« Charlie ! Bill ! Venez ici tout de suite ! »

Inquiet pour ses fils – d'après le ton de la voix, ça allait barder pour leurs matricules –, Arthur passa la tête dans l'entrebâillement de la porte et regarda à l'extérieur. La petite cabane qu'il s'était aménagé pour travailler sur son cadeau de noël avait, en plus d'être une protection efficace contre la chaleur, le grand avantage d'être un parfait point d'observation de ce qu'il se passait au rez de chaussé de la maison et dans la cour. Le rouquin délaissa donc ses outils et sa baguette pour observer ce que devenaient ses plus vieux des gamins bondit hors de la maison en riant et s'enfuit à toutes jambes vers le jardin alors que le cadet se cachait derrière la porte, un sourire mauvais sur le visage.

Le patriarche soupira d'amusement et s'installa plus confortablement pour observer la scène qui se déroulait sous ses yeux. Sa femme sortit en trombe du salon en agitant furieusement sa baguette dans tous les sens et chercha les deux fuyards des yeux. Ne les apercevant pas, elle hurla :

« Revenez ici tout de suite ! De toute façon je finirais bien par vous attraper ! Arthur ! »

Le rouquin grimaça à l'entente de son prénom mais consentit tout de même à sortir de sa cachette. Il ne pouvait pas laisser sa femme faire face à ces garnements toute seule.

« Oui Mollinette ?

- Fais quelque chose ! Se plaignit la rousse de son cœur. Tes fils sont insupportables ! Je cours après eux depuis ce matin et je n'arrive pas à les attraper !

- Mais qu'est ce qu'ils ont fait ?

- Ils n'arrêtent pas de faire des bêtises ! Je sais qu'on est le premier avril mais ce n'est pas une raison ! Ils ont échangés le sucre et le sel, attachés des casseroles à la queue du chat et même remplacés tous les œufs des poules par des faux œufs explosifs ! Je t'en prie, aide moi ! »

Arthur ne put s'empêcher de sourire devant la liste des bêtises de ses fils qui ne s'arrêtait sans doute pas là – Molly n'énonçant que les plus récentes –.

« Ils ont même entraîné Percy dans leur idioties ! S'énerva la jeune femme. Je te jure que si je chope mes frères, ils vont passer un mauvais quart d'heure !

- Pourquoi ? S'étonna le rouquin. Qu'est ce qu'ils viennent faire là-dedans ?

- À ton avis qui a fournis des pétards à Bill ? Et Charlie ! Il le sort d'où son bout de plastique avec lequel il a recouvert la cuvette des toilettes ? Et qui encore à eut l'affreuse idée de leur parler de cette fête stupide ! »

Pour le coup, Arthur grimaça. Effectivement, ça ne pouvait être que Fab' et Gid' les auteurs de tout ça. En même temps, ça amusait assez le rouquin de voir sa femme s'énerver contre ses fils pour de si petites farces. Mais vus la colère palpable de la mère de famille, pour l'instant, il valait mieux pour lui qu'il fasse profil bas.

« Calme toi ma chérie. Ce ne sont que des enfants. Ils font ça pour s'amuser.

- C'est pas drôle ! Un peu ça va, trop y'en a marre ! Toi tu n'as pas subis les blagues parce que tu as passé ta matinée dans la cabane mais maintenant ça suffit ! Fais quelque chose ! »

Sur cet ordre, Molly tourna les talons et entra dans la maison en fulminant. Le rouquin, qui avait entré la tête dans les épaules quand sa femme avait crié, soupira de découragement et marmonna qu'il préférait rester dans sa cabane si s'était pour se faire hurler dessus comme ça. Cependant, il ne voulait pas subir les foudres de la rousse et se mis donc en quête de ses fils.

Il commença par chercher Charlie qu'il avait vu se cacher derrière la porte, mais son second fils n'était plus là. En se retournant, Arthur constata que la porte de sa cabane était grande ouverte et eut soudain un mauvais pressentiment. Il courut jusqu'à son refuge et se rua à l'intérieur pour empêcher le gamin de faire des bêtises mais dut bien se rendre à l'évidence : il n'y avait personne.

Étonné, Arthur s'apprêtait à ressortir quand son regard s'arrêta soudain sur son cadeau de Noël, et il ne put résister à l'appel qu'il lui lançait.

Si le rouquin n'était pas doué en sortilège où en duel, il excellait par contre en métamorphose et c'est sur ça et sur sa fascination pour les moldus que s'étaient appuyés les jumeaux pour lui offrir son cadeau pour le remercier de les héberger depuis la naissance de Percy. Une magnifique voiture ! Depuis qu'il l'avait reçue et malgré la désapprobation de Molly, Arthur passait presque tout son temps libre à la démonter pour en découvrir tous les secrets.

Il saisit donc sa baguette pour démonter un pneu quand une trombe d'eau se déversa sur sa tête.

Le premier mot qui lui vint à l'esprit fut : « Froid ». Il secoua ensuite la tête comme un chien mouillé et chercha ce qui avait bien put se passer. Il leva les yeux à la recherche de l'origine du déluge, et aperçut une touffe rousse et un sourire malicieux à travers la lucarne du toit. Charlie.

« Charlie ! Cette fois s'en est trop ! »

Hors de lui, Arthur sortit de son refuge, bien décidé à attraper son fils et à lui administrer une correction exemplaire. Mais le petit avait déjà pris la fuite. Du toit, il avait grimpé dans l'arbre d'à côté et avait glissé le long du tronc tout aussi rapidement. Il s'enfuyait maintenant à toutes jambes dans la même direction que son aîné quelques minutes plus tôt.

Le patriarche se lança à sa poursuite en lui hurlant de revenir. Il était hors de question qu'il laisse passer une bêtise comme celle-là ! Qui lui prouvait que sa voiture était résistante à l'eau ? Si ça se trouve, son fils avait complètement bousillé sa petite merveille !

« Charlie ! Reviens ici immédiatement ! »

Mais le gamin n'écoutait pas et continuait de courir comme un fou. Malgré ses cinq ans, le second Weasley était incroyablement débrouillard. Il grimpait aux arbres comme un singe, nageait comme un poisson et semblait n'avoir peur de rien. Arthur n'osait même pas imaginer ce que ça serait quand il maîtriserait sa magie. De son côté, Bill n'était pas en reste. S'il nageait moins bien que son cadet, les arbres lui étaient plus accessible grâce à sa taille et il avait la capacité pour le moins intéressante d'arriver à se faire pardonner de n'importe qui pour n'importe quoi. La seule qui résistait à ses yeux de chien battus était Molly. Percy pour l'instant, était trop petit pour avoir vraiment un caractère à lui et la seule chose qu'Arthur savait, c'est qu'il était intéressé par tout ce qui pouvait lui tomber sous la main.

En attendant, le fuyard perdait peu à peu du terrain – Arthur était un adulte tout de même – et commençait à paniquer.

« Laisse-moi papa !

- Non ! Tu vas voir ! Ça suffit les blagues maintenant ! »

D'un seul coup, Bill bondit au milieu du chemin entre son frère et son père et tenta de calmer ce dernier.

« Attend papa ! S'était mon idée ! Charlie n'y est pour rien ! »

Sans l'écouter, Arthur passa à côté de son aîné et se rapprocha encore de son cadet.

« C'est lui qui l'a fait la bêtise à ce que je sache ! Hurla-t-il. Il va prendre une bonne raclé ! Mais ne t'inquiète pas Bill ! Tu es le prochain sur la liste ! »

Mais au moment où la main du rouquin allait se refermer sur le bras de son fils, Charlie décolla soudain du sol. Il poussa un hurlement strident et effectua un vol plané qui le ramena aux côtés de son frère aîné. Il fut déposé en douceur sur le sol et il leva la tête pour regarder Bill avec de grands yeux rond. Celui-ci regardait son père d'un air interloqué et Arthur regardait son aîné avec un petit sourire septique. Il y eut un long silence pendant lequel tout le monde s'entre-regarda sans dire un mot puis le rouquin souffla :

« C'est toi qui a fait ça Bill ?

- Je... Je sais pas ce qu'il s'est passé... Je voulais pas que t'attrape Charlie et... Et il s'est envolé... J'ai pas fait exprès papa ! »

Le dernier mot avait été crié alors que son père courait vers lui. Mais Arthur n'avait nullement l'intention de gronder son fils. Il était trop content pour ça. Il le prit dans ses bras et le fit tourner au-dessus de sa tête en riant.

« Tu as fait de la magie Bill ! Tu as fait de la magie ! »

Comprenant enfin ce qu'il s'était passé, son fils aîné éclata à son tour de rire, très vite rejoins par son cadet. Arthur attrapa son second fils et courus vers la maison, Bill sur une épaule comme un sac à patate et Charlie sous son bras. Ils braillaient tous deux autant de rire que d'indignation mais le patriarche n'y pris pas garde.

« Molly ! Molly ! »

Quand enfin sa femme sortit dans la cour, Percy assis sur son ventre rebondis, elle sourit de satisfaction.

« Tu les as enfin attrapé ! S'exclama-t-elle. Tu les as grondé ou il faut que je...

- Bill a fait de la magie !

- Hein ? »

Arthur faillit repartir dans son hilarité devant l'air surprit de sa femme et posa ses fils sur le sol.

« J'ai fait de la magie maman ! S'écria l'aîné en sautant comme une puce autour de sa mère.

- J'ai volé ! J'ai volé ! S'écria son frère en l'imitant.

- Attend attend... Tu as volé ? S'inquiéta Molly. Tu ne t'es pas fait mal au moins ?

- Mais nan ! S'indigna Bill qui trouvait sans doute injuste que sa mère s'inquiète pour son frère au lieu de le féliciter. J'ai fait très attention et je l'ai fait atterrir en douceur !

- C'est vrai ? Mais alors... Tu as fait de la magie ! Oh Bill ! C'est incroyable ! Tu viens à peine d'avoir sept ans pourtant ! Il faut fêter ça ! Il faut... Oh... Je crois qu'on ne va pas pouvoir le faire tout de suite... »

Molly avait soudainement posé Percy sur le sol et tenait maintenant son ventre en regardant son mari avec angoisse.

« Pourquoi ? Demanda Bill, étonné par le teint pâle de sa mère.

- Molly... Qu'est ce qu'il se passe, interrogea le rouquin avec inquiétude.

- Arthur... C'est prévus pour quand l'accouchement ? Questionna-t-elle comme si elle l'ignorait.

- En Mai pourquoi ?

- Si c'est pour dans un mois, alors pourquoi j'ai des contractions ? »

OoOoOoO

Un prématuré. Son prochain bébé était un prématuré. Et Arthur n'ignorait absolument pas les risques que cela impliquait pour l'enfant comme pour la mère. Bon, un mois ça n'était pas énorme, mais tout de même.

Quand les infirmiers – à présent habitués à les voir – avaient emmenés Molly, le rouquin était rapidement rentré chez lui pour rassurer ses fils et prévenir les jumeaux. Dans les dix minutes, les deux jeunes hommes étaient rentrés de leur travail et avaient soutenu le père de famille en le soulageant des cris de ses enfants. Ils étaient ensuite allés tous ensemble à l'hôpital et attendaient le verdict avec inquiétude pour Arthur et les jumeaux, impatience pour Bill, et total désintéressement pour Charlie et Percy.

« Qu'est ce qu'elle a maman ? Pourquoi on est au n'hôpital ? Demanda Charlie dans les bras de Fabian.

- Parce qu'elle va accoucher, lui expliqua le jumeau. Tu vas avoir un nouveau petit frère. Où une petite sœur après tout, va savoir...

- C'est quoi les noms cette fois ? Demanda Gidéon qui était accroupis près de Bill et soutenait un Percy encore un peu vacillant sur ses jambes. Toujours Ginevra je présume.

- Évidemment, répondit Arthur en regardant la porte de la chambre avec angoisse. Ça reste Ginevra quoi qu'il arrive. Et si c'est un garçon, c'est Ronald.

- Ah ? S'étonna Fabian avec un sourire narquois. Vous avez laissé tomber les noms royaux ? »

Le rouquin lui tira la langue et pris Percy dans ses bras. Le petit dernier – plus pour longtemps – lui adressa alors un magnifique sourire. Un sourire d'enfant. Ces sourires sans soucis, que seuls les gamins heureux et de bas âges peuvent avoir. Cela réconforta un peu son père, qui sourit à son tour et lui embrassa le front.

" Maman ! S'écria celui-ci et tendant les bras vers la porte de la chambre.

- T'inquiète pas Arthur, tenta de le rassurer Gidéon. De nos jours les prématurés sont monnaie courante. Les infirmiers savent les gérer. »

Sans un mot, le patriarche hocha la tête et sourit à ses beaux-frères. Puis il se rappela soudain de quelque chose et son sourire s'élargit.

« Dis donc Bill, t'as pas quelque chose à annoncer à tes oncles ? »

Son aîné lui adressa un regard étonné alors que les jumeaux le regardaient avec curiosité. Arthur patienta jusqu'à ce que son fils se souvienne de ce qu'il devait leur dire, mais c'est Charlie qui réagit en premier.

« Tonton ! J'ai volé ! S'exclama-t-il avec un immense sourire.

- T'as volé ? S'étonna Gidéon sans comprendre. Comment ça ?

- Ah ouiiii ! S'écria Bill en se frappant le front du plat de la main. J'ai fais de la magie !

- De la magie ? T'es pas un peu jeune ? Se moqua Fabian en posant Charlie par terre.

- Mais si c'est vrai ! J'ai fait de la magie !

- Mouai... J'y crois pas trop, railla Gidéon.

- Mais c'est vrai ! Dis leur papa ! » S'énerva Bill en prenant son père à témoin.

Mais Arthur avait compris où voulait en venir ses beaux-frères et n'ajouta pas un mot de plus. Il était de notoriété publique qu'une fois la magie dévoilé chez les enfants, il était très simple pour eux de la libérer à nouveau. Surtout s'ils étaient jeunes. Il suffisait d'une petite colère.

« Ben prouve le nous alors, le défia Fabian.

- Mais pourquoi vous me croyez pas !

- C'est la vérité ! Renchéris Charlie de sa petite voix. J'ai vraiment volé !

- Moi je paris que c'est pas vrai, réfuta Gidéon avec un sourire moqueur. T'as pas pu faire de magie, t'es trop petit. »

Le dernier mot fut le mot de trop. Les cheveux de Bill qui d'habitude lui tombaient sur le front se dressèrent sur sa tête et ses yeux bleus se tintèrent de rouge.

« Je ne suis pas trop petit ! S'écria-t-il. J'ai vraiment fait de la magie ! »

Terrorisé pas son frère aîné, Percy se mis à pleurer dans les bras de son père alors que Charlie se réfugiait derrière Gidéon. Les jumeaux, eux, souriaient en grand alors qu'Arthur sentait son cœur se gonfler de fierté. Bill flottait maintenant à une bonne dizaine de centimètres du sol et une aura rouge l'entourait alors qu'il dardait les deux braises qui avaient remplacé ses yeux rieurs sur ses oncles. Mais alors que le sourire des jumeaux s'agrandissait un peu plus, tout se calma soudain. L'aura magique disparut, les yeux du gamin retrouvèrent leur couleur normal et ses cheveux revinrent se placer sur son front. Il leva le visage vers Gidéon et Fabian et ceux-ci purent constater qu'il était sur le point de pleurer.

« Pourquoi vous me croyez pas ? Demanda-t-il d'une petite voix. Vous êtes méchants... »

Les deux frères éclatèrent de rire et Fabian ébouriffa les cheveux de son neveu alors que Gidéon s'accroupissait près de lui.

« On te crois maintenant, lui expliqua-t-il avec un gentil sourire. On voulait juste te voir à l'œuvre.

- C'est génial Bill ! Ça veut dire que dans quatre ans tu rentreras à Poudlard ! S'écria Fabian en le prenant dans ses bras. T'es pas content ? »

Le gamin essuya ses dernières traces de larmes et hocha la tête avec un petit sourire. Charlie sortit alors de derrière Gidéon et regarda son aîné avec admiration.

« Moi aussi je veux faire ça ! S'écria-t-il, surexcité. C'est trop cool !

- Faut que t'attende encore un peu toi, t'es vraiment trop petit pour le coup. »

Percy renifla dans les bras de son père et tourna de nouveau la tête vers la chambre. Arthur lui sourit et s'apprêtait à se tourner vers ses beaux-frères quand la porte de la chambre s'ouvrit doucement. Les paroles que le rouquin allait adressé à son cadet se coincèrent dans sa gorge quand il constata l'air grave qu'abordait l'infirmier. Les jumeaux cessèrent de rire aussi et Bill posa une main sur la bouche de Charlie pour le faire taire.

« Qu'est ce qui... Commença le rouquin d'une voix inquiète.

- La naissance s'est bien passée, répondit l'infirmier. Tout le monde va bien. »

Les trois jeunes hommes soupirèrent de soulagement et Arthur fit un pas vers la chambre quand l'infirmier l'arrêta.

« Cependant... Il y a eu un petit imprévu. Tout ne s'est pas passé comme nous l'avions escompté.

- Pardon ? Qu'est ce qu'il s'est passé ? S'inquiéta immédiatement Fabian.

- Vous venez de nous dire que tout le monde allait bien ! » Enchaîna Gidéon d'une voix angoissée.

Un sourire étrange naquit sur les lèvres de l'infirmier quand il leur céda le passage. Et quand Arthur passa à côté de lui pour entrer dans la chambre, il l'entendit nettement souffler :

« Joyeux premier avril. »

Trop inquiet pour prendre garde à ces paroles étranges, le père de famille franchis le pas de la porte et porta tout de suite son regard sur sa femme. Elle dormait. Il s'approcha à petit pas d'elle et lui caressa doucement le front. Il l'embrassa tendrement puis laissa sa place à ses beaux-frères. Fabian tira une chaise et s'assit près de sa sœur pendant que son jumeau hissait Percy sur ses épaules.

Il y eut un instant de silence, puis Arthur s'étonna de ne pas avoir encore vus son enfant.

« Où est le bébé ? Demanda-t-il enfin.

- Là, répondit une infirmière en lui indiquant une couveuse. Mais j'ai bien peur que Ronald ne suffise plus comme prénom. »

Arthur fronça les sourcilles et se dirigea vers la couveuse. Quand il vit ce qu'il y avait à l'intérieur, il eut un hoquet de surprise et se tourna vers ses beaux-frères sans arriver à dire un mot.

« Ben quoi ? S'étonna Fabian. Qu'est ce qu'il y a ? Il te ressemble ? Si c'est le cas, je comprends ta réaction. »

Bizarrement, le seul mot qui parvint à franchir les lèvres d'Arthur fut « crétin ». Gidéon se leva ensuite pour rejoindre son ami et étouffa une exclamation.

« Ben mon vieux... Va falloir réfléchir à un nouveau prénom.

- Mais pourquoi ? S'inquiéta de nouveau le jumeau resté près du lit. Qu'est ce qu'il y a ? C'est ni un garçon ni une fille c'est ça ? Va falloir trouver un nom qui fait les deux ?

- Crétin, répondirent Arthur et Gidéon simultanément.

- Ça suffit maintenant de me traiter de crétin, marmonna Fabian en se levant à son tour. Qu'est ce qu'il se passe par Merlin ? »

Il s'approcha et s'immobilisa en voyant les bébés. Oui, les bébés. Ils étaient deux. Exactement identiques. Toujours leurs fins duvets roux et leurs taches de rousseurs. Ils étaient minuscules, de par leur prématurité, mais ressemblaient tout de même plus à Charlie qu'à Bill ou Percy.

« Oh ben merde... Souffla Fabian. Des jumeaux... Vous allez faire quoi alors ? Pour les prénoms je veux dire.

- J'avais pensée à Fred et George, énonça soudain la voix de Molly. Comme ça on reste dans les F et G pour les jumeaux. N'est-ce pas mes frères ? En tout cas je vous préviens, je ne veux plus jamais un premier avril comme celui-ci ! »