Titre : L'antre des Maraudeurs
Résumé : Harry se retrouve dans le passé, un passé alternatif ou les Maraudeurs n'existent pas. Son père, Sirius et Remus ne sont pas amis. Harry se met en tête de changer ça.
Disclaimer :
Pairing : Slash, Het, Yaoi
Rating : T
Nbr de chapitres : 19 (ou 20)
Auteure : EpsilonSnape
Beta : Pauu-Aya
NdA :
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Chapitre 04
Un ami ?
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Lorsque Harry arriva devant le pan de mur qui cachait la Salle Commune des Serpentards, il fut surpris de ce qu'il y découvrit. Contrairement à ce qu'il connaissait de l'entrée des serpents de son époque, celle-ci était assez différente. A la place du mur totalement vide, il y était apposé un imposant tableau : une hydre à six têtes sur fond vert, arborant fièrement le blason de la maison serpentard.
« Qu'est-ce que… ? » murmura Harry.
« C'est Fidelis, » dit Nott en s'approchant de lui. « Elle est la gardienne de notre Salle Commune. »
« Attention, » déclara Sirius. « C'est une vraie tête de cochon, et si tu lui déplais, elle n'hésitera pas à soudoyer Poudlard et ses escaliers mouvants pour te faire tomber. »
« Wow… »
« Mimbletonia fungus, » déclara l'un des préfets à voix haute pour que tout le monde l'entende.
Le tableau pivota sur ses gonds invisibles et découvrit un trou dans le mur en pierres brutes. Les Serpentards entrèrent et se dispatècherent dans la pièce principale, attendant visiblement quelque chose.
Avant qu'Harry ne puisse demander ce qu'il se passait, la porte s'ouvrit à nouveau pour laisser passer l'homme bedonnant qui l'avait accueilli et qui était maintenant son chef de maison : le Professeur Slughorn.
« Mes chers serpents, » dit-il avec joie et une affection non dissimulée. « Je suis heureux de revoir les anciens en pleine santé et de rencontrer les nouveaux venus. Nous allons partager une nouvelle année et il est de mon devoir de faire le discours habituel. Pour ceux qui l'ont déjà entendu, je pense que le répéter ne vous fera pas de mal, » expliqua-t-il avec un sourire amusé vers un groupe de jeunes.
Il s'éclaircit bruyamment la voix et reprit son discours :
« Durant les dix prochains mois, Serpentard sera votre famille. Une famille un peu laissée pour compte par les autres, une famille souvent jugée, souvent dépréciée. Mais depuis des centaines d'année, cette mise à l'écart fait notre force. Comme une véritable famille, vous pourrez vous disputer, vous pourrez vous battre, vous pourrez dire du mal les uns des autres, mais je veux que tout cela se fasse entre ses murs, dans votre maison. En dehors de cet espace, en dehors de cette Salle Commune, vous vous présenterez comme un front uni, confiant, sans faille. »
Harry était très surpris par cette diatribe. Il le fut encore plus par les acquiescements enthousiasmés et les quelques applaudissements des élèves. Les Serpentards se sentaient-ils exclus, depuis si longtemps ? Etaient-ils rejetés à ce point par les autres maisons ? Il ne s'en était jamais rendu compte, mais il était vrai que, alors qu'il n'avait pas encore mit le pied à Poudlard, il avait déjà catalogué les Serpentards comme étant mauvais.
« Comportez-vous comme bon vous semble, mais surtout, restez fidèles et dignes représentants dans votre maison. Vous êtes ici pour une raison, ne la gachez pas. »
Avec ces derniers mots, le professeur tourna les talons et se dirigea vers le tableau pour sortir. Harry, enhardi par les paroles de celui qui était maintenant son référent, courut après lui, à contre-sens des élèves qui partaient en direction de leur dortoir.
« Professeur ! » haleta-t-il lorsqu'il fut derrière lui.
« Oui, Taylor ? » demanda l'homme en se retournant.
« Je… Je n'ai pas été très bien orienté pour ma future carrière et certains de mes camarades de classe m'ont conseillé d'en parler avec vous. »
« C'est une très bonne idée Monsieur Taylor. Et vous vous y prenez tôt, c'est très intelligent de votre part. Vous pourrez venir me voir dans mon bureau demain après le dîner. Vos camarades vous montrerons le chemin. Bonne nuit. »
De sa démarche légèrement pataude, il partit enfin, laissant les élèves entre eux.
Harry se retourna et vit que Sirius et Rosier l'avait attendu, certainement dans le but de lui montrer la chambre qu'ils partageraient dorénavant.
« Merci, » marmonna-t-il après les avoir rejoints.
Ils l'escortèrent dans un long couloir sombre, muni de portes de chaque côté. Harry comprit facilement que les dortoirs des garçons étaient à droite et ceux des filles à gauche. Apparement, les sortilèges pour protéger celles-ci des intrusions, comme dans les dortoirs Gryffondors n'étaient pas nécessaires ici. A la quatrième porte, Sirius s'arrêta et l'ouvrit.
La pièce était rectangulaire et sombre. Elle était en pierre brute et éclairée par des torches et des bougies. Sur les différents murs, il y avait des tentures représentant des exploits de personnes qu'Harry ne connaissait pas. Sur l'un des pans de pierres, il y avait deux portes, donnant sur deux salles de bain, chacune munie de deux cabines de douche, d'un WC, d'un urinoir et d'un lavabo surplombé d'un miroir. Dans la chambre, il y avait aussi deux petits bureaux et deux chaises qu'ils devaient probablement se partager. C'était l'idéal pour travailler au calme par rapport à la Salle Commune.
Sur le mur opposé aux portes, il y avait cinq lits en bois noir et aux rideaux verts. Les draps étaient, sans surprise, couleur argent. Chacun possédait une petite table de chevet et leur malle avait été déposée au bout de chacun des lits. Harry reconnut le sien tout au fond et fut heureux de voir la cage de transport ouverte, Merline dormant sur l'édredon.
Il s'approcha en vitesse et caressa la fourrure douce. Le Fléreur lui offrit quelques ronronnements de reconnaissance et continua sa sieste.
« J'espère que personne n'est dérangé à l'idée qu'il y ait un félin dans le dortoir ? » dit Harry lorsqu'il se rendit compte du silence pesant.
« Je préfère les chiens… » grogna Sirius, commençant à sortir ses affaires de sa valise.
« Tant qu'il ne m'approche pas trop… » déclara Nott avec un haussement d'épaule.
Snape se contenta d'un signe de tête qui pouvait signifier soit "C'est mon animal préféré" soit "Je vais l'égorger pendant ton sommeil" et alla dans la salle de bain.
Rosier en revanche, s'avança vers l'animal, un sourire aux coins des lèvres.
« J'aime beaucoup les Fléreurs. Malheureusement, ma petite soeur y est allergique. Comment s'appelle-t-il ? »
« Merline. C'est une femelle. Elle est douce et plutôt gentille. Elle ne devrait poser de problème à personne. Comment pourra-t-elle sortir ? » demanda Harry lorsqu'il se rendit compte qu'il ne savait rien de la façon de vivre à Poudlard pour les animaux.
« Ne t'inquiète pas, » répondit Rosier, souriant lorsque Merline releva la tête vers lui, les yeux curieux. « Il y a des chatières un peu partout pour les chats, les rats et les crapauds. Elle pourra aller et venir comme elle en aura envie. Généralement, les animaux de compagnie restent tout de même dans le confort des chambres, même si elle ira surement se dégourdir les pattes. »
« Tu entends ça ma belle ? »
Elle lui répondit par un petit couinement et Harry rougit lorsqu'il se rendit compte qu'il avait parlé à son chat en minaudant complètement, face à quatre garçons qu'il ne connaissait pas encore. Rosier se contenta d'un sourire et retourna à son lit - le tout premier - pour déballer ses affaires.
Harry soupira de soulagement, il avait vraiment très envie de dormir à présent. Il ouvrit sa malle, prit ses affaires de toilette, son pyjama et sa serviette. Il remarqua que l'une des salles de bain était déjà occupée par Sirius et Nott et entra alors dans la deuxième, occupée par Snape.
Celui-ci sortait de la cabine de douche, une serviette enroulée autour des hanches. Il était maigre, comme Harry, il avait la peau très pâle, contrastant exagérément avec ses cheveux noirs de geai.
C'était très perturbant de voir ainsi celui qui avait été son professeur aigri. Il l'avait terrifié, insulté, détesté, intimidé et il était maintenant devant lui, mouillé et en serviette, étriqué et presque penaud.
« Un problème Taylor ? » grogna Snape.
Harry se secoua, mortifié d'avoir fixé son camarade de classe à moitié nu pendant si longtemps.
« Non, pardon ! » s'exclama Harry. « Je… J'ai eu une longue journée. Et puis… En Australie, chaque élève possède sa propre chambre et sa salle de bain. C'est déroutant de partager ces moments. »
« Quelle chance, » grogna à nouveau Snape en brossant ses cheveux. « J'aimerais beaucoup ne pas avoir à partager avec cette bande d'imbéciles. »
« Tu n'aimes donc personne ? » ricana Harry.
« Personne ne m'a jamais vraiment donné de raison de le faire… »
« C'est… triste. Alors avec Black, c'est toujours comme ça ? » demanda Harry en entrant dans la cabine de douche.
« Black est de la même espèce que Potter. Il a beau passer son temps à l'insulter et à lui chercher des noises, il est tout aussi arrogant et méprisant. Nous montrons un front uni devant les autres maisons, mais il me méprise. »
« Pourquoi ? » demanda Harry en frottant frénétiquement ses cheveux avec son shampoing, crachant l'eau qui était entrée dans sa bouche.
« Je ne suis pas Sang-Pur. Tu as un problème avec ça ? » grogna Snape sur la défensive.
« Je ne le suis pas non plus, » répondit Harry avec désinvolture. « Je me moque pas mal des statuts de sang. Ma meilleure amie est une Née-Moldue. »
Il y eut un silence durant lequel son camarade de chambre sembla peser le pour et le contre avant de parler à nouveau.
« Il a beau insulter sa famille à cause de l'importance qu'ils accordent aux sangs, Black se sent supérieur parce qu'il fait parti de ce club fermé des Sangs-Purs. Je ne viens pas d'une famille riche, loin de là. Je ne suis qu'un Sang-Mêlé, mais je suis plus puissant que lui. Il ne l'accepte pas. »
« C'est… Incroyablement idiot, » dit Harry en sortant rapidement de la cabine, sa serviette autour de la taille.
Snape était vêtu d'un pyjama noir défraîchi et trop grand, l'air revêche.
« Parce que Black est idiot, » grogna-t-il.
« Il est peut-être simplement perdu… Il a eu une éducation de Sang-Pur mais s'est révolté contre ça. C'est certainement- »
« Par Merlin… » le coupa Snape. « Serais-tu un Serpentard compréhensif et empathique ? » dit-il, une pointe de dégoût dans la voix, bien qu'Harry ressente son amusement.
« Je plaide coupable, » ricana Harry, mettant son pantalon de pyjama sous sa serviette. « J'ai bien trop souvent été jugé pour le faire à mon tour. »
« Ok Taylor. Tu es peut-être moins idiot que la plupart des imbéciles qui partagent ce dortoir, » déclara Snape avec un sourire narquois avant de quitter la pièce.
Harry sourit à son tour et continua de s'habiller. Il rangea ses affaires dans le casier à son nom qui était dans le mur qui séparait les deux salles de bains. Chaque casier avait deux portes, une de chaque côté du mur, permettant ainsi d'accéder à ses affaires, quelque soit la pièce. Il se brossa les dents, mit ses vêtements sales dans le panier à linge et rejoignit son dortoir. Sirius et Rosier était en train se battre avec leur oreiller, Nott était toujours dans la salle de bain et Snape était assis en tailleur sur son lit, plongé dans un grimoire.
Harry s'approcha de son propre lit et se glissa sous les draps. Il posa ses lunettes sur sa table de chevet et souffla longuement, se détendant enfin.
« Hé Taylor ? » appela Snape.
« Hum ? »
« Tu pourrais rappeler cette… chose ? »
Harry se redressa, plissant les yeux pour voir de quoi son camarade parlait. Il étouffa un rire lorsqu'il vit Merline qui, tranquillement, tâtait les jambes de Snape pour pouvoir s'y installer. Celui-ci, pétrifié, regardait le Fléreur avec les yeux légèrement écarquillés. Ses mains étaient relevées, comme pour laisser la place nécessaire à l'animal qui piétinait son espace personnel.
« Tu n'avais pas dit qu'elle était craintive ? » ricana Sirius. « Franchement. Rien ne devrait plus faire peur que le visage de Snape. »
« Ferme-la… » grogna Harry, exténué, à la grande surprise de tout le monde. « Si Merline à décidé de s'approcher de Snape, c'est parce qu'elle l'aime bien et c'est un Fléreur. Elle est très intelligente et sait parfaitement ce qu'il y a de mieux pour elle, et même pour moi. Sans vouloir t'offenser, j'ai plus confiance en son jugement qu'au tien. »
« Qu'est-ce qui te prend ? » cracha Sirius légèrement hagard. « Même ici, il a besoin de quelqu'un pour le défendre ! »
Snape allait répondre mais Harry parla avant lui.
« Oh non. Je suis certain qu'il peut le faire tout seul, mais je n'aime pas les disputes et les insultes gratuites. J'ai assez souvent été le sujet de moqueries méchantes et injustifiées pour te laisser faire devant moi. Tu te moques de mon Fléreur en disant ça. Je voulais juste t'informer qu'elle avait certainement une meilleure perception de la vérité que quelqu'un comme toi. »
« De quoi tu te mêles ? » grogna Sirius. « Les disputes entre Snape et moi ne te regarde pas. Tu viens d'arriver et tu veux déjà faire ta loi ? »
Harry soupira et sortit de son lit. Il alla jusqu'au lit de Snape qui était juste à côté du sien, prit son Fléreur dans ses bras et fit face à celui qui avait été son parrain.
« Ecoute… Je ne veux pas faire la loi. Je ne veux pas me mettre qui que ce soit à dos. Tu m'a l'air sympa et marrant. Je suis certain que tu aimes faire des blagues idiotes et que tu peux redonner le sourire à n'importe qui, mais tu es aussi un tyran. Tu es l'archétype même du petit con arrogant et prétentieux qui martyrise pour ce prouver qu'il existe. Mon rival d'école a voulu m'en faire baver pendant si longtemps, je ne veux pas que ça recommence ici. Si tu ne veux pas être ami avec moi, très bien, mais ne t'attend pas à ce que je me taise lorsque je te vois rabaisser quelqu'un qui n'a rien demandé à personne, juste devant moi. »
Avec ses derniers mots, qui laissèrent Sirius clairement stupéfait, Harry lui tourna le dos et alla se coucher dans son lit, serrant Merline contre lui et fermant les rideaux de son baldaquin. Il n'y avait pas un son dans la chambre, jusqu'à ce qu'un ricanement sonore retentisse et que Snape parle à nouveau :
« J'ai l'impression que la dynamique de groupe va changer ici. »
Au fond de son lit, Harry se sentait mal, très mal.
Il n'avait jamais pensé qu'il parlerait de cette façon à Sirius. Dans son monde, son parrain avait été sa première figure paternelle, son modèle. Il l'avait admiré, envié, presque adulé, mais ce soir, il avait vu l'autre côté. Il avait vu la part de Sirius qu'il trouvait détestable, comme dans la Pensine de Snape. En regardant son air dédaigneux, Harry avait eu l'impression de voir Draco Malefoy et cette image lui avait été insupportable.
Il n'aimait peut-être pas Snape, mais celui-ci avait été bien plus civilisé que Sirius ne l'avait été. Il avait même été… agréable ?
Peu importe ce qu'Harry avait imaginé, ce n'était pas comme ça que la soirée aurait dû se passer. Il aurait dû aller à Gryffondor, parler avec James et Remus, devenir amis avec eux…
Et merde…
Ce fut les larmes aux coins des yeux qu'Harry s'endormit, tard cette nuit là.
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« Taylor ! Hé,Taylor ?! » entendit Harry.
Il sentit un main sur son épaule qui le secouait fermement, puis un petit "miaw", l'avertissant que Merline était près de lui. Il ouvrit péniblement les yeux et bafouilla lamentablement lorsqu'il vit une ombre noire au dessus de lui.
« Taylor ! Je ne ferai pas ça tous les matins, mais si tu ne te lèves pas, tu seras en retard et je ne prendrai pas ton emploi du temps. »
Se réveillant instantanément, Harry sauta de son lit, bousculant Merline au passage qui couina d'indignation. Il se précipita sur sa malle et chercha frénétiquement une robe. Il pensa brièvement s'être trompé d'affaires lorsqu'il vit les cravates vert et argent ainsi que les insignes de Serpentard, mais se souvint finalement des évènements de la veille.
Il attrapa l'un de ses uniformes et s'enferma dans la salle de bain pour se changer et se coiffer sommairement. Lorsqu'il sortit, Snape ricana et lui lança son sac avec force, le pliant en deux.
« Merci, » marmonna Harry en attrapant ses lunettes et sa baguette. « Où sont les autres ? »
« Ils nous attendent certainement dans la Salle Commune. Tu sais, front uni et toutes ses sornettes, » grogna Snape.
« Ha… Oui… Alors, même si tu ne t'entends pas avec eux, ils t'attendent ? »
« La plupart du temps… Et puis, il n'y a que Black qui m'insupporte. Les autres sont simplement insignifiants. »
Ils sortirent de la pièce et se dirigèrent vers la Salle Commune où, effectivement, Sirius, Rosier et Nott les attendaient. Ceux-ci se détournèrent dès qu'ils furent à leur niveau et tous partirent en direction de la Grande Salle, Snape et Harry derrière les trois autres, continuant leur discussion.
« Alors, comme ça tu es ami avec… Evans, c'est bien ça ? Une Gryffondor ? » demanda négligemment Harry, cachant ses mains tremblantes dans les replis de sa robe.
Snape lui lança un regard soupçonneux et mit quelques secondes à répondre, semblant juger l'intérêt réel de son camarade de classe.
« Nous étions amis, » répondit-il finalement. « Nous nous sommes rencontrés quand nous avions neuf ans. Elle est Née-Moldue et ne connaissait pas l'existence de la magie. Je lui ai raconté tout ce que je savais et nous sommes devenus amis mais… Il y a eu Poudlard, les maisons rivales, Potter… Tout cela nous a éloignés. »
« C'est dommage… » murmura Harry, choqué par ses révélations.
Il se demandait si tout s'était passé de la même façon dans sa dimension. Cela expliquerait le souvenir de la Pensine et la haine de Snape à son égard.
« Ca l'est. D'autant plus que c'était, et cela reste à ce jour, la meilleure personne que j'ai rencontré. »
« Oh… »
« Mais bon… Cette histoire est stupide. Elle n'avait pas autant d'importance, » déclara Snape d'une voix froide, accélérant le pas.
« Je ne pense pas que ce soit le cas, » répondit Harry en le rattrapant. « Ma meilleure amie est aussi une Née-Moldue. Elle s'appelle Hermione et c'est vraiment la personne la plus intelligente que je connaisse. Tu sais, au cours des différentes années, je me suis toujours mis dans le pétrin. D'une façon ou d'une autre, j'étais toujours au centre des problèmes et sans elle, je serais mort plus de fois qu'il n'y a de poils à un balai. »
« Tu dois exagérer… » marmonna Snape.
« Oh non ! Tu n'imagines pas les aventures que j'ai vécues… » soupira Harry. « Bref, Hermione a toujours été présente pour moi, même quand les autres m'ont laissé tombé. Sans elle j'aurais flanché. »
« Et moi je pense qu'on peut tout réussir tout seul. Les amis ne sont qu'une gêne, » déclara froidement Snape.
« Nous ne pourrons jamais être amis alors ? » demanda Harry avec un sourire narquois.
« Taylor- » grogna Snape.
« Harry, » le coupa celui-ci. « Appelle-moi Harry pour commencer, » ricana-t-il.
Seul un grognement lui répondit, avant que son camarade de classe ne s'arrête brièvement. Il marmonna quelque chose qui le fit sourire d'une oreille à l'autre.
« Severus… » avait-il soufflé avant de reprendre son chemin.
Alors qu'ils arrivaient dans la Grande Salle, Harry s'assit à côté de celui qu'il appelait - seulement dans sa tête - son ami et pensa à sa vie d'avant.
Oui, sa vie d'avant. Elle semblait tellement lointaine en cet instant. Même s'il avait toujours l'intention d'y revenir, il préférait laisser ses préoccupations hors de son esprit pour le moment.
« Les emploi du temps ! » dit un élève brun à la peau sombre en passant derrière eux, tendant un exemplaire à chacun.
Harry regarda le parchemin et soupira. C'était un planning très chargé, surtout avec l'alchimie qu'il avait demandé à Dumbledore lors de son inscription. Cela avait été une proposition du directeur et il ne l'avait pas vraiment pris au sérieux. Bien que la matière soit intéressante, il ne pensait pas qu'il y aurait assez de demande pour l'activer.
« Qui va prendre des cours d'alchimie ? »
« Moi, » répondit Snape.
« Pareil, » déclara Rosier.
« Bon.. Au moins je ne serai pas tout seul, » soupira Harry.
Il regarda autour de lui et vit le regard noir de Sirius qui lui transperça le coeur. Il n'avait pas oublié la dispute de la veille et voyait son rêve, celui de rassembler les Maraudeurs, s'éloigner de plus en plus.
Bonjour !
J'espère que ce chapitre vous a plu. C'est un de mes préférés personnellement et ne lui dite pas, mais je crois que Pauu l'a aimé aussi ! Chuuuuut !
Sinon heu... A dimanche sur le compte Aupaupsi pour ceux qui suivre Par Merlin ! (même si vous êtes peu nombreux... Sniff ! J'en conviens, cette fic n'est pas banale, mais elle est bien ! Si si je vous jure ! xD) Et merci pour ceux qui ont été lire mon Lurry :D
A mercredi prochain !
Epsi
