Bonjour ! Me voilà de retour avec le troisième chapitre des mésaventures de notre cher Harry. Je vous remercie de toutes vos review qui m'ont fait plaisir et je vous souhaite une bonne lecture.


Dans tes pensées - chapitre 4.

Il fallut une dizaine de minutes à Harry pour se remettre de ce qu'il venait de se passer. Il n'arrivait pas a y croire ! Comment tout ça pourrait être vrai ? Malefoy et lui étaient ennemis avant même d'avoir mis un pied à Poudlard lors de leur première année. Depuis le début, ils se haïssaient, ils s'insultaient à la moindre occasion, se battaient dès qu'ils se voyaient. Alors comment Malefoy pourrait avoir des sentiments pour lui ?

* Ne t'avance pas trop vite, Harry ! Tu as seulement entendu qu'il tenait à toi...*

- Oh non, pas toi ! Ne peux-tu pas me laisser un peu tranquille, conscience de mes deux ?

* Serais-tu énerver, petit 'Ry ?*

- TU m'énerves, fit-il remarquer.

* Je suis toi, ne l'oublie pas. Revenons au sujet, veux-tu ? Il a dit qu'il tenait à toi mais peut-être pas de la façon dont tu crois*

Harry, qui commençait à se diriger vers sa chambre en marmonnant qu'il devenait complètement fou à se parler à lui-même, s'arrêta soudainement.

- Bon, tu as toute mon attention. Expliques-toi.

* Peut-être qu'il n'a pas envie de perdre vos disputes quotidiennes. Réfléchis un peu ! Depuis sept ans vos vies ne sont rythmées que par ça ! Tu imagines si tout s'arrêtait du jour au lendemain, si Harry Potter et Drago Malefoy n'étaient plus des ennemis ? Ca bouleverserait TOUT !*

- Je ne sais pas. Peut-être que tu as raison, après tout. C'est vrai quoi, qui pourrait penser que Malefoy éprouverait des sentiments pour quelqu'un ? Ou pire: pour moi ?

Harry secoua la tête, comme pour effacer ses sombres pensées, et se remit en marche vers sa chambre.

- De toute façon, s'il ressent des... Choses pour moi, ce n'est pas mon problème, je m'en fiche.

* Tu es sûr ?*

- Je... Je... Oh ! Et puis, tu m'énerves à la fin ! Laisse-moi !

* Bien, bien, je m'en vais*

Quand il arriva devant la porte il souffla un bon coup. Pour la première fois, depuis qu'il était sorti du bureau de Dumbledore , il se demanda comment il devait faire pour entrer, il n'avait pas eu de mot de passe et il ne voyait pas d'autre moyen. C'est alors qu'il remarqua une serrure présente sous la poignée. Non, Dumbledore n'aurait quand même pas utilisé un moyen moldu ? Et puis, il n'avait pas eu de clé ! Il regarda à droite et à gauche, puis derrière lui, pour voir si un indice était présent mais il n'y avait rien. Il regarda au sol. Toujours rien. Au moment où il allait détourner le regard, il remarqua un trou minuscule dans le carrelage sous son pied droit. Il s'agenouilla et essaya de glisser son index dans l'ouverture mais cette dernière était trop étroite. Il essaya avec son auriculaire mais le résultat ne fût pas plus satisfaisant et il se coupa - le carrelage étant tranchant. Il grimaça et sortit sa baguette pour soigner sa coupure.

*Les racines de chêne sont principalement utilisées pour... Pour... Oh non, j'ai encore oublié !*

Harry ecarquilla les yeux et se retourna. C'était Neville ! Et il arrivait ! Mais pourquoi n'était-il pas dans la Grande salle avec les autres ? Il commença à s'inquiéter, il ne fallait pas que Neville le voie ! Il se recula, par instinct, jusqu'à se cogner au mur. Il sentit la sueur couler le long de son dos. Il était fichu ! Il n'était pas prêt à voir quelqu'un aussi vite ! Pourtant, il se sentait ridicule puisqu'il devrait quand même assister aux cours.

*... Sont principalement utilisées pour faire... Non, pour fabriquer une potion de... de...*

Harry ferma les yeux - bien que cela ne servit à rien.

- Oh, bonjour Harry, s'exclama Neville.

Harry ouvrit les yeux et s'efforça de parler.

- Salut, Nev'.

Il espèrait paraître naturel et il lui fit un sourire qui ressemblait plus à une grimace. Neville sembla prendre conscience de l'endroit où il se trouvait car il se mit à tourner sur lui-même à la recherche d'un élément qui pourrait le renseigner sur l'endroit où ils étaient. Harry remarqua que Neville lui avait parlé de façon banale, se contentant de le saluer comme s'il n'avait pas été absent durant deux jours.

- Tu as révisé pour le devoir de potion ? demanda Neville.

Harry se demanda même si Neville avait remarquer son absence. Il décida de faire comme-çi de rien n'était et répondit:

- Heu... non, fit-il.

- A vrai dire, moi j'ai appris mais... J'ai encore oublié, soupira Neville.

Harry acquiesa.

- Bon, je vais aller manger. Tu viens ?

- Non, je n'ai pas faim, répondit Harry.

Neville lui fit un signe de main et s'en alla, laissant Harry face à son problème de porte. Sa baguette glissa soudainement de sa poche. Il la regarda de longues minutes sans la voir puis se baissa à toute allure et l'attrapa.

- Pourquoi n'y ai-je pas penser avant ? marmonna-t-il.

Il se soigna et pointa ensuite sa baguette sur le carrelage possédant l'ouverture.

- Levus, murmura-t-il.

Le carrelage se souleva et il aperçut une boîte dont il enleva le couvercle. Un sourire carnassier se dessina sur ses lèvres lorsqu'il vit une petite clé en argent posée sur le fond. Il la prit, replaca le carrelage et se dirigea vers la porte. Il entendit un bruit sur sa gauche. Il se dépêcha de mettre la clé dans la serrure, espérant échapper à une nouvelle confrontation mais ce fût peine perdue lorsqu'il entendit un nouveau bruit. Lentement, il se tourna et ouvrit la bouche pour parler mais se ravisa quand il vit qu'il n'y avait personne. Il se tourna de nouveau vers la porte et tourna la clé, un petit "clic" ce fit entendre et il entra dans la pièce

Il avait imaginé une chambre banale, meublée d'un lit et de quelques armoires mais il se rendit compte qu'il s'était complétement trompé. Sa "chambre" n'avait, à première vue, rien d'une chambre, c'était, en vérité, un immense salon. Des canapés moelleux étaient placés devant une cheminée, où un feu crépitait, se trouvant sur le mur de gauche. D'immenses bibliothèques ornaient le mur droit, une baie vitrée donnant sur un balcon occupait le mur face à la porte d'entrée. Deux portes étaient placées des deux côtés de la cheminée - sûrement la chambre et la salle de bain - et le sol était recouvert d'une moquette blanche qui semblait toute douce. Il se dirigea vers la porte à gauche de la cheminée et il y découvrit une chambre - ses affaires y avaient été déposées. Un immense lit à baldaquin occupait principalement la pièce, deux tables de chevet étaient placées des deux côtés du lit, une armoire occupait le mur de gauche. Contrairement à ce qu'il aurait cru la chambre n'était pas dans les tons rouges mais dans les tons marron, ce qui donnait une ambiance chaleureuse à la pièce. Il sortit et continua sa visite. La porte de l'autre côté de la cheminée s'avèra être, comme il l'avait prédit, une salle de bain. Elle comportait une douche et une baignoire, faites de marbre, un grand miroir, deux lavabos et des armoires en bois blanc. Tout dans cette pièce était luxueux et Harry s'amusa à faire couler l'eau de la baignoire qui changeait de couleur selon l'humour de l'utilisateur.

Quand il revint au salon il trouva Dobby entrain de poser un plateau de nourriture sur la table basse se trouvant devant les canapés. L'elfe poussa un cri aigu lorsqu'il s'aperçu de sa présence et alla entourer ses mollets de ses bras.

- Oh, Harry Potter, Monsieur ! couina Dobby. Dobby est si honoré de servir le grand Harry Potter.

- Merci, Dobby, c'est très aimable mais... Peux-tu me lâcher, s'il te plaît ? demanda-t-il avec une grimace.

Il regretta immédiatement ses paroles car Dobby prit ses grandes oreilles avec ses mains et se les tira.

- Vilain, vilain, vilain Dobby ! Dobby à offenser le grand Harry Potter, vilain Dobby !

Des larmes s'échappaient maintenant de ses gros yeux.

- Dobby, arrête ça tout de suite ! ordonna Harry.

Quand l'elfe eut lâché ses oreilles, il continua.

- Tu ne dois pas te punir avec moi, jamais ! C'est clair ?

- Ou... Oui. Harry Potter, vous êtes tellement bon avec Dobby.

Et il recommença à pleurer. Il pleurait tellement que la moquette risquait de prendre l'eau et Harry n'arrivait pas à le calmer. Il trouva soudainement une solution et couru dans sa chambre où il prit une vieille écharpe dans sa malle. Il revint ensuite au salon - Dobby pleurait toujours - et la lui tendit.

- Tiens, dit-il, cadeau.

Dobby cessa de sangloter et leva ses gros yeux mouillés vers lui.

- Oh ! Harry Potter, Monsieur, dit-il en reniflant.

- NON ! Ne pleure plus, Dobby !

Il avait dit ça en voyant le coin des lèvres de l'elfe qui recommençaient à trembler et il lui tendit un mouchoir.

- Tu peux y aller, Dobby. Merci pour le petit déjeuner, dit-il en souriant.

- Bien, Monsieur.

Et il disparu dans un "pouf" sonore. Un gargouillement bizarre venant de son ventre ramena Harry à la réalité et il porta son attention sur le plateau rempli de nourriture diverse. Il s'empara d'un croissant et se rendit dans sa chambre où il rangea ses affaires. Un réveil moldu posé sur une des tables de chevet indiqua que les cours commençaient dans une dizaine de minutes et c'est avec une appréhension qu'il quitta la chambre et se dirigea vers la classe du professeur Binns.

Il s'arrêta au dernier tournant menant à sa classe et souffla pour se donner du courage.

* Je me demande ce qu'on mangera à midi*

Harry en était sûr, il venait d'entendre les pensées de ce gros balourd de Goyle. Ne pensait-il donc qu'à manger ?

* Elle est tellement belle dans cette jupe*

*... Pour fabriquer une potion de... de... Oh non !*

* Ah ! Si seulement ce stupide chat ne m'avait pas suivi partout, je n'aurais pas hérité d'une colle avec Rusard !*

Harry ferma les yeux et plaqua ses mains sur ses oreilles en grimaçant. Les cours n'avaient même pas commencé qu'il avait déjà mal à la tête. Il prit son courage à deux mains - n'est pas griffondor qui veut - et souffla encore une fois. Il se dirigea d'un pas mal assuré vers la salle mais à peine eût-il mi un pied dans le couloir que deux furies lui sautèrent dessus.

- Harry ! Comment vas-tu ? On a demandé à madame Pomfresh pour venir te voir mais elle interdisait les visites, dit Hermione avec indignation.

- Je..., commença-t-il mais il fût couper par Ron.

- On a eu une de ces peurs, vieux ! Alors, tu nous explique ?

Harry n'eut pas le temps de répondre car Binns les fit entrer dans la salle. Quand tout le monde fût assit, Harry remarqua que Malefoy n'était pas là. Il se retourna, regarda à droite et à gauche, mais il n'y avait pas de traces de lui. Binns commença son long monologue sans prêter attention aux élèves - même Hermione préfèrait s'interesser à Harry plutôt qu'au cours.

- Hermione qui n'écoute pas le cours, c'est... Inhabituel, chuchota Ron.

- J'ai déjà appris ce passage il y a deux mois, Ron, et tu devrais en faire autant ! chuchota-t-elle en retour.

- Mais...'mione, pas la peine de te vexer.

- Je ne suis pas vexée, Ronald, dit-elle en insistant sur son prénom.

Harry ne suivait déjà plus la conversation. La plupart des élèves s'était endormi mais il restait quelques élèves perdus dans leurs pensées - à son plus grand déséspoir.

* Quelle heure il est ? Encore une heure ? Je tiendrais jamais !*

*... que j'envois un hiboux à ma tante, que je range ma garde-robe, que je jette mes collants effilochés...*

*Je me demande si ça fait mal. Millicent m'a dit qu'on pouvait ressentir une douleur, la première fois*

Harry tourna si vite la tête vers Pansy Parkinson qu'il entendit ses vertèbres craquées. Elle... Elle pensait à sa première fois alors qu'ils étaient en cours ! Il secoua la tête et essaya de se concentrer sur Ron et Hermione mais ses pensées étaient tournées vers un certain blondinet. Etait-il à l'infirmerie, comme il l'avait prévu ? Quand la sonnerie annonça la fin du cours, Harry se dépêcha de sortir et attendit Ron et Hermione au tournant du couloir - ils avaient deux heures de pause avant la prochaine heure de cours. Ils sortirent quelques minutes plus tard et le rejoignirent.

- Harry ! Alors ? Que s'est-il passé ? demanda Hermione.

Alors il décida de tout leur raconter. Il savait qu'il pouvait leur faire confiance et qu'ils ne le trahirait pas. Il leur parla de la potion, de ses effets, de la pilule, de l'antidote, de sa nouvelle chambre et des pensées de Malefoy. Quand il eût fini, ses deux meilleurs amis le regardait avec des yeux ronds et ce fut hermione qui se reprit en premier.

- Oh Harry ! Je... Je ne sais pas quoi dire. C'est tellement étonnant et troublant de savoir que tu peux entendre nos pensées.

- Je sais Hermione. Mais n'en parlez à personne, surtout !

- Mais, c'est mal ! C'est comme un... Un viol, répondit-elle avec un frisson.

- Hermione ! Je ne veux pas que tout le monde se dise que le célèbre Harry Potter à encore un truc bizarre chez lui !

- Tu as raison, mec. Personne ne saura rien, tu peux nous faire confiance.

Hermione acquiesa et ajouta:

- Harry, pour Malefoy, je ne voudrais pas que tu te méprennes sur ses intentions, dit-elle.

- Hermione, c'est bon. Je sais bien qu'il me deteste et qu'il ne pourra jamais éprouver des sentiments pour moi.

- Mais Ha..., commença-t-elle.

- Non, laisse-moi finir. Je ne suis pas en sucre, d'accord ? Je ne vais pas m'éffondrer, ajouta-t-il avec un sourire timide.

- Si tu le dis, soupira-t-elle.

- Je... J'ai besoin de réfléchir à tout ça. On se voit plus tard.

Et il partit, sans laisser le temps à ses amis de répondre.