L'aube d'une nouvelle ère
Résumé : Recueil d'OS. Mystogan est couronné roi. Mais il a encore un long chemin à faire. Heureusement, Erza Knightwalker est là. Mystwalker.
Crédit : Fairy Tail est un manga rédigé par Hiro Mashima, je n'ai aucun droit dessus. Je me contente d'utiliser les personnages et le contexte dans le simple but de divertir. Je ne reçois aucune rémunération pour cela.
N/A : Je me surprends par la rapidité à laquelle je poste ces chapitres (une chaque jour). J'ai beaucoup aimé écrire celle-ci. Il y a ici une ellipse temporaire mineure. Il fallait bien faire avancer les choses. J'espèce que ce chapitre vous plaira. Merci particulier à Lou Celestial pour son commentaire. J'invite d'ailleurs chacun d'entre vous à laisser, s'il le désire et s'il en a le temps, un petit message pour me faire part de ce qu'il a aimé/n'a pas aimé. C'est comme ça que l'on progresse. Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture.
OS 4. Doute
Cela faisait un an que Jellal était devenu le Roi d'Edolas. Sa vie avait radicalement changé. Les rouages politiques n'avaient plus de secrets pour lui. Il était connu dans le royaume comme un grand Roi, ayant fait face aux problèmes et les ayant rapidement résolus. On le disait sage, puissant, dévoué au bien être de son peuple, intelligent et séduisant.
Etrangement, Jellal avait commencé à apprécier son nouveau titre.
Mais s'il y avait une chose que Jellal n'aimait pas dans sa nouvelle fonction de Roi, c'était la révérence. Il ne supportait pas les personnes qui s'inclinaient devant lui, les titres pompeux dont chacun l'affublait et les formules de politesse toutes plus fausses les unes que les autres. Il n'y avait aucun respect là-dedans. Simplement de la crainte. Et une envie de plaire au souverain. Jellal ne le supportait pas.
Dès que l'on s'adressait à lui, on mesurait toujours ses propos. Il ne fallait pas « le brusquer ». On maquillait la réalité simplement pour qu'il l'approuve. On ne le contestait jamais, on ne le remettait jamais en question, on approuvait toujours ce qu'il disait. Pour mieux le critiquer derrière.
Le Roi ne savait pas comment gérer cela. S'il savait s'occuper de la politique, des finances et du bien-être de son peuple, il n'était pourtant pas infaillible. Les premiers mois, les membres du conseil l'avaient aidé, l'avaient formé. Puis ils avaient fini par le laisser prendre de plus en plus de décisions seul. Aujourd'hui seuls les sujets les plus complexes étaient encore discutés en conseil.
Il était devenu un monarque tout puissant. Cela l'effrayait parfois.
Il avait besoin qu'on le traite comme tout le monde. Il avait besoin qu'on lui dise ce que l'on pense. Il avait besoin de franchise. Il avait besoin qu'on l'insulte. Il avait besoin… D'Erza.
Jellal sourit en la regardant. Elle était en train d'aiguiser une de ses nombreuses épées.
En un an, il s'était énormément attaché à son second. Elle n'avait pas peur de lui. Elle s'était faite un devoir de lui rappeler qu'il n'était qu'un homme. Elle le défiait dans ses décisions. Lui disait clairement quand elle pensait qu'il avait tort. Il lui arrivait même parfois de le menacer quand il s'agissait de défendre sa division. Erza lui parlait même différemment quand il agissait en tant que commandant. Comme un égal. Un égal particulièrement stupide.
Egal qui le sorti d'ailleurs de ses pensées.
« Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-elle.
Il cligna des paupières, hébété. Plongé dans ses réflexions, il n'avait pas remarqué la façon dont il la regardait fixement. Mais cela n'avait pas échappé à la jeune femme.
-Erza… Suis-je un bon Roi ? questionna-t-il à son tour.
La jeune femme fonça les sourcils face à cette question inattendue. Elle sembla hésiter avant de répondre :
-Je ne peux juger vos actions en tant que Roi. Et je ne suis pas la bonne personne pour juger des actions des autres. Je suis loin d'être quelqu'un de bien. J'ai plus de sang sur les mains que de sang dans les veines. Mais je peux vous dire cependant que vous êtes une meilleure personne que moi. Sans aucun doute. Vous êtes un homme bon et juste.
Jellal la fixa, ne sachant quoi dire, touché par ses franches paroles. Puis la jeune femme, semblant se rendre compte qu'elle venait de le complimenter, rajouta :
-Vous êtes un idiot aussi ».
Et le Roi se senti plus léger. Oui, il se l'avouait, il avait besoin d'Erza.
