Deuxième partie - Cinquième année (Section 3).
-D'ici cet après-midi, vous allez être de nouveau sur pieds. Dit gentiment Emmeline Vance, après avoir aidé Eleanor à boire un peu d'eau, et déposé quelques flacons de potions sur le chevet, près de la photo des parents de la jeune fille. Veillez juste respecter les horaires.
Eleanor venait juste de se réveiller, le corps endoloris, plus pâle que d'habitude.
-Merci beaucoup Emmeline, dit d'une voix lasse Sirius qui tenait la main droite de sa filleule, en l'observant intensément. Il avait une barbe de trois jours et de gros cernes autour de ses yeux.
-Il faut vous reposez maintenant Sirius. Admonesta légèrement Emmeline en posant le dos de sa main sur le front da sa patiente qui avait ses yeux émeraudes posés dans ceux gris de son parrain. Elle ne court plus aucun danger. Je passerai vous voir cet après-midi Eleanor. Murmura la guérisseuse à sa patiente, avant de lancer un regard inquiet à Sirius et de quitter la chambre.
Dés le départ de la guérisseuse, Sirius quitta le fauteuil et vint s'asseoir dans le lit pour prendre Eleanor dans ses bras. Ils restèrent enlacés pendant un bon moment, Sirius déposant de temps à autre quelques bises dans les cheveux de sa filleule, l'enlaçant très fortement.
Eleanor était un peu désorientée et un peu surprise par la réaction de son parrain… et ne savait pas trop quoi en faire.
-J'avais cru que tu n'allais pas te réveiller… bientôt. Murmura Sirius en posant une autre bise dans les cheveux de sa filleule dont il caressait gentiment le dos maintenant. J'avais cru que j'allais te perdre… continua de murmurer Sirius dans une voix tremblante. Il a failli réussir son coup… et je… je ne sais pas ce qui s'est exactement passé, au moment où on avait cru que c'était bien fini… tout s'est arrêté… d'un coup. Ils n'ont pas pu découvrir le responsable, avant le départ des élèves pour les fêtes, malheureusement.
Quel responsable ? Et de quoi ? S'enquit silencieusement Eleanor, préférant s'abandonner dans les douces caresses de son parrain.
-C'est bien de t'avoir parmi nous de nouveau, jeune fille et de revoir tes très beaux yeux émeraudes. Souffla Sirius en la repoussant gentiment, un petit sourire sur ses lèvres. Je vais finalement pouvoir dormir après pratiquement trois jours d'insomnie. Eleanor haussa les sourcils, surprise et complètement perdue.
Sirius ricana légèrement en posant une bise sur le front de sa filleule.
-On va en reparler après que tu aies récupéré tous tes… sens. Lui dit Sirius en posant une autre bise sur son nez. Je vais attendre que tu dormes, avant d'aller prendre une petite somme. Lui dit-il en se levant et en remontant les couvertures sur l'épaule d'Eleanor.
Cette dernière, ne savait pas quoi dire, de toutes les façons, elle avait la gorge trop nouée pour prononcer un quelconque mot, surtout à cause des douloureux tiraillements qu'elle y ressentait. Elle aurait aimé goûté aux douces lèvres de son âme sœur qui lui souriait gentiment.
-Allez, mon ange… ferme les yeux. Souffla Sirius qui avait repris sa place dans le confortable fauteuil posé près du lit de la jeune fille qui avait les yeux cloués sur les lèvres de l'ancien maraudeur qui lui caressait gentiment les cheveux.
Au bout de quelques secondes, Sirius soupira avec résignation avant de se relever et de pencher son visage sur celui d'Eleanor pour poser une ferme bise sur ses lèvres un peu asséchées. La main gauche d'Eleanor se retrouva rapidement à la nuque de son parrain pour approfondir le baiser, mais Sirius la retira gentiment en posant une bise sur le nez de la jeune fille qui fit un peu la moue.
-Allez dors maintenant. Réprimanda-t-il affablement. Je vais t'administrer les potions durant ton sommeil, pas besoin de te réveiller pour cela. Continua-t-il, en fronçant légèrement ses sourcils, avant de sourire largement à sa filleule qui luttait pour garder ses yeux mi-clos, ouverts. Pour ce qui est de la nourriture… corporelle, on aura tout le temps pour cela plus tard. Murmura-t-il, avec un clin d'œil, en reprenant sa place dans le fauteuil, pendant qu'Eleanor capitulait en fermant ses yeux.
Le lendemain, Eleanor fût réveillée par le doux gazouillement des oiseaux et quelques lumières du soleil, pénétrant à travers le rideau en pur lin blanc.
Elle se sentait merveilleusement bien, mille fois mieux que la veille. Ses yeux observèrent un moment la chambre rénovée de Regulus qui était peinte en couleur blanche. D'ailleurs, tout était en couleur blanche dans la chambre : le linge du lit, les murs, les rideaux, le mobilier sauf le parquet en bois blond… heureusement. Certes, le blanc était une couleur épurée et cocon... mais cette uniformité fit un peu rire à Eleanor… mais bon peut être que son parrain misez sur le simple, naturel et le chic, pensa-t-elle… et elle devait admettre que l'atmosphère de la chambre était quand même… très apaisante.
Elle sourit en posant ses yeux sur le cadre de photo de ses parents qui était posé sur le chevet du lit, à côté d'un verre d'eau à moitié vide. Sa mère portait une très jolie robe blanche et son père portait un jean et une chemise blanche. Ils étaient assis au bord d'une fontaine où il y avait la statue d'un enfant qui tenait une sorte de flûte d'où provenait l'eau. Sa mère avait posé sa tête sur le torse de son père qui lui caressait ses longs cheveux auburn, avant d'y poser une bise. Ils souriaient ensuite grandement au photographe en agitant la main.
Eleanor fixa longuement l'image qui se répétait, avant de se coucher sur le dos, fixant le plafond (de couleur blanche). Du coin de l'œil, elle vit son parrain assis dans le confortable fauteuil, près de son lit, un journal sur ses genoux. Derrière lui se trouvait une petite bibliothèque, à moitié remplie.
-Bonjour ! Murmura tendrement Sirius, un petit sourire sur ses lèvres.
-Bonjour. Souffla-t-elle avec un petit sourire. T'es là depuis quand ? S'enquit-elle, un peu gênée.
-Depuis une heure je crois. Dit Sirius en quittant le fauteuil pour prendre place au rebord du lit, prenant gentiment la main d'Eleanor. Il s'était rasé et son teint avait retrouvé un peu de couleur. Il portait une chemise en soie grise qui ressortait ses très beaux yeux gris… le rendant encore plus divin aux yeux de sa filleule qui le dévorait du regard. Sirius avait prit quelques kilos et cela lui allait à merveille, il n'était plus os et peau. Et Eleanor devait admettre que son homme retrouvait sa légendaire beauté. Grâce aux potions d'Emmeline Vance, en partie il redevenait ce bel homme très séduisant dont elle avait tant entendu parler, et qui faisait rougir n'importe quelle femme.
-Tu te sens mieux maintenant ? Demanda Sirius en posant une bise sur le dos de sa main. Elle rougit légèrement en hochant sa tête, avec une timide sourire sur ses lèvres. Tu veux qu'on monte ici le déjeuner ou tu préfères descendre ? On aura la compagnie des Weasley et de quelques membres de l'ordre. Eleanor qui allait acquiescer, secoua la tête après l'avertissement de Sirius qui lui sourit, avant de se lever, tenant toujours la main de sa filleule.
-Prête pour le bain ? Demanda-t-il.
-Humm oui… je suppose. Murmura Eleanor. Sirius l'aida à se mettre en position assise, avant de tirer les couvertures.
Elle se sentit fortement rougir, car elle portait une nuisette noire en satin et dentelle qui révélait généreusement sa poitrine. Certes, elle avait dormi avec Sirius dans le passé, mais elle portait tout le temps des chemises de nuit en coton brodée ou des shorts et tee-shirts… Et puis elle ne se rappelait pas avoir mis ça, pensa-t-elle en rougissant de plus belle, lorsque Sirius la porta dans ses bras, avant de se diriger en face d'eux. Il poussa du pied la porte sans poignet et qu'elle avait cru faisant parti du mur.
La salle de bain était vraiment somptueuse : le confort et la beauté allaient de pair. Les meubles de toilette, douche, sol et contour de baignoire étaient recouverts de marbre pâle le mobilier était mouluré et les murs en faux fini étaient rayés de larges bandes beiges et jaune doré.
Sirius lui sourit grandement avant de la déposer gentiment sur le rebord de la baignoire d'angle, rempli d'une eau moussante, dégageant une excellente odeur de Jasmine.
Il se dirigea vers le placard sous le large lavabo et en sortit un large et un petit drap de bain de couleur blanche, avant de venir les poser sur une sorte de tabouret, près de la baignoire. Il observa un moment sa filleule qui lui souriait timidement, évitant son regard, avant de se rapprocher d'elle et de la mettre sur pieds.
-Cette chemisette te va à merveille… Dit d'une voix amusée Sirius, avant de se rapprocher et de souffler dans l'oreille d'Eleanor: j'ai adoré te le mettre ce matin. Il rit légèrement avant d'ajouter : t'es très mignonne quand tu rougis.
Eleanor pour sa part était trop mortifiée et ne pouvait pas regarder son parrain dans les yeux.
-Tes très beaux yeux verts m'avaient trop manqué Angel. Murmura Sirius dans une voix douce et rauque, ce qui eut le don de pousser Eleanor à lever ses yeux vers son âme sœur qui fit un petit clin d'œil très complice en lui souriant affectueusement. Il continua de l'observer un moment avec son tendre sourire, caressant du bout de ses longs doigts sa joue en feu. Et sans préambule, il s'attaqua à ses lèvres dans un baiser fougueux, possessif et où il exprima un désespoir affamé… qui surprit beaucoup Eleanor qui mit un peu de temps pour répondre à ce baiser qui dura un bon moment.
Sirius arrêta l'embrassade en l'attirant dans ses bras pour une grande étreinte, le souffle court.
-Allez, un bon bain divin pour ton physique et ta morale. Murmura Sirius après un long moment d'enlacement. Il se retira doucement, sa main droite sur l'épaule d'Eleanor, et posa une bise sur son front. Il lui sourit gentiment, l'observant intensément, avant que sa main ne descende doucement, caressant au passage le corps de la jeune fille jusqu'au bas de son dos, avant de commencer à soulever la courte nuisette qu'elle portait.
Eleanor, pour sa part, avait les yeux gros ouverts et ne savait que penser, son esprit n'était plus en contact avec ses membres… et elle resta ainsi, déroutée, paralysée… pendant que Sirius enlevait tranquillement sa nuisette qu'il posa ensuite sur le tabouret près des draps de bain. Toujours souriant à sa filleule qui était rouge de la tête au pied, il enleva imperturbablement la culotte blanche qu'elle portait. Il se pencha un peu pour poser une chaste bise sur ses lèvres, avant de la guider gentiment dans la baignoire. Elle ne se rendit même pas compte du moment où elle s'était immiscée dans l'eau moussante très douce… un peu désorientée, à ce stade.
-Ferme les yeux ! Souffla dans son oreille Sirius et elle obéit sur le coup, complètement détournée par ce qui se passait. Détends-toi. Murmura-t-il en posant une bise sur son cou.
Elle ne savait pas combien de temps elle était restée dans le bain très apaisant, à être… lavée intimement et très affectueusement par son parrain, mais elle se sentait bien, elle se sentait heureuse, mais aussi aimée et… chérie. Le bain s'était déroulé dans un grand silence… très agréable, avec Sirius qui posait de temps à autres des bises sur son épaule, son cou, ses lèvres, ses cheveux… et un peu partout sur son visage et… ses pieds.
Lorsqu'elle retourna dans sa chambre, son lit était déjà fait et son petit déjeuner l'attendait. Sirius l'obligea à le prendre dans le lit et elle ne s'y était même pas opposée, toujours ébahie par le fait d'être lavée et habillée par l'homme sur qui elle fantasmait depuis une éternité, heureusement qu'il lui avait mis un pyjama plus… décent.
-Comment tu te sens? Demanda tendrement Sirius, après que Kreattur ait débarrassé le plateau de petit déjeuner. Il avait patiemment attendu, en lisant son journal, pendant qu'Eleanor, rouge comme une tomate, mangeait avec une lenteur inhabituelle.
-Bien. Murmura-t-elle, ayant du mal à lever les yeux vers son parrain. Elle se racla un peu la gorge avant de continuer dans un souffle : je vais très bien.
Sirius se leva et vint se placer dans le lit, soulevant sa tête. Il lui sourit tendrement avant de poser une bise sur son front et de prendre sa main droite dans les siennes.
-Je suis ravi de l'entendre. Dit-il. Le professeur Dumbledore dit qu'il n'est pas sûr qu'ils retrouvent la personne responsable de ton empoisonnement, continua Sirius dans une voix un peu marquée par la colère, mais q-
-Mais… je n'ai pas été empoisonné. Souffla Eleanor, coupant la parole à son parrain qui la regarda avec confusion. Elle grimaça un peu, avant de raconter à son parrain la potion qu'elle avait bue.
A un moment de son explication, Eleanor n'était pas sûre si elle devait continuer ou s'arrêter, car l'expression tendre et aimable du visage de Sirius se métamorphosait graduellement en quelque chose d'indéchiffrable et ses yeux… le cœur d'Eleanor se serra douloureusement car son parrain avait un regard glacial… un air déchiré et il n'interrompit pas une seule fois le récit qu'elle continua dans une voix étranglée et en grande confusion.
A la fin de son récit sur son supposé empoisonnement, Sirius hocha tout simplement la tête en se levant abruptement, avant de commencer à faire les cent pas. Eleanor en resta bouche bée, le cœur lourd, l'estomac en vrac. Avec une lenteur insupportable, l'atmosphère légère et agréable qui régnait dans la chambre avait disparu, laissant place à une tension qui s'amplifiait rapidement.
Qu'avait-elle fait ? Pensa-t-elle en grande panique en observant son parrain faire les cent pas, dans une évidente fureur muette. Eleanor retenait son souffle, son cœur battant le tambour. Elle sentait le sang quittait son visage, mais elle n'osait pas parler ou émettre le moindre son.
Après un moment de silence lourdement insupportable, Sirius s'arrêta de marcher pour faire face à Eleanor qui sentait son sang battre dans ses veines et elle écarquilla ses yeux lorsque ceux de Sirius se rivèrent dans les siens. Son regard était noir.
-Eleanor, commença-t-il dans un calme apparent, mais sa colère était nettement palpable.
'Toc, toc'.
Quelqu'un Toqua légèrement à la porte.
-Entrez. Gronda pratiquement Sirius, sans quitter des yeux Eleanor.
Eleanor avala difficilement sa salive ne sachant pas si elle devait être soulagée ou ennuyée par cette interruption.
La porte s'ouvrit et elle résista de lever ses yeux au ciel. Remus et les Weasley entrèrent dans la chambre avec des sourires rayonnants.
Pendant que les invités de Sirius lui disaient à quel point ils étaient heureux de la voir en pleine forme et en bonne santé, elle garda un sourire sur le visage, mais elle avait du mal à quitter son parrain du regard. Celui-ci s'était adossé près de la bibliothèque, les bras croisés, un sourire sur les lèvres, mais Eleanor pouvait facilement lire la colère imperceptible dans ses yeux.
-Tu ne vas plus jamais me refaire ce genre de coup Eleanor Potter. Gronda très sévèrement Sirius. Il était tard et elle s'apprêtait à se coucher, triste de la disparition de Sirius.
En effet, celui-ci avait tout simplement recommandé à la jeune fille de se reposer et qu'il reviendrait la voir, lorsque les Weasley et Remus prenaient congé.
-Est-ce que tu m'as bien compris ? Sirius avait les dents serrés, sa voix était comme un pic de glace.
Eleanor qui était de nouveau dans son lit, écarquilla un peu ses yeux en voyant l'expression très sévère sur le visage de Sirius et dont les yeux avaient une lueur très hantée, pire que quand elle venait de le rencontrer à la fin de sa troisième année. Le cœur de la jeune fille se serra douloureusement devant le regard torturé de son parrain.
-Je suis d-désolée. Souffla-t-elle dans une voix brisée. Je v-… je ne voulais pas trop prendre de risque sans montrer que… la vision ne m'avait pas… trop affectée… et j'ai pris une dose plus élevée que nécessaire… termina-t-elle dans une petite voix, pendant que Sirius recommençait à faire les cent pas dans la chambre.
-Tous ces plans commencent à trop m'inquiéter. Marmonna Sirius. Tu as pris un risque qui a failli te tuer Eleanor. Tonna-t-il, en passant une main dans ses cheveux… et Voldemort a failli te tuer avec ta stupide tentative. Hurla pratiquement Sirius, en s'arrêtant de marcher pour faire face à sa filleule qui avait les yeux baissés sur ses mains posées sur ses jambes tapies sous la douce couverture blanche de son énorme lit. Heureusement que la vieille chouette croit que tu as été empoisonnée et que ta vision a causé l'amplification des dégâts. Reprit Sirius dans une voix amère et tremblante.
Eleanor était mortifiée, car son plan avait failli tout ruiner. Et ce maudit Voldemort avait profité de son agonie pour tenter de la posséder et la tuer dans ce processus. Elle risquait de perdre Sirius de nouveau. Cette pensée la terrorisait et elle inhala difficilement. Elle ne voulait pas perdre Sirius. Non.
-Je sais que tu n'as pas bien fait attention à la dose et que ce n'est pas totalement ta faute, mais, désormais, tu vas m'informer avant de faire quoi que ce soit de ce genre. Grommela Sirius en reprenant ses cents pas, avant de s'arrêter de nouveau.
Elle hocha sa tête baissée, peur de prononcer un seul mot, car elle avait la gorge très sèche et elle savait que si elle ouvrait la bouche, elle risquait de sangloter comme une fillette.
-Eleanor ! Soupira Sirius, en venant s'asseoir dans le fauteuil, près du lit, prenant les mains de la jeune fille qui refusait de lever la tête pour la regarder. J'ai fait de très grosses bêtises dans le passé et regarde où est-ce que cela m'a mené… sans oublier celles que je risquais de commettre comme dans ton… futur-passé. Sirius serra fortement ses mains, avant de les relâcher et de se lever pour s'asseoir dans le lit. Il prit le visage de la jeune fille et l'obligea à la regarder. Ils se fixèrent du regard pendant un très long moment où Sirius l'observa avec une grande inquiétude dans les yeux.
-On ne peut pas se permettre la moindre petite faute mon ange. Dit Sirius avec une grande urgence dans la voix. On a affaire à un As de la manipulation. Il exploite chaque petit détail. Tu dois faire très attention mon ange. Il a une très grande expérience… énorme. On est dans un… jeu où il n'y a pas de règlements, tous les coups sont permis. Tu dois être sur tes gardes, tout le temps, mon ange, tout le temps, est-ce que tu comprends ? Continua Sirius, son regard gris hanté, plongé dans celui de sa filleule qui avala difficilement sa salive. Il est très dangereux et imprévisible, surtout qu'en ce moment, rien ne marche comme il le souhaite… la surveillance autour de moi a augmenté, il y a maintenant, à chaque fois un ou deux membres à la maison, et… Sirius s'arrêta de parler en soupirant légèrement, une expression douloureuse déformant les traits de son visage. Tu es une très bonne actrice mon ange, dit-il fermement, grimaçant un peu, tu n'as pas besoin de potions pour t'aider, d'accord Eleanor. Celle-ci hocha la tête, le visage pâle.
-Est-ce que tu comprends bien la situation dans laquelle on se trouve en ce moment ? Demanda Sirius, respirant un peu difficilement, les mains tremblantes. On ne peut pas se permettre la moindre petite faute mon ange. Répéta-t-il dans un souffle. Aucune. Il ferma un peu les yeux, avant d'attirer sa filleule dans ses bras et de l'enlacer très fortement.
-D'accord. Murmura lourdement Eleanor, un peu paniquée maintenant. Je comprends.
-Je l'espère bien mon ange. Je l'espère. Dit gravement Sirius en resserrant son étreinte, l'étouffant pratiquement dans son câlin.
Une bonne ambiance régnait dans la maison des Blacks qui était en pleine rénovation : les chambres à coucher, la cuisine et le salon avaient été magnifiquement réformés avec des couleurs tièdes et apaisantes. Tout le mobilier avait été échangé et la décoration simple et classique redonnait un peu de vie à la maison, à la très grande amertume de madame Black qui n'attendait plus d'être dérangée par un quelconque bruit et hurlait sa colère et indignation à n'importe quelle occasion… quand ça lui chantait, même au beau milieu de la nuit… à très la grande irritation des habitants de square Grimmaurd, surtout qu'aucun sortilège d'imperturbabilité ne pouvait être jeté sur les portes des chambres nouvellement rénovée… à l'exception de celles de Sirius et de sa filleule bien sûr, mais ça, les invités de l'ancien maraudeur n'avaient nullement besoin de le savoir.
-C'est très joli Sirius. Complimenta Eleanor dont Sirius montrait les parties rénovées de la maison, trois jours après noël.
Son parrain venait juste de lui montrer le salon classique du premier étage qui était spacieux et très élégant. Les murs avaient été repeints en blanc et il avait laissé en état le sol en bois pour renforcer l'esprit ancien du lieu avec une petite touche de modernité. La décoration de la pièce, faite dans un camaïeu de gris, sobre, donnait une ambiance chaleureuse et agréable à vivre.
Ils se trouvaient actuellement au quatrième étage dans une large pièce, près de la bibliothèque.
L'énorme tapis, rénové avec soin et où était dessiné l'arbre généalogique de la famille Black, était accroché au mur, à gauche de la porte d'entrée (à la grande joie de Kreattur), faisant face aux multiples diplômes et autres récompenses obtenus par les membres de la famille Black. En face de la porte d'entrée les portraits et photographies de la famille Black étaient accrochés autour d'une large fenêtre, partant du sol et dont le vitre était en couleur jaune foncée permettant la lumière du jour d'illuminait magnifiquement la large pièce. Il y avait en outre deux magnifiques sobres et simples vitrines d'expositions (en verre transparent) où Sirius avait rangé des objets de grande valeur ayant appartenu à la famille et dont il ne savait pas quoi en faire et ne pouvait pas non plus les jeter sur la demande expresse de sa filleule.
-On aurait dit un musée. Continua Eleanor avec amusement ignorants les ancêtres de Sirius qui la dérobaient du regard, depuis leur arrivée, sans prononcer un seul mot.
-Je sais. Lui dit Sirius en haussant les épaules, un imperceptible sourire au coin. C'est toi qui m'en as donné l'idée mon ange. Lui dit-il en arquant un sourcil.
-Je sais. Lui dit à son tour Eleanor, l'imitant en haussant les épaules, avant de lancer un clin d'œil à son parrain, tentant difficilement d'étouffer un rire, car Sirius tentait tous les moyens possibles pour connaître la cause de sa demande sur la garde des portraits et des objets de ses ancêtres. Il soupira après avoir longuement observé sa filleule avec un regard intense et très perçant, ce qui fit un peu rougir la jeune fille, mais elle ne céda pas.
'Crack'
Eleanor sautilla, en émettant un petit cri.
Il ne s'agissait que de Dobby qui avait l'air très épanoui dans sa taie d'oreiller rouge bordeaux et ses chaussettes vertes menthes.
-Le déjeuner est servi Maître Sirius. Dit-il dans une voix suraigüe, en s'inclinant profondément devant son maître et une Eleanor bien amusée.
-Merci Dobby. Lui dit gentiment Sirius. On arrive bientôt. Les oreilles de l'elfe se dressèrent et il brilla de joie en bombant la torse, avant de s'incliner de nouveau et de disparaître avec un fort bruit.
-On y va ! Dit Sirius en tendant sa main à sa filleule qui lui sourit en la prenant.
-Désolé de vous avoir fait attendre, dit Sirius, lorsqu'ils entrèrent dans la chaleureuse et lumineuse cuisine embaumée d'une bonne odeur de poulet rôti.
Tout le monde était déjà à table lorsqu'ils arrivèrent dans la cuisine. Il y avait bien sûr l'ensemble de la famille Weasley et quelques membres de l'ordre du phénix : Hestia Jones, un autre vieux chauve dont Eleanor ne se rappelait pas trop le nom, ainsi que Tonks qui lançait des regards volés à Remus. Ce dernier était assis en face de la jeune auror et depuis l'entrée d'Eleanor et de Sirius, son regard très intense et suspicieux, était posé sur eux; ce qui mettait Eleanor de plus en plus très mal à l'aise, malgré l'assurance de Sirius quand elle lui avait fait part de ses inquiétudes.
Arthur Weasley, sa femme assise à sa droite, et son aîné à sa gauche, occupait, comme d'habitude, depuis sa sortie de l'hôpital, la place du chef de famille, en tête de table. Ce qui énervait au plus haut point Eleanor, mais qui ne pouvait rien dire. Elle avait très bien compris la main de Dumbledore dans tout ce qui se passait à square Grimmaurd, une des raisons pour lesquelles Sirius avait subtilement activé plusieurs sortilèges de la maison, mis en place par ses ancêtres et empêchant l'accès à plusieurs endroits du foyer, notamment la bibliothèque et le petit musée, l'endroit où il avait caché les portraits, le tapis de l'arbre généalogique et autres biens ayant appartenu à sa famille. Il avait fait croire à tout le monde qu'il les avait jetés.
-Merci. Murmura Eleanor en prenant place à la chaise que Sirius avait tirée pour elle. Il lui sourit gentiment, avant de contourner la table et d'aller s'asseoir en face d'elle, entre Tonks et Ginny. Cette dernière lança un regard clandestin à Sirius avant de rougir légèrement et de détourner le regard. Eleanor qui se trouvait entre George et Hestia Jones, résista de pincer ses lèvres et se força de garder un visage impassible.
Dumbledore est un vrai sale fils de pute. Pesta-t-elle silencieusement avec une grande frustration en détournant le regard et souriant avec assurance à Hestia Jones qui lui demandait si elle allait bien maintenant.
Sirius hocha la tête à Kreattur, debout à côté d'une très souriante Winky, près de la cheminée. L'elfe claqua ses doigts et les assiettes commencèrent à se remplir avec du poulet et des tranches de pommes de terre et de carotte. Un panier de petit pain et quatre bols apparurent au milieu de la table. Il y avait dans les bols : des pommes de terre, carottes, oignons et quelques tranches de poulet. Les verres se remplirent soit d'eau ou de jus de citrouille, avant que deux carafes d'eau et une carafe de jus ne se matérialisent près du panier de pain.
-Merci beaucoup Kreattur, Winky. C'est vraiment délicieux. Dit Sirius après avoir gouté un peu à son dîner. Les deux elfes de maison brillèrent de fierté, bombant un peu le torse, avant de s'incliner et de disparaître tous les deux, au même moment, avec un sourd 'crack'.
Même les elfes avaient deviné le dangereux jeu qui se déroulait dans la maison. Pensa Eleanor en commençant à manger son repas. Elle avait été très confuse par le comportement démesurément… respectueux des elfes la première fois qu'elle était descendue manger avec les habitants de la maison… mais avait été très amusée en découvrant la cause et heureuse de voir leur grande loyauté envers son parrain.
Pendant que la discussion allait bon train autour de la table, Eleanor ne put s'empêcher de jeter un regard vers la matriarche Weasley qui avait les joues un peu rosies. Sirius lui avait raconté que la vieille harpie avait voulu chasser Winky de la cuisine et s'était fortement disputé avec les trois elfes pour qui va préparer à manger. Même l'interdiction de Sirius n'avait pas arrêté Madame Weasley de commencer à préparer le repas ce jour là. Les elfes l'avaient laissé faire sa cuisine jusqu'au moment où les gens attendaient d'être servis, avant de faire tout renverser sur le sol… faisant porter le chapeau à la maladroite Tonks qui voulait aider Madame Weasley ce jour là. La dame Weasley n'avait rien deviné de la duperie des elfes et voulut cuisiner le dîner cette soirée là, mais les elfes avaient directement réagis cette fois-ci, en faisant disparaître toutes les ustensiles de la cuisine.
-Je pensais à quelques unes de tes suggestions. Dit Sirius posant le journal et la plume sur le bureau en bois d'acajou, ils se trouvaient à l'office dont la porte d'entrée donnait directement à la mystérieuse bibliothèque de la famille Black.
L'endroit, de taille moyenne, était bien chaleureux et accueillant et il y avait une banquette installée devant la petite cheminée d'où émanait un doux feu de bois. Aucun portrait des ancêtres de Sirius ne se trouvait dans ce lieu. Par contre un joli tableau était accroché au dessus de l'âtre, représentant la peinture d'une forêt et où on pouvait apercevoir un gros chien noir courir après un cerf et une biche argentée, ressemblant à une sorte de patronus.
Pendant qu'Eleanor travaillait sur ses devoirs, voulant s'en débarrasser le plutôt possible, Sirius qui était assis en face de sa filleule dans le fauteuil royal, avait pris des notes dans l'ancien journal intime d'Eleanor. Elle avait supprimé les sortilèges d'hypnotisation, de confiance et d'anti-suspicion du journal et avait lancé un autre sortilège qui permettait à son âme sœur de pouvoir utiliser, sans aucun souci, le journal qui était devenu une sorte d'agenda pour le couple.
-Conspirer tu veux dire. Clarifia Eleanor avec un petit sourire sur ses lèvres, ayant reconnu le regard gris très calculateur. Sirius lui sourit à son tour. Alors, qu'est-ce que tu planifies ? Demanda-t-elle en continuant ses exercices.
-La bague, plutôt que de le détruire nous-mêmes, on laisse le travail à Dumbledore.
-Ok. Dit Eleanor en reposant sa plume et tournait sa concentration vers son parrain. Je ne m'oppose pas à ton idée mais j'imagine qu'il y a une raison dans ton plan?
-Le vieil homme est un énorme problème. Dit Sirius avec exaspération, la colère se dessinant sur son beau visage. Eleanor savait que son parrain détestait très profondément le vieil homme depuis qu'il était au courant de ses machinations : élever sa filleule pour qu'elle devienne une martyre, son emprisonnement sans un procès, les faux amis… et peut être qu'il y en avait encore plus dont ils ignoraient.
-Il est un redoutable ennemi, continua Sirius, attirant l'attention d'Eleanor. En plus, il est trop puissant que ce soit dans le domaine magique ou politique et il est comme une sorte de Merlin pour la majorité des sorciers et sorcières Britanniques. Si on réussit… à s'occuper de lui, on aura plus de problèmes entre les mains. On sera probablement surnommé des traitres et on sera pourchassé comme des animaux et il y a de fortes chances que l'on soit jeté à Azkaban.
-Probablement! Les gens le vénèrent trop. Murmura Eleanor.
-C'est pour cela qu'on devrait laisser le destin jouer un peu son… rôle, sans oublier ta petite œuvre bien sûr. Dit Sirius en grimaçant un peu.
-Rogue va s'en charger pour nous, sur les ordres de Dumbledore bien sûr, car le pauvre était sur le point de mourir à cause de la bague. Dit sarcastiquement Eleanor, un petit sourire sur ses lèvres. C'est génial comme idée! La vieille chouette disparaîtra de la scène… et pendant que le monde magique commence à tomber dans le désespoir, je remplis ma mission et je les « sauve tous ». On les sauvera, précisa-t-elle avec un sourire très sinistre sur ses lèvres, et notre… héroïsme sera tellement élevé que personne n'osera piper un petit mot quand on clamera ton innocence. Tu auras finalement ton procès, peut-être même pas; et avec nos… formidables… preuves… ils vénéreront le sol sur lequel tu vas marcher Siri, tu seras enfin libre !
Les yeux de Sirius brillaient d'espoir, à la fin du petit discours de sa filleule.
-Libre. Murmura-t-il, comme s'il avait peur de prononcer le mot à haute voix. Ce sera… il fit une pause en avalant difficilement sa salive. Merlin, avoir la possibilité de marcher au chemin de traverse, de visiter Pré-au-Lard… d'aller dans d'autres endroits de la communauté magique ou… moldue, marcher… librement… de… Il fit une autre pause et observa Eleanor avec une expression très intense de désir, nostalgie… avidité. Avoir la possibilité de te courtiser ouvertement.
-Me courtiser ? Demanda Eleanor, en fronçant ses sourcils. Sirius quitta son fauteuil, sans quitter sa filleule des yeux et vint se mettre à genoux devant la très surprise jeune fille.
-Je sais que tu as été élevée par les moldus, donc cela va certainement sembler trop démodé pour toi, dit Sirius en prenant les mains de la jeune fille avec un sourire tendre et serein sur le visage. Ta mère aussi pensait la même chose quand elle avait laissé James le courtiser, continua-t-il. Honnêtement, il y a beaucoup de choses que ma famille m'a apprises, mais cela ne m'importait pas trop, et dés fois je m'en fichais royalement… mais il y a des traditions… Sirius détourna un peu son regard, ayant l'air un peu gêné, ce qui surprit Eleanor, mais elle ne fit pas de commentaire là-dessus. L'ancien maraudeur inhala une bouffée d'air avant de reposer son regard intense sur la jeune fille et de continuer dans une murmure : je voudrais te courtiser… par la coutume sorcière. Ce… ce n'est pas uniquement à propos de la tradition, mais cela concerne aussi le respect et montre les intentions sérieuses de l'homme. Je le souhaiterais vraiment mon ange.
-D'accord. Souffla Eleanor, toujours confuse et un peu touchée par la demande de son parrain, et ne sachant quoi dire exactement. Quand tu seras libre, tu pourras me… courtiser. Réussit-elle à articuler dans un murmure.
-Qu'il en soit ainsi! Murmura Eleanor avec un regard brillant et très radiant, sa baguette pointée vers le parchemin étalé devant elle. Une forte lumière bleue, pratiquement violet quitta l'extrémité de sa baguette en bois de cyprès et alla frapper le parchemin qui brilla d'une puissante et éclatante lumière bleue en se soulevant très légèrement de la large table où il était posé. La brillance continua un bon moment avant de s'affaiblir très lentement et de disparaître, pendant que le parchemin se posait gentiment sur la table.
Un sourire de triomphe se dessina sur les lèvres d'Eleanor qui soupira de plaisir en se penchant un peu pour relire ce qu'elle avait noté sur le très beau parchemin, avant d'agiter distraitement sa baguette au dessus du manuscrit et de l'enveloppe blanche qu'elle avait posée près du parchemin. L'objet se plia d'un seul coup en quatre, avant d'entrer dans l'enveloppe qui se referma en brillant légèrement avec une petite couleur bleue. L'enveloppe était posée dans une sorte de triangle où étaient notés trois symboles runiques au bout de chaque extrémité : à l'extrémité gauche, il y avait ce qui ressemblait à une sorte de charrue, au second extrémité, à droite, il y avait une sorte d'œil fardé et au sommet du triangle il y avait le signe mathématique de l'infini, un huit couché.
La jeune fille resserra sa cape sur sa chemise de nuit, avant d'inspirer un grand coup d'air et de poser minutieusement le bout de sa baguette sur le symbole de l'infini, noté au sommet du triangle. La forme géométrique disparue d'un coup d'œil, avant que la lettre 'H' n'apparaisse sur l'enveloppe, avant de se transformer en une fine, magnifique et très élégante calligraphie de couleur noire, et que n'apparaisse:
Madame Amélia S. Bones,
Directrice du Département de la Justice Magique.
Ministère de la magie de la Grande Bretagne.
-Merlin ! Murmura-t-elle avec révérence avant de ramasser rapidement l'enveloppe et de le fourrer dans la poche intérieure de sa cape. D'un rapide coup de baguette magique, elle fit disparaître la bouteille de flacon vide qu'elle avait posé près du gros livre qui se referma d'un coup avant de se soulever et d'aller se ranger près des autres livres de la bibliothèque. Elle jeta un dernier coup d'œil à la fameuse bibliothèque, avant d'enfiler sa cape d'invisibilité et de retourner au lit.
Elle avait une allure très chic avec sa très jolie robe blanche trapèze. La coupe flatteuse lui offrait une élégance nonchalante. Elle avait décidé de relâcher ses cheveux noirs pour mieux jouer son rôle de fille innocente, exemplaire et très gentille. Elle s'était très légèrement maquillée et avait complété son habillement avec des ballerines noires… ce qui augmenta son côté de très sage petite fille.
-Tu es ravissante mon ange. Lui dit Sirius en venant se placer derrière Eleanor qui se scrutait depuis un moment devant le grand miroir au dessus du lavabo de son salle de bain. Il sortit de sa poche un élégant collier en or blanc, un petit papillon à la même couleur que les yeux de la jeune fille accroché sur le fin collier.
-Tu adorais les papillons quand tu traînais encore avec des couches. Murmura Sirius en attachant le collier autour du cou d'Eleanor qui rougit un peu, face à ce rappel et à cet affectueux cadeau. Il posa une bise sur la nuque de la jeune fille qui frissonna un peu, laissant échapper un petit gémissement en fermant ses yeux.
-Merci, souffla-t-elle en ouvrant ses yeux émeraude pour croiser ceux gris ardents de Sirius, par le biais du reflet du miroir. Un frisson parcourut tout son corps devant le regard très possessif de son âme sœur.
-Cela te va à merveille. Murmura-t-il.
Sirius lui caressa un peu ses cheveux, avant de la retourner lentement devant lui. Il caressa tendrement sa joue qu'elle sentait en feu, puis son menton, puis ses lèvres, avant de se pencher, ses yeux dans les siens, puis sa bouche était sur la sienne. Le désir l'emportait et son corps répondait spontanément. Eleanor soupira intensément de plaisir, pendant que Sirius l'attirait tendrement dans ses bras en intensifiant le baiser, sa main gauche maintenait sa tête en place, pendant que sa main droite caressait son dos, avant de descendre lentement se poser sur fesses, les malaxant légèrement.
Ce contact déclencha une vague de frissons dans tout son corps et Eleanor gémit fortement en portant ses mains derrière la nuque de Sirius, l'attirant encore plus. Sirius grogna légèrement en intensifia le baiser, l'attirant encore plus près de lui et elle gémit de nouveau en sentant son dure érection contre son ventre.
Pendant un long moment, Sirius l'embrassa passionnément, avec une ferveur et un désespoir qu'Eleanor ne lui avait jamais connu. Il avait passé sa main sous le bas de sa courte robe et sa douce main était en contact direct avec la peau du bas de son dos.
-On devrait y aller. Souffla Sirius entre ses lèvres. Il posa son front sur le sien, le souffle court, les yeux fermés, les mains un peu tremblantes.
Eleanor, elle, la respiration irrégulière aussi, en voulait plus, mais ne voulait pas trop bousculer Sirius, et à contrecœur, refoula son désir et tenta ridiculement et difficilement de se contrôler.
Après un moment, Sirius ouvrit ses yeux emplis de désirs et les posa dans ceux d'Eleanor qui n'étaient pas mieux.
Il lui sourit un peu, en posant une brève bise sur ses lèvres gonflées, avant de frotter son nez contre le sien. Il s'éclaircit un peu la gorge en relevant la tête, sans la quitter des yeux, un tendre sourire sur ses lèvres. Il lui caressa amoureusement la joue, sortant lentement sa baguette magique.
-Amor patitur moras ! Murmura-t-il, avant d'agiter sa baguette sur eux pour effacer toute trace de leur accolade. L'amour est patient ! Eclaira-t-il dans une souffle avant de poser une bise sur le front d'Eleanor qui fronçait les sourcils.
Quelques minutes plus tard les deux tourtereaux se rendirent dans le salon nouvellement rénové du premier étage où les attendaient Maugrey, Diggle et Fleur Delacour, toujours aussi belle, avec sa robe bleue claire qu'elle portait en dessous de son manteau noir. Elle avait coiffé ses cheveux argentés en une simple queue de cheval. Les enfants Weasley étaient aussi dans le salon, ainsi que Phineas Nigellus dans son portrait accroché au dessus de la cheminée il y avait aussi Remus qui se leva à leur entrée et la souriait gentiment… et à la grande irritation d'Eleanor, Hermione Granger aussi se trouvait dans le salon. Cette dernière était arrivée durant la matinée et avait eut l'audace d'envoyer un cadeau de noël à Eleanor qui ne s'était pas donné la peine de l'ouvrir, avant de le lui renvoyer par le biais du hibou qui l'avait délivré.
-Il y a du monde d'après mes informations! Lui annonça Fleur avec un léger accent, après les salutations et les compliments des jumeaux sur sa robe qu'ils trouvaient… sexy.
Eleanor hocha la tête, essayant de masquer sa nervosité avec un faible sourire.
-Tu veux dire des charognards ouais ! Corrigea Fred assis dans le canapé avec son jumeau qui rit légèrement, en lançant un clin d'œil à Eleanor qui lui sourit en roulant ses yeux, alors que Fleur levait ses belles prunelles bleues au ciel.
-Ne t'inquiète surtout pas. Lui dit Sirius, un sourire au coin. Il aida Eleanor à porter ses gants et son manteau noir qu'il avait gardé pour elle. Analyse bien chaque question avant de répondre. Ne te laisse surtout pas être intimidée par qui que ce soit. D'accord ? Elle hocha sa tête avec nervosité, pendant que son parrain enroulait une écharpe en laine blanche autour de son cou. Il posa ensuite une petite bise sur ses cheveux, avant que Fleur ne lui prenne la main droite, la serrant fermement en envoyant un sourire rassurant à la jeune fille. La très belle française la tira vers Maugrey et Diggle, debout non loin de la cheminée, et sortit de la poche de son manteau un mouchoir en tissu blanc où était dessiné une jolie plume dorée.
Chacun tenait un petit bout du mouchoir, pendant que la salle était devenue silencieuse. Eleanor jeta un regard à son parrain debout, près de la cheminée et qui lui souriait avec assurance, les bras croisés sur sa poitrine et adossé avec nonchalance sur le mur. Elle n'eut pas le temps de retourner le sourire lorsque le portoloin s'activa et les amena hors de la Grande Bretagne.
-Grrr, dire que je vais retourner à Poudlard dans quatre jours. Grommela Eleanor dans une grande morosité. C'était le lendemain de son voyage à l'étranger, et ils étaient installés sur la banquette près de la fenêtre dans la chambre de la jeune fille qui s'apprêtait à aller au lit, avant que son parrain ne la rejoigne pour lui souhaiter une bonne nuit. Ils ne pouvaient plus prendre le risque de dormir ensemble, malheureusement.
-J'aurais tellement aimé que l'on complète l'union. Continua de se plaindre la jeune fille en tirant la couverture sur elle. Ce sera comme si on n'a jamais été séparé alors. Eleanor réalisa soudainement que Sirius était devenu tendu. Son regard était hésitant et fuyant. Eleanor baissa les yeux, pendant qu'une pensée horrible naissait chez elle. Et elle tenta de calmer l'accélération de son rythme cardiaque. Un lourd silence s'installa entre eux, pendant qu'elle observait ses mains sur ses genoux, Sirius à ses côtés ne bougeait pas.
- Tu ne… je veux dire je croyais… je… er… balbutia Eleanor. Elle se tût un instant, avant de lever ses yeux vers ceux tendres et hésitants de Sirius. Elle inspira une bouffée d'air, avant de continuer dans un murmure : je connais des âmes sœurs qui se contentent de l'amitié. Tu souhaiterais que notre relation soit ainsi ? Demanda-t-elle dans une voix vulnérable et elle baissa les yeux pendant que ses épaules s'affaissaient. Elle fût immédiatement enveloppée dans un gros câlin, mais elle ne pût se relaxer dans les bras de Sirius.
-Non, non, ce n'est pas cela mon ange. Bien sûr que je le veux. Souffla Sirius. J'aimerais bien que l'on s'unisse complètement comme des âmes sœurs et des… amoureux… éventuellement.
-Éventuellement ?
-Je... Sirius soupira fortement en relâchant son étreinte. Il repoussa un peu en arrière les cheveux noirs d'Eleanor. A côté de vouloir te courtiser proprement, signifiant que le sexe à ce stade est hors de question… écoutes Eleanor, dit gentiment Sirius voyant la confusion et la moue de la jeune fille. S'embrasser, tenir ta main… est quelque chose et c'est merveilleux et je l'adore, mais… tu es encore une mineure.
Eleanor cligna des yeux et regarda Sirius avec une grande incrédulité.
-Eh bien techniquement je crois. Mon esprit et mon âme ont 27 ans par contre ! Et je devrais dire plus, car j'avais 14 ans avant… l'arrivée d'Harry… son âme je veux dire… et qui avait 27 ans.
-Mais ton corps n'a que 15 ans. Dit très sincèrement Sirius, les yeux plongés dans ceux d'Eleanor. Et je ne suis pas du tout à l'aise sur l'idée d'avoir une relation sexuelle avec toi, à cet âge. Termina-t-il fermement.
-Mais…
-Tu es encore une enfant… je veux dire ton corps mon ange. Dit placidement Sirius en attirant de nouveau la jeune fille dans ses bras. Essaies juste de te mettre à ma place un instant.
-Ok, Dit la jeune fille après un long silence. Tu as raison, ce serait vraiment bizarre et pas… sain.
-Exactement.
-Donc on se limite uniquement au… bécotage ? Soupira Eleanor avec résignation et exaspération.
-Oui et on ne va pas trop affoler les freins… on va prendre notre temps. Plus… de choses… intimes quand tu seras un peu plus âgée. Murmura Sirius en ricanant un peu, la serrant fortement dans ses bras.
-Ok ! Soupira Eleanor. Je peux faire cela, ajouta-t-elle dans une voix ironique, avant de rougir un peu et d'ajouter : mes… mes très chères parties intimes ainsi que mes doigts vont très bien se connaître… jusqu'à ce que je grandisse suffisamment pour une relation sexuelle et que cela ne te fasse pas trop… flipper.
-On est dans la même situation mon ange, murmura Sirius en riant un peu fortement, avant de soulever la tête d'Eleanor et de s'emparer tendrement de ses lèvres.
Edition spéciale: INTERVIEW EXCLUSIVE D'ELEANOR L. POTTER, la seule personne connue à avoir survécue le sortilège de la mort. Reportage de M.J. Johnson, J.E. Chan, G.J. Harris, W. G. Bradley et C.C. Cooper.
Il y avait en dessous du gros titre : une photo d'Eleanor qui souriait sereinement avec une petite timidité.
-Je dois dire que la publication de ton interview a créé un vrai buzz au ministère et un vrai remue-ménage dans le pays et le monde magique en général. Dit d'une voix douce et grave Kingsley Shacklebot qui venait juste d'arriver en posant un journal devant Eleanor, avant de prendre place pour se servir à manger. Il s'agissait d'un journal Américain : The Stir.
C'était le deuxième jour après l'interview d'Eleanor et les habitants de square Grimmaurd étaient entrain de prendre le petit déjeuner avant d'être dérangés par une centaine d'hibou qui délivrait des courriers ou des journaux à une surprise Eleanor.
Après le énième courrier en moins d'une minute, Sirius avait demandé aux elfes d'intercepter les courriers destinés à sa filleule pour qu'ils puissent déjeuner tranquillement. Mais, ils avaient à peine recommencé à manger que Kingsley suivi de Maugrey, Hestia Jones et une très endormie Tonks entraient dans la cuisine.
-Au moins, cela fait bouger les choses et les gens. Même la radio a fait un briefing ce matin sur ton interview. Dit Hestia Jones en s'asseyant près d'Eleanor et en face de Sirius qui avait pris le journal et commençait à le consulter. Maugrey prit place non loin d'Eleanor et l'observait intensément avec ses deux yeux (normal et magique).
-Bon travail Potter ! Grogna-t-il à Eleanor qui lui lança un sourire gêné, ne supportant pas trop le regard de l'ancien auror.
-Le ministère est bombardé de courriers par des gens paniqués qui ont lu le Chicaneur ou écouté la radio ce matin. Dit Tonks en baillant légèrement. Elle était assise près de Remus et se servait du café en lui lançant de très discrets regards. Elle manqua de peu de renverser le café, si ce n'était pas Madame Weasley qui décida de la servir en lui arrachant pratiquement des mains la cafetière.
-Merlin ! Souffla Sirius qui avait les yeux rivés dans le journal. Les gens se penchèrent pour voir ce qu'il regardait.
-Oui! L'entendre est une chose, mais le voir est autre chose. Cela donne froid au dos ! Murmura Kingsley, les yeux posés, comme tout le monde, sur une photo où Eleanor enfonçait une épée dans la gueule de l'énorme serpent de la chambre des secrets, avant de le retirer et de le jeter par terre, se tenant douloureusement son bras droit où était planté une des canines de la créature.
Il y avait d'autres photos du beau jeune homme qui se faisait passer pour Voldemort, entrain de montrer à une plus jeune Eleanor la création de son anagramme. Une autre photo au milieu de l'article montrait Fumseck qui pleurait sur la blessure d'Eleanor afin de la guérir. Et une dernière photo, en bas de l'article, montrait de très jeunes Eleanor et Ginny qui s'enlaçaient avec joie.
-Oh waouh, comment ont-ils fait pour avoir les photos ? Demanda d'une petite voix Ginny Weasley, toute pâle, assise à côté de Sirius et observant les photos avec des yeux écarquillés.
-Une pensine ! Grogna de nouveau Maugrey qui était entrain de renifler, avec le trou lui servant de nez, chaque tranche de bacon dans son assiette.
Dans la page suivante, il y avait une large photo qui montrait le corps de Rogue sur le sol, à côté de plus jeunes Eleanor, Hermione et Ron entrain de regarder avec horreur Sirius et Remus forçaient Queudvert à retrouver sa forme humaine. Un très moche Peter Pettigrow les observait avec terreur, avant que la scène ne se répète. Au dessus de l'article était juste titrée : l'énigme sur Peter Pettigrow. Il y avait en outre une autre photo, en bas de page qui montrait Remus se transformer en loup garou, semant la panique et permettant la fuite de Pettigrow.
Aux pages suivantes, consacrées à la résurrection de Voldemort, on y montrait une photo de Pettigrow lançant le sortilège de mort à un choqué Cédric Diggory, près d'une pétrifiée Eleanor. Une autre photo, en milieu de page montrait la prise de sang chez une Eleanor ligotée. Pettigrow versa quelques gouttes de sang dans le chaudron d'où émergeait une horrible créature, Voldemort.
A la page suivante, il y avait les mangemorts, encagoulés et entourant Eleanor et Voldemort qui étaient en position de combat.
Une autre photo montrait les fantômes des parents d'Eleanor, de Diggory et deux autres victimes de Voldemort qui avaient l'air de communiquer avec Eleanor, avant qu'elle n'attrape la coupe de feu et qu'elle ne disparaisse avec le corps de Cédric Diggory.
Il y avait à la page suivante, une photo révélant l'identité de Bartemius Croupton : les professeurs Dumbledore, Rogue et McGonagall avaient tous leurs baguettes pointées sur Maugrey, qui devenait Barty Jr. En bas de page, il y avait une photo où Dumbledore et Fudge étaient entrain de se parler, ayant l'air, chacun, très en colère. Ils se trouvaient dans l'hôpital et il y avait une petite audience qui les observait avec choc : Eleanor était assise dans un lit, près duquel se tenaient un gros chien noir, Hermione, Ron, madame Weasley et Bill. McGonagall était debout près de la porte d'entrée, tandis que Rogue et Mme Pomfresh étaient non loin du lit d'Eleanor.
-Il faut avouer que les américains sont trop brillants ! Murmura Bill Weasley qui s'était rapproché pour mieux voir les photos.
-Tu peux lire l'interview s'il te plaît. Demanda Eleanor, observant intensément son parrain qui avait plus que pâli. Sirius lui sourit un peu en refermant le journal, avant de le tendre à Remus qui était assis à sa droite. Celui-ci parut surpris, mais le prit en hochant un peu la tête.
Il se racla un peu la gorge, avant de lire la page d'accueil de sa voix calme et posée :
Depuis son retour dans le monde magique, en 1991, tout le monde attendait une interview de la seule personne connue à avoir survécue le sortilège de la mort. Malheureusement, tous les courriers envoyés à celle que les Britanniques surnomment la « survivante », nous ont été retournés sans être ouvertes.
La jeune héroïne de la Grande Bretagne a finalement décidé cette année de donner une interview à un quotidien Français « La Plume » et a accepté la conférence de presse qui lui a été proposée par ce journal quotidien.
Etant donné que c'est très rare et unique que mademoiselle Potter communique avec nous, journalistes, on a dépêché nos correspondants M. Johnson et J. Chan, lorsque nous avons reçu l'information de La Plume sur la conférence de presse, tenue dans les locaux de la salle de conférence du musée du Louvre (magique). La légendaire et luxueuse place était remplie de monde, il y avait pratiquement tous les représentants des journaux du monde magique, ainsi que des historiens, des chercheurs, des professeurs… et quelques aurors Français.
A treize heures tapantes, Mademoiselle Potter est entrée dans la salle, en compagnie du chef éditeur de La Plume et de deux autres femmes brunes qui travaillent pour le quotidien.
A peine la jeune fille et ses compagnons avaient-ils pris place en face des journalistes que les questions commencèrent à fuser de toute part… et si ce n'était pas l'intervention de quelques aurors et du chef éditeur de La Plume, on allait se retrouver avec des questions sans réponses et rentrer bredouille.
« …On aimerait d'abord commencer par remercier mademoiselle Potter qui a accepté cette interview. » Déclara C. Nouvel (chef éditeur de La Plume), après avoir salué les personnes présentes dans la salle.
« Une question par personne, s'il vous plaît. On a retenue cette splendide salle pour cinq heures… pas plus… ça coûte trop chère ». Avait déclaré C. Nouvel, faisant rire à toute la salle, avant de s'asseoir près de Mademoiselle Potter et de ses deux collègues de travail.
Suite de l'interview: voir pages 11 à 17.
James C. Potter et Lily E. Evans Potter : pages 1 à 4.
Et facta est lux… Eleanor L. Potter, héroïne malgré elle ? : Pages 5 à 10.
Confrontation entre Eleanor Potter et Voldemort/Q. Quirrel (1992): page 18.
La pierre philosophale, était-ce vraiment cachée au sein de l'école ?: page 19.
Le Basilisk de la chambre des secrets de S. Serpentard : pages 20 à 23.
Tom Elvis Jedusor ou Lord Voldemort ? : Pages 24 et 25.
Résurrection de Voldemort (24 juin 1995) – Opinion du Pr. Béninois de la magie noire, R. Braunstein: voir page 26 à 30.
La condamnation sans procès de Sirius Black : voir pages 31 à 33.
Les Croupton et le système judiciaire Britannique: pages 34 à 36.
Où est passé le mage noir Voldemort : pages 37 et 38.
Imperium in Imperio : le clash entre le directeur de l'école Poudlard, A. Dumbledore et le ministre de la magie Britannique, C. Fudge : pages 39 à 41.
La grande inquisitrice de Poudlard ou la suite de la tension (politique): pages 41 et 42.
F. Slender, G. Grindelwald ou L. Voldemort… : Bella horrida bella… pour quelle cause et qui en tire réellement profit? Page 43 à 50.
-Il y a de la lecture quand même ! Annonça George qui avait repris sa place, tout comme le reste d'ailleurs, et écoutait attentivement la lecture du lycanthrope.
-Il s'agit quand même de la très grande Eleanor Potter, cher frère. Renchérit Fred, pendant que Remus tournait vers les pages où étaient indiqué l'interview, soupirant légèrement.
Il y avait en tête de page, une photo montrant Eleanor assise entre un homme chauve, la soixantaine et deux jeunes femmes brunes, assises à la droite d'Eleanor. Cette dernière avait les mains liées posées sur une table en bois noir et où il y avait plusieurs micros, des bouteilles d'eau et des gobelets. Elle avait un air très serein, et petit sourire sur ses lèvres. Derrière eux se trouvait une large peinture du musée du Louvre.
Question (R. Burns – The Vice Squad, Australie) : Bonjour et merci de nous accorder cette interview comme l'a souligné notre collègue Nouvel dont le courrier nous a plus qu'agréablement surpris. Pourquoi maintenant mademoiselle Potter ? L'interview, je veux dire. Car on vous a envoyé plusieurs courriers au cours de ces dernières années… sans réponse.
Eleanor Potter (EP) : Oh !? Je suis bien désolée monsieur, mais je n'ai jamais reçu vos courriers. Pour ce qui est de cette interview aujourd'hui, monsieur Nouvel m'a demandé si cela ne me dérangeait pas, j'ai juste dit pourquoi pas, étant donnée que j'allais le faire pour son journal.
[Ndlr : Cette réponse sembla surprendre la majorité des personnes présentes dans la salle, d'où s'éleva un grand murmure pendant quelques instants.]
Question (Z. Bhâ – L'Analyste, Mali) : croyez-vous que vos courriers seraient interceptés et triés ?
EP : ça, je n'en ai pas la moindre idée monsieur, mais je n'ai jamais reçu de courriers provenant de journalistes ou quoi que ce soit du genre.
Question (K. Wu – The Ink, Japon) : où étiez-vous durant ces dix dernières années ? Il paraît qu'Albus Dumbledore vous a secrètement entraîné.
EP (rires): J'habitais avec ma tante maternelle, mon cousin… paix à son âme, et mon oncle par alliance dans le monde moldu, depuis toute petite, je crois. Je ne savais pas que la magie existait et je n'ai connu l'existence de mon directeur d'école, A. Dumbledore, que le jour où j'ai reçu la lettre m'invitant à venir étudier la magie à Poudlard, car il paraissait que j'étais une sorcière… tout comme mes parents qui avaient été assassinés et non pas tués dans un accident de voiture à cause de l'ivresse de mon père, comme me le disait ma tante lorsque je lui demandais qu'est-ce qui était arrivé à mes parents.
Bien sûr, je m'étais tout le temps posée des questions sur les choses bizarres qui m'arrivaient. Mais non, je n'ai jamais été entraînée par A. Dumbledore ni quiconque d'ailleurs.
[Ndlr : Cette réponse surprit de nouveau la salle… la fille qui a sauvé le monde magique Britannique ne savait pas qu'elle était une sorcière… ?]
Question (Pr. G. Zayed – Ecole d'Alexandrie, Egypte): Que pouvez-vous nous dire des événements qui ont causé la disparition de vos parents ?
EP : tout ce dont je me rappelle sont des cris, un rire aigu et froid et beaucoup de lumière verte. Et grâce aux détraqueurs, je me rappelle aussi de la demande de mon père qui disait à ma mère de fuir, qu'il était là-bas, qu'il va essayer de le retenir. Ma mère s'était barricadée dans ma chambre et n'avait pas sa baguette magique avec elle. Elle m'avait placé dans le berceau et s'était placée entre moi et Voldemort… et le suppliait de me laisser vivre et de la tuer à ma place.
A mon arrivée dans le monde magique, j'ai été choquée de découvrir que j'avais un surnom à cause de la chute de Voldemort. Je ne pense pas en être la cause. Je crois plutôt que le sacrifice de ma mère ou de mes parents y étaient pour quelque chose… je ne sais pas. Je ne me souviens pas grand-chose de cette nuit là… je n'avais que quinze mois après tout, une enfant qui ne pensait qu'à la nourriture et au jeu.
[Ndlr : les Britannique appellent le mage noir Lord Voldemort : Vous-savez-qui ou Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Durant l'été 1993 : Sirius Black s'est échappé de la prison Britannique Azkaban et les détraqueurs qui surveillent normalement la prison ont été placés autour de l'école pour garantir la sécurité des élèves, notamment Eleanor Potter.]
Question (Gr. R. Djanté – Hôpital Un homme, des vies, Burkina-Faso) : et qu'en est-il de votre cicatrice ? Est-ce qu'il vous arrive de ressentir… de la douleur par exemple ?
EP : je préfère ne pas répondre à cette question monsieur.
Question (C. Lemarchand – La Plume, France) : Vous ne parlez pas de mort, mais de la chute du seigneur des ténèbres. Vous pourriez nous éclairer un peu ?
EP : oui j'ai dit chute, car c'était le cas et non la mort. Moi aussi, j'ai été très rebutée en découvrant la survie de Voldemort durant ma première année scolaire. Je l'ai confronté durant la fin de cette année scolaire, en tentant de sauver la pierre philosophale qui se trouvait à l'école. J'avais cru que c'était un professeur qui allait le voler en vue de le donner à Voldemort. En deuxième année aussi, Voldemort, si on peut dire ça, avait possédé une fille de première année et je l'ai confronté dans la chambre des secrets de Serpentard… et en quatrième année j'ai été kidnappée à la fin du tournoi des trois sorciers, par le biais d'un portoloin et le servant de Voldemort, Peter Pettigrow qu'on croyait mort et qui avait été l'ami de mes parents, a utilisé mon sang dans un rituel pour permettre à son maître Voldemort, de retrouver une sorte de corps […].
[Ndlr : Suite détaillé de cette réponse, voir les pages 18 à 23 et de 26 à 30.
Mademoiselle Potter nous a permis de vérifier ses déclarations en acceptant de donner une copie de ses mémoires (de la première à sa quatrième année à Poudlard) à C Nouvel. Chaque personne présente dans la salle a pu entrer dans la pensine et assister à la rencontre d'Eleanor Potter et de Voldemort, au cours de ces quatre dernières années.
Cette vérification a pris deux longues heures, après le contrôle de l'exactitude des mémoires d'Eleanor Potter par trois langues de plomb travaillant dans le ministère Français et Allemand, ainsi que le célèbre professeur Burkinabé de la magie noire A. Mukwele.
On découvre avec froideur que le mage noir nommé Voldemort est bien vivant et que Sirius Black a toujours été innocent et qu'il n'a jamais reçu de procès.
La grande question est : pourquoi est-ce que le ministre de la magie Britannique ne vérifie pas les mémoires d'E. Potter.]
Question (R. Baron – Magazine La sorcière, France) : Avez-vous gardé contact avec votre parrain quand vous aviez découvert son innocence ? Savez-vous où il se trouve en ce moment ?
EP : Je préfère ne pas répondre à cette question Madame.
Question (V. Ivanov – People, Russie) : d'après-vous, pourquoi est-ce que le seigneur des ténèbres ne se manifeste pas ?
EP : je n'en sais rien du tout monsieur… peut-être qu'il subit finalement le processus naturel de la vie… on naît, grandit et meurt. Sa seconde phase, bien que différente de celle des communs mortels tels que nous, ne doit pas trop bien se passer pour lui. Allez savoir… !
Question (S. Hubbard – L'Express, Canada) : quelles sont, d'après vous les raisons qui ont poussé le ministère de la magie Britannique à ne pas vous croire ?
EP : Il est humain dans la nature de l'Homme de se tromper, mais persévérer dans l'erreur est diabolique.
Quand on a découvert l'identité de la personne qui a transformé la coupe en portoloin, un détraqueur à administrer le baiser à Barty Croupton Jr. qui s'était fait passé pour A. Maugrey en utilisant le polynectar durant toute l'année scolaire… ruinant ainsi toute possibilité d'avoir des réponses sur sa soudaine apparition alors qu'il était censé être mort et être enterré à Azkaban. Ensuite le ministre de la magie Cornélius Fudge et le professeur Dumbledore ont eu une sorte de dispute dans l'infirmerie, avant son départ.
[Ndlr: L'ancien auror A. Maugrey, dit fol-œil, était enseignant de défense contre les forces du mal à l'école de Poudlard pour l'année scolaire 1994-1995.]
Question (C. Kekiang – The Voice, Chine): que pensez-vous de Fudge ?
EP : le ministre a été tellement gentil avec moi la première fois que je l'ai rencontré, que je me suis permise de lui demander s'il pouvait me signer mon autorisation pour les sorties d'école au village de Pré-au-Lard… (Rires). Ce qu'il ne pouvait pas faire bien sûr (rires). La deuxième fois que j'ai rencontrée le ministre, était durant la finale de la coupe du monde de Quidditch… et là encore, il a été très gentil et… cool avec moi… comme une sorte d'oncle… (Rires), sinon, je ne le connais pas trop bien et je ne peux pas convenablement répondre à votre question.
Question (A. Ali – The Observer, Qatar) : d'après nos informations, votre cousin D. Dursley a subi la baiser du détraqueur en début août dernier. Vous avez été avec lui, durant ces terribles événements. Pourquoi n'avez-vous pas utilisé le sortilège de patronus qu'on raconte que vous connaissez. Qui croyez-vous a été à l'origine de l'envoie de ces créatures ?
EP : oui, je connais très bien ce sortilège et c'est quelque chose que je vais regretter toute ma vie. (Elle soupira en abaissant un peu les yeux). Je ne savais pas que la loi me le permettez. J'ai paniqué et j'ai juste crié à mon cousin de courir, croyant bêtement qu'il allait me suivre. Il était un enfant unique. J'avais extrêmement peur, et j'aurai pu ne pas tenir compte des règlements, car c'est quelque chose que je fais la plupart du temps, mais j'avais déjà reçu un avertissement du ministère durant ma deuxième année sur l'utilisation de la magie en dehors de l'école; et durant l'été 1993, j'ai commis un accident magique qui a gonflé ma tante par alliance. Il y aussi le fait que je ne voulais pas être renvoyée de Poudlard… c'est comme une maison pour moi. Pour ce qui est de l'envoi des détraqueurs, je n'en ai pas la moindre idée, mais à mes dernières nouvelles, ils étaient sous le contrôle du ministre de la magie Britannique.
Question (E. Rodriguez – La Información, Mexique): Donc vous préférez votre école par-dessus votre famille ?
EP : bien sûr que non monsieur ! Il n'y a pas plus sacrée qu'une famille. Mais je préfère de loin ne pas être renvoyée et retourner vivre avec une famille qui m'a clairement dit qu'ils ne m'ont accueilli que par manque de choix.
Question (F. Audi – The society, Inde): Vous pourriez élaborer votre dernière réponse s'il vous plaît.
[Ndlr : Eleanor Potter est restée silencieuse pendant un long moment, avant de boire d'un trait le gobelet d'eau posée devant elle.]
EP : J'ai eu une enfance pas très heureuse et j'ai grandi dans une famille dont j'avais l'impression de ne pas faire partie. Ma tante maternelle m'a clairement dit, le jour où Hagrid m'a délivré ma lettre, qu'elle n'a jamais aimé ma mère. Je n'ai connu mon véritable nom que lorsque j'ai commencé l'école primaire, à mes cinq ans. Ma… famille avait l'habitude de m'appeler le monstre ou la fille… et aujourd'hui, depuis mes onze ans, c'est juste la fille ou Potter. J'ai bien sûr tenté d'alerter mes professeurs du traitement que je subissais à la maison, mais rien n'a jamais été fait. Pendant longtemps, j'avais cru que c'était ma faute et que je méritais le traitement de ma famille… L'amitié, je l'ai découverte quand je suis arrivée à Poudlard et le véritable sens d'une famille, quand j'ai connu le meilleur ami de mon père.
[Ndlr : Rubéus Hagrid est le gardien des clefs de Poudlard et le professeur de soin aux créatures magiques.
On a tenté d'interviewé la tante d'Eleanor Potter (Pétunia R. Evans Dursley), mais elle nous a claqué la porte au nez, après avoir dit que c'est à cause de ce monstre de Lily (sa sœur) qu'elle a aujourd'hui perdu son Dudley (son fils) et qu'elle espère qu'elle est entrain de périr en enfer et que sa fille (Eleanor) la rejoindrait très bientôt. ]
Question (J. Eastman – The Sun, Kenya): Que pensez-vous des moldus ?
EP : On peut apprendre beaucoup de choses d'eux. Ils ont la science et une technologie bien avancée. Cependant, je n'ai pas confiance à la majorité d'entre eux. J'ai vécu avec eux depuis mon enfance et je ne peux nommer un seul d'entre eux dont j'ai une entière confiance. Il y a certes de gentils moldus… mais je crois que c'est à cause de leur ignorance de l'existence de la magie… et ceux qui sont au courant en ont peur ou le détestent ou sont… jaloux, et d'autres, notamment les religieux voient la magie comme une malédiction, l'œuvre du diable, quelque chose dont on doit tout faire pour le détruire.
Je sais qu'avec la découverte de ma nature, la magie, ma famille m'a finalement laissé respirer un peu d'air frais. Quand je suis retournée chez eux après ma première année, ils avaient trop peur de moi… et cela a limité mon cousin, paix à son âme, de lever la main sur moi… et les travaux que je faisais à la maison s'étaient nettement amoindris. Je vivais enfin… dignement, comme un être humain, pendant un mois entier.
Malheureusement ma paix s'était interrompue avec l'arrivée d'une beuglante du ministère me menaçant d'expulsion, car un elfe de maison qui était apparu à la maison pour m'avertir d'un danger, avait pratiqué la magie… le ministère avait cru que c'était moi… mon oncle par alliance avait, par la suite, pris toutes mes affaires, ainsi que ma baguette et les avait enfermées… et j'étais de nouveau tourmentée et sans défense… perdant mon seul arme qui a été de leur faire croire que je pouvais utiliser la magie… ça a été un temps vraiment horrible.
Je me demande bien si c'est la même chose avec les autres nés-moldus… surtout ceux qui sont issus des familles religieuses et qui n'hésiteront pas à utiliser l'exorcisme sur eux. La persécution peut être physique comme psychologique et je ne comprends pas pourquoi est-ce que le ministre attend jusqu'à nos onze ans pour nous expliquer les bizarres choses qui se passent autour de nous. Et pourquoi est-ce qu'ils ne contrôlent pas le traitement envers les orphelins ? Je veux dire, nous ne sommes pas des milliards comme les moldus. Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas d'orphelinats pour les jeunes sorciers et sorcières ?
Je suis encore indécise pour mon choix d'emploi, mais ce qui est sûr, c'est que quand j'aurais hérité du siège de mes ancêtres au Magenmagot, je ferais de mon mieux pour une amélioration de la manière dont on s'occupe des orphelins et orphelines magiques.
Question (L. Tsipras – The Review, Grèce) : La Politique ? C'est vraiment ambitieux de votre part pour quelqu'un d'aussi jeune.
EP : Eh bien, c'est une situation inacceptable, et je préfère faire quelque chose pendant que j'en ai les moyens. Cela peut arriver à n'importe qui d'entre nous et je n'ai pas envie que mes enfants se retrouvent un jour dans la même situation que moi, s'il m'arrivait quelque chose.
Question (J. Chan- The Stir, États-Unis): vu la manière dont vous parlez, c'est à croire tous les moldus sont abusifs ?
EP : bien sûr que non madame. Il y a évidemment certains parents moldus qui adorent leurs enfants, peu importe leur nature… mais cela ne veut pas dire qu'ils sont tous ainsi et qu'on devrait laisser l'enfant subir la violence de ses parents ou autres membres familials à cause de leur peur, leur ignorance. Et je pense que chaque né-moldu qui veut fuir le monde moldu devrait avoir la possibilité de trouver un refuge dans le monde magique. Le ministère doit créer un système pour leur venir en aide, faire des visites régulières aux nés-moldus. Aucun sorcier ou sorcière ne devrait finir dans les mains des moldus. Les orphelinats ou maisons moldus ne sont pas équipés pour bien s'occuper d'eux.
Question (X. Simegza – Harmony Magazine, Tanzanie): vous avez une très forte opinion sur ce sujet.
EP : En effet, oui.
Question (Pr. Q. Williams – Institut Salem, Etats-Unis): la plupart des idées que vous défendez sont opposés à ceux d'A. Dumbledore et d'autres figures politiques du monde magique.
EP : je n'ai pas la même philosophie que le professeur Dumbledore ou ces… figures politiques. Et personne n'a mis ces idées dans ma tête. Je suis arrivée à mes propres conclusions, surtout avec ma petite expérience personnelle. Je refuse d'être et de rester dans l'ignorance et cela pour n'importe quel domaine de la vie… et je refuse de fermer les yeux sur une quelconque injustice.
Question (W. Wong – Le Peuple, Chine) : Quel est votre opinion sur Dumbledore ?
EP : Je l'admire énormément, c'est une personne très noble. Il est certes mon directeur d'école, mais je le considère comme un grand-père… et je crois que sa présence dans le monde magique actuel est une grande bénédiction, et comme le disent les moldus : «quand le médecin est là, pas de danger ! »
[Ndlr : les moldus appellent médecins ce que nous appelons guérisseurs.]
Question (Auteur R. Bonker, Transylvanie) : Que pensez-vous de la cause de la guerre avant votre naissance? La priorité que certaines personnes… britanniques accordaient aux origines, notamment le sang.
EP : je trouve dommage et ridicule qu'on tue des personnes, juste parce qu'ils n'ont pas le sang pur (soupir d'exaspération). Je crois que nous sommes tous égaux, sans aucune différence. Ce n'est pas nos origines ou le sang qui fait qui nous sommes dans la vie ou ce que nous deviendront. Ce qui importe c'est qu'on a tous la magie en nous. C'est bien triste et vraiment stupide de se croire supérieur à une autre personne, juste parce que tous nos ancêtres ont tous été des sorciers. Il faut se demander ce qu'ils ont fait de spécial pour la famille ou la communauté magique.
Question (H. Dorgani – The Keys, Kuala Lumpur) : que pensez-vous des personnes atteintes de Lycanthropie et des créatures magiques?
EP : Les créatures magiques sont des êtres vivants comme nous. Ils ont la magie comme nous. Une magie différente, mais très spéciale. Par exemple, je sais que les elfes de maisons peuvent transplaner dans des endroits que les sorciers ne pourraient pas, ou se tueront tout simplement s'ils le feraient. C'est dommage qu'on ne tente pas d'apprendre cette magie unique en son genre. Je me rappelle être sauvée de Voldemort un soir dans la forêt interdite par un centaure, Firenze. C'est grâce à lui que j'ai découvert la tentative de Voldemort, pour ce qui concerne la pierre philosophale. Ils sont bien réputés pour la lecture des astres… peut-être que je n'allais pas quitter la divination si un centaure avait été mon professeur (rires).
C'est dommage et c'est à notre triste perte… même les milliards de moldus qui sont pourtant tellement différents avec leur culture, origine… mettent de côté leur différence et tentent d'échanger, d'apprendre de la culture de l'autre, de leur différence. C'est ce qu'ils appellent la mondialisation… et c'est tout simplement fascinant.
Pour ce qui est des lycanthropes, je trouve aussi que c'est dommage qu''ils subissent une discrimination, à cause de quelque chose dont ils ne peuvent pas contrôler. Pourtant c'est une… métamorphose qui n'arrive qu'en pleine lune et affaiblit les lycanthropes que sur une durée de trois à cinq jours. D'accord, il faut les recenser pour la sécurité, rassurer le peuple, mais aussi bien contrôler les personnes atteintes de Lycanthropie. Mais, le comble dans tout cela, on ne fait que le recensement, avant de les placer dans une liste noire… j'ai fait des recherches dans ce domaine et je ne vois rien qui a été fait pour les aider pour mieux s'intégrer dans la communauté. Il y a bien sûr la fameuse potion tue-loup, mais à quoi peut-elle servir si vous avez un tampon sur le front, en plus c'est une potion relativement chère quand même, ce n'est pas donnée. C'est ce genre de chose qui pousse à des soulèvements dans une société. Ceci constitue aussi une autre raison pour laquelle je souhaiterai vraiment utiliser ma voix au sein du Magenmagot, dans l'avenir. Je le redis encore, nous sommes tous nés égaux.
[Ndlr : on est allé voir le centaure Firenze, dans la forêt interdite se trouvant près de l'école de Poudlard, juste après la conférence de presse et il a confirmé qu'il a chassé le mage noir Voldemort qui se nourrissait du sang des licornes en 1992. Il dit aussi avoir raccompagné Eleanor Potter auprès du gardien des clefs de Poudlard, Hagrid.]
Question (J. Jourdan –The Glorious Days Magazine, Etats-Unis) : Donc vous êtes pour le contrôle des lycanthropes.
EP : Oui, je le suis, mais pas pour qu'on les persécute, mais pour garantir la sécurité de tout un chacun dans la communauté magique, comme moldu. Car il y a des lycanthropes comme F. Greyback qui prennent un pur plaisir à contaminer les sorciers ou sorcières, ou à tuer les gens car il en a tout simplement envie.
[Ndlr : F. Greyback est un loup-garou britannique très dangereux, recherché depuis plus de 30 ans, pour avoir contaminé et tué plusieurs personnes Britanniques et étrangers.]
Question (Z. Zeller – History & Culture Magazine, Finlande): les dons que vous aviez récemment fait, ont fait un grand bruit. Pourquoi ne l'aviez-vous pas fait dans le passé ?
EP: L'idée m'est venue après les événements de la résurrection de Voldemort, avec mes parents qui étaient apparus pour me secourir. Je suis retournée vivre avec ma famille, dans le monde moldu, comme chaque été, d'ailleurs. Isolée et éloignée de tout le monde. Et durant la période que je suis restée là-bas, je me suis rendue compte de mon égoïsme, mon ingratitude… Je n'étais jamais allée me recueillir sur les tombes de mes parents. Je n'ai jamais exprimé ma gratitude pour ce qu'ils ont fait pour moi. Donc, le 31 octobre dernier, le jour de leur… décès, j'ai décidé de leur rendre hommage. J'ai donc fait ces dons, après que je sois allée me recueillir sur leurs tombes.
Question (J. Grande – El Diario, Espagne): on a récemment publié une sorte de… livre que vous avez écrit avec un autre élève ([Ndlr : T. Boot]), envisagez-vous de devenir écrivain dans le futur ?
EP : Je crois que chaque personne ayant une histoire… intéressante doit le publier, car cela peut aider certains individus qui traversent les mêmes difficultés, à prendre exemple dans ces livres, ces histoires.
Notre livret était juste un travail de groupe en ancienne Rune et qu'on devait rendre avant la fin du premier semestre. On a été très surpris lorsque le professeur Babbling nous a dit que le livret allait être proposé aux élèves de Poudlard. Je crois que je ne m'étais jamais sentie aussi heureuse et fière de toute ma vie.
[Ndlr : B. Babbling enseigne les runes à Poudalrd depuis 1985.]
Question (B. Carter – Magazine La sorcière Hebdo, Grande-Bretagne) : que pensez-vous de la grande inquisitrice de Poudlard et faîtes-vous partie des élèves qui ont lancé Le Journal de Poudlard ? Avez-vous déjà écrit dans ce journal ?
EP : La grande inquisitrice, Dolores Ombrage est sous secrétaire du ministère de la magie. Elle contrôle les autres professeurs je crois. Elle est aussi notre professeur de défense contre les forces du mal cette année. Elle dit qu'on n'a pas besoin de faire des pratiques en cours et qu'on réussira de lancer des sortilèges le jour de notre examen, si on maîtrise bien la théorie. C'est une personne que je ne connais pas personnellement, sinon je la trouve charmante et très originale dans son genre. Pour ce qui est du Journal de Poudlard, je le trouve vraiment drôle et… instructif.
Question (B. Moon – Glamour Magazine, Etats-Unis) : qui est Eleanor Lily Potter et quel sont ses centres d'intérêts?
EP : qui suis-je ? Humm… il est vraiment difficile de répondre à votre question madame. Je peux être très méfiante dés fois, et il y a des amis qui me trouvent gentille (rires). Peut-être bien (haussement d'épaules), je ne sais pas. S'il y a une chose dont je suis sûre depuis l'été passé, c'est que j'ai choisi de vivre par choix et non par chance, j'ai choisi d'être motivée et non manipulée, j'ai choisi d'être utile, non utilisée, j'ai choisi de faire des changements, non des excuses, j'ai choisi d'exceller et d'écouter mon cœur… et j'ai choisi de faire en sorte que le sacrifice de mes parents pour ma survie ne soit pas vaine… et j'espère ainsi les rendre fière et de ne pas regretter ce qu'ils ont fait pour moi.
Pour ce qui est de mes centres d'intérêts, eh bien… J'adore jouer au quidditch. Je suis même membre de l'équipe de ma maison depuis ma première année, au poste d'attrapeuse. Depuis le début de cette nouvelle année scolaire, je fais aussi partie du club de sortilège dirigé par le professeur Flitwick. Et ah oui… (Rires), j'ai découvert que j'adoré lire durant cet été.
[Ndlr: F. Flitwick est professeur de sortilège et directeur de la maison de Serdaigle de Poudlard depuis 1967. Il a été durant les années 50 et 60 le grand champion d'Europe des duels.
Pour plus d'information sur Poudlard, voir page 2.]
Question (R. Mersch, The Weekly, Allemagne): Que pensez-vous du monde magique actuel, comparé à celui des moldus?
EP : la nature nous a bénis avec un merveilleux don… et, sans offense, je ne pense pas qu'on l'utilise ou qu'on l'exploite à son summum, dans tous les domaines de la vie. Les deux mondes sont formidables… On peut faire mieux… et… je crois… je… euh… waouh… votre question est quand même trop… métaphysique monsieur !
([Ndlr : éclats de rire de l'assemblée.])
Je pense qu'on est quand même un peu derrière les moldus avec leur fantastique imagination dans le domaine de la technologie… Oui je pense qu'on peut faire vraiment mieux… aller sur la lune, dans d'autres planètes… qui ne le rêve pas ? Ce serait une formidable aventure… On a reçu l'énergie magique pour une raison… je crois et on est tous sur cette planète pour une raison qui m'est vraiment difficile de répondre (rires).
Question (Pr. R. Ortega – Auteur, Bulgarie) : Les rumeurs disent que vous comprenez et parlez la langue des serpents ! Que pouvez-vous nous dire là-dessus, après tout, les britanniques le considèrent comme un trait de la magie noire.
EP : oui je comprends et parle cette langue, ce que j'ignorais aussi jusqu'à mes onze ans, quand je suis allée au parc avec ma famille et libérer… euh… accidentellement bien sûr, un boa qui m'avait remercié avant de prendre la fuite vers Brésil (rires). J'avais cru que tous les sorciers parlaient cette langue, jusqu'au fameux débarquement du basilisk durant ma deuxième année. Je trouve que c'est une bénédiction, un don… et qui sait (rires), peut-être que je suis une descendante d'un ou d'une cracmol qui a été un enfant renié du célèbre Salazar Serpentard. Je ne pense pas que cela soit de la magie noire… c'est une langue comme une autre et qui permet de communiquer avec les serpents… qui sait peut-être que je vais me tourner vers le métier de soins aux créatures magiques et travailler aux côtés du très cool Hagrid (rires). Pour moi, la magie, c'est la magie, c'est l'intention et la foi de la personne qui compte.
Question (G. Austin – Stylish Magazine, Nouvelle-Zélande) : quels sont vos choix de carrière et avez-vous déjà un petit-ami.
EP (rires): votre dernière question est un peu trop personnelle madame. Pour ce qui est de mes choix professionnels, j'ai l'embarras du choix entre auror, professeur de soin aux créatures magiques et guérisseuse, car ce sont tous de très nobles et fantastiques professions. Le temps me le dira. Peut-être que j'arriverais à alterner les trois emplois en même temps… après tout, nous avons tous été bénis avec la chose formidable qu'est la Magie…
Question (Ecrivain A. Helu – Argentine) : Que pensez-vous de Lord Voldemort ?
EP (sourires): il aurait pu devenir le Merlin des temps modernes… malheureusement… on ne peut qu'augmenter les protections autour de nous et être en constante vigilance, comme le dit l'ancien auror Alastor Maugrey. Et s'il y a une chose que j'ai appris avec les quelques rares et très brèves discussions que j'ai eu avec le professeur Dumbledore, c'est que la lumière vient des ténèbres, donc (haussement d'épaule), on ne peut qu'espérer et prier pour lui… et comme le dit la sagesse populaire : Ex malo Bonum.
Ex malo Bonum ou Du mal peut naître un bien… Cette interview vous a été reportée par Johnson & Chan et rédigée par Bradley, Cooper & Harris.
-C'était vraiment très provocateur de ta part Léa ! Lui dit Remus avec une pointe d'admiration dans la voix et un haussement de ses sourcils, reposant le journal, qu'attrapa rapidement Bill, pendant que Ginny et Hermione se dépêchèrent d'aller se mettre à ses côtés pour lire le journal. Eleanor haussa tout simplement ses épaules.
-Maintenant, on attend la réponse de Voldemort. Dit Kingsley faisant sursauter tout le monde, à l'exception d'Eleanor, Sirius, Maugrey et Remus, comme ce fût le cas à chaque fois que ce dernier prononçait le nom du mage noir durant sa lecture. Madame Weasley avait les mains sur sa poitrine et lançait un regard désapprobateur au grand auror noir.
-Ils ont réussi à acheter la gazette du sorcier, je crois, car il n'y a aucune information sur ton Interview dans ce journal. Murmura Tonks, après un moment de silence. Heureusement que le Chicaneur, et bizarrement la sorcière hebdo, ainsi que la radio sont là. Continua-t-elle en haussant les épaules, avant de murmurer : Et que les gens ne sont pas aussi bêtes que cela.
-Le ministère va faire semblant de faire quelque chose… mais je crois qu'ils vont tout faire pour tenter de distraire les gens. Commenta Hestia Jones. Un air tendu et angoissé régnait dans la cuisine après son annonce.
-VIGILANCE CONSTANTE ! Aboya Maugrey faisant sursauter quelques gens. Il lança ce qui ressembla à un sourire à Eleanor, avant de boire une gorgée de sa flasque qu'il tira de la poche de son lourd manteau.
-Oui, soit sur tes gardes Eleanor. Lui dit d'un air grave Kingsley qui l'observait attentivement. Elle hocha la tête, en jetant un regard à son parrain qui lui lança un sourire rassurant, malgré la pâleur de son visage.
-Vous allez m'enseigner l'occlumancie ?
-Oui Potter ! C'est ce que je viens de dire, gronda Rogue qui était assis en face d'elle dans le salon du premier étage. Sirius avait pris place dans un autre fauteuil et avait une expression sereine sur le visage, mais ses yeux lançaient des éclairs de colère. Ou es-tu trop stupide pour comprendre l'anglais maintenant ? Demanda Rogue, avec un mauvais sourire sur le visage.
-Non, je comprends très bien. Répondit Eleanor en refusant de jouer le jeu de son immature enseignant et d'ajouter avec une pointe de sarcasme : merci pour votre offre et votre soutien… professeur Rogue.
Ce dernier lui lança un regard rempli de colère, avant de se lever brusquement et de s'en aller sans un mot, sa longue cape noire flottant dangereusement derrière lui. La porte claqua fortement après sa sortie, faisant un peu rire la jeune fille qui se leva et alla s'installer près de son parrain, pendant que le portrait de madame Black laissa échapper un horrible hurlement à glacer le sang, avant de commencer à crier fortement des insultes.
-Il a vraiment un tempérament anormal cet homme. S'exclama Phineas depuis son portrait fixé au dessus de la cheminée. Les deux occupants l'ignorèrent totalement. Les gens d'aujourd'hui, grommela l'ancien directeur de Poudlard, avant de disparaître de son portrait.
-Tu es sûre que tu vas pouvoir bien gérer la situation ? Demanda Sirius avec une grande inquiétude dans sa voix, la regardant avec une grande intensité.
-Oui, Siri, ne t'inquiète surtout pas. Lui dit-elle en posant une brève bise sur la joue de Sirius, avant de se blottir dans ses bras pendant un moment.
-Allez viens ! Dit-elle en se relevant en sentant nettement la colère de Sirius et qu'elle pouvait facilement lire aussi grâce à la rigidité de ses épaules, plutôt que sur son visage souriant.
-Pour aller où ? Demanda-t-il, un sourcil levé, se levant quand même.
-Prendre un peu d'air… Buck. Soupira-t-elle lorsque Sirius haussa ses deux sourcils. Elle roula les yeux en se dirigeant vers la porte. Sirius prit rapidement leurs manteaux avant de la suivre vers le petit jardin se trouvant derrière la maison et où ils avaient attaché l'hippogriffe, car la chambre des parents de Sirius, où habitait l'animal, était en pleine rénovation.
Ils trouvèrent les jumeaux, en pleine discussion, un parchemin en mains et assis non loin de l'endroit bien chauffé où était attaché l'animal qui mangeait quelques rats. Le soleil brillait merveilleusement, malgré le froid et la neige qui a tombé abondamment la veille.
Ils saluèrent l'hippogriffe en s'accroupissant devant lui, avant d'aller prendre place à un banc placé en face des jumeaux qui se mirent à chuchoter depuis leur arrivée, au grand amusement de Sirius. Eleanor, elle, observait les gens passant devant la maison, sans se rendre compte de son existence ou des personnes qui y habitant et qui les observaient.
-Tu as raison, dit Sirius en se relevant au bout de quelques minutes. Il inspira profondément avant d'expirer avec un gros sourire sur le visage. C'est bien de prendre de l'air frais. Il s'abaissa et ramassa de ses deux mains gantés un gros lot de neige. Mais, c'est bien de s'amuser aussi. Il jeta la neige à une Eleanor un peu surprise qui hurla un peu sous le coup. Crachant le peu de neige qui était entré dans sa bouche.
-Sirius, Hurla-t-elle en quittant le banc, pendant que son parrain s'abaissait de nouveau pour reprendre de la neige dans ses mains. Une autre boule de neige s'abattit de nouveau sur son visage pendant qu'elle essayait de nettoyait ses lunettes.
Elle haleta pendant qu'une autre boule de neige atterrissait sur sa figure comme un coup de gifle, ce qui lui arracha un autre cri.
-Ce n'est pas juste. Hurla-t-elle en tentant de fuir, pendant qu'une boule de neige se jetait de nouveau sur son visage. Sirius, hurla-t-elle, devenant maintenant totalement aveuglée à cause des boules de neige qui s'abattait sur son visage avec une grande rapidité.
-Arrrrgggg. Entendit Eleanor. Elle dégagea la neige sur son visage pour voir qui hurlait, mais les coups de boules de neiges continuaient de s'abattre sans arrêt sur son visage, mais aussi sa poitrine.
-Ah mais, ce n'est pas comme ça qu'on aide une amie. Disait la voix de Sirius, pendant que les cris continuaient fortement. C'est vraiment décevant pour de gros farceurs comme vous. Se moqua-t-il. Je vais vous donner une petite leçon de maraudeur, très chers jeunes apprentis. Les cris reprenaient de plus belle pendant qu'Eleanor se débattait pour mettre ses lunettes et arrêtait la pluie de neige sur son visage qui commençait à être frigorifié.
Elle manquait un peu d'air, à cause des multiples boules de neige et enleva son manteau pour se couvrir de la neige qui commençait à la geler… mais son manteau disparut d'un coup de ses mains ainsi que sa baguette qui était apparue à sa main droite. Et le coup des boules de neige recommençait de plus belle, à une rapidité affolante. Elle ne pouvait plus rien voir, malgré les lunettes qu'elle avait réussi à mettre. Elle entendait juste des cris… la voix des jumeaux, les moqueries de son parrain ainsi que et des rires de personnes dont elle ne reconnaissait pas du tout la voix.
-Donc, quand on veut faire une farce, il faut vraiment respecter la règle dit de l'I.D.I., c'est-à-dire : l'insouciance, la distraction et l'ignorance de la victime… et donc v-
-Allez, ça suffit maintenant Sirius Black. Disait une voix amusée et un peu désapprobatrice, pendant qu'Eleanor s'asseyait sur le sol et cachait son visage avec ses mains et genoux et recevant la rapide pluie de neige sur sa tête. Elle avait froid et ça l'étonnerait qu'elle réussisse à filer entre les mailles de Sirius qui continuait d'une voix nonchalante sa supposée et ridicule leçon sur les farces.
La pluie de neige continua de tomber sur elle durant un petit moment avant de s'arrêter. Eleanor soupira en relevant la tête, mais le regretta amèrement lorsqu'elle reçut un autre coup de boule neige qui la fit chuter sur le sol sous les éclats de rire des personnes présentes.
Elle frissonna légèrement en ressentant une énergie magique qui la sécha et la réchauffa d'un coup, pendant que les mains de son parrain l'aidaient à se remettre sur pied. Elle se dégagea rapidement en lançant un regard noir à Sirius qui lui sourit d'un air penaud… mais Eleanor savait bien qu'il rigolait intérieurement à cause de la brillance de ses yeux. Et elle ne put bouder plus longtemps en souriant à son tour, pendant que le professeur McGonagall tentait de libérer Fred et George qui se trouvaient dans une sorte de mini… tornade… de neige.
-Rira bien qui rira le dernier Black. Dit-elle à son parrain, dont le regard brilla fortement d'amusement, un gros sourire sur le visage. Elle grogna en reprenant sa baguette qui retourna en un éclair dans son étui et accepta que Sirius l'aide à remettre son manteau, pendant que Remus, Tonks, Hestia Jones et Kingsley riaient légèrement.
Eleanor grimaça en pensant à la réunion de l'ordre prévue pour cet après-midi et dont elle avait totalement oublié. Elle qui voulait tellement passer plus de temps avec son parrain. Maudit Ordre!
C'était le jour du retour à Poudlard et Eleanor se sentait plus triste que jamais. Elle tentait de le cacher à son parrain qui ne l'avait pas lâché d'une semelle depuis la veille et l'avait réveillé aux aurores, en l'embrassant comme il ne l'avait jamais fait, amoureusement, passionnément et désespérément. Elle pouvait facilement lire l'inquiétude dans les yeux de Sirius, même s'il faisait tout pour le masquer.
Après avoir vérifié si elle n'avait pas oublié des affaires, Sirius réduisit la malle à la taille d'un cube, avant de le ranger dans le sac à dos de la jeune fille. Il le balança à son épaule droite, souriant un peu à Eleanor qui ne put s'empêcher de lui rendre son beau sourire, trop contaminant. Ils étaient face à face, devant le lit d'Eleanor et Sirius leva sa main droite, afin de lui caresser sa joue légèrement rosie, avant de plaquer derrière son oreille une mèche de ses longs cheveux noirs qu'elle avait rapidement coiffés en une tresse française.
-Tu vas beaucoup me manquer mon ange. Murmura-t-il, ses yeux gris brûlants, plongés dans ceux verts émeraude de sa filleule qui portait un jean et un pull-over en v et de couleur grise.
-Moi aussi. Souffla-t-elle, le cœur serré. Ce ne sera pas facile.
-Je sais! Lui dit-il gravement, l'observant intensément, avant de se rapprocher un peu plus d'elle pour poser avidement ses lèvres sur les siennes. C'était un baiser de feu… très doux, comme si Sirius voulait la convaincre de quelque chose, de ne rien redouter, de ne pas s'inquiéter… ou peut-être était-ce pour se rassurer lui-même. Elle n'en était pas sûre, mais ce baiser lui faisait un bien extraordinaire et elle gémit légèrement en enlaçant ses mains derrière sa nuque, l'attirant encore plus, réclamant plus. Sirius gémit à son tour en l'attirant par la taille avec sa main droite, pendant que l'autre main relevait sa tête un peu plus. Eleanor haleta en sentant la virilité de Sirius sur son ventre. Ce dernier profita de cette occasion pour plonger sa langue dans la bouche de son âme sœur.
Leur ardente et passionnante accolade dura un instant, avant que Sirius n'y mette un terme, posant son front sur celui d'Eleanor. Il resta un moment les yeux fermés, tentant de réguler sa respiration rapide et un peu sifflante.
-Tu vas me rendre fou. Souffla-t-il en ouvrant ses yeux dilatés. Il posa une rapide bise sur les lèvres un peu boudeuse d'Eleanor, avant de mettre un peu de distance entre eux, en refermant ses yeux brûlant de désir, la mâchoire serrée… On y va, dit-il en passant une main dans ses beaux cheveux légèrement ondulés, avant de prendre sa baguette magique et de l'agiter sur eux… effaçant toute trace de leur sensuelle activité.
Ils descendirent, par la suite, rejoindre le reste des habitants pour déjeuner. Eleanor toucha à peine à sa nourriture.
-Bon, si vous êtes prêts, on va y aller. Annonça Remus qui sortit de table, en passant son manteau sur son épaule.
Pratiquement tout le monde se leva d'un bond, sauf Eleanor qui leva ses yeux vers Sirius, le cœur serré. Elle ne voulait vraiment pas s'en aller, surtout avec certains courriers très hostiles qu'elle avait reçus récemment, tous provenant de ces idiots de Britanniques, même son parrain en recevait, mais lui, il recevait plus d'invitation de certains gouvernements qui lui accordaient un refuge politique... Remus, quant à lui, avait reçu quelques beuglantes pour n'avoir pas pris de précaution et risquait de contaminer la survivante. Cela avait beaucoup fait rire les habitants de square Grimmaurd.
Cette pensée fit un peu rire Eleanor qui était trop angoissée et avait peur d'échouer surtout avec le fou furieux Voldemort qui tentait de lui envoyer des visions, en longueur de journée.
-Allez… ils ne vont pas te manger. En plus Dobby va continuer d'intercepter tous tes courriers. Lui dit gentiment Sirius en contournant la table pour venir se placer à ses côtés, pendant que Hermione, les enfants Weasley et leur mère quittaient la cuisine pour aller chercher leurs affaires.
Eleanor hocha la tête en se relevant difficilement et mis son manteau, avant de prendre son sac à dos que Sirius avait accroché sur sa chaise. Elle serra fortement Sirius dans ses bras, avant qu'ils ne quittent la cuisine, le cœur lourd. Remus qui était entrain de discuter avec Arthur Weasley et Maugrey, les suivit avec des pieds traînants, pendant que Maugrey boitait derrière eux, grommelant à cause des bêtises du ministère qui faisait ridiculement de son mieux pour continuer de discréditer Eleanor et Dumbledore. Sirius lui avait informé dans son dernier rapport que ce dernier avait retrouvé son poste de mage suprême au niveau de la confédération internationale de sorcellerie qui lui avait envoyé un courrier, le jour de la publication de l'interview... Remise de titre qui sera officialisé une semaine après le début de second semestre scolaire.
Lorsqu'ils arrivèrent dans le long et étroit rez-de-chaussée de square Grimmaurd, Eleanor grimaça en plaquant ses deux mains à son oreille, pendant que Sirius se retenait fortement pour ne pas exploser de rire.
En effet, un grand chahut régnait dans le couloir avec madame Weasley qui hurlait des ordres et recommandations à ses enfants, certains membres de l'ordre qui chuchotaient entre eux… mais la principale cause de ce vacarme provenait du portrait de la mère de Sirius qui avait les yeux exorbités, bavant un peu… ressemblant à une personne possédée et hurlant sa colère à gorge déployée :
-VERMINE ! SALETES ! RESIDUS DE POURRITURE ET D'ABJECTION ! BATARDS MUTANTS, MONSTRES, QUITTEZ CETTE MAISON ! COMMENT OSEZ-VOUS SOUILLER LA DEMEURE DE MES AÏEUX ? …
Certains nouveaux membres de l'ordre, qui étaient restés dans le salon et qui avaient décliné le petit déjeuner, observaient la dame Black avec… une terreur mélangée à de la fascination.
-Tu verras, le temps va rapidement filer. Murmura Sirius qui avait une main posée sur l'épaule gauche de sa filleule, ses lèvres tressaillant un peu, le regard brillant de malice.
-Je l'espère. Murmura Eleanor dans une voix étranglée, avant de laisser tomber ses mains. Je… je. Elle avala difficilement sa salive, mais ne put étouffer le petit sanglot qui lui échappa. Sirius écarquilla les yeux, avant de l'attirer rapidement dans ses bras.
Eleanor était un peu embarrassée de ne pas pouvoir contrôler ses émotions, de se comporter comme une petite fille en laissant ses larmes coulaient librement, à la vue de tous, mais elle en avait plus que marre… et voulait juste mener une vie normale avec son âme sœur.
-Allez calme toi ma grande. Ne pleure pas. Souffla gentiment Sirius en la serrant fortement dans ses bras. Sois forte et accroches toi. Dit-il en se retirant. Il posa une petite bise dans ses cheveux en attrapant les mains d'Eleanor qui tentait d'essuyer rapidement ses larmes. Sirius lui sourit gentiment en le faisant tendrement à sa place. Tu te rappelles du contrat n'est-ce pas ? Lut-elle (plutôt qu'elle ne l'ait entendu) sur les lèvres de Sirius qui conjura un petit mouchoir en tissu vert et où elle remarqua une fleur de Lys en l'acceptant.
Elle hocha la tête d'un air triste et résigné. Oui, il fallait que le plan fonctionne ainsi, sinon elle risquait de perdre son parrain qui lui sourit grandement en lui lançant un petit clin d'œil. Il posa une autre bise sur ses cheveux, avant de reculer, d'un grand pas, en arrière.
-Etudies bien et n'oublies pas de t'amuser. Lui dit-il, le regard pétillant, pendant que Madame Weasley ouvrait la porte d'entrée, chargée de chaînes et de verrous, augmentant la cacophonie du couloir et laissant entrer un très frais courant d'air.
-Au revoir. Souffla-t-elle, le visage écarlate et tentant difficilement de sourire à son parrain.
Elle se rendit compte avec une grande gêne que tout le monde les observait attentivement et tentait ridiculement de détourner le regard lorsque Sirius la poussa doucement vers Remus, debout non loin d'eux et qui la prit gentiment par l'épaule pour aller prendre le terrible magicobus.
NA: ah… que j'adore Mrs Black et sa folie… mdr
Bella horrida bella : des guerres, d'horribles guerres.
Et facta est lux: et la lumière fût.
J'espère que vous avez adoré ce chapitre… trop long… il y a même certaines parties de l'interview que j'ai dû supprimer… c'était ridiculement long… la cinquième année est vraiment … longue… bref il ne reste qu'une section pour l'année de HP et l'ordre de phénix…
A bientôt et bon w-e.
Anthéa ;)
