Chapitre 3

Il n'était que Onze heures et demie mais Harry s'endormit d'un coup, extenué par sa punition. Il en tremblait encore légèrement, et ses yeux se fermaient tout seul. Il n'avait pas encore récupéré de sa fuite des Mangemorts et le sommeil s'empara facilement de lui. Sa dernière pensée fut de la honte suite au plaisir qu'il avait ressenti quand le Lord l'avait fait jouir.

Il dormit ce qui lui parût que quelques minutes alors que cela faisait bien deux heures et demie qu'il était couché dans son panier. Il sursauta à la vue de Voldemort au dessus de lui, un étrange sourire sur les lèvres.

-Debout, petit chat, c'est de l'heure de manger.

-Oui Maître, répondit-il en même temps que son estomac.

Docilement, il le laissa lui mettre sa laisse et l'entrainer jusque dans la salle à manger. Là, il s'assit, les talons sous les fesses et fixa le sol. Le Maître lui enleva la laisse et commença à manger. Harry ne put s'empêcher de lever la tête pour l'observer. Il constata, avec une boule dans l'estomac, que le Seigneur des Ténèbres était vraiment magnifique. Ses cheveux longs et son regard rouge, donnaient une impression de puissance, tandis que sa jeunesse elle-même représentait sa puissance. Lui, mage de plus de 70 ans, avait l'air d'en avoir à peine vingt. Il était parfait, puissant et rien que son physique imposait le respect.

Son regard intercepta soudain celui d'Harry et le plus jeune rougit soudainement.

-Suis-je si obnubilant ? Susurra le Lord.

-Hum… Oui Maître souffla Harry, rouge de honte, sachant pertinemment que ses pensées étaient interceptées par le Lord étant donné de son piètre niveau en Occlumencie.

Un sourire goguenard prit place sur les lèvres du plus âgé. Comme une récompense, il tendit un morceau de viande à Harry qui n'oublia de lécher toutes les traces sur les doigts de l'homme. Celui-ci remonta sa main et continua à nourrir son esclave, jusqu'au dessert. Celui parût alors repu et refusa un morceau que son Maître lui montrait.

-Tu refuses ce que ton Maître te donne, esclave ?

-Je n'ai plus faim… Maître répondit-il, peu sûr des mots qu'il devait employer.

-Tu refuses ce que te donne ton Maître ?

Harry, sentant la menace, se dépêcha de prendre et d'avaler le morceau de gâteau.

-C'est bien. Tu dois accepter tout ce que e donne le Maître sauf si c'est un extrême cas d'urgence. Profite de cet instant, c'est le denier morceau de sucrerie que tu ingurgites avant longtemps. Je tiens à ce que mon esclave soit beau à voir.

-Oui, Maître.

-Bien, suis-moi.

Cette fois, il ne prit pas la peine de lui mettre la laisse mais Harry le suivit à quatre pattes. Il l'emmena jusque dans la salle où Snape l'avait trainé la veille. Cette salle, qui ressemblait beaucoup au département des mystères - les cerveaux et choses étranges en moins - lui faisait froid dans le dos. Le carrelage était gelé et il leva des yeux suppliant vers son Maître.

-Va au milieu, lui ordonna celui-ci en s'asseyant sur son trône.

Le jeune homme obéit et regarda le sol.

-Accroupis-toi, les talons sous les fesses, les genoux au sol et les cuisses écartées. Bien, maintenant regarde-moi dans les yeux.

Des liens invisibles vinrent tenir les chevilles d'Harry collées.

-Touche-toi.

Harry obéit, se touchant les tétons timidement, puis descendant vers son pénis. Un feu s'était allumé dans les yeux du Lord et il passa langoureusement sa main sur son membre. Celui-ci commença à juter et il accéléra le mouvement, s'obligeant à garder les yeux dans ceux de son maître, malgré l'humiliation. Son souffle s'accéléra et des gémissements passèrent quelques fois ses lèvres. Il s'imaginait prit par le bel homme qu'était le Lord et à deux doigts de jouir, l'objet des phantasmes lui ordonna d'arrêter. Incapable, il continua et se reçu un violent coup de cravache sur la cuisse. Il poussa un petit crie de douleur et enleva sa main de son membre rouge, gouttant sur le sol. Il leva les yeux penaud sur son Maître qui était apparu en un instant à ses côté et tel un vautour il se mit à lui tourner autour. Il lui ordonna ensuite de reprendre pour s'arrêter quelques instants après.

-Voilà, apprends à écouter et respecter le moindre désir et ordre de ton maître, Harry. Je devrais te punir pour avoir osé refuser un don de ton Maître, mais étant donné que tu as été puni il y a à peine quelques heures, je vais être clément. Après tout, tu es en dressage, mais tu dois t'en souvenir.

Il lui assena plusieurs coups qui firent quelque peu diminuer de volume l'excitation du brun. Voldemort se pencha ensuite et attacha une ficelle de l'épaisseur d'un lacet sur les pénis du jeune homme. Puis d'un mouvement vif, il lui lia les mains et le fit basculer en avant, de manière à exposer son anus. Harry respira plus rapidement, la peur au ventre. Il n'allait tout de même pas… ? Quelque chose s'inséra dans l'anus du jeune homme, le faisant gémir de douleur. Quelque chose à peine plus gros qu'un stylo pourtant. L'objet bougea puis atteint l'endroit sensible qui fit voir des étoiles au petit brun. Son érection revint, entravée par le lacet. La queue du jeune homme grossit encore plus quand le Lord passa sa main dessus, en un simple frôlement. La douleur lui vint, alors que plus aucun liquide ne pouvait sortir, bloqué par le lacet. Il gémit et supplia son maître, longtemps, frustré par le blocage.

-Je suis désolé Maître, s'il vous plait, laissez moi jouir… je suis à vous, s'il vous plait…

-Puisque c'est déclaré de manière si dévouée, finit-il par sussurer en tirant sur la boucle. Le nœud se resserra un instant avant de disparaître, et Voldemort accéléra ses mouvements, faisant venir le jeune homme dans de longs jets de spermes. C'est malin, tu as sali le sol. Nettoie ! Avec ta langue !

Harry, d'abord confus, recula pour lécher sa semence sur le carrelage. Humiliation, mais beaucoup de plaisir. Le jeune homme avait du mal à croire que le Lord puisse lui faire autant de choses qu'il aimait… à son insu. Le sol était froid et lisse sous sa langue, et son sperme n'était pas ce qu'il avait connu de meilleur dans sa vie. Sous le regard brulant de l'autre homme, il lécha jusqu'à ce qu'on lui donne l'ordre d'arrêter. Heureusement pour lui, le sol était propre après son arrivée « saignante » de la veille. Un clic et un à-coup sur son cou lui indiqua qu'il avait terminé et que sa laisse avait été rattachée. Le grand châtain le fit se mettre debout. D'un geste brusque, il le tourna face à lui et le colla à son corps, prenant son menton entre le pouce et l'index de sa main droite, le bras gauche enroulé autour de la taille du plus petit. Beaucoup plus petit. Le Lord se pencha pour qu'Harry puisse sentir son souffle contre ses lèvres.

-Alors, Harry Potter, es-tu résigné à devenir un bon petit chat obéissant ?

-Oui, Maître, répondit Harry détournant les yeux.

-Regarde-moi ! Siffla-t-il en le pinçant le faisant gémir et gigoter dans le but d'échapper aux pincements. Regarde- moi Harry.

Déglutissant, le brun obéit avec un dernier petit gémissement. Il était parfaitement conscient du fait qu'il excitait le Lord en gigotant ainsi mais cette information n'était pas assez forte pour résister à l'envie de se dérober.

-Dis-le-moi. Dis-moi que tu vas m'obéir en bon petit chat obéissant. Et regarde-moi dans les yeux.

-Je… Je promets de devenir votre chat obéissant Maître, mais… j'ai une question.

-Vas-y.

-Qu'avez-vous l'intension de faire avec de moi ? Enfin, les limites…

-Je ferai ce que je veux avec toi, et tu n'as pas le choix. Mais si tu es obéissant et sage je ne serai pas trop cruel.

Harry baissa les yeux pour dissimuler son appréhension mais l'homme la ressentit nettement, le jeune hurlant presque ses pensées. Il lui attrapa soudainement les jambes et le souleva, tel une jeune mariée, jusqu'à la salle de bain, à côté de la chambre. Doucement, il lui enleva sa laisse et lui délia les mains. Sans lui demander son avis, il le poussa dans la douche et se mit à le laver. Le jet d'eau tiède le détendit, et il se laissa faire en fermant les yeux. Il remarqua que son Maître n'essayait pas de l'exciter, juste de le laver, et il lui en fut reconnaissant. Le savon sentait l'amande et il se prit à apprécier l'odeur. La partie rationnelle de son cerveau lui hurlait d'ouvrir les yeux et de fuir, ou de combattre, mais l'autre partie lui disait… rien du tout, elle se contentait de se laisser aller. Un jet d'eau froide l'arracha à ses pensées et il grogna. Instinctivement, il tenta d'échapper à l'eau gelée mais Voldemort le tenait trop bien jusqu'à laisser une empreinte dans son bras.

- Tu n'es, étonnamment, pas le chat sauvage auquel je m'attendais. Dis-moi, je suis prêt à parier que tu attendais cela depuis longtemps. Tu rêvais de devenir mon esclave et d'assouvir mes moindres désires. Je vois la luxure dans tes yeux. Tu es né pour me servir, pour être mon jouet, et cette prophétie, interprétée d'une autre manière, peut signifier la mort du faux rebelle pour l'apparition du serviteur, n'est ce pas ?

-Euh… non, désolé.

Harry fit une moue désolée pour s'empêcher de ricaner, habitude qu'il avait prit depuis quelques mois suite au stress et aux remarques pesantes de ses proches sur la dureté de la réalité. Il se mordilla la lèvre inferieur en baissant les yeux, essayant de montrer à l'autre homme qu'il était inférieur et qu'il n'avait pas s'énerver.

-Qu'y a-t-il d'aussi drôle Harry ? murmura le Lord d'une voix dangereusement basse.

-Rien Maître…

-Dans ce cas explique-moi pourquoi la prophétie ne pourrait-elle pas être entendue de cette manière ?

-Et bien… parce que le garçon rebelle que tout le monde me dit être ne mourra pas d'un claquement de doigts.

-Il mourra d'un claquement de fouet dans ce cas.

-Non Maître s'il vous plait, souffla Harry en devenant soudain livide.

-C'est ce que tu insinuais pourtant non ? Si je veux te rendre docile. Parce que pour le moment, tu te demandes quand tes petits amis viendront te secourir, tu te réveilles en te demandant si c'est un rêve et tu hésites à m'obéir. Tu essayes depuis longtemps de te convaincre qu'ils ne représentent rien pour toi, et pourtant… C'est normal, ton dressage ne fait que commencer, mais tu verras, je suis toujours plus fort que toi. Je l'ai toujours été et je le serai toujours. A la moindre tentative de fuite ou de rébellion je te trainerai plus bas que terre. Mais pour le moment, je vais me contenter de te soumettre à moi, de te faire obéir à chacun de mes ordres. Je te fouetterai quand bon me plaira, je te prendrai quand j'en aurai envie, durement, sans pitié, et tu me supplieras. Et si tu aimes je te ferai peut-être mal en même temps, parce que j'aime te voir ramper et souffrir devant moi.

Harry était d'une pâleur mortelle, face aux dirent du Voldemort. Il se sentait horriblement mal l'aise face aux yeux rouge sang qui le rapetissaient d'un simple coup d'œil. Soudain, ses joues virèrent d'un blanc cadavre à un rouge écarlate lorsque le Lord descendit son regard sur son aine, fièrement levée.

-Et tout cela t'excite. Tu es véritablement né pour être mon esclave alors. Allez, viens là.

Il le tira hors de la douche et l'enroula dans une grande serviette, frôlant « accidentellement » le pénis du jeun homme. Une fois sec, il lui donna du savon, un gant, une brosse à dent et du dentifrice et lui ordonna de faire sa toilette. Le petit brun obéit en évitant le regard pourpre et grimaça face à son reflet nu, affublé d'un collier accordé à ses yeux trop verts. En effet, une émeraude y avait été placée sans qu'il s'en aperçoive et faisait ressortir ses yeux encore plus que d'habitude. Cela le contraria étant donné qu'il trouvait ses yeux trop voyants et il se mit à bouder en se lavant les dents. Une fois sa toilette terminée, il se tourna vers le Lord qui eut un sourire triomphant devant son érection encore bien présente.

-Depuis quand cette émeraude est placée sur mon collier ? Demanda Harry d'un ton un peu trop supérieur.

Il se reçu une violente gifle en retour qui le fit légèrement perdre l'équilibre.

-Sur un autre ton, esclave, siffla Voldemort.

Harry, conscient de son écart de conduite et du danger présent baissa la tête et s'excusa.

-Toutes tentatives d'excuses devront se faire dans une position montrant ton infériorité.

Le jeune homme se mit à genoux et colla son front eu sol.

-Je m'excuse de mon écart de conduite Maître, murmura Harry.

-Pardon ?

-Je m'excuse de mon comportement Maître, dit-t-il plus distinctement.

-Bien. J'accepte, pour te punir tu ne mangeras pas ce soir.

Il lui rattache sa laisse et l'emmena dans sa chambre. Là, il lui attacha les mains au pied du lit et les jambes écartées aux deux angles du panier. Puis après avoir ravivé la libido du brun, il le laissa là, écartelé et excité sans possibilité de se toucher. Pendant que le Lord mangeait, Harry essaya de se défaire de ses liens et de se toucher mais étant attaché magiquement, il ne pouvait rien faire. Et le pire, c'était que tout cela l'excitait, ce qui le faisait tomber dans un cercle vicieux qui le frustrait au plus haut point. La nuit tomba et la faim se fit ressentir, mais le Lord ne revint pas le détacher et c'est la queue toujours dressée qu'il s'endormit.