Hello !
Voilà le quatrième chapitre. C'est surtout un chapitre de transition, il ne s'y passe rien de vraiment exceptionnel. Mais il est nécessaire au déroulement de l'histoire.
En tout cas, je vous remercie une fois de plus pour vos reviews, mise en favs ou en follow. Tout ça me motive à écrire toujours plus !
Je suis également ravie de voir avec quel entrain ma nouvelle fiction a été accueillie. Pour ceux qui ne seraient pas au courant, c'est un UA Newtmas, se déroulant dans un cirque. Le premier chapitre est en ligne, et vous pourrez retrouver cette fic sur mon profil. )
Voilà, on se retrouve en bas, bonne lecture !
- Hé mec, ça va ?
Le brun pose rapidement son regard sur son ami. Ce dernier le regarde étrangement, une lueur inquiète sur le visage. Retenant une fois de plus ses larmes, Thomas hoche la tête. Il n'allait rien dire à Minho. Personne ne devait savoir.
.X.
- Du coup, on a opté pour une journée et une nuit entières au Gnouf.
Thomas soupira, passant lentement une main dans ses cheveux. Newt venait de lui apprendre ce qu'il avait décidé, avec l'aide de quelques matons, quant à la sanction de Thomas. Ce dernier n'était pas vraiment ravi, mais il se trouvait déjà largement chanceux. Il aurait pu écoper de bien pire.
- Estime-toi heureux, Tocard, reprit le blond. Tu pourras dormir sans entendre aucun ronflement.
Un rire sans joie lui répondit. Il allait surtout rester vingt-quatre heures assis sur une chaise à se triturer les méninges. Sans pouvoir se dégourdir les jambes. Et Dieu savait à quel point c'était vital pour le jeune homme. Il se contenta donc d'un nouveau soupir. Hm, il n'était pas au top niveau communication aujourd'hui. Ce qui sembla d'ailleurs déplaire à Newt, puisque celui-ci ne dit plus un mot.
Après cinq bonnes minutes de marche en direction de l'infirmerie, Newt s'arrêta brusquement. Thomas, surpris, stoppa également son avancée, haussant un sourcil interrogateur du côté du blond. Celui-ci sembla hésiter, et passa rapidement sa langue sur ses lèvres. Ce geste électrisa le coureur qui fut parcourut d'un frisson. Par chance, il ne sembla pas être remarqué car son camarade ne fit aucune remarque.
- Newt, commença Thomas, tu me fais flipper là. Qu'est-ce que tu as ?
- Cette fille. Tu la connais.
Le brun fronça les sourcils, avant de comprendre les dires de son interlocuteur. La fille. Celle qui était arrivée au Bloc quelques heures plus tôt, et qui avait provoqué l'incompréhension parmi les blocards. Il avait effectivement eu une impression de déjà-vu en la voyant. Comme s'il la connaissait, d'une quelconque manière. Pourtant, il ne parvenait pas à se remémorer la moindre chose la concernant.
Face à lui, le blondinet continuait de le fixer, attendant visiblement une réponse. Thomas ouvrit la bouche, puis la referma. Pour finalement la rouvrir.
- Je… J'en sais rien en fait…
Newt croisa les bras sur son torse sans quitter le brun du regard. Il avait les sourcils légèrement froncés et ne semblait pas convaincu le moins du monde.
- Je suis sûr que si.
- Et puis même, réagit Thomas, si c'était le cas, quel serait le problème ?
- Ce serait bizarre. Personne ici ne se souvient de quoi que ce soit, exceptés ceux ayant subi la Transformation. Donc si tu te rappelles d'elle, il y a quelque chose qui cloche.
Un silence s'ensuivit. Les deux garçons se faisaient face, se jugeant du regard. Thomas avait posé ses mains sur ses hanches et réfléchissait aux paroles du blond. Il avait parfaitement raison. S'il avait cette impression de connaitre cette fille, ce n'était certainement pas anodin.
- Il y a autre chose, Newt.
- Pardon ?
- Il y a autre chose qui te perturbe, précisa Thomas.
Le Second fronça un peu plus les sourcils en secouant la tête.
- Non, il n'y a rien d'autre, déclara-t-il.
- Je suis sûr que si.
Quelques secondes passèrent. Même s'il ne pouvait rien affirmer, Thomas avait la désagréable impression que l'arrivée de cette fille avait un impact sur le comportement de Newt. Pourquoi semblait-il lui en vouloir ? Pourquoi le fait qu'il se souvienne avoir connu cette fille semblait tant frustrer le blond ?
- Détrompe-toi, fut la seule réponse du jeune homme.
Et il se remit en route, n'offrant plus aucun regard à Thomas.
.X.
Les yeux fermés et les bras ballants, le jeune homme respirait difficilement. Sa poitrine se soulevait irrégulièrement, rendant chaque inspiration plus laborieuse que la précédente. Qu'avait-il fait dans sa vie antérieure pour mériter d'être envoyé ici ?
Soudain, deux bras se posèrent doucement sur ses épaules, provoquant un sursaut de la part du brun. Il s'apprêtait à ouvrir les yeux mais fut complètement coupé dans son élan. La personne face à lui venait de poser son front contre le sien. Et Thomas était persuadé de connaitre l'identité de cette personne. Il se sentait capable de deviner sa présence par ses gestes. Comme s'il avait assez longuement observé et senti les actions de Newt.
- Newt, murmura-t-il, qu'est-ce que tu fais ?
- Ce n'est pas ta faute Tommy, répondit le blondinet sur le même ton. Ne pense surtout pas ça.
Thomas se recula en secouant la tête. Bien sûr que si, tout cela se produisait à cause de lui. D'après ce qu'on lui disait, tout allait parfaitement bien avant son arrivée. C'était donc lui le seul et unique responsable. Indéniablement.
- Alby… Il me l'a dit, souffla-t-il. Il a juré qu'il m'avait vu, et que tout ça était à cause de moi. Que j'étais un menteur et un traitre et… je sais plus.
Ils revenaient de l'infirmerie. Leur visite auprès d'Alby aurait pu se passer normalement, sans qu'aucun incident n'ait lieu. Mais, il semblerait que où qu'il aille, Thomas amenait toujours des soucis. Le Chef l'avait agrippé violemment en lui hurlant dessus qu'il était responsable, et que les Créateurs l'avaient envoyé là pour leur faire encore plus de mal. Au moment où il avait semblé sur le point d'avouer quelque chose, il avait voulu s'étrangler. Lui-même. Newt et Thomas avait eu bien du mal à le faire lâcher prise avant qu'il ne se tue. Et, comme toujours, Thomas culpabilisait.
Mais Newt semblait vouloir lui changer les idées. Sans un mot, ni pour le traiter d'idiot, ni pour lui demander son avis sur ce qu'il s'apprêtait à faire, il glissa sa main dans celle du brun. Ce dernier écarquilla les yeux, surpris. Il l'interrogeait du regard, mais Newt ne prit pas la peine de lui expliquer son geste. A la place, il prit la direction de la forêt en l'entrainant avec lui.
Thomas ne protesta pas un instant. Il aurait bien aimé le faire, dire au blondinet qu'il n'avait pas envie de parler et préférait être seul. Mais il n'aimait pas mentir. Et il devait bien avouer que le contact du Second parvenait bien souvent à le détendre. Même inconsciemment.
Alors, une fois qu'ils furent au même endroit que la veille, ils s'installèrent tous les deux sur le sol, dos à l'arbre une fois de plus. Newt avait lâché la main du brun pour pouvoir s'asseoir sans trop malmener sa jambe. Après un petit moment de silence, Thomas décida de poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis quelques jours.
- Newt, qu'est-ce que tu as à la jambe ?
Le jeune homme grimaça légèrement avant de passer une main dans ses cheveux. Et le plus jeune ne put s'empêchait de trouver ce geste un peu trop mignon.
- Ce n'est pas une histoire à raconter avant d'aller dormir, déclara sombrement le blond.
- Tant mieux, ce n'est pas l'heure.
Un soupir sortit des lèvres de Newt. Il s'appuya un peu plus au tronc en fixant son regard sur un point devant lui. Thomas avait remarqué qu'il faisait souvent ça lors des discussions peu joyeuses. Pour le moment, il attendait, tentant d'imaginer ce qu'il avait pu arriver à Newt pour qu'il en obtienne une patte folle. Mais celui-ci changea soudainement d'avis.
- Je n'ai pas envie d'en parler, dit-il en haussant les épaules.
Légèrement déçu, Thomas baissa les yeux vers ses mains et constata qu'il avait commencé à arracher l'herbe sur le sol par petites touffes. Certainement un geste inconscient puisqu'il ne s'en était même pas rendu compte. Peut-être une habitude de sa vie d'antan.
- Très bien.
De longues minutes passèrent sans qu'aucun ne reprenne la parole. Ce moment de silence aurait pu être gênant, mais ce n'était pas le cas. Du moins, Thomas ne ressentait qu'une seule chose; le soulagement. Certes, il était angoissé et habité par l'incompréhension. Alby avait failli mourir de sa propre main et le traitait comme un criminel. Il avait de quoi s'inquiéter… Mais la présence de Newt à ses côtés l'apaisait, alors même que ce dernier ne parlait pas. Il n'y avait même pas un contact entre eux. Pourtant, Thomas devait se résoudre à affirmer qu'il se sentait bien mieux en compagnie du Second.
- Bon, c'est pas tout ça, déclara finalement le blond. Mais j'ai faim. Et ta punition va bientôt commencer.
Déçu de devoir quitter cet endroit pour retrouver les regards méfiants des autres garçons, le brun ne retint pas un soupir. Ce qui arracha un petit ricanement de la part de Newt. Vive le soutien.
.X.
Après un bon repas, tous les Blocards se dispersèrent. Certains allaient près du feu, dans le but de discuter avec leurs camarades. D'autres s'empressaient de se diriger vers les hamacs, désireux de s'endormir au plus vite. Mais deux de ces garçons ne faisaient ni l'un, ni l'autre.
Le nouveau et le Second marchaient tranquillement vers le Gnouf. Enfin, tranquillement du point de vue du blond. Thomas, lui, entortillaient nerveusement ses doigts entre eux. Il n'avait aucune envie de rester enfermé vingt-quatre heures dans cette pièce complètement isolée du reste. Lorsqu'il se trouvait seul et sans aucune occupation, son cerveau le torturait. Il laissait ses réflexions se succéder, les questions s'enchainant sans relâche dans son esprit. Et il détestait les migraines qui venaient ensuite.
Une fois arrivés à destinations, les jeunes hommes s'arrêtèrent. Newt ouvrit la porte –qui ressemblait fortement à celle d'une prison- et Thomas s'avança docilement vers elle. Mais une main sur sa hanche le dissuada de faire un mouvement de plus. Il se figea, le souffle soudainement plus irrégulier. La main de Newt effectua une petite pression sur sa taille pour qu'il se tourne vers lui. Ce qu'il fit en déglutissant difficilement. Il croisa le regard du blond, et dut se faire violence pour ne pas détourner les yeux. Parce que fixer le jeune homme comme cela le rendait mal-à-l'aise. Mais ces deux prunelles ambrées l'attiraient également sans qu'il ne puisse faire quoi que ce soit pour empêcher cette hypnotisation.
La main libre du blond commença à s'approcher lentement du visage de Thomas. Son cerveau, habituellement en fonctionnement continu, planta. Il n'arrivait plus à se concentrer pour réfléchir à ce que son ami s'apprêtait à faire. Et il était… tétanisé. Mais, alors que les doigts de Newt effleuraient sa joue, il stoppa tout mouvement. Toujours immobile, Thomas ne remarqua même pas qu'il avait arrêté de respirer.
- Amuse-toi bien, dit finalement Newt en le poussant légèrement à l'intérieur.
Ce ne fut qu'au moment où il s'installa sur la seule chaise de ce trou que son cerveau se remit en marche. Qu'est-ce que Newt avait voulu faire avant de finalement se raviser ? Lui qui avait déjà assez de soucis et de questions sans réponses comme ça, pourquoi avait-il fallu que son aîné fasse le nécessaire pour provoquer d'autres interrogations dans la tête du brun ? La migraine risquait de se présenter plus tôt que prévu, finalement.
Il est vrai que je suis passée très rapidement sur l'arrivée de Teresa et le comportement d'Alby. Excusez-moi pour ceux que cela embête, mais cette fiction est vraiment centrée sur la romance, sur l'histoire de la relation entre Newt et Thomas. C'est donc pour cela que je ne fais souvent qu'énoncer les événements se passant en dehors de la romance. J'espère que cela ne vous gène pas trop. :/
En tout cas, j'espère que ce chapitre vous aura plu. Je vous dis à bientôt pour la suite, et à très bientôt pour le deuxième chapitre de « Ladies and Gentleman, welcome to Calypso », ma nouvelle fiction. :D
Des bisous !
Mellark-Newtmas
