutient et de réconfort. Elle répondit à ce geste par un sourire et sortit de ses pensées pour entrer dans la conversation, comme si de rien était. La brune admirait nettement la façon dont elle cachait son mal être, pas étonnant qu'elle ne s'en soit pas aperçu avant.
Hermione donnait la main à un petit garçon. Il était tout joufflu et aux cheveux roux, ressemblant étrangement à Ron. Leurs mains se balançaient au rythme de leurs pas et à celui de la chanson qu'ils entonnaient avec joie.
« The wheels on the bus go round and round, round and round, round and round. »
Le paysage était étrange, un peu déformé, comme disloqué. Les arbres semblaient tous nus, alors qu'il régnait une chaleur atroce, digne d'un été caniculaire.
« The wheels on the bus go round and round, round and round, round and round. All through the town »
Tout à coup, un homme apparu près du chemin qu'ils avaient empruntés. Hermione plissa les yeux pour mieux le détailler.
« The wheels on the bus go round and round, round and round, round and round. »
Ce n'était pas un homme. C'était l'une de ces choses. Elle le distinguait à l'odeur qui l'accompagnait, une odeur de putréfaction. Et elle pouvait voir les morceau de sa chair pendre le long de ses bras et de sa mâchoire.
« The wheels on the bus go round and round, round and round, round and round. All through the town »
Tout à coup, la chose fut devant elle, et alors qu'elle tentait de protéger le petit garçon, celui-ci lui lâcha la main. Étrangement, l'enfant se dirigea vers la créature, qui semblait déjà saliver.
« The wheels on the bus go round and round, round and round, round and round. »
Puis, sans qu'Hermione ne puisse rien faire, l'horreur se produit. Et la chair fut déchiquetée, avalée, sanglante.
« The wheels on the bus go round and round, round and round, round and round. All through the town »
Hermione se réveilla en sursaut, à peine certaine de ce dont elle venait de rêver. Elle était en sueur et ses draps étaient trempés. Sa jambe la lançait affreusement, c'était sûrement ce qui l'avait réveillé. Elle décida de se lever, histoire de prendre un peu l'air dans la cour, espérant que la fraîcheur de la nuit la débarrasserait de cette sensation effrayante qui glissait le long de son dos.
Elle attrapa ses béquilles et sans prendre la peine de se changer, sortit de la chambre en tentant de ne pas faire de bruit. Elle mit un temps fou à descendre au rez de chaussé et poussa finalement la grande porte avec un soupire de soulagement. Une odeur de cigarette lui chatouilla instantanément les narines. Elle baissa les yeux vers les marches et … merde. Dieu lui en voulait, il n'y avait que ça. Pourquoi était-il toujourslà ?
Sûrement intrigué par le bruit de la porte, Draco tourna la tête et secoua la tête avec un sourire.
« Tu m'espionnes ou quoi ? Demanda-t-il, un ton de moquerie dans la voix.
-Pas du tout », répondit fermement Hermione.
Elle n'allait pas rester planter là comme une cruche cette fois-ci. Elle se retourna et était prête à partir avant qu'il ne dise, toujours avec son ton railleur:
« Hé c'est bon, j'vais pas te bouffer. »
Hermione hésita un instant, parce que quand même ce type était un vrai con. Puis finalement, elle se dit qu'elle avait vraiment besoin de prendre l'air, et que de toutes façons, ils n'avaient pas besoin de parler. Elle s'assit donc sur les marches, non sans difficultés, et assez loin de lui.
« Tu t'essayes au voyeurisme alors ? Demanda-t-il en expirant sa fumée, une lueur dans le regard.
-Hum je... j'étais fatigué et..., dit-elle d'une voix incertaine.
-Ha d'accord ça explique tout. Moi aussi quand je suis fatigué je vais mater les gens dans les douches, ça me redonne de l'énergie c'est dingue », la coupa-t-il.
Hermione émit un petit rire gêné, essayant de ne pas se vexer
« Tu as fait du droit ? Demanda-t-elle, désireuse de changer de sujet.
-Qui t'as dit ça ? »
Il paraissait surprit, par son changement de sujet si soudain mais sûrement aussi par le fait qu'elle sache quelque chose sur sa vie d'avant.
« Blaise.
-Ha... Ben oui, j'ai fait du droit, mais c'était parce que mon père m'y a obligé, c'était chiant à mourir, répondit-il en regardant le grillage au loin.
-Moi aussi j'en ai fait, pour mes parents, rétorqua-t-elle.
-Cool », répondit-t-il d'un air un peu absent.
Ils restèrent un moment sans parler, chacun fixant un point invisible au loin, par delà le grillage qui les protégeait de la nature.
« Pansy m'a dit que tu avais une copine, avant, je suis désolé qu'elle soit... », elle ne termina pas sa phrase.
Elle regretta directement d'avoir abordé le sujet. Qu'est ce qui lui avait prit de dire ça ? D'ailleurs au vue du regard qu'il lui lançait présentement, il l'avait mal prit. Et elle devait bien avouer qu'elle avait manqué de tact.
« Je heu..., tenta-t-elle de se rattraper. Je suis désolée pour tout à l'heure aussi, je ne voulais pas...
-Tu sais quoi ? Arrête de t'excuser, t'as l'air pathétique », la coupa-t-il.
Le revirement de situation percuta Hermione de plein fouet. C'était étrange comme il pouvait changer d'humeur en un rien de temps. Il suffisait d'une phrase et hop... il passait de railleur et plutôt drôle à totalement imbuvable. Mais Hermione aussi était comme ça, puisque en un rien de temps, il avait réussit à l'énerver.
« Toi par contre tu devrais apprendre à t'excuser plus souvent, cingla-t-elle.
-Et de quoi devrais-je m'excuser ?
-Pour l'autre fois, à table, quand tu m'as balancé toutes ces horreurs à la figure. »
Il demeura silencieux un moment, avant de rétorquer :
« Je ne vais pas m'excuser alors que ce que j'ai dit est vrai. »
Hermione n'en croyait pas ses oreilles. Comment osait-il dire ça ? Pire ! Comment osait-il la juger si sévèrement et ensuite maintenir son jugement alors qu'il avait vu qu'elle n'était pas comme ça ? Ce type était complètement dingue et énervant en plus de ça.
« Tu sais quoi, je ne m'excuse pas non plus, parce que tu n'es qu'un connard qui ne respecte rien ! S'exclama-t-elle.
-Et toi une perverse doublée d'une salope », répondit-il calmement.
Comment pouvait-il être si calme ? Le ton montait là, pourquoi ne criait-il pas comme elle ? Sûrement pour montrer, encore une fois, sa supériorité. Bien sûr, monsieur était au dessus de tout ça.
« Hé bien la salope perverse te souhaite bonne nuit, et ne t'avise pas de revenir me parler !
-Je te rappelle que c'est toi qui t'évertue à venir me voir. Sous la douche, maintenant là, ce serais presque à croire que tu me cherche. Mais désolé de te décevoir, je n'aime pas les maigrichonnes à dents de castor. »
Hermione souffla un grand coup et se leva, attrapa ses béquilles et se dirigea vers la porte, décidée à ne pas relever ce qu'il venait de dire. Elle ouvrit la porte avec force et s'engouffra à l'intérieur.
« Ah et bonne nuit à toi aussi. »
Pffiou... une galère ce chapitre !
J'espère que ça vous avez aimé en tout cas !
Si vous ne connaissez pas la chanson The wheels on the bus... nous n'avons pas les même valeurs. N'empêche, je ne verrais plus jamais cette comptine pareil maintenant.
Plein de bonheur et des zombies !
Alexelle.
