Chapitre 3

Le service des Dons Personnels


Je me retrouvai aussitôt dans une pièce carrée, aux proportions harmonieuses, un mur rouge laqué, les trois autres gris clair. Avec au sol, un parquet gris fumée. Au centre trônait un bureau en verre noir. Il y avait un ordinateur dernier cris posé dessus, ainsi que toute sortes d'instruments. Il y avait également un gros fauteuil en cuir noir posté derrière. Et, assis sur le fauteuil, il y avait un vieux chauve grisonnant, avec une grosse moustache et des sourcils broussailleux...

- Tu devrai te taire Lena. Me dit Alice.

Il était vêtu comme il y a cinquante ans, avec des vêtements vieux et usés. Mais le pire, c'était ses chaussures : d'un style très vieux, les semelles étaient à la limite de se décoller, et les lacés menaçaient de rompre sous la largeur de ses gros pieds. Il avait beau être parfait, comme tout le monde ici, je pense que c'était clairement la personne la plus moche que je venais de rencontrer.

- Trop tard …

Pour la première fois, l'homme parut s'éveiller et commença soudain à parler.

- Hum hum. Mademoiselle, je ne crois pas vous avoir informer de mon identité. Je suis Allan Robert Dewis, directeur en chef du service des dons personnels.

- Euh … enchantée … je m'appelle Lena Marion Falshood.

- Je sais. Je ne crois pas non plus vous avoir informé de mon don personnel, mademoiselle Falshood. Et bien, je m'explique tout de suite, j'ai la capacité de lire dans les pensées, mon Nicra étant surdosé en ondes émettrices, il m'est également possible de parler à la personne souhaitée à des distance quasiment illimitées.

- Alors je m'excuse, très cher monsieur.

- Ce n'est rien, il est impossible voir très compliquer de cacher ses pensées, je ne vous en tiendrai pas rigueur. Tout cela pour dire que nous ne sommes pas ici pour parler de moi, mais pour parler de vous. Avait-il rajouter en accentuant légèrement sur le moi et sur le vous.

- Euh … d'accord.

- Je vous explique rapidement : chaque être humanoïde de ce monde possède une dose plus ou moins importante d'un alliage de Nicra dans son sang. Plus cette dose sera importante, plus son DP sera fort et puissant. À ma connaissance, la plus grande quantité de Nicra retrouvée par litre de sang et de 0,51 mg/l, la moyenne étant de 0,25 mg/l et cette personne était devenue tellement puissante que nous avons été tout simplement contraint de la faire enfermée, car nous l'avions considéré comme dangereux...

- Qui était cette personne ?

- Son nom est Nathaniel Luke Weather. C'était un garçon gentil, c'est bien dommage ce qu'il lui est arriver, je ne le pensais pas capable de faire quoi que ce soit, mais c'est sûrement mieux ainsi.

- Et quel était son don ?

- Il était capable de donner ou de prendre la vie d'une personne rien qu'en la regardant. Terrifiant mais horriblement puissant.

- Je vois.

- Tout ça pour dire qu'avec l'aide de cette machine (il me montra un ordinateur, ainsi qu'une espèce de chaise, comme celles chez les dentistes, reliée à l'étrange machine.) nous allons savoir quelle est votre quantité de Nicra dans le sang ainsi que votre don personnel. Si je ne vous juge pas nuisible, je vous délivrerais un certificat d'autorisation de pratique de votre don, dans la cas contraire, vous pourrez faire un stage de quelques semaine pour apprendre à le contrôler, et, si vraiment vous êtes trop dangereuse, j'appellerai le service contre l'utilisation d'armes humaines, qui enverra quelqu'un qui aura pour but de s'occuper de votre cas . S'expliqua t-il, en une seule traite.

- Allons y. Dis-je d'un air faussement convaincu.

- Bien. Je vais vous demandez de vous asseoir ici, m'intima t-il en me désignant la chaise, et, presque automatiquement, je m'exécuta.

Rapidement, il s'activa à me brancher toute une batterie de fils électriques sur diverses parties de mon corps. Les nombreux va et vient de ses mains glacées était la seule chose qui me rattachait à l'instant présent. En faite, je pensais encore à Nathaniel. Un prénom ancien, rare même. Je songeais également à son histoire, un passé arraché, un futur détruit par la simple force de la nature, par les caprices d'un destin déchu. Je me demandai aussi le nombre d'années pendant lesquelles il avait croupi dans une prison macabre et sombre, dans la mesure où il était un être immortel. Et enfin, je m'interrogeai sur son classement, quel en était le nombre ?

- Ça, je peux te le dire immédiatement, me dit une Alice toujours serviable.

Aussitôt, une liste étrange vint voiler ma vision. En y prêtant plus ample attention, je pus voir diverses noms, et, tout en haut de la liste virtuelle, figurait les noms et prénoms de Nathaniel. Il était donc le premier. Il faisait parti de l'Élite mais ne le savait sûrement même pas. Aussitôt, je me demandai également quelle était mon classement personnel, et presque aussi vite, Alice fit défiler la liste fictive dans ma tête, et elle arriva enfin vers le bas du bas de la liste, avec, écrit à la 999 998 ème place, mon nom. Super, j'étais donc «avant avant dernière». Je me demandai également comment faisaient les deux personnes en dessous de moi pour être aussi peu connues, surtout que moi, j'étais vraiment très peu connue.

C'est là que me revint en mémoire l'histoire du docteur et de ses tests, presque au même moment où celui-ci recommençait à me parler.

- Cet appareil va vous retirer quelques centilitres de sang, je vous rassure, c'est rapide et indolore, m'avertit-il. Et bien sûr, aussitôt, je senti une légère piqûre sur mon avant-bras, c'était à peine perceptible, mais malheureusement, ce ne fut pas cela qui me posa problème. Une odeur de sel et de rouille mélangée vint me tourner le cœur, une odeur aussi atroce qu'insupportable. Je sentit également mes oreilles qui bourdonnaient, et ma tête me tourner, puis les murs commencèrent à trembler, et le sol se rapprocha de moi petit à petit. Enfin, je fermais les yeux et entra en contact avec un sol en ciment des plus froids et des plus désagréables.

Je revint difficilement à moi au moment où deux bras forts et durs me soulevèrent et me ramenèrent sur une surface plus confortable et moins glacée. Enfin, un objet inconnu mais légèrement humide vint tamponner mon visage, finissant de me rendre mes idées.

- Mademoiselle ? Mademoiselle ? Vous vous sentez bien ? Sa va ? Me dit Mr Dewis, avec de curieux accents terrifiés dans la voix.

- Je vais bien, je vais bien, mentis-je, alors que les murs se stabilisèrent peu à peu.

- Prévenez moi si jamais ce phénomène se reproduit, c'est étrange cette aversion au sang … Bref, les résultats sont encourageant, et même très satisfaisant. Vous possédez 0,43 mg/l. Cela peut être considéré comme inquiétant, je vous indiquerez votre démarche à suivre si votre DP s'avère être considéré comme dangereux. Je vous demanderez juste de fermer les yeux, et de ne pas les ouvrir tant que je ne vous y aurez pas invité.

Aussitôt, je m'exécuta, pressée de sortir de cette pièce à l'atmosphère étouffante.

Les agissements du docteur durèrent bien cinq minutes, au travers de mes yeux clos, je voyais différentes lumières, des bleus, des rouges, des vertes, et enfin, une qui dura plus longtemps que les autres, violette, et qui clignotai plutôt lentement. Enfin, quand j'allai finir par ouvrir les yeux, pour voir si Mr Dewis ne m'avait pas fausser compagnie, il m'invita à rouvrir les paupières.

- Patientez encore quelques minutes, mademoiselle Falshood, l'analyse des résultats durera quelques secondes.

Je pensai alors que leur système manquait un peu de technique, il m'avait bien fallut une heure pour finir cet entretient. Bien sûr, Mr Dewis du lire mes pensées, car la seconde d'après, il déclara :

- Donc, à en croire les résultats donnés par cet appareil, il semblerai que votre DP soit …

Il ne finit pas sa phrase. Ou plutôt, on ne lui laissa pas finir sa phrase. Il se figea puis tomba à la renverse vers l'avant, puis un bruit sonore se fit retentir , et je fus projeter contre le mur par une violente explosion inattendue, et, ayant subit un choc plutôt violent, je perdis une fois de plus connaissance.


Bis Bald (autant charmer les lecteurs étrangers en ajoutant quelques mots de cette si belle langue qu'est l'allemand, non ?)

Volty