Voilà, désolée du retard pour ceux qui attendent ça avec impatience (non je plaisante ^^)
donc, la suite, j'ai essayé d'introduire un peu du passé du personnage principal, mais je ne veux pas en dévoiler trop, alors voilà, reviewez si vous voulez, j'accepte toute critiques :)
Deuxième jour de vacances.
La tempête de neige empêcha Axelle et ses amis de jouer au quidditch. Ils décidèrent de s'occuper en jouant aux jeux de sociétés. Ils se retrouvèrent dans la grande salle avec des plateaux de dame, échec, backgammon, des jeux de cartes, un loup-garou de tiercelieu.
Ils commencèrent par ce jeu-là. Axelle mourut au premier tour et se perdit dans ses souvenirs en attendant la fin de la partie.
Elle repensa d'abord à son entrée en première année, elle marchait avec sa sœur jumelle Cassandre, qui ne lui ressemblait pas vraiment. Autant Axelle avait les cheveux bruns courts et était tout le temps en pantalon baskets, autant Cassandre était devenue Blonde, avait les cheveux longs était très féminine. Même si leurs physiques et leurs caractères étaient très différents, elles s'entendaient très bien et restaient souvent ensembles. Elles étaient très complices mais l'une avait été envoyée à Poufsouffle et l'autre à Serdaigle, tout simplement parce que leurs caractères correspondaient aux deux maisons, le choixpeau avait donc décidé d'en mettre une dans une des deux maisons et la deuxième dan l'autre.
Elles passaient un max de temps ensemble et avec leurs amis et avaient été prises en deuxième dans leur équipe de quidditch comme poursuiveuses.
Axelle repensait à tous ces matchs, à tous ces moments passés ensembles le sourire aux lèvres, puis repensa à leur troisième année. Les révélations, le danger, la souffrance. L'impression d'être à jamais incomplète.
-Hey Axelle, tu veux plus jouer ?
Axelle fût violemment tirée de ses souvenirs, et se rendit compte qu'elle avait les larmes aux yeux. Les autres se demandèrent ce qu'il se passait, puis comprirent et affichèrent tous une mine attristée.
-Désolée, je pensais à…
-On sait, ne t'en fait pas.
Et ils se firent un câlin collectif. Ils étaient tous emplis de mélancolie quand ils repensaient à elle. Pourquoi cette prophétie s'était-elle abattue sur eux ?
Ce fût Marie qui rompit le silence.
-Allez courage, on va y arriver. Et puis tu sais ce que la prophétie disait aussi.
Axelle eut comme à chaque fois ce regard à la fois plein d'espoir et de peur.
-Oui, si on réussit, ils nous accorderons quelque chose d'exceptionnel.
-Et tu sais ce que c'est.
-Ils la ramèneront, et on pourra offrir un monde en paix à tout le monde.
Cette pensée était ce qui les aidait à tenir depuis toutes ces années. Axelle se servait de ça pour ne pas sombrer dans la haine et la dépression. Elle s'était jurée que personne ne serait mort en vain. Qu'ils auraient tous enfin le droit d'être heureux. C'est ce qui l'empêchait de sombrer quand elle repensait à ce triste soir, en fin de troisième année. Ils avaient réussis à repousser les ennemis, mais tout ne s'était pas passé comme prévu. L'arrivée de trolls avait obligés le groupe à se disperser et cela les affaiblît beaucoup, mais ils avaient toujours le dessus. Puis tout à basculé…
La prophétie était arrivée à leurs oreilles, en tout cas en partie, et pour la contrer ils avaient décidés de décimer les jeunes sorciers. Mais la partie dont ils n'avaient pas connaissance leur avait joué un mauvais tour.
-Tu n'as rien à te reprocher. La cousine d'Axelle l'interpella en voyant que celle-ci allait pleurer.
-J'aurais dû l'en empêcher, agir.
-Tu sais très bien qu'elle s'est sacrifiée pour la bonne cause. Cette fois c'était Mathieu qui s'était manifesté. La seule chose qui reste à faire est de faire en sorte qu'elle ne l'ait pas fait pour rien, et on y arrivera, tous ensembles.
Les autres approuvèrent et cela réchauffa le cœur d'Axelle. Ils reprirent une partie où elle fit le maître du jeu, histoire de ne pas se faire tuer pour une fois. Et cette partie tout à fait classique détendit l'atmosphère. En effet, cupidon créa un couple insolite, les « fantomes » semèrent la pagaille et tout le monde se mit à dire n'importe quoi. Après 2 heures ils se mirent au UNO, mais Axelle préféra faire une partie d'échecs avec Brandon, un ami qu'ils s'étaient fait à la rentrée. Et comme d'habitude elle se fit battre à chaque fois, même si elle arrivait souvent à déstabiliser son adversaire à plusieurs reprises avec ses cavaliers. Elle adorait ces pièces, imprévisibles, impossibles à bloquer.
Comme la neige continuait de tomber, ils poussèrent les tables et firent des duels. Axelle fut surprise de voir à quel point son petit frère avait progressé depuis la dernière fois. Il semblait aussi mature. Elle était à la fois fière de lui et triste de constater cela. Elle aurait en effet préféré que son frère soit épargné mais le destin en avait voulu autrement. Elle aurait voulu qu'il soit juste un jeune sorcier insouciant. C'est ce qu'ils auraient tous voulu. Mais ils allaient tout faire pour que ça soit possible.
Axelle fut perturbée par l'entrée en trombe du professeur Delacour qui se précipita sur eux baguette à la main.
-qu'est ce qu'il se passe ici ? On a été attaqué ?
Les élèves la regardèrent sans comprendre, puis se rendirent compte qu'elle avait pris leur entraînement pour un vrai combat et éclatèrent de rire. Ce fut au tour du professeur de les regarder, incrédule. Elle cru d'abord qu'ils se moquaient d'eux puis se mit à rire elle aussi avant de reprendre un air sévère.
-Ne me faites plus jamais ça ! J'ai cru qu'ils étaient revenus. Vous êtes vraiment des…
Mais sa phrase fut interrompue par l'arrivée du professeur Granger qui semblait elle aussi avoir cru à une attaque. Le professeur Delacour lui expliqua et la brune partit dans un sermon interminable. Mais ils ne lui en voulaient pas, ils comprenaient qu'elle ait peur pour eux. Ils s'excusèrent et tout le monde partit dans un fou rire incontrôlable.
Axelle s'arrêta de rire et vit que la brune regardait sa collègue sans oser lui parler, alors une idée germa dans son esprit.
-Professeur, puisque vous êtes là, vous joindriez-vous à nous pour un loup-garou de Tiercelieu ? Vous aussi professeur Delacour.
Les deux femmes hésitèrent, prétextant du travail. Cependant personne n'était dupe, elles n'avaient rien à faire car c'était les vacances et qui plus est l'école était presque vide. Les deux jeunes professeurs acceptèrent donc de se prêter au jeux et s'assirent pendant qu'Axelle expliquait les règles avant de commencer à raconter. Elle appela cupidon en priant pour que ce ne soit pas une d'elles et sourit en voyant Marie lever la tête. Notre cher maitre du jeu lui fit comprendre qu'elle ne voulait pas lui laisser le choix des couples et Marie accepta, se retenant de rire. Axelle attendit aussi de reprendre son sérieux avant de lancer sa tirade, pendant la couleur tout le monde ouvrit un œil discret. Elle se déplaça vers l'une puis l'autre pour qu'elles ouvrent les yeux et dit :
-Cupidon a donc choisi nos deux amoureux, dont le but sera de survivre tout les deux au détriment des villageois et loup-garous. Si l'un d'eux est tué, l'autre mourra de chagrin, ne pouvant vivre sans son âme sœur (Axelle prenait un plaisir à en rajouter). Nos deux amoureux vont donc se reconnaître , se déclarer leur flamme et passer une folle nuit d'amour.
Le professeur Granger lançait un regard de plus en plus noir pendant que le professeur Delacour la remerciait du regard en se retenant de rire. Elles se regardèrent ensuite toutes les deux, gênées, ne sachant comment réagir.
Après cela, Axelle fit avancer les tours, et la partie défila. Les élèves furent tous amusés de constater à quel point les deux femmes prenaient leurs rôles au sérieux, se défendant l'une l'autre à chaque fois avec véhémence, et décidèrent donc de faire en sorte qu'elles gagnent. Et c'est ainsi qu'au bout de plusieurs tours, le dernier villageois fut exécuté et qu'Axelle déclara :
-Et c'est avec un grand plaisir que je constate et annonce que les grands vainqueurs de cette partie sont, suspense… Les deux amoureux de notre beau village de tiercelieu. Ils pourront donc profiter en paix de ce si beau village et s'aimer jusqu'à la fin des temps.
Les deux professeurs sourirent à ce « beau discours » et se regardèrent, hésitant une fois de plus. Les autres firent signe à Axelle qu'ils allaient au terrain de quidditch. Celle-ci voulut les suivre mais Hermione lui fit comprendre qu'elle n'avait pas intérêt à la laisser seule avec Fleur. L'élève lui fît un clin d'œil et resta dans la grande salle avec elles, sans savoir ce qu'elle devait faire. Un lourd silence s'installa pendant lequel les deux jeunes femmes n'osaient plus se regarder, alors Axelle s'assit à côté du professeur Delacour et parla encore une fois dans sa tête.
« Elle n'attend que ça, allez-y professeur, ça marchera cette fois »
La blonde regarda son élève, surprise, et celle-ci lui fit un sourire encourageant. Voyant qu'elle ne se décidait toujours pas, elle la poussa discrètement du coude. La directrice de Serdaigle se rattrapa maladroitement à sa collègue, qui devint écarlate. La dernière pensée cohérente de Fleur fut de maudire son élève jusqu'à la septième génération avant de la jeter du haut de la tour d'astronomie. Ensuite toute pensée de son esprit disparu quand elle se rendit compte qu'elle était dans les bras du professeur Granger. Elles se regardèrent et ne purent s'empêcher de sourire bêtement.
Hermione n'eut pas le temps de comprendre ce qui arrivait que son visage se retrouvait à quelque centimètre de celui de Fleur. Elle se dit que c'était bien évidemment un coup de sa chère élève et elle se demanda comment elle pourrait la remercier, avant de se noyer dans cet océan de bleu juste devant elle. Elle resta immobile pendant quelques secondes, partagées entre son désir et la peur d'être rejetée. Finalement, après un signe discret d'Axelle, elle rassembla tout son courage de Gryffondor et franchit le peut de distance qui restait.
Fleur se sentit défaillir. Elle mit un moment à se rendre compte qu'elle ne rêvait pas, que c'était bien réel. Elle l'avait tant espéré. Elle répondit avec plus d'ardeur qu'elle n'aurait voulu et les deux jeunes femmes se séparèrent pour reprendre leur souffle.
Leur jeune élève les regarda, souriante et nostalgique à la fois. Elle était heureuse pour elle et en même temps elle aimerait vraiment pouvoir connaître un peu de ce qu'elles vivaient toutes les deux, mais la douleur sourde et lancinante le long de son dos était là pour lui rappeler que cela n'arriverait que dans ses rêves. Elle resta donc là à regarder ses professeurs, songeuses, essayant de se faire oublier pour ne pas les déranger.
Le professeur Granger vit Axelle qui ne savait pas où se mettre et repoussa donc délicatement, à regret, la jolie blonde afin de se tourner vers son élève. Elle s'excusa et dit à l'étudiante qu'elle souhaitait lui parler plus tard mais que pour le moment elle pouvait partir profiter du beau temps. Les deux professeurs lui firent un sourire compatissant auquel Axelle répondit en leur faisant signe que c'était sans importance pour l'instant. Celle-ci ne tenait en effet pas à ternir ce premier vrai moment de complicité entre les deux femmes et s'en alla prestement rejoindre les autres pour leur laisser un peu d'intimité, et pour oublier qu'elle aussi aimerait pouvoir vivre quelque chose comme ça.
La jeune Serdaigle avait prit le temps de se résigner une fois de plus et de ré-arborer son sourire habituel, pour ne pas inquiéter les autres. Elle arriva donc et enfourcha directement son balai pour éluder toute éventuelle question. Et pendant un court instant, elle sentit son esprit se vider. Elle se sentit pleine d'énergie et surtout complètement libre, elle adorait sentir le vent passer dans ses cheveux, sur sa peau. Pendant cet instant magique où elle se laissait emporter par son balai, elle oubliait tout, elle se pensait pas à Anne, elle oubliait la perte de Cassandre et ne pensait qu'à voler toujours plus vite et plus haut. Malheureusement il fallait bien redescendre sur terre (aussi paradoxal que ça puisse paraître), et comme d'habitude elle fut finalement assaillie par la réalité. Elle ne vivrait probablement jamais son idylle, elle ne rirait plus jamais du fait qu'elle et Cassandre avaient dit la même chose au même moment, et elle se rappelait qu'elles et ses amis pouvaient subir une attaque à tout moment.
Mais pour une fois elle ne se laissa pas envahir. Le souvenir de la scène qui s'était produite dans la grande salle l'empêcha de sombrer car elle ressentait le bonheur de ses deux professeurs et cela suffisait à la rendre elle aussi plus heureuse… au moins pour aujourd'hui.
Ils se lancèrent donc dans leurs habituels matchs interminables, afin d'évacuer la pression et se libérer les esprits. Ils réussirent même à oublier le bouclier magique qui avait été érigé au-dessus d'eux, au cas où. Tout l'après-midi fila ainsi et ils allèrent ranger les balais pour se diriger à la grande salle. Ils étaient trempés et un peu couverts de boue mais ils s'en fichaient, le quidditch les aidait à se sentir mieux. Axelle vit cependant son professeur lui faire un signe, elle se leva donc et la suivit dans son bureau.
Une fois arrivée, elle constata que le professeur Delacour était également présente. Elle commença donc à se douter de ce qu'elles allaient dire, mais elle attendit patiemment devant le bureau. La brune regardait son élève sans savoir où commencer. Sa partenaire lui prit donc la main et décida de se lancer pour elle.
-Miss Lynch, je… elle regarda Hermione… non, nous voulons vous remercier. Je ne sais pas comment vous avez fait mais… Ça a très bien fonctionné et nous en sommes comblées.
-Oh vous savez, ce n'était pas grand-chose, ça crevait les yeux que vous vouliez être ensemble. Et j'aurais trouvé ça regrettable que vous passiez à côté…
-Oh, désolée, je suppose que…
-Vous supposez bien professeur Delacour. Mais c'est sans importance, vous êtes heureuses, et j'en suis comblée pour vous. Ne vous en faites pas pour moi.
Et elle se dirigea vers la sortie sur ces mots. Mais Fleur l'interpella une dernière fois avant qu'Axelle ne referme la porte.
-Vous méritez ce bonheur vous aussi, miss Lynch, et j'espère de tout cœur que vous l'obtiendrez.
L'élève de Serdaigle eut le temps d'entendre Hermione approuver avant de fermer brusquement la porte et de foncer vers une classe vide où elle s'enferma à l'aide d'un sort. Elle ne tenait pas à être dérangée. Elle commença par détruire tout ce qui lui passait sous la main, elle frappa dans les meubles, retourna les tables, sortant toute sa rage, toute sa frustration et toute sa détresse, pour finalement s'écrouler, se sentant bien avec cette douleur qu'elle avait provoqué elle-même. Elle se recroquevilla finalement dans un coin et se laissa aller. Après avoir hurlé sa haine et sa peine, elle pleura à n'en plus finir, elle ne voulait plus de tout ça, elle ne voulait plus se réveiller le matin avec cette douleur lancinante, aussi bien physique que psychologique. Elle ne voulait plus s'endormir le soir avec ce vide que sa sœur avait laissé, revoyant en boucle la scène, entendant ses dernières paroles résonner à son esprit presque tous les soirs. Tout était sa faute, c'est elle qui aurait dû mourir ce jour-là ! Les autres ne le savaient pas, mais à chaque fois qu'elle riait, chaque fois qu'elle passait un bon moment, la partie d'elle qui était morte avec sa sœur lui rappelait qu'elle n'était pas là pour profiter de ce moment, et cette culpabilité la rongeait. Mais elle ferait avec, comme toujours. Elle se releva donc, reprit un peu contenance et sortit de la pièce.
Elle passa son chemin sans faire attention à la personne qui était près de la salle, et ne l'ayant pas insonorisée, cette personne avait pu entendre ce qu'il se passait, et vit peut-être même la jeune fille sortir avec son regard froid et vide, mais Axelle ne l'avait pas remarquée, trop préoccupée à s'appliquer à faire réapparaître son sourire pour les autres.
Elle rejoignit donc finalement les autres pour annoncer que cette journée l'avait épuisée. En effet elle avait vu Anne près des autres et n'avait vraiment pas envie de s'imposer sa présence. Elle sourit donc aux autres et fit un signe aux deux professeurs attablées qui se dévoraient littéralement du regard avant d'aller dans son dortoir, prendre une longue douche brûlante et s'affaler dans un coin, un livre à la main, afin de ne plus se perdre dans ses songes. Elle se dit que personne ne la dérangerait, en effet c'était censé être son dortoir personnel, la direction s'étant dit que ça pourrait aider, et surtout parce que pour les actes accomplis au cours des précédentes années, Axelle et ses amis avaient pour certains pu être préfets, même si ce rôle convenait normalement aux sixièmes année. Elle se laissa donc emporter par sa lecture quand quelqu'un frappa à sa porte.
