Pour toi (the last)
Soul Society.
Les Capitaines Unohana, Ukitake et Kyoraku avaient, du mieux qu'ils pouvaient, essayé de rassembler des informations quand à l'endroit où se trouvaient les deux enfants. Ils allèrent voir Matsumoto. Au début, elle faisait mine de ne rien savoir, mais Unohana lui expliqua qu'elle était au courant depuis le début et que son Capitaine avait été la voir après la réunion des Capitaines. Pour les deux autres Capitaines, elle savait très bien qu'ils étaient du côté de son supérieur. Elle leur dit alors où ils étaient partis tous les deux mais qu'il fallait se dépêcher de les retrouver une fois là-bas car leur passage dans l'autre monde ne passerait sûrement pas inaperçu. Elle insista pour venir. Les autres Capitaines ne pouvaient pas lui refuser ils savaient qu'elle se faisait beaucoup de souci pour lui.
Ils allèrent alors dans le monde des humains sans perdre une instant, mais ils ne se rendirent pas compte que les forces d'espionnage de la deuxième division les suivaient.
Il arrivèrent dans le monde des humains assez rapidement. Maintenant, le temps était compté. Ils devaient retrouver au plus vite les deux jeunes gens.
Ce qu'ils ne savaient toujours pas, c'est que la deuxième division s'était dispersé un peu partout, eux aussi à la recherche du Capitaine Hitsugaya et de Makiko.
Monde des humains.
Toshiro écarquilla les yeux. Ils étaient arrivé, il sentait leur reiatsu. Il avait reconnu celui du Capitaine Unohana, Kyoraku et Ukitake. L'avait-elle trahie ? Non, ça ne lui ressemblait pas. Et puis, les deux autres Capitaines l'avaient toujours protégé.
Il remarqua un autre reiatsu. Matsumoto. Pour était-elle venue ? Il ne voulait pas la mêler à tout ça.
Il se leva brusquement. Il n'y avait pas qu'eux. Il percevait d'autres reiatsu. Les forces d'espionnage, sûrement accompagné du Capitaine Soi Fon. Combien de divisions avaient-elles été mobilisées pour eux ? Avait-il déclenché une guerre ? Ce n'est pas ce qu'il voulait, il ne pensait pas que tant de personnes avaient été requise ?
- Quelque chose ne va pas, Toshiro ?
Il se tourna vers son amie qui venait de se réveiller. C'est étrange, elle n'avait pas grandit, c'est comme si elle allait suivre son rythme de croissance à lui.
- Je crois bien que les force de la Soul Society sont arrivés. Il y a toute la deuxième division qui est là. Le point positif, c'est que je suis sûr que nous avons au moins quatre allié (il lui donna leur description ou leur noms). Au fait, dit-il pour changer de sujet, on dirait que tu n'a pas grandi cette nuit.
Makiko regarda son corps, c'est vrai qu'elle n'avait pas changé d'apparence. Ça ne la perturbait pas plus que ça elle était plutôt contente de rester de la même grandeur que son ami.
- Tu sais, je crois que j'ai une idée sur le sujet..., comment allait-elle dire ? Eh bien c'est depuis que j'ai compris qu'avec toi...sûrement que ce qui s'est passé hier n'y est pas pour rien...Mon corps a probablement réagit tout seul...Enfin, tu vois ce que je veux dire..., essaya t-elle de dire.
Il hocha la tête en guise de réponse. Il avait très bien comprit. Il trouvait cette situation vraiment étrange mais ça ne le dérangeait pas. Maintenant, il fallait qu'ils se concentrent sur la situation présente.
- On va devoir partir d'ici rapidement, je ne pense pas que la barrière de kidô que j'ai dressé autour de cet endroit tienne bien longtemps. On laisse tout ici ou on les détruit. On ne peut pas s'encombrer de choses inutiles.
Il brûlèrent leurs affaires et partirent sans laisser de traces. Ils cachaient toujours leur reiatsu. Ils devaient faire très attention. Ils coururent longtemps. A un moment, Makiko arrêta son ami.
- Toshiro, pourquoi doit-on fuir, toujours fuir ? Je n'en peux plus, il faut qu'on arrête ça.
- Makiko, je n'ai pas envie de fuir non plus, c'est simplement que si ils nous retrouvent, ils te turont. Ca ne m'étonnerais pas qu'ils nous aient déjà classé ennemis numéro un. On n'a plus le choix, je suis désolé...
Ils continuèrent. Aucun des deux ne parlait. Il ne savait pas jusqu'où ils allaient aller. Ils se débrouilleraient, tant pis. Makiko savait se défendre maintenant. Il fut interrompu dans se pensées lorsqu'un espion de la deuxième division se tenait devant eux, puis, plusieurs arrivèrent. Ils étaient encerclés au milieu d'une dizaine de soldats. Ca va, il n'y en avait pas beaucoup. Toshiro et Makiko se retrouvèrent dos à dos.
- Capitaine Hitsugaya, rendez-vous et donnez nous cette fille !
Il sourit.
- Tu pense que ça va aller ?
- Oui ne t'en fais pas, tu m'a apprit comment me défendre.
- C'est vrai...ne les tuent pas et ne les blessent pas gravement...Ah oui, une dernière chose.
- Laquelle ?
Il lui prit la main : « Ne meures pas »
Ils lancèrent sur la troupe de shinigamis et avec plusieurs techniques, ils les mirent hors-combat. Le petit génie n'eut même pas à dégainer son zanpakutô. Dès qu'ils eurent fini, ils se dépêchèrent de partir avant que les renforts n'arrivent. Ils se retrouvèrent en ville. Mais par mal-chance, il y avait des soldats dans chaque rues. Le soir commençait à tomber, ils pourraient profiter de l'obscurité pour se faufiler plus facilement.
- Il faut qu'on trouve un des Capitaines, dit soudain Makiko.
- Pourquoi ?
- Il se pourraient qu'elle persuade les autres à ne plus nous poursuivre et leur dire nos réelles intentions.
Oui, ils pouvaient faire ça. De toute façon, il n'y avait plus grand chose à faire, alors autant essayer.
Il les cherchèrent pendant longtemps. Ils faisaient perdre conscience à chaque shinigamis qu'ils croisaient. Heureusement, ils ne tombèrent pas sur leur Capitaine. Il se mit à pleuvoir.
Puis petit à petit, les lieux furent de moins en moins remplit d'espions. C'était bizarre...Qu'est-ce qu'ils cherchaient à faire ?
Ils s'avancèrent prudemment à l'intérieur de ce qui devait être une grande cour. Immédiatement, ils furent encerclé par le quasi total des espions. Soi Fon apparut devant eux.
- Maintenant, ça suffit, arrêtez de fuir et rendez-vous, cria t-elle.
- Jamais ! Si on fait ça, vous la tuerez ! Lui répondit le shinigami aux cheveux argentés.
- Tu la protège malgré qu'elle représente un danger et qu'elle te conduise à perdre ton poste de Capitaine, c'est ridicule !
- Tais-toi ! Je sais déjà tout ça et alors ?
Quatre ombres apparurent subitement devant les deux enfants, leur faisant dos.
- On dirait qu'on a commencé la fête sans nous ? dit Kyoraku.
- Qu'est-ce que vous faites là ? Pourquoi êtes-vous venus ?
- D'après toi ? Pour te sauver voyons ! lui répondit Unohana.
- Ne vous en mêler pas..., commença t-il mais il fut arrêté par Makiko.
- C'est bon, Toshiro, ils sont là, on peut pas refuser leur aide.
- …
- Capitaines Kyoraku, Unohana, Ukitake et vice-Capitaine Matsumoto, je dois comprendre que vous vous joignez à eux. Vous êtes donc des complices.
- Si tu veux nous appeler comme ça, libre à toi, lui assura Kyoraku.
- Très bien, attaquez ! Lança t-elle.
Les espions se jetèrent sur eux. Ils réussirent à esquiver leur attaques. Ce petit manège dura environs dix minutes et soudain, un shinigami planta son couteau dans la poitrine de Makiko, juste à côté de son cœur. Toshiro se retourna et aperçu son amie au sol, les mains sur la plaie, pour arrêter hémorragie. « Makiko ! » cria t-il. Et presque aussitôt, cinq hommes foncèrent sur elle leur poignard levés, prêt à trancher.
Mais juste avant qu'ils ne l'attaquèrent. Une ombre apparut devant eux. Le sang jaillit. Makiko avait les yeux rivés sur lui. Toshiro les repoussa d'un coup de sabre et le Capitaine Kyoraku apparut pour s'occuper de ces espions.
- T-Toshiro..., bégaya t-elle.
- Ne t'inquiètes pas, ils n'ont pas touché mes points vitaux...En revanche toi, tu es blessé, et ça a l'air grave...s'inquiéta t-il.
- Non, ça va aller, ne t'inquiètes pas, je vais bien.
Elle toussa du sang. La pluie qui tombait étalait le liquide rouge un peu partout.
- Il ne faut pas rester ici, c'est trop dangereux ! Finit-il par dire.
Il l'aida à se relever et mit un de ses bras par dessus son épaule. Elle était de plus en plus faible, il le sentait. Il ne fallait pas qu'elle meure, il avait encore besoin d'elle. Non, il écarta cette idée de sa tête : elle ne mourrait pas.
Couvert par les autres Capitaines et Matsumoto, ils se glissèrent hors du champs de bataille, pour aller dans la rue parallèle. Il déposa Makiko doucement sur le sol. Le Capitaine Unohana arriva bientôt au près d'eux. Elle se pencha sur la jeune fille et commença la procédure pour la soigner.
Elle écarquilla les yeux. Toshiro le vit et la prit à part.
- Un problème, demanda t-il la voix tremblante ?
- Je...je ne comprend pas. Son corps refuse d'accepter les soins. Une de ses artères a été touché. Elle...elle n'a plus longtemps à vivre, je suis désolé.
Une boule se forma dans le ventre du jeune shinigami et sa gorge se noua. Il se rapprocha de son amie, s'assit et installa son amie dans ses bras. Matsumoto arriva et monta la garde. Elle surveillait en même temps les deux jeunes qui étaient derrière elle.
- Alors, qu'est-ce qu'a dit le médecin ? Demanda t-elle la voix faible.
- Tu...tu vas t'en sortir, mentit-il.
- Ton regard ne dit pas la même chose..., sourit-elle doucement.
Il essaya de lui sourire aussi en retour, mais n'y parvint pas. Il était dévasté. Il ne savait plus quoi faire. Il voulait qu'elle vive. Il ne voulait pas la perdre comme il avait perdu Momo (en quelques sortes). Sa tristesse devint plus forte quand cette pensée lui traversa la tête. Il se trouvait nul, il ne pouvait rien faire pour la sauver. Il sentit les larmes lui monter aux yeux.
- Makiko..., sa voix s'étrangla.
- Je sais que je n'ai plus longtemps à vivre, Toshiro. Mais je voulais que tu saches que j'ai aimé la vie que tu m'a fait vivre. Tu es la personne qui est la plus chère à mes yeux et je n'aurais pas pensé te perdre aussitôt après t'avoir rencontré...
Il la regarda dans les yeux, un voile était en train de se déposer dessus. Ses mots lui avaient enfoncés un pieux encore plus douloureux dans le cœur. Des larmes lui dévalèrent les joues. Elle ne les voyaient sûrement pas à cause de la pluie.
- Tu es triste ? Lui damanda t-elle avec le peu d'énergie qui lui restait.
- Bien sûr que je le suis ! Tu es mourante !..., il se calma un peu, mais ses larmes n'arrêtaient de couler. Je...j'aurais tellement voulu que tu reste plus longtemps...Tu...tu as réussit à me redonner le sourire que j'avais perdu depuis longtemps...Je ne pourrais jamais assez te remercier pour m'avoir aidé à ouvrit les yeux...Je...je...
Sa souffrance était trop forte, il ne pouvait plus la supporter. Il éclata en sanglot tout en serrant le corps de Makiko dans ses bras. Il ne pouvait pas s'arrêter, ce sentiment l'écrasait. Makiko aussi pleurait. Elle rassembla le peu de force qui lui restait et prit la tête de Toshiro dans ses mains. Elle le regarda dans les yeux un instant et lui dit :
- C'est la fin, Toshiro, je suis désolé que ça se finisse comme ça, j'aurais tellement souhaité rester à tes côtés pendant un peu plus longtemps...
Elle colla ses lèvres contre les siennes une dernière fois. Aucun des deux ne voulait se séparer de l'autre et voulait immortaliser cet instant pour toujours. Ils pleuraient tous les deux.
Makiko commença à s'évaporer en lueurs bleues. Ils restèrent l'un contre l'autre jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien dans les bras de Toshiro.
Il continuait à pleurer doucement. Il lui restait dans la main, le ruban rose qu'il lui avait offert. Il le sera contre lui. La pluie continua de tomber.
Épilogue
Soul Society.
Cela faisait une semaine que Makiko avait disparut. Ils étaient tous rentrés à la Soul Society. Les Capitaines avaient expliqué au Commandant la vérité sur les évènements qui venaient de se produire. Ils se firent cependant un peu réprimandés. De même pour Matsumoto.
Le comportement qu'avait eut le Capitaine Hitsugaya, n'avait pas du tout plu au Capitaine en chef. Il avait même pensé à l'envoyer à la Chambre des 46 pour qui lui prononcent une sentence digne de l'attitude qu'il avait eut. Mais il renonça à cette idée, car grâce à ce qu'avait dit les Capitaine partis en renfort pour Hitsugaya, il comprit que ce n'était pas le seul fautif dans cette histoire. Il eut le droit simplement de se faire sermonner par le vieux. Mais il ne l'écoutait pas totalement, il s'était replongé petit à petit, dans l'obscurité. Un léger voile avait recouvert ses yeux.
Après avoir fait ses adieux à Makiko, il avait été soigné. Il avait d'ailleurs encore des bandages sur lui. Il avait l'impression qu'il était condamné à rester comme ça toute sa vie.
Puis un jour, Makiko lui apparut en rêve. Elle lui dit de ne plus s'en faire pour elle, et qu'il était tant d'aller de l'avant. Si elle lui avait redonné le sourire, ce n'était pas pour qu'il le reperde encire une fois.
Elle avait raison. Il ne fallait pas qu'il redescende. Il allait la situation.
Les jours suivants, il reprit son comportement habituel, pas celui qu'il avait eut après la mort de Makiko, mais celui auquel était habitué tout ses proches. Matsumoto décida que c'était le moment de « les » lui donner.
- Capitaine ?
- Qu'est qu'il y a encore ?
- Eh bien, quand vous étiez avec Makiko, je n'ai pas pu m'empêcher de prendre quelques clichés de vous avec elle, et je me suis dit que ça vous ferez plaisir..., elle lui donna les photos.
Il les regarda. Vraiment, Matsumoto exagérait parfois, mais il ne pouvait pas la blâmer pour ça. Et pour la première fois depuis son retour à la Soul Society, il souri. Il conserva les photo dans un tiroir, sauf une qu'il encadra.
Maintenant sur une étagère, on pouvait observer le Capitaine Hitsugaya en compagnie d'une petite fille aux cheveux noirs et aux grands yeux bleus, assis sur une terrasse, en train de rire ensemble.
FIN
