Auteur : Maknatuna
Personnages/couples : Dean x Castiel
Rating : M
Spoilers : Aucun.
Traductrice : Marple-Juice.
Nombre de mots dans la version française : /
Notes : Suite à plusieurs péripéties, j'ai perdu foi en cette fanfiction alors que j'en étais à la moitié de la traduction.
Aucune correction ou vérification n'a été effectuée et aucun pdf ne sera fait.
Mon implication vis-à-vis de cette fanfiction s'arrête là.
Laissez une review si vous le désirez. Elles seront traduites et envoyées à l'auteur.
Chapitre 4
De fines gouttes d'eau tombaient régulièrement sur le sol de pierre alors que Dean les voyait former une petite flaque. Les murs noirs et épais du donjon étaient couverts de mousse. Il y avait quelque chose ressemblant vaguement à un lit, fait de paille, occupé par un Castiel sérieusement blessé. Pour lui offrir un peu plus de confort, Dean avait mis son propre manteau de fourrure au-dessus de la paille.
Le Viking avait retiré les carreaux de son corps dès que les hommes d'Alastair les avaient jetés en cellule. Deux des trois blessures que Castiel avait reçu n'étaient pas mortelles, mais Dean était inquiété par celle près de ses cotes. Il ne pouvait pas arrêter les saignements. Et le tissu pressé contre la plaie était rouge écarlate, complètement trempé si bien qu'il n'épongeait plus grand-chose.
Castiel haleta et marmonna quelque chose, son corps tremblait il faisait froid dans la cellule. Dean s'agenouilla près de lui et observa sa blessure. « Hé, Cas, comment tu te sens ? » Le Viking posa sa main sur le front de Castiel. Il était couvert d'une sueur froide, et les yeux du Saxon étaient brillants de fièvre. Il gémit et lécha ses lèvres.
Dean jura dans sa barbe. « Courage, je vais te sortir de là. Tu m'entends ? On va partir d'ici tous les deux. » Dean vit Castiel tourner la tête d'un côté à l'autre, devenant encore plus pâle.
« Je ne tiendrai pas. Si tu as une chance de te libérer, saisis-la, » dit Castiel faiblement, toussant. Du sang sortit de sa bouche.
« Hé, hé, doucement ! » Lui ordonna Dean alors qu'il levait la chemise de Castiel pour regarder la blessure. Le vêtement étant complètement trempé de sang, le Viking se leva prestement et retira sa tunique.
Les yeux bleus de Castiel le fixaient. « Qu'est-ce que tu fais, Dean ? »
« Oh rien, il commence à faire chaud ici. » Dean sourit de toutes ses dents alors qu'il la découpait en morceaux. Il retira le tissu et pressa un nouveau morceau contre la plaie.
Castiel regarda la poitrine et les bras dénudés de Dean. « Tu vas geler comme ça. »
« Je me souviens que tu m'avais déjà dit ça. » Le Viking gloussa. « Je suis un fils du nord. Ce froid n'est rien comparé aux rudes hivers que nous avons dans mon pays. »
« Pourquoi essaies-tu de me sauver ? » Demanda tout à coup le Saxon.
Dean ne répondit pas tout de suite. Il regarda Castiel, observa attentivement son visage, avant de répondre. « Je t'apprécie, Cas. Tu es un homme bien. D'après l'histoire racontée par Alastair, j'ai compris que ton père était aussi un homme bien, un homme dévoué à son roi. Et tu es un bon fils suivant les traces de son père. »
Dean regarda les murs du donjon, inspira profondément et continua : « Je connais ta douleur. Il y a cinq hivers, alors que je me battais dans le royaume danois avec mes guerriers, nos ennemis du village voisin sont venus. Ils ont massacré et tués tous ceux qui étaient restés au village, même les femmes et les enfants, brûlé nos maisons et nos étables, volé tout notre bétail. » La voix de Dean était emplie de colère alors que ces souvenirs refaisaient surface.
Castiel lui jeta un regard compatissant. « Je suis désolé, » murmura-t-il presque indistinctement.
« Ne le sois pas. Lorsque je suis rentré, nous avons pillé leur village. Et notre vengeance a été bien plus horrible que leur attaque. Bien, tu dois te reposer, Cas. » Dean essayait de se lever lorsque Castiel agrippa son bras.
« Je t'en prie, reste avec moi. »
Le Viking arqua l'un de ses sourcils et rit. « Mais je ne vais nulle part. Aux dernières nouvelles, nous sommes toujours enfermés ici. »
Cas sourit. « Tu sais ce que je veux dire. Tu peux t'allonger près de moi. »
Dean sentit de la chaleur se répandre dans sa poitrine. Il tomba à genoux et doucement, comme pour ne pas déranger le Saxon, il monta au-dessus du corps gracile de Castiel. Le Saxon tapota sa cape de fourrure, qu'il utilisait comme couverture.
Castiel haleta légèrement lorsque le corps de Dean toucha sa main. La chaleur qui irradiait du Viking était surprenante.
« Tu es tellement chaud. » s'émerveilla Castiel. Dean se blottit plus près de lui et ajusta la cape pour qu'elle les couvre tous les deux.
« En fait, je suis comme un feu. Je suis sûr que tu auras envie de le vérifier par toi-même, mais seulement quand tu iras mieux, » déclara le Viking avec un sourire suffisant.
Castiel frissonna en entendant la voix rauque de Dean si près de lui. Cela provoqua un sourire malicieux chez Dean. « Tu sais, si tu n'étais pas blessé je ne perdrais pas de temps. Je te prendrais ici et maintenant, sur la paille. Mais je peux me montrer patient. » La respiration laborieuse de Dean chatouillait le cou de Castiel.
« Je ne me rendrai pas aussi facilement, » réussit à marmonner difficilement Castiel, tandis que les doigts de Dean glissaient sous sa chemise et commençaient à explorer son corps sans aucune honte.
« Je ne crois pas que tu résisterais. » Les doigts de Dean atteignirent son mamelon gauche et le massèrent.
« Bien s-sûr que je résister… Huun. » Castiel mordit sa lèvre et ferma les yeux, gémissant.
Les yeux du Saxon s'ouvrirent brusquement lorsqu'il sentit un souffle chaud sur son visage le visage de Dean était juste à peine quelques centimètres du sien. Castiel se perdit dans ces lacs émeraude qui resplendissaient en le regardant, débordants de désir. Il leva lentement sa main valide et l'enroula autour du cou de Dean, le tirant vers le bas. Les longs cheveux du Viking tombèrent autour du visage de Castiel comme une rivière de miel.
Le baiser fut doux, tendre, mais empli de passion. Dean essayait de goûter tous les endroits qu'il lui était permis d'atteindre dans la bouche de Castiel alors que sa langue envahissait la bouche du Saxon. Les sons délicieux et indécents qui sortaient de la gorge du Saxon suffirent à rendre Dean aussi dur qu'un roc, mais il savait que ce n'était ni l'endroit, ni le moment.
« Et tu as dit que tu pouvais me résister, » sourit le Viking, s'allongeant près du blessé. « Tu devrais te reposer. »
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Trois heures plus tard, Alastair ainsi que trois de ses guerriers, vinrent voir leurs captifs. Dean et Castiel étaient endormis sous un manteau de fourrure. Le Viking serrait son ami blessé fermement, sa large poitrine nue pressée solidement contre le dos de Castiel. Le cliquetis des clefs les réveilla tous les deux. Dean frotta ses yeux pour en chasser le sommeil et fixa son geôlier.
« Hum, Castiel, je vois que tu ne perds pas de temps avec ton amant. » Alastair sourit d'un air suffisant.
« Qu'est-ce que tu veux, Alastair ? » Grogna Castiel de manière menaçante, mais il ne put éviter une grimace de tordre son visage alors qu'il essayait de s'asseoir.
« J'ai une proposition pour toi, » dit Alastair, alors qu'il s'arrêtait devant ses prisonniers.
« Quelle proposition ? »
Alastair gratta sa barbe et croisa les bras sur sa poitrine. « Je suis certain que tu as entendu parler des combats de gladiateurs. Non ? Peut-être que ce simplet ne sait pas ce que c'est, » dit-il, faisant signe à Dean.
Le Viking grogna et se leva, s'approchant de lui. Les hommes d'Alastair dégainèrent leurs épées.
« Il suffit ! » Rugit Alastair.
Les yeux glacés de Dean fixèrent l'homme. « Je jure par la barbe d'Odin que je t'aurai ! » Gronda-t-il, à bout.
Alastair ne prêta pas attention à la menace et continua : « C'est dommage que ton amant soit blessé j'aurais aimé le voir se faire tuer dans l'arène. Donc je te fais l'offre suivante : demain, tu te battras contre mes hommes et si tu gagnes, je te laisserai partir. »
« Ce ne devrait pas être difficile. J'accepte ton offre, » grogna Dean. « Mais je me battrai à deux conditions. La première : tu me rendras mon épée. Je ne veux pas me battre avec une autre arme. Et la seconde : lorsque je partirai, il viendra avec moi. » Dean désigna Castiel du doigt.
Alastair plissa les yeux. Ses petits yeux gris scrutaient le Viking avec attention. « Bien, qu'il en soit ainsi, » dit-il après un silence tendu. « Nous nous verrons demain midi, alors, » dit-il alors qu'il sortait de leur cellule.
« Je n'aime pas ça. » Castiel fronça les sourcils dès qu'Alastair fut parti. « Il est rusé comme un renard et dangereux. Et il ne tient jamais parole. »
« Calme-toi. Je sais quoi faire. » Dean fit une douce pression sur l'épaule de Castiel. « Fais-moi confiance, demain nous serons partis d'ici. »
« Je suis tellement désolé de ne pas pouvoir t'aider, » la voix de Castiel était emplie de regrets.
« Hé, tout va bien. Tout ce que je veux, c'est que tu te reposes et que tu reprennes des forces, » Dean faisait de son mieux pour rassurer le blessé après avoir vu tant d'inquiétude sur son visage.
Castiel se détendit et ferma les yeux. Il pria le Seigneur, demandant sa protection et le salut pour son ami… ou peut-être son amant ?
