Titre: Le Placard de Celluloïd

Auteure : Elizabeth Mary Holmes

Rating: M

Genre(s): Romance/Humour

Chapitres : 4/ ?

Nombre de mots : 843

Disclaimers : Sherlock et son univers appartiennent à Sir Arthur Conan Doyle, Mark Gatiss et Steven Moffat, je ne fais que les emprunter quelques temps.

Notes :

« Fanfiction. Amitié. Ecriture. Partage. Texte écrit dans le cadre du Challenge mensuel du Collectif NONAME: rassemblement d'auteurs qui encourage l'échange et la solidarité entre auteurs et lecteurs. Vous aussi, rejoignez-nous, participez au Challenge de Juillet, et envahissez vos fandoms de prédilection de vos textes et de vos belles reviews ! ».

Ça fait un long moment que je n'ai pas écrit de fic à chapitre et je ne sais pas bien où tout cela va me mener. Je suis aussi très consciente du fait que mes chapitres sont trop courts et qu'il y'a infiniment trop de délai entre eux.


Les deux acteurs étaient tombés d'accord pour le restaurant thaï mais John n'avait pas la moindre idée de savoir où en trouver un, il connaissait assez mal Londres et le quartier dans lequel il travaillait depuis deux semaines. Mais heureusement pour eux, Sherlock semblait connaître assez bien l'endroit, ils descendirent les marches du pub et se retrouvèrent sur Marylebone Road à deux pas de la station Baker Street.

John fit mine de s'engager dans la bouche de métro, mais le brun le retint par le bras et l'entraîna à sa suite de l'autre côté de la route, dans Baker Street qu'ils remontèrent un petit moment, puis ils tournèrent dans Crawford Street et s'arrêtèrent devant un établissement à la devanture noire qui ne payait pas de mine « Thai Rice » clignotant périodiquement sur la façade. Sherlock poussa la porte d'un air habitué et tous deux s'installèrent.

La conversation n'était pas très fournie mais le silence n'était pas gênant, les deux hommes se sentaient bien et en dehors de quelques mots entre des bouchées de poulet et de riz gluant, aucune vérité métaphysique de nature à changer l'axe de rotation de la terre ne fut échangé ce soir-là.

Le repas terminé, ils sortirent et lorsqu'ils arrivèrent sur Baker Street, Sherlock tourna à gauche et s'arrêta une microseconde, surprit que John ne tourne pas avec lui. Il avait l'air très confus, un peu rouge mais il n'en eut que la nuit pour témoin.

Il toussota et ils se serrèrent la main, l'étreinte dura environ onze secondes, soit environ six secondes de plus qu'une poignée de main classique. La main aux longs doigts fins de l'acteur aguerrit ne semblait pas vouloir lâcher la main aux doigts calleux de l'ancien médecin militaire. La réciproque était vraie.

Pour se redonner contenance le brun marcha d'un pas vif le long de Baker Street qui ce soir-là lui semblait interminable. Il passa devant la Lloyds sans un regard pour le touriste français qui semblait se débattre avec le distributeur.

John, lui, dut encore marcher une bonne vingtaine de minutes pout enfin mettre la clef dans le trou de la serrure de son petit meublé de Queen Ann Street. Il s'affala sur son lit, la chemise à peine déboutonnée et uniquement débarrassé de son jean. Il se rappela in-extremis de mettre son réveil.

Réveil qui sonna bien trop tôt à son goût le lendemain matin, mais au moins le travail lui permettrait de se remettre les idées en place. Ou du moins c'est ce qu'il essayait de se dire, car quand on savait ce que Stamford avait prévu qu'ils tournent, cela n'allait pas être de tout repos.

L'engin de torture continua de bipper indécemment encore dix minutes avant que Watson l'aplatisse d'un poing rageur émergeant de sous les couvertures, il n'allait pas être en retard, mais il ne serait pas en avance non plus. Sa douche ne ferait que son office et il ne pourrait pas s'accorder un petit instant de gratification ce sans quoi il serait vraiment en retard.

Et puis, il n'avait plus rien s'approchant d'une boisson à la caféine dans ses placards, ayant plus ou moins omis de faire les courses depuis quelques temps, vivant sur la réserve en attendant que son premier salaire tombe. Il remit le même jean que la veille, farfouilla dans sa poche et parvint à en extraire, sous forme de menue monnaie de quoi payer un petit café au Costa du coin de la rue.

A Baker Street, Sherlock était à peine plus avancé mais il avait bu son café, et après sa douche, s'accorda une cigarette, parce qu'il avait besoin de se calmer. Il ne savait s'il arriverait à se contenir et il détestait ne pas avoir le contrôle de la situation. Il réajusta sa chemise une dernière fois avant de prendre la direction des studios.

Son collègue Greg était déjà dans le hall d'entrée quand lui arrivait juste. Pourtant il savait qu'il ne tournait pas aujourd'hui. C'était curieux. Il devait se renseigner.

« Salut George, qu'est-ce que tu fais-là ? »

« Euh… moi c'est Greg…je dois… voir le …comptable… » articula péniblement Lestrade.

« Qu'est-ce que peut te vouloir mon idiot de frère, Graham ? » demanda Holmes

Graham… ou plutôt Greg Lestrade s'en fut.

Dans l'intermède, John avait poussé la porte de Criterion Production et salua Sherlock. Il avait l'air d'avoir trop peu dormi et était quelque peu échevelé, lui serra la main comme par automatisme là où Sherlock se surprit à souhaiter un baiser. Pourtant il n'y avait rien entre eux, rien ne s'était passé, ils étaient juste allés manger ensemble.

Après quelques semaines, ils avaient fini par prendre leurs habitudes au petit restaurant thaï et restaient souvent assez tard dans la nuit, la conversation se voulant légère et tranquille. L'incongruité de deux célibataires mangeant ensemble avait passé, ils se sentaient bien .Il leur semblait qu'ils s'étaient connus toute leur vie durant, et mieux encore, dans une autre auparavant. Sans le savoir, ils n'étaient pas très loin de la vérité, mais ceci est une histoire pour plus tard.