April tira le bras d Callie, lorsqu'elle vit Arizona arriver d'un pas décidé vers elle.

-Il ne vaut mieux pas qu'elle vous voit avant sa belle mère ! Lança-elle.

Mais elle ne fut pas assez rapide. Arizona ouvrit la porte se retrouvant face aux deux femmes. April se mordit nerveusement la lèvre. Elle ne quitta pas la blonde des yeux, le regard bleu se posa tout d'abord sur elle avant d'atterrir sur Callie.

Callie se figea lorsqu'elle sentit le regard de sa patronne sur elle. Elle sentit son cœur battre à tout rompre. D'abord doux, il devint très vite sombre.

-Vous êtes ? Lui demanda-elle sèchement.

Callie se sentit pâlir au regard et au ton employé par la blonde. Miranda arriva à ce moment là. Voyant l'expression apeurée de la jeune femme, elle décida de faire les présentations.

-C'est Callie Torres, la personne qui va remplacer April.

Elle ne trouva pas utile de présenter Arizona à Callie, devinant que celle-ci savait pertinemment qui elle était.

Arizona se tourna vivement vers la petite femme.

-Tu plaisantes !

Bailley ne répondit rien, elle refusait d'être la personne qui subisse les foudres de la jeune femme. Arizona refit face à Callie, son regard était encore plus noir qu'auparavant. La colère était écrite sur tout son visage.

-Vous, venez avec moi ! Lui ordonna-elle avec colère.

Callie n'avait qu'une envie c'était de prendre ses jambes à son cou.

-Hey petite sœur, te voilà enfin ! On pensait ….

Il s'arrêta nette, prenant conscience de la situation.

-Merde ! Souffla-il.

-Je suppose que cette femme à été recrutée par tes soins, à moins que ce soit une de ses employées !

Railla- elle.

-Je l'ai recrutée ! Papa savait que tu refuserais une de ses employées.

-C'est vraiment intentionné de sa part ! L'amertume était plus que palpable.

-Arizona ! Commença le jeune homme en un soupir.

-Ne faisons pas attendre, papa et sa compagne. Se serait impolie !

-Je ne suis pas sure que ce soit une bonne idée que tu l'as rencontre maintenant !

Il avait peine finit sa phrase que déjà Arizona se dirigeait vers la salle. Elle ouvrit en grand les deux portes, Marchant vers le couple confortablement installé dans le salon.

-Arizona enfin te voilà ! Fit son père.

Il ne prit tout d'abord pas conscience de l'humeur de sa fille, il était bien trop préoccupé par la réaction de sa compagne pour se rendre compte que sa fille était en colère. Cette colère ne passa pas inaperçu pour Madame Capry qui se raidie littéralement au côté d'une Teddy perplexe. Sans prononcer un mot Arizona s'installa dans le fauteuil en face du couple. Elle s'appliqua à ne pas regarder la compagne de son père.

-Arizona je te prie de bien vouloir saluer comme il se doit Helena !

-Pas tant que tu ne m'auras pas expliqué ce qui se passe dans cette maison !

Ce n'est qu'à ce moment que monsieur Robbins comprit que quelque chose n'allait pas.

-De quoi tu parles ?

Arizona pointa Callie du doigt qui se trouvait avec Bailley, April et Tim à l'entrée du salon.

-Je peux savoir pourquoi nous avons besoin d'une nouvelle employée de maison ? Demanda-elle.

Callie se sentit on ne peu plus mal. Comment sa simple présence pouvait créer une telle situation ? Pourquoi cette femme la méprisait à ce point. Elle retenait au mieux les larmes qui commençaient à piquées ses yeux. Elle sentie une main réconfortante ce poser sur son dos, c'était celle d'April.

-Arizona, nous comptions en parler pendant le diner. Comme tu le sais, Helena et moi, allons nous marier, il est donc logique qu'elle vienne vivre à Rosyville.

La blonde écarquilla les yeux. Alors que tout le monde s'attendait à la voir faire une scène d'hystérie, elle s'assit doucement dans le fauteuil derrière elle. Pour la première fois elle examina la femme aux côtés de son père.

Helena reteint son souffle lorsqu'elle sentie le regard emplis de colère l'analyser. Elle fut déconcertée, quand elle vit cette colère se transformer en tristesse. Il fallait qu'elle fasse quelque chose. Qu'elle brise la glace. Cette fille était une partie importante de la vie de l'homme qu'elle aimait. Elle était l'une des personnes qu'il chérissait le plus, si ce n'était la personne qui chérissait le plus. Elle se leva doucement et tandis timidement sa main vers sa belle fille.

-Je suis enchantée de vous rencontrer Arizona, votre père m'a beaucoup parlé de vous ! Il est extrêmement fier de sa fille ! Dit-elle avec franchise.

-Je ne suis pas sur que l'on parle du même homme Madame. Les mots sortirent de sa bouche avec rage.

-Mon père est un homme juste et bon, qui aime sa famille et la protège, parce que c'est la chose la plus précieuse à ses yeux. Il ne prendrait pas la décision d'agrandir sa famille avec n'importe qu'elle personne venue sans en parler à sa famille.

-Arizona ! Commença l'homme avec rage.

-Quoi ? Je ne veux pas de cette femme ici. Tu l'épouses et c'est ton choix pas le miens. Je n'ai pas à cohabiter avec elle.

-Tu feras comme bon me semblera. Cette femme est ta future belle mère. Tu lui dois le respect.

Helena se recula lorsqu'Arizona se leva brusquement.

-Elle est une étrangère. Je ne lui dois rien ! Maris toi avec elle si tu le veux, mais ne compte pas sur moi pour t'approuver.

Daniel bondit sur ses pieds à ses mots, il fit face à sa fille les poings sérés.

-Si tu n'approuves pas cette union tu n'as rien à faire chez moi ! Cracha-il.

-Papa ! Gronda Timothy.

Cette situation était pire que ce qu'il avait imaginé. Tous étaient dépassés par ce qu'il se passait. Ils suivaient l'avancée d'Arizona vers la sortie du salon. Personne n'a réagit mise à part Miranda, qui avait tenté de la retenir par le bras mais Se fut en vain. Arizona quitta la maison avec un violent claquement de porte.

Bailley se tourna alors vers son patron. Le vieil homme tremblait encore de colère, sa compagne essayait de le calmer au mieux en lui caressant doucement le bras.

-Elle a raison sur un point Monsieur. Commença-elle en s'avançant vers lui. L'utilisation du terme monsieur était une chose rare, pour cette femme. Il exprimait sa colère.

-Je ne reconnais pas l'homme qui m'a embauchée il y a quinze ans de cela. Celui qui s'inquiétait pour sa petite fille, qui refusait d'admettre la disparition de sa mère. Celui qui cherchait une solution à ce problème. Le problème c'est que vous ne vous êtes pas rendu compte que vous n'aviez pas trouvé de solution, vous avez juste arrêté de chercher.

-Bailley, ne prennez pas partie pour elle.

-Ou quoi vous allez me renvoyer !

Il soupira. Renvoyer ce bout de femme lui était impossible !

-Je pense en avoir assez subit avec Arizona sans que tu en rajoute Miranda ! Il se laissa lourdement tombé dans le canapé, soupirant de sa défaite.

Miranda se tourna vers April, Callie et Tim et leurs fit signe de sortir. Ils ne se firent pas prier, Teddy les suivit. La petite femme s'assit dans le fauteuil où avait été Arizona. Elle regarda Helena qui paraissait déconcertée.

-Tu dois lui parler. Si tu l'avais fait avant on ne serait pas dans cette situation. Commença Miranda.

Daniel l'a regarda comme si elle avait menacé de le tué.

-Ne me regarde pas comme sa. Je te parle en t'en qu'ami. Tu as voulu lui forcer la main, en la mettant devant le fait accomplis. Depuis le temps, tu devrais savoir que ce n'est pas la bonne façon de faire avec ta fille.

-Comme si il existait une bonne façon de faire avec elle !

Bailley le regarda noir.

-Ce repas aurait du être une simple rencontre ! C'est ce qu'elle croyait. Elle est venue en le croyant, en te croyant. Elle n'a pas dut dormir beaucoup tant cette rencontre la stressée. Elle a passé sa nuit au poker et au bar.

Helena avait sa bouche entrouverte par le choc. Bailley ne put dire si c'était dut au fait qu'Arizona avait été nerveuse de sa rencontre avec elle, ou si c'était dut au mode de vie de la jeune femme.

-Elle a fait un effort et tout ce qu'elle a récolté est une trahison de ta part. Elle a toute les raisons d'être en colère, je suis moi-même en colère.

-Elle refusera de me parler et tu le sais.

-Le fait d'essayer lui montrera que tu regrettes !

Il se frotta nerveusement les tempes.

-Si Madame doit rester ici dès ce soir, tu as plutôt intérêt de montrer ta bonne fois. Karev va surement arriver d'ici quelques heures. Elle serait tout à fait capable de ne pas rentrer pendant un moment si tu ne lui parles pas.

-Ok, laisses moi une demi- heure le temps de me ressaisir.

Miranda acquiesça d'un signe de tête, quittant le couple.

Elle se rendit en cuisine qui était incroyablement calme compte tenue du monde qui si trouvait. Timothy regardait par la fenêtre tenant sa femme dans ses bras. April jouait nerveusement avec des épluchures de pommes terre, tandis que Callie restait prostrée dans un coin de la cuisine.

-C'était moins drôle que ce que j'avais imaginé ! Finit par dire tristement Timothy.

-Définitivement pas drôle ! Fit April.

-Elle ne va pas vraiment partir, n'est ce pas ? Demanda- elle un peu paniquée.

Miranda ne répondit rien, elle s'avança vers Callie et la tira doucement par le bras pour la conduire à l'extérieur. Celle-ci la suivit sans résister. Elles s'installèrent sur le porche.

-C'est un mauvais départ, j'en suis consciente. Mais il ne faut pas que tu le prennes personnellement !

Les larmes si durement réprimées, sortirent en abondance des yeux de Callie.

-C'est moi qui est déclenché tout sa.

Bailley rit doucement.

-Ne soit pas si présomptueuse jeune fille. C'est histoire ne pouvait que dégénérée, avec ou sans toi. Je sais que tu va avoir du mal à me croire mais Arizona est une bonne personne. Elle est sans doute un peut trop impulsive, mais à aucun moment elle n'a voulu te blesser, j'en suis sure.

-Tout ce que je veux c'est garder mon boulot. Souffla Callie.

-Elle peut me détester sa m'est égale !

Bailley savait que ce n'était pas vraiment vrai, mais elle n'appuya pas sur ce point.

-Les choses s'amélioreront avec le temps. Elle t'acceptera.

Elle tapota amicalement le bras de Callie.

-Juste un conseil, avec Arizona il est préférable d'être franche. Montres lui que tu as du caractère! Il est évident que tu en as. Vas de l'avant et sa accélérera le processus.

Sur ces mots Miranda se leva et rentra laissant une Callie songeuse.

La Latina resongea à tout ce qu'il c'était passé depuis qu'elle avait quitté la Floride. Jusqu'à l'arrivée de sa jeune patronne tout avait été parfais. Les gens étaient aimables et la respectaient. Elle avait une immense chambre et était très bien nourris. Il était hors de question qu'elle perde ce travail. Il fallait qu'elle en parle avec sa patronne, qu'elle parvienne à la convaincre qu'elle était une bonne employée. Après tout elle ni était pour rien dans cette histoire.

Elle s'encourageait mentalement à affronté la furie blonde, lorsqu'elle la vit entré dans les écuries. C'était le moment où jamais ! Elle prit une grande inspiration et marcha vers les écuries ce répétant sans cesse : « tu peux le faire ! ».