Cette gêne que causent les gènes.
Disclaimer Les personnages de Heroes ne sont pas à moi et c'est bien dommage parce que je ferais moins de conneries que les scénaristes... Je ne touche pas d'argent pour cette fic et bla et bla et bla...
Spoiler Toute la saison 1
Résumé Peter et Nathan ont survécu. Il va falloir maintenant vivre avec des sentiments qui ne devraient pas exister…
Avertissement Fic Pairecest, à vos risques et périls….
Note de l'auteur J'ai vu les deux derniers épisodes de la saison 1 en Anglais non sous-titrés, donc si y'a de petites incohérence, excusez-moi...
Merci beaucoup à mes trois revieuweuses ! Ça me fait énormément plaisir de savoir que cette fic est lue !! En ce qui concerne Marie, elle n'était que le prétexte au réveil de Peter, je sais que la manière dont j'en ai parlé laissé supposé un rôle plus important mais ce n'était pas le cas… Et si y'en a qui se posa la question, voui ce bon vieux Tonton Claude a épousé sa nièce :D
Encore une tite chose… Il y'a une scène un peu… Je ne sais pas comment dire, c'est pas du NC-17, je vais monter le rating de la fic en M mais c'est quand même super soft…
Bonne lecture !!
Chap. 4
Peter avait imaginé plusieurs scénarios pour leurs retrouvailles, il n'avait rien eu de mieux à faire en attendant de se décider à venir. Cependant, la gifle n'avait jamais été au programme. Gifle qui lui était réservée depuis quelques temps d'après les dires de Claire.
« Oh, elle m'attendait ? Je serais bien venu la chercher plus tôt mais il se trouve qu'une certaine personne m'avait demandé qu'on ne se voit plus… »
1 à 0 zéro pour lui.
Si elle voulait jouer à ça, il refusait d'être le seul responsable de leur éloignement. Il n'avait fait que suivre les désirs de Claire rien de plus. Il ne comprenait pas sa réaction, qu'elle lui en veuille d'être venu, il aurait pu le comprendre mais qu'elle lui en veuille d'avoir respecté ce qu'elle voulait, ça le dépassait.
« Il y'a quand même une différence entre ne plus se voir et disparaître du jour au lendemain et ne plus donner de nouvelles ! s'écria-t-elle. Je n'ai même pas eu le temps de regretter mes paroles que tu t'étais évaporé dans la nature ! Non mais est-ce que tu te rends compte du mal que ça a fait aux gens qui t'aiment ! »
1 à 1.
Elle laissait s'exprimer tout le ressentiment qu'elle avait accumulé en elle au cours de ces quatre années interminables. A peine quelques jours après son retour à Odessa, elle était revenue à New-York, mais il s'était déjà envolé pour elle ne savait où. Nathan et elle avaient fait en sorte de le retrouver en vain. Elle avait finit par renoncer à l'idée de le revoir un jour et avait tenté de continuer à vivre. Ça avait été dur les premiers temps, elle avait réussit à convaincre son père de la laisser s'installer chez les Petrelli. Elle attendait un signe de Peter, une nouvelle, n'importe quoi qui lui dise qu'il allait bien mais rien n'était arrivé. Peu à peu, elle avait repris le dessus, avait fait des connaissances tout en fuyant tous ceux qui voulaient plus qu'une simple amitié. Et puis, il y'avait eu Stephen. Trop occupé à s'aimer lui-même pour avoir besoin qu'on l'aime vraiment, l'homme idéal pour elle…
« Les gens qui m'aiment ? Tu en fais partie ? »
Le terrain était en train de devenir glissant mais il était venu ici pour faire en sorte que le mariage n'ait pas lieu et il la pousserait dans ses derniers retranchements si cela s'avérait nécessaire. Il la vit pâlir et hésiter avant de répondre :
« Bien sur que je t'aime… C'est le principe de la famille, des gens qu'on a du mal à supporter mais qu'on aime quand même… »
2 à 1 pour elle.
Il regretta d'avoir posé la question. Ainsi, c'est tout ce qu'il était désormais, un membre de sa famille. Il ne pouvait se faire à cette idée, il l'aimait ! Il la désirait de tout son être depuis la première fois qu'il l'avait croisée. Elle avait rendu les autres femmes insignifiantes à ses yeux. A tel point que même la mort de Simone ne l'avait presque pas affecté.
« Et si ça ne me suffit pas d'être juste ton oncle… »
Il prenait le risque de se mettre à nu, d'admettre que ses sentiments pour elle n'avaient pas changé. Il n'avait rien à perdre, tout à gagner. Il n'avait jamais fait ça avant, mettre son destin entre les mains d'une autre personne. Elle avait toutes les cartes en jeu, elle pouvait en faire ce qu'elle voulait, en un seul mot, elle pouvait l'anéantir plus qu'il ne l'était déjà.
« On ne choisit pas ce genre de chose… »
3 à 1 pour elle.
Elle commençait à faiblir, elle n'arrivait pas à rester aussi froide qu'elle le devait. Si elle se laissait aller, elle allait souffrir, elle avait déjà eu trop mal, elle ne voulait pas que ça recommence. Cela avait été trop difficile de parvenir à accepter qu'il ne serait jamais rien de plus que son oncle.
« En plus, tu n'as pas
choisi le bon jour pour revenir…, lui reprocha-t-elle mais déjà
sa voix n'était plus aussi ferme qu'avant.
-Tu aurais
préféré demain ? En plein milieu de la cérémonie
de ton mariage ? »
3 à 2, toujours l'avantage pour Claire.
Elle recula d'un pas, se demandant comment il pouvait savoir, personne n'avait pu le prévenir, personne ne savait où il était… A moins que quelqu'un l'ait su et n'ait pas jugé bon de la prévenir.
« Qui …, commença-t-elle. Comment est-ce que… »
Elle se mordit la lèvre, presque honteuse. C'était plus facile quand elle pensait qu'il ne savait pas mais là, elle se sentait coupable, elle l'avait trahi… Non, il n'y avait jamais rien eu entre eux, ce qui se passait n'était pas une trahison. Elle essayait de s'en convaincre mais elle manquait de crédibilité à ses propres yeux.
« Va-t-en. »
Elle devait l'éloigner d'elle, c'était sa seule option, tant qu'il serait là, elle ne pourrait pas lui résister.
« Pour que tu me le reproche une nouvelle fois ? »
3 à 3.
Il
avait fait l'erreur de l'écouter la première fois,
mais les choses ne se reproduiraient pas. Il réalisait
maintenant que c'était il y a quatre ans qu'il aurait du
se battre pour elle, il était peut être déjà
trop tard.
Il vint prés d'elle et en la fixant, il lui
dit :
« Je t'aime Claire, et toujours pas comme un oncle doit aimer sa nièce. »
Elle détourna les yeux de lui et répéta obstinément:
«
Va-t-en.
-Si je pars, c'est pour toujours cette fois… Je ne
reviendrais pas. »
Il passa devant elle et se dirigea vers la porte, le cœur brisé.
« Non, s'écria-t-elle. Tu comptes disparaître totalement une nouvelle fois ? »
Elle s'efforçait d'être brave, de ne pas pleurer… Pas encore, pas tant qu'il serait là.
« Bien sur, je ne tiens pas à avoir
des nouvelles de ton parfait bonheur avec monsieur Stephen. Je suis
égoïste, ça devrait me suffire de te savoir
heureuse, mais ça me tue que ça soit avec un autre que
moi.
- Mais tu ne peux pas faire ça encore… Nous laisser
sans nouvelles, sans savoir comment tu vas sans… Sans te voir…
-Tu
ne sais pas ce que tu veux, dit-il en soupirant.
-Bien sur que si
! Mais je ne peux pas l'avoir… Je ne peux pas être avec
toi… »
C'est tout ce qu'il attendait, tout ce dont il avait besoin. Il s'approcha d'elle, l'attrapa par la taille et posa ses lèvres contre les siennes. Il ne l'embrassait pas, il l'effleurait à peine. Elle pouvait aisément le repousser si elle le désirait.
Aussitôt, Claire passa ses bras autour du cou de l'homme et lui rendit son baiser avec une fougue trop longtemps retenue. Comment avait-elle pu croire qu'elle serait capable de vivre sans cet homme ? Il était la raison qui l'avait poussée à venir vivre ici. Tout ce qu'elle avait fait n'avait d'autre but que de le retrouver, le revoir au moins une fois. Sa conscience et la morale lui disaient de le repousser mais chaque parcelle de son corps et de son âme ne voulait qu'une seule chose, que jamais plus elle ne soit séparée de lui. Elle était enfin à sa place, dans ses bras. Les lèvres de Peter quittèrent les siennes et descendirent doucement jusqu'à son cou qu'il embrassa à nouveau, s'il avait été un vampire, elle l'aurait soupçonné de vouloir la mordre. Elle se mordit la lèvre inférieure pour retenir un gémissement. Elle grogna de frustration quand il s'arrêta. Il plongea son regard dans le sien, un sourire étirant ses lèvres. Dieu qu'elle était belle.
« Si on continue, je ne pourrais plus m'arrêter… Et demain, il sera trop tard pour regretter », murmura-t-il doucement, comme s'il lui révélait un secret de la plus haute importance.
Il lui laissait une dernière
chance, pour être sûr que c'était vraiment ce
qu'elle voulait. Elle n'eut pas de doute, maintenant qu'elle
s'était engagée sur cette voie, elle ne pouvait plus
faire demi-tour. Elle le voulait et vu ce qu'il venait de se
passer, leurs désirs étaient très compatibles.
Elle lui rendit son sourire, lui prit la main et l'entraîna
vers un couloir. Deux portes, elle hésita un instant puis
ouvrit celle de gauche.
A droite, c'était sa chambre…
Leur chambre, à Stephen et elle et malgré tout, elle
aurait trouvé ça trop sordide d'y faire entrer Peter.
Le peu de raison qui lui restait la poussait à ne pas
confronter deux univers trop différents. Elle allait renier sa
morale, sa raison… Mais elle ne pouvait pas faire ça dans un
lit où elle s'était offerte à celui qui
risquait de ne plus être son futur mari.
A peine la porte se
fut-elle refermée sur eux qu'ils s'embrassèrent à
nouveau, le besoin de sentir la peau de l'autre se fit plus
pressant que jamais. La veste de Peter fut la première à
être expédiée au sol. Claire s'attaqua ensuite
à déboutonner la chemise de Peter pendant que les mains
de ce dernier s'aventuraient sous le t-shirt de sa future amante.
Ils prenaient leur temps, ne voulant pas par leur précipitation
gâcher un moment qu'ils avaient tant attendu. Peter avait
même du mal à y croire, se demandant s'il n'était
pas encore en train de rêver. Non, il est des sensations qu'un
rêve ne peut pas procurer… Il ne rêvait plus, il
vivait, il réalisait son rêve ! Un à un, les
vêtements qui n'avaient pas leur place entre eux disparurent.
Délicatement, il l'allongea sur le lit et entreprit de la
découvrit avec ses mains et ses lèvres. Il
l'embrassait, la caressait, découvrant chaque parcelle de
son corps. Il voulait graver ses instants à tout jamais, qui
sait s'ils se reproduiraient un jour. Ils se glissèrent sous
les draps et s'abandonnèrent l'un à l'autre. Il
était en elle, ils étaient complets pour la première
fois de leur vie. Les ongles de Claire s'enfoncèrent dans le
dos de Peter, traçant un léger sillon qui se referma
immédiatement. Doucement, ils se mirent à bouger en
rythme, le rythme de cette danse aussi vieille que l'amour
lui-même. Ils s'aimaient, le monde autour d'eux
disparaissait, plus rien d'autre ne comptait. Elle partie la
première pour le septième ciel où il la
rejoignit quelques secondes plus tard.
Leurs corps étaient
entrelacés, se rapprochant et s'éloignant au rythme de
leur respiration. Ils venaient de faire une chose que jamais un oncle
et sa nièce n'auraient du se permettre. Et pourtant ça
n'avait pas eu d'importance quand il l'avait sentit frémir
sous ses caresses. Ils en avaient envie tous les deux alors ils
s'étaient laissés aller. Il s'allongea à coté
d'elle et elle déposa sa tête contre son torse. Voilà,
son rêve venait de se réaliser…
Endormie, ses longs cheveux blonds étalés sur son oreiller, l'air serein, un léger sourire ornant ses lèvres, Claire représentait tout ce que Peter désirait… Et tout ce qu'il n'aurait jamais. Il avait manqué de discernement, malgré leurs sentiments, elle n'en restait pas moins sa nièce. Il se devait d'être réaliste. Assis sur un grand fauteuil, il l'observait dans son sommeil, image d'une pureté qu'il venait de ternir. Il était le plus vieux, c'était à lui de prendre la décision qui s'imposait. Elle vivait dans un grand appartement, tout le confort et la technologie à son service. Que pouvait-il lui offrir ?
Quatre vents sur un passé, mes rêves
envolés
Mais qu'aurait donc cet autre que je n'ai ?
Ne
le saurai-je jamais ?
Il ne pouvait rester dans une zone trop urbanisée, même s'il avait réussit à maîtriser ses pouvoirs, il ne prendrait jamais le risque de perdre le contrôle. Il allait devoir repartir en Afrique, reprendre sa vie de bohême, Claire méritait mieux que ça. Il détestait Stephen mais il savait qu'il était le seul capable d'offrir à la jeune femme une vie digne d'elle. S'aimer ne faisait pas tout. C'était le choix le plus dur qu'il ait eu à faire, il n'avait cependant pas d'autre solution. Il aurait été prêt à tout pour n'être pas obligé de devoir fuir une nouvelle fois, pour pouvoir rester auprès d'elle, pouvoir l'aimer chaque jour… Ce n'était pas son destin.
Moi j'aurais tout fait pour elle, pour un
simple mot
Que lui donne l'autre que je n'offrirais ?
Elle
était mon vent mes ailes, ma vie en plus beau
Etait-elle
trop belle ou suis-je trop sot ?
Son
seul crime avait était d'y croire. Il avait vraiment pensé
qu'il suffisait de l'aimer assez pour que tout s'arrange. Mais
ça ne marchait pas comme ça, il ne pouvait lutter
contre son ADN. Il était son oncle, continuer à
l'aimer, c'était la condamner à fuir le monde, fuir
la vie. Il partirait seul, n'emmenant avec lui que le souvenir de
cette nuit qui resterait vivace dans sa mémoire. C'est tout
ce qu'il aurait, il ne pouvait plus compter sur son rêve
maintenant que ce dernier c'était réalisé. Il
ne voulait que le bonheur de Claire et il n'était pas
conciliable avec le sien.
La jeune femme bougea dans le lit mais
ne se réveilla pas, elle s'était juste tournée
un peu plus vers lui. Il avait songé à partir de nuit,
comme un voleur, lui laissant voir cette nuit comme un songe qui
n'avait pas vraiment eu lieu. Il avait renoncé, il avait des
choses à lui dire avant. S'il partait sans explications, il
ne pouvait prévoir ce qu'elle ferait, sans doute une bêtise,
c'est pour ça qu'il allait rester jusqu'à ce
qu'elle reprenne conscience. Ce qui lui conseillerait lui
écorcherait la bouche mais c'était pour son bien.
Caresses, égards et baisers, je n'ai
pas su faire
La partager me soufflait Lucifer
Depuis je rêve
d'enfer…
Un petit réveil digital affichait 1h26 a.m, il était encore tôt. Il eut la tentation d'aller la rejoindre, histoire de sentir son corps contre le sien une dernière fois. Il passa sa main devant ses yeux et se leva. Il tira les draps avec beaucoup de douceur et les remonta sur Claire. Du bout des doigts, il lui effleura le visage, il repoussa une mèche blonde qui tombait sur son front. Il se serait damné pour que le temps se fige sur cet instant. Avec un soupir de résignation, il retourna s'asseoir dans son fauteuil, attendant que la belle endormie se réveille.
Quand elle émergea, la première chose que Claire réalisa, c'est qu'elle était seule dans le lit. Elle se redressa d'un coup, la peur au ventre. La peur qu'il soit partit. Elle fut soulagée en le discernant non loin d'elle, le jour n'était pas encore levé, elle pouvait juste le deviner dans l'ombre. Il vint vers elle, s'assit sur le lit de manière à lui faire face.
« Il faut qu'on parle. »
Elle n'aimait pas du tout le ton qu'il avait employé. C'est le ton qu'on emploie quand on veut dire quelque chose qui va déplaire. Elle ne le laisserait pas faire aussi facilement, elle s'était donné trop de mal pour renoncer à lui une première fois, ce n'est pas maintenant qu'elle avait craqué qu'elle allait rester sans rien faire et le regarder partir.
« Je t'écoute… »
Pour l'instant, elle le laissait dire, une fois qu'il aurait posé ses arguments, elle serait mieux à même de les contrer. Du moins, elle l'espérait, elle n'était pas encore très bien réveillée et n'était pas sure de pouvoir le contredire.
« Ce qui c'est passé cette nuit était sans doute la plus belle chose qui me soit arrivé dans ma vie… »
Elle reprit espoir, peut être que son cerveau encore embué n'avait pas bien interpréter le ton de sa voix, tout le monde peu se tromper.
« … Mais c'était une erreur. »
L'espoir partit aussi vite qu'il était venu et il fut remplacé par des larmes. Peter s'en voulu, il n'aurait pas du parler d'erreur. Il voulait juste qu'elle comprenne que ça ne devait jamais se reproduire. Il la prit dans ses bras et la serra contre lui, elle chercha à se dégager de son étreinte puis se laissa aller.
« Tu peux pas m'abandonner encore,
dit-elle entre deux sanglots.
- Ça sera différent
cette fois. Claire, je te promets que je t'écrirais aussi
souvent que se sera humainement possible mais je ne peux pas
rester.
- Alors emmène-moi avec toi… Ne me laisse pas ici
sans toi. »
Sa voix n'était plus qu'un murmure suppliant, il ne pouvait pas se laisser attendrir. Ce n'était pourtant pas l'envie qui lui manquait. Il l'enlevait et partait avec elle pour l'Afrique, là où personne ne les connaissait, là où personne ne pouvait les juger.
« Non … Tu dois te marier aujourd'hui. »
Aucune des paroles qu'il avait eu à prononcer de toute sa vie ne lui avait était plus difficile que celle là. C'était lui qui avait créé cette situation, c'était donc à lui de se montrer raisonnable et d'y mettre fin. Elle allait parler mais il l'en empêcha et reprit :
«
Je n'ai rien à t'offrir Claire. Je vis en Afrique, je n'ai
pas de maison, pas de lieu de vie fixe, je parcours le désert
à longueur d'année. Epouse Stephen, laisse le te
rendre heureuse.
-Parce que tu crois vraiment que je pourrais être
heureuse sans toi ? »
Il lui caressa les cheveux et y déposa un baiser. Il posa sa main droite sur la nuque de la jeune femme et se concentra. Ce pouvoir, était le premier qu'il avait obtenu en Afrique, il faisait se détendre les gens, poussé à un niveau plus important, il les endormait. Avant même de comprendre ce qui lui arrivait, Claire était plongé dans un profond sommeil. Il la coucha, l'embrassa une dernière fois sur les lèvres avant de quitter sa chambre.
« Au revoir … »
Non, toujours pas d'adieu, il avait encore des choses à faire, des choses à lui dire mais d'abord, elle devait se marier…
« Debout là dedans ! »
Rideaux qui s'ouvrent, lumière vive qui entre dans la pièce. Claire grogna puis mit son drap par-dessus sa tête pour ne pas être éblouie.
« Maman ! Je dors !!
-Allons, qu'elle
drôle d'idée ! Depuis quand fait-on la grasse matinée
le jour de son mariage ? »
Sa mère adoptive tira le drap d'un coup sec.
« Debout jeune fille ! Il faut
te préparer !
-S'il te plait ! Laisse-moi dormir… Je
veux plus me marier.
-On dit toutes ça, soupira sa mère.
C'est rien qu'une petite angoisse passagère, ça va
aller. »
Elle prit sa fille par le bras et la força à se lever, il n'était pas loin de huit heures, le mariage devait avoir lieu a six heures de l'après-midi ce qui lui leur laissait parfaitement le temps nécessaire à la préparation.
« Je dois juste m'habiller, me maquiller et me coiffer, je le fais tous les jours en moins d'une demi-heure, tu ne crois pas que 10h ça fait un peu trop… »
Mais sa mère ne l'écoutait déjà
plus et l'entraînait dans le salon. Là se trouvait sa
mère biologique, Heidi et la mère de Stephen. Elle
était foutue, plus d'échappatoires possible. Elle les
laissa faire, comme une automate, elles la bichonnaient, la lavaient,
vérifiaient que la robe était en bon état,
Claire n'avait même pas l'impression que c'était
elle la mariée, elle n'était qu'une simple
spectatrice qui regardait les abeilles travailleuses s'agiter
autour d'elle.
Une nouvelle personne arriva, Dana, sœur de
Stephen et accessoirement coiffeuse ce qui fit que Claire n'avait
même pas eu son mot à dire pour la personne qui allait
s'occuper de ses cheveux. Pendant qu'elle arrangeait en un
chignon les mèches blondes de sa future belle sœur, Dana lui
parlait :
« Tu as tellement de chance ! Mon frère est tellement amoureux de toi. »
C'était tout ce qu'il lui manquait, qu'on la fasse culpabiliser. La coiffeuse laissa quelques mèches libres auxquelles elle donna une ondulation avec un fer à friser.
« Tu vas être la plus belle des mariées. »
Et aussi la plus malheureuse, pensa Claire
Ses mères l'aidèrent
à passer sa robe pendant qu'Heidi lui passait un collier
autour du cou, une chaîne en argent qui portait une perle noire
de Tahiti.
Toujours étrangère à elle-même,
Claire fut conduite jusqu'au lieu de réception. Il y'avait
déjà du monde...
Elle avança jusqu'à
l'autel au bras de Noah Bennet, Nathan n'était pas encore
là, il avait une importante réunion mais il avait
promis à sa fille qu'il serait présent pour la petite
fête qui devait avoir lieu après le mariage. Dans la
foule, elle chercha Peter mais il n'y était pas. Elle
avançait inexorablement vers son avenir même si l'idée
ne l'enchantait pas.
A l'inévitable question, elle répondit « oui », après une vague hésitation et avoir vérifié une dernière fois que Peter n'était pas là.
A suivre...
