Bonjour à tous ! Pas taper, pas taper! ^^'Désolée pour le retard, j'ai eu quelques problèmes avec mon ordinateur...

Ce chapitre n'est pas plus long que les autres, désolée, mais je devais couper à cet endroit...

Bref, je vous souhaite une bonne lecture !

(Les personnages de One Piece ne m'appartiennent malheureusement pas ! )

Ah, ouai, et un énoorme merci à "Ace et Luffy", qui a su me remotiver ! Merci ! ^^


Lorsqu'Ace arriva par hasard dans le grenier, il était vide...

Encore une autre journée.

Il était ici depuis longtemps, très longtemps, trop longtemps…

Il avait vite compris comment fonctionnait leur communauté : Ne te fais pas remarquer, ou tu resteras enfermé ici à tout jamais. Ace n'avait pas adopté cette méthode, il n'était pas hypocrite et avait bien du mal à tenir une conversation avec ces gens dont les mots étaient vides. Il s'isolait donc, la plupart du temps. Au moins, pour les repas, il pouvait aller directement se servir en cuisine, et manger seul dans sa chambre. Au début, il faisait l'effort de manger avec les autres, mais il avait compris depuis que personne n'exigeait qu'il soit présent, cela ne changeait en rien la vie dans la maison. Alors il mangeait seul, il se baladait seul, réfléchissant à un moyen de s'évader. Il ignorait toujours où se trouvait la porte de sortie. Sans doute dans la maison, mais où ? Il ne l'avait pas visitée entièrement, s'y perdant même, parfois. Il était bien décidé à s'enfuir, que cela prenne une semaine comme un an. Et c'était bien parti pour durer un an…

S'il avait compté, il saurait qu'il était là depuis un mois déjà, et s'il avait pu se tenir informé de la situation du monde extérieur, il aurait vu le joyeux bordel régnant sur le monde depuis sa « mort ». Mais les seules informations diffusées sur le grand écran du salon commun étaient fausses. On n'y avait même pas parlé de la guerre de Marineford, et si on écoutait ces pseudos-news, le monde était comme il était avant l'arrivée des pirates : simple, ensoleillé, sans soucis… Forcément, dans ces conditions, qui s'inquiéterait ? Il avait donc cessé d'aller voir l'écran, il ne lui apprendrait rien d'autre que des banalités mondaines.

Cependant, si les premiers jours il errait seul, il avait depuis trouvé une autre personne avec qui discuter. C'était une journée comme les autres : vide, plate, banale. Il était monté, comme à son habitude désormais, dans le grenier obscure, moyen de s'isoler sans crainte d'être observé, car ils l'étaient : Ace avait compris, comme les autres avant lui, que des caméras étaient dissimulées dans les miroirs. Voilà pourquoi personne ne semait de trouble : la peur.

Arrivé donc dans le grenier, il eut la surprise d'y découvrir quelqu'un, et la surprise plus grande encore de reconnaitre sa mère. Elle n'avait rien dit, l'invitant simplement à s'asseoir près d'elle, ce qu'il fit. Depuis, ils avaient pris l'habitude de se promener ensemble, et de se retrouver dans cette pièce vide. C'était une sorte de routine à laquelle Ace se raccrochait pour ne pas devenir fou.

Et, de fil en aiguille, il avait appris à connaitre sa mère, cette femme qu'il avait toujours admirée et aimée sans jamais l'avoir vue. Elle était telle que Garp lui avait dit : belle, gentille et indépendante. Rouge était la seule arrivée depuis vingt ans et qui ne nourrissait pas le secret espoir de partir. Le monde vivait sans elle, disait-elle, et elle avait appris à vivre sans lui.

Ace sortit de ses songes, il devait justement aller retrouver sa mère, dans le salon de l'aile sud. Il quitta sa chambre, pour s'engager dans un couloir tapissé de miroirs, comme toutes, ou presque, les parties de la maison. Il s'arrêta cependant un instant pour s'observer dans la glace. Ses yeux étaient toujours argentés, et ses cheveux avaient poussés légèrement. « Je devrais me les couper » songea le fils de Roger. Reprenant sa marche, non sans avoir maudit mentalement la surveillance paranoïaque de cette demeure, il arriva enfin au point de rendez-vous, où l'attendait déjà Rouge. Elle n'avait pas changée, elle non plus : toujours ces cheveux blonds, toujours ces yeux argentés, toujours cette robe noire et ces pieds nus. Toujours cette odeur de rose qui l'accompagnait, aussi. Après un bref salut, ils prirent le chemin du grenier, tout en discutant à voix basse. Tout en montant les escaliers en bois menant à leur « pièce secrète », Ace fut pris d'un mauvais pressentiment, et grimpa les dernières marches quatre à quatre pour finalement être envahi par le désespoir :

Le grenier, pourtant sans lumière d'ordinaire, était éclairé, mais ce qui frappa le plus le garçon était les miroirs recouvrant ses quatre murs. Il jura tout bas et Rouge fit de même en le rejoignant. Alors qu'il s'apprêtait à faire demi-tour, elle le saisit par le bras et lui murmura à l'oreille :

« Fais comme si de rien n'était, si on part maintenant, ils vont croire qu'on manigançait quelque chose… »

Sage conseil, qu'Ace eut le plus grand mal à suivre, furieux qu'il était. Ils se calèrent à leur place habituelle et discutèrent de banalités, des micros ayant surement été placés dans la pièce. L'important ici est de paraitre innocent, songea Ace, si aucune preuve n'était récoltée contre eux, ils seraient laissés tranquilles. Ils restèrent une heure, pendant laquelle Ace n'avait qu'une envie : partir.

Lorsqu'enfin, d'un commun accord, ils descendirent pour se rendre au jardin, le garçon se sentit soulagé. Une question cependant lui démangeait la langue, qu'il posa :

« Pourquoi ont-ils équipé cette pièce de miroirs ? »

Rouge soupira tristement avant de répondre :

« Cela fait des semaines qu'ils nous voient monter dans la seule pièce non-surveillée du manoir, ils veulent savoir ce qu'on fait…

- Ce n'est pas juste de la curiosité, ce qu'on fait ne les intéresse pas, sinon ce grenier aurait été équipé avant, lorsque tu y allais, pendant vingt ans ! protesta Ace.

- Je l'ignore… Mais je pense que ce n'est pas de moi qu'ils se méfient, Ace. Tu étais un célèbre pirate, et fort en plus de ça, comme Roger.

- Comme… Roger ? Je déteste cet homme, tu le sais ! Mais… je ne sais pas, je m'en faisais une idée différente. Il n'est qu'un pantin docile, je n'imaginais pas le seigneur des pirates ainsi…

- Ce n'est pas lui ! la voix de Rouge devint glaciale, pleine d'une rage contenue, Roger était un grand homme, il était libre, suivait ses propres convictions jusqu'à sa mort, et regarde ce qu'on en a fait. Une poupée. Un corps vide. Ce corps n'est pas l'homme que j'ai aimé, et que j'aime encore. Il est étranger, à mes yeux. »

Rouge ferma les yeux tristement. Elle voulait retrouver l'homme qu'elle aimait…

Son fils respecta son silence. Assis dans l'herbe verte du jardin, les deux Immortels ne dirent mot, jusqu'à ce que Rouge brise la glace :

« Ace… Tu dois t'enfuir, et plus vite que tu ne le crois. S'ils ont fait de Roger ce qu'ils voulaient, ils feront de même avec toi, et je ne pourrais pas le supporter. Il n'y a qu'une porte, mon chéri, et elle est située en plein cœur de la maison, bien que j'ignore où exactement. Cependant, lorsque le patron, le maître de maison, reviendra, tu devras saisir ta chance et t'enfuir, coûte que coûte !

- Mais… et toi ? Tu viendras aussi, n'est-ce pas ?

- Non, mon chéri… Une personne est beaucoup plus dure à retrouver que deux. Et puis… je te l'ai dit, non ? Ce monde vit sans moi, et je vis sans lui. Il m'a oublié, et je ne cherche pas à ce qu'il se rappelle de moi.

- Mais…

- Et puis… j'espère faire entendre raison à ton père… Ne grimace pas, Ace. Il est ton père, ne cherche pas à renier ton propre sang.

- C'est un lâche, un imbécile qui se laisse cracher dessus, un pirate détesté par to…

- Ace ! La voix de Rouge était froide, la voix d'une mère faisant entendre raison à son enfant, qui d'ailleurs se tut en entendant le cri, Tu peux ne pas l'aimer, je le conçois, tu peux te trouver un nouveau père, pour remplacer le tien, absent, tu peux me dire ce que tu penses de n'importe qui, à condition que tes arguments soient fondés ! Or, là, tu n'aimes pas Roger, non pas car il t'a « abandonné », mais parce qu'il est détesté par les même personnes qui te haïssent aujourd'hui ! C'est la vie d'un pirate, Ace, d'être rejeté par les « honnêtes gens » ! Accepte le, et à moins d'avoir une vraie critique, basée sur des faits stables et non la haine de tes pairs, ne crache pas sur la mémoire du plus grand homme ayant jamais existé ! »

Tandis qu'elle reprenait son souffle, Ace resta honteux, bien qu'il ait envie de rétorquer. Sa mère avait raison, et elle connaissait Roger mieux que personne. Lorsqu'elle reprit, ce fut d'une voix plus douce :

« Ton père se fichait de l'avis de ces gens, il vivait très bien sans. Et toi aussi, tu te fiches des critiques, tant qu'elles te concernent. Ne sois pas dure envers lui, Ace, car tout ce que tu lui reproche, on peut te le reprocher aussi. »

Et elle se tut. Ace ne répondit pas, se contentant de réfléchir à ce que lui avait dit sa mère.

Elle avait raison, assurément, mais le plus dur était d'admettre qu'il avait tort. Sur toute la ligne.

Ils restèrent assis dans l'herbe jusqu'au soir, reprenant la conversation sur un autre sujet.

La nuit, couché dans son lit, les yeux rivés vers le plafond, Ace réfléchit intensément, pour en venir à la conclusion bien connue désormais qu'il devait s'enfuir.

Il n'arriva pas à trouver le sommeil cette nuit-là, l'esprit obnubilé par le visage de son père.

Neuf mois plus tard vint enfin la première occasion de s'évader : Le maître de maison rentra, et Ace sut enfin où se trouvait la porte de sortie.


Voilà voilà ! Oui, je sais c'est court, mais je me rattraperais sur le prochain chapitre !

N'oubliez pas de me dire ce que vous en avez pensé dans une petite review ! :)