Quelques jours plus tard, rien de bien important n'arriva. Les militaires cherchaient des moyens efficaces d'attraper cette chimère de malheur, Riza passait de plus en plus de temps chez Roy et certaines de ses affaires avaient déjà élu domicile chez son cher et tendre, Havoc et Fuery se remettaient de leur expérience féminine, plus ou moins choquante selon les rencontres. ( ndla : t'a pas honte de traumatiser Jean à ce point, serleena ? )
Un jour, Roy reçut un appel à son bureau. Il lâcha avec grand plaisir ses dossiers pour répondre. Mais vu que ses oreilles étaient au sommet de sa tête, ce n'était pas évident d'entendre et de parler normalement. Après bien des essais, il décida de tenir le combiné en face de son visage. Son ouïe supérieure lui pemerttrait d'entendre correctement.
- Colonel Mustang, j'écoute ?
- Colonel, il parait que vous vous occupez de la série de meurtres par une chimère.
- C'est bien cela. Que puis-je pour vous ?
- Eh bien, je viens de voir la chimère dans une ruelle du quartier Sud, du côté du théâtre.
- Très bien, nous arrivons. Je vous remercie.
D'un regard, Roy fit comprendre à son équipe qu'ils devaient sortir pour leur enquête. Il dissimula ses caractéristiques félines et tous foncèrent au parking. Très vite, ils trouvèrent un cadavre déchiqueté par la chimère. Pendant que Falman, Fuery et Breda examinaient la victime et la scène du crime, Roy accompagné de Jean et Riza suivaient une piste. L'odeur du sang était fraîche, le colonel pouvait la suivre aisément. Un sifflement leur parvint d'un palier d'escalier extérieur d'un immeuble abandonné. Ils virent la chimère et Roy grimpa le mur en poussant un cri de rage ma foi impressionnant. Les deux blonds s'élancèrent dans l'escalier, arme au poing. Les deux chimères partirent sur le toit et se lancèrent dans un combat sans pitié.
Hawkeye et Havoc assistèrent au combat, impuissants, ( ndla : c'est pas toujours les mêmes ! ) craignant pour l'intégrité et la vie de leur supérieur. Les deux combattants échangeaient des coups violents avec leurs queues et n'hésitaient pas à faire usages de leurs griffes. Roy avait pour lui la souplesse et l'agilité, l'homme-reptile était fort et très vif. Le colonel remarqua que les griffes de son adversaires étaient plus grosses que les siennes.
" Coupe-ongles y connait pas ?" pensa le chat Mustang.
En tout cas, la chose était claire : il devait éviter de se faire griffer. Avec la vivacité du sac à main c'était pas gagné. Le reptile lui fonça dessus, tête baissée, sans douce pour le percuter au ventre. Roy prit appui sur la tête de son advseraire et pirouetta par-dessus lui. La queue de la chimère fendit les airs, lui passant à ras du visage.
Roy eut le réflexe de la mordre, y plantant ses dents aigues. Son ennemi siffla de rage, et tenta de s'en débarrasser.
" Houlà ! Sacrée danse ! " pensa le brun qui valsait dans les airs.
Finalement il desserra les mâchoires. Ses caractéristiques félines lui permirent de retomber sur ses quatre membres. La chimère rappliqua à nouveau, crocs en avant. SZLAF ! Cinq rayures sur le coin de la face, made in Roy. La chimère contre-attaqua par la même technique, mais en cadence. Roy avait fort à faire pour éviter les terribles ongles acérés. Il reculait et bondissait en arrière, évitant quelque fois de justesse une blessure grave.
Sans le remarquer, il avait été amené au bord du toit. Il reçut un grand coup de griffe qui arracha une partie de son uniforme, laissant une large balafre sur son torse. Profitant de l'instant de déconcentration causé par son geste, la chimère reptilienne lui donna un grand coup de queue qui le fit basculer dans le vide. Roy se rattrapa au pantalon de l'autre chimère qui se tenait non loin, et l'entraîna dans sa chute. Riza poussa un cri et les deux tireurs d'élite coururent se pencher au-dessus du vide.
Ils découvrirent Roy assis sur la balustrade d'un balcon, l'autre chimère tombant lourdement sur le sol. Pendant que cette dernière se relevait difficilement, Roy se débarrassa de ses habits en lambeaux ( ndla : ne bavez pas les filles, c pas le moment ! ) afin d'être plus à son aise. De son observatoire, il découvrit un petit groupe d'hommes bien connu.
Les imbéciles qui en avaient voulu aux chimères de Torrello à West City avaient appris qu'une chimère traînait dans le coin et avaient décidé de s'occuper d'elle. Ils se ruèrent sur la chimère qui se relevait, mais Roy avait encore envie de leur régler leur compte sur ce qu'ils avaient fait à West City. Il sauta sur deux des gars pendant que les deux militaires perchés sur le toit redescendaient pour éviter un massacre.
Ils découvrirent une joyeuse pagaille et décidèrent d'y mettre fin. Jean tira en l'air pendant que Riza leur sommait de se calmer. En entendant la voix de son aimée, Neko Roy réalisa qu'il avait plaqué un des gars au sol et s'apprêtait à le lacérer de ses griffes. Il se releva, libérant le « malheureux » crétin, pendant que l'autre chimère regardait Havoc en se demandant :
- Pourquoi j'ai envie de ce mec ?
Pendant que Roy revenait vers ses subordonnés, la chimère reptilienne bondit sur un mur et disparut. Profitant de la surprise des militaires et de leurs regards rivés sur le toit d'un immeuble, les idiots filèrent.
En voyant l'état de Mustang, Havoc lui donna sa veste, pendant que tous digéraient en silence cet échec dans leur mission de capture de la chimère. Ils allèrent donc retrouver les autres qui finissaient leur travail sur la victime.
- Alors, vos résultats ? leur demanda Roy.
- C'est une jeune femme qui bossait dans le resto derrière vous. Elle sortait les poubelles quand elle a été attaquée, visiblement.
Effectivement, un sac poubelle éventré trainait entre la porte de service et la benne à ordures.
- De notre côté, nous sommes tombés sur la bande de crétins qui nous en voulait à l'Ouest. Mais ils ont fui et la chimère aussi, leur apprit Mustang.
- Vous n'êtes pas trop blessé, colonel ? s'enquit Fuery.
- Un peu mais ça va aller. Je vais passer chez moi pour me soigner et me changer et je vous rejoins au bureau. Hawkeye, vous m'accompagnez !
- Bien monsieur !
Un quart d'heure plus tard, Roy était assis sur sa baignoire, torse nu, face à une Riza armé d'un gant mouillé qui nettoyait ses plaies. Evidemment, rester face à des pecs aussi gonflés et une tablette de chocolat relevait du défi, même pour elle. Le corps de Roy était parsemé de bleus et d'égratignures, une grande griffure barrant son ventre.
Après avoir nettoyé entièrement le torse de son chat, malgré quelques petits gémissements de mécontentement ou de douleur, Riza dit :
- Tu as eu de la chance, il ne t'a pas griffé trop profondément.
- Tu as eu peur pour moi, avoue !
- Bien sûr. Ne pose pas de questions idiotes !
- Mais dis-moi, tu trembles encore. Est-ce de m'avoir vu en danger ou de me voir à moitié nu devant toi MIIIIAAAIIIIIIIIIIIE !!!
Riza venait d'appliquer vigoureusement un coton imbibé d'alcool sur la blessure de Roy. Après avoir désinfecté les plaies, elle les pansa. Pendant qu'elle rangeait la trousse de soins, Riza demanda :
- Roy, tu n'as pas remarqué un truc bizarre avec ces meurtres ?
- A part que c'était toujours dans des ruelles, non.
- Souviens-toi du jour où on l'a attirée dans le parc…
- Avec de la viande fraîche.
- Et ça te met pas la puce à l'oreille ?
Roy réfléchit alors à vive allure et se rappela que les victimes avaient toutes été attaquées près de…
-… les poubelles…
- Bien, mon chéri.
- Miaou, je m'habille et on fonce au QG. Je pense que le point commun est plus précisément les poubelles de restaurant de grillades. J'ai besoin de confirmation.
- Et de finir tes dossiers !!
Roy grogna tout en s'habillant. Il appelait Riza en miaulant, exacement comme la première fois.
Du côté du reste de l'équipe, eux aussi avaient trouvé un étrange point commun entre les différentes victimes. Ils faisaient bien gentiment leur boulot en attendant que les 2R reviennent, ce qui prendrait un certain temps, selon eux.
Finalement, ils n'attendirent pas longtemps avant que Mustang ne vienne s'asseoir en bougonnant à son bureau. Riza expliqua aux quatre zigotos ce qu'ils avaient trouvé pendant les soins. En faisant le recoupement avec leurs pensées, ils découvrirent que toutes les victimes avaient été attaquées à proximité de poubelles de restaurant de grillades. Ils passèrent le reste de l'après-midi à essayer de trouver un moyen de piéger la chimère – utiliser Jeannette comme appât, planquer un piège dans une benne à ordure…- mais ils ne trouvèrent rien d'assez efficace.
Chacun rentra chez soi avec comme mission de trouver une réponse à cette énigme. Roy et Riza rentrèrent chez « eux » et tout en préparant à manger, ils réfléchirent à cette question. Et Hayate, me direz-vous ? Il vit sagement chez Roy, Riza ayant réussi à instaurer un climat propice entre les deux bébêtes. Il dormait dans la cuisine et se débrouillait pour ne jamais croiser la route du félin.
Pendant le dîner, les deux tourtereaux discutaient de tout et de rien, mais surtout de câlins à expérimenter. Après le dîner, Riza alla voir comment évoluaient les blessures de Roy. Les saignements avaient cessé mais les plaies n'étaient pas encore refermées. Avoir le nez sur un torse aussi parfait avait malheureusement tendance à troubler Riza. Roy ne tarda pas à le constater lorsqu'elle se pencha pour jeter les pansements à la poubelle.
- Bon, je vais prendre une douche, fit Roy.
Riza sentit vite le piège arriver : Roy ne supportait pas le contact avec l'eau quand il était en chimère féline. Elle se releva et le vit s'approcher d'elle. Elle vira au rouge direct en remarquant qu'il était déjà prêt pour aller sous la douche. Il commença par l'embrasser délicatement tout en enlevant sa veste.
Lorsque Riza fut débarrassée de ses effets militaires, elle s'agrippa à Roy, manifestant une grande envie de savourer ce corps musclé. Hayate pointa son museau à la porte ouverte de la salle de bains et découvrit comment les humains se prouvaient mutuellement leur amour.
