Bonjour à toutes et à tous! Un nouveau chapitre, un nouveau meurtre, un nouvel indice. Au programme: une nuit de canicule, un réveil difficile, un colocataire insupportable (je vous laisse déduire son identité XD) et une cathédrale. J'espère que ça vous plaira!

Merci à toutes celles et tous ceux qui m'ont lue et reviewée!

Bonne lecture! =)


Réponses aux reviews :

Faustinette : merci pour ton commentaire! C'est drôle que tu trouves cette histoire plus plaisante que la précédente... une question de forme, tu crois? Pourtant, je n'ai pas vraiment l'impression d'avoir innover... mais peut-être que c'est le cas. Pas grave si tu n'as pas d'hypothèses: les examens, c'est une bonne raison pour ne pas trop se prendre la tête! Je te souhaite bonne chance; j'espère que tu réussiras. À bientôt! =)

Jessica630 : merci pour ta review! ^^ Voici la suite: j'espère qu'elle sera à ton goût. BizZz =)

Miss Catherine Earnshaw : merci pour ton ptit mot! Comment ça, tu veux pas partager tes déductions? Peut-être que tu serais tombée juste... ^^Je suis contente que le chapitre précédent t'aie plu: il était drôle à écrire. Le coup du bar gay me tenait vraiment à coeur; d'ailleurs, si tu prends une carte de Londres et que tu cherches la rue que j'ai nommée, tu verras que ce bar existe bel et bien. Il porte juste un autre nom (Heaven), et n'a sans doute pas l'apparence que je lui ai donnée. Mais c'est un rendez-vous bien connu des fêtards londoniens. Pour Mycroft: oui, je l'ai "marié". Il dégage une espèce de... sérénité que son frère n'a pas; et je me disais qu'un homme comme lui se devait d'avoir une épouse. Je la verrai bien politicienne, astrophysicienne ou biologiste. Une femme brillante, en tout cas. Peut-être qu'un de ces jours, je prendrais le temps de l'inventer... Merci encore, et bonne lecture! =)

Haryu : ouahou! Merci pour tous tes compliments! =) Tu avais lu L'Ange et le Démon ? Je l'ai écrite il y a un bout de temps... En tout cas, c'est chouette de te retrouver dans cette fic; j'espère qu'elle continuera à te plaire. Voici la suite, tadaaaam! =)

Over and Over Again : merci pour ton commentaire! Peut-être que ta théorie se vérifiera: il y a de nouveaux indices dans ce chapitre qui devrait vraiment mettre sur la voie. Oui, le T-Shirt rose était vraiment cocasse. C'est venu d'une mésaventure qui m'est vraiment arrivée (une chemise de concert, blanche, qui DEVAIT rester blanche... lol). Contente de voir que tu me suis toujours! À bientôt! =)

HaruKuro : merci pour ta review, qui m'a vraiment fait plaisir! "Un vrai thriller"? Oulàààà... je n'avais pas l'ambition de faire aussi bien. Mais si ça te plait, alors ça me suffit. ^^ Bonne lecture et plein de bizZz =) (au fait, tu ne devrais pas traumatiser ce pauvre Gladstone, c'est pas très gentil... XD ^^)

Chou : merci pour ce ptit mot "pas à pas", toujours aussi marrant! Je t'imite. - Pour la bière: John, boire du jus d'orange? Argh... c'est un soldat, un homme un vrai, et anglais, de surcroit... une ptite bière fait toujours plaisir, non? lol - Sherlock troublé: si si, ça peut arriver, je t'assure. Mais c'est... très rare. - John qui jure: sous le coup de l'émotion, tu sais... faut pas se fier au look "gentil garçon qu'on a envie de ramener à la maison sans poser plus de question", mdr. - L'écharpe rouge: une écharpe très particulière. Cadeau de John (tu portes que des couleurs sombres! On se croirait à un enterrement!). J'écrirais peut-être une histoire là-dessus... - John en rose: moi aussi, ça m'a bien fait rire. Bon, le rose... c'est une couleur comme une autre. Non...? - "Joli cul": je crois que si Sherlock n'avait pas été occupé, il aurait piqué une crise de jalousie (c'est le MIEN! On n'y touche PAS! lol). - La murge: non, c'est bien le bon mot; ça veut dire (en langage poli) "une soirée très arrosée". Une soirée après laquelle, ben... tu mets la tête dans la cuvette. - Pour le coma: heu... là, je dois dire que j'ai extrapolé. C'est vrai qu'une personne comateuse (donc, qui tombera dans les pommes à cause de l'alcool) sera molle; quand on s'évanouit (et je l'ai vu de mes yeux), on a plus de tonus musculaire, on est tout mou, ce qui permet de tomber sans se faire trop mal. Mais je ne sais pas si le corps de Nathan serait resté dans la position que j'ai décrite. - Et voilà, j'ai répondu à tout! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira. En attendant, plein de bizZz et à bientôt! =)

Cicou : merci pour ton commentaire! Je suis heureuse que l'histoire te plaise; je vais essayer de maintenir le suspens jusqu'au bout. ^^ Je crois que plusieurs éléments de Tea Time me serviront pour créer de nouvelles histoires, comme c'est le cas ici. Pour tes hypothèses: il y a de l'idée... mais je n'en dirais pas plus! (chuis méchante, hein? ^^) Bonne lecture et merci pour tout! =)

Eiffel : merci pour ton ptit mot! Oui, le T-Shirt rose, c'était vraiment pas gentil. *niark* Au pire, si John vient se plaindre à cause des horreurs que je lui fais subir... ben, j'irais trouver refuge auprès de Moriarty. En voilà un qui comprendra mon côté sadique! lol J'espère que ce chapitre te plaira, en tout cas. À bientôt! =)

MissMadHatter SH : merci pour ta review! Et oui, tout le monde se demande où Moriarty veut nous emmener... peut-être vas-tu le découvrir dans ce chapitre? L'observation avant tout... ^^ Bonne lecture, en tout cas! BizZz =)

Glasgow : merci pour ton commentaire, et tous tes compliments! Je ne mérite pas ça... *toute rouge* J'espère que la suite te tiendra toujours autant en haleine. Le T-Shirt rose, je crois que c'était LE grand clou du chapitre précédent... c'est vrai que j'imaginais bien John en rose, dans une rue pleine de gens le regardant avec envie... il a du avoir peur. lol Voici la suite, pour récompenser ton impatience! Merci d'être toujours là, et à bientôt! =)


Bishop – Southwork Cathedral.

- 22h54 -

- J'ai faim. On commande un chinois ? Le resto du bout de la rue est encore ouvert.

Téléphone dans une main, John attendait.

- C'est presque là. C'est là. Juste sous mon nez.

- Oui, Sherlock. La carte, le post-it et tes deux bouts de papier. Sous ton nez. Ils ne vont pas s'envoler. Je commande un chinois ?

- Tes sarcasmes sont vexants.

- C'est à ça qu'ils sont censés servir, sourit John. Ça fait plus d'une heure que tu es là-dessus ; tu n'as rien mangé de la journée. Par pitié, décroche un peu.

Sifflement d'exaspération. Sherlock s'ébouriffa les cheveux d'un geste agacé.

- Très bien. Prends-moi ce que tu veux. La même chose que d'habitude. Mais tais-toi.

John passa commande, raccrocha, et vint s'asseoir dans un fauteuil. Depuis le début de cette affaire, le détective se montrait particulièrement susceptible. Désagréable.

- Tu sais… commença lentement le médecin, en lui jetant un regard désolé. Je sais ce que ça représente, pour toi. Tu es… frustré, parce que tu ne trouves pas la solution.

- Je vais la trouver, si tu te tais un peu.

- Sans doute. Ce que je voulais dire, c'est que…

Soupir.

- Ecoute. Tu prends ça trop à cœur, Sherlock.

- Sherlock Holmes ne s'avouera pas vaincu.

Il tournait la carte dans tous les sens. John eut un sourire triste :

- Tu ne devrais pas laisser Moriarty jouer avec toi. Ça t'atteint beaucoup trop et…

- Je suis mille fois plus intelligent que lui. Ce n'est qu'une question de temps.

'Dring'.

John se leva, à contre-cœur. Inutile de discuter. Il descendit les marches d'un pas lourd, ouvrit au livreur, paya et remonta dans l'appartement. Assis sur le canapé, Sherlock fixait la carte d'un regard brûlant.

- Tu essaies d'y mettre le feu ? ironisa John en déballant les plats.

Grognement. Le médecin revint au salon avec la nourriture, posa sa part devant Sherlock, qui la refusa d'un signe de tête :

- Pas faim.

- Mange. Tu vas finir par tomber dans les pommes.

O°O°O°O°O°O°O

- 03h48 -

Chaud. Un moustique volait dans le salon son bourdonnement était insupportable. Sherlock ne dormait pas. Il pensait. Carte incomplète de Londres. Carrée. Peter Prentiss. Physicien. Post-it. « a6 ». Nathan Norwell. Cavalier. Cocktail. « Bf5 ». Numéro de siège. « Na5 ». Chercher un lien… un lien… Il y en avait un. C'était quelque part, dans les chiffres, dans les lettres. Un code ? Peu probable ; des coordonnées colleraient plus avec la carte. Quelles coordonnées ? Latitude et longitude à exclure : trop évident. Chercher un lien…

'Bip'. Hello, darling ! Vous avancez ? M

J'observe. SH 'Send'.

'Bip'. Je vois : vous séchez. Avouez que je suis habile ! M

C'est une question de temps. SH 'Send'.

'Bip'. Vous mentez mal, comme toujours. M

Je finirai par vous avoir. SH 'Send'.

'Bip'. Mmmmh… je n'en doute pas, chéri. Je meurs d'impatience de vous revoir. Vous et… chien-chien : je suppose qu'il courra derrière vous. M

Il s'appelle John. SH 'Send'.

'Bip' Et si je vous donnais un petit coup de pouce ? Personne n'en saura rien… M

Où serait le jeu ? SH 'Send'.

- Sherlock ?

John se tenait à l'entrée du salon, les yeux embrumés de sommeil. En boxer. Sherlock reposa lentement le Blackberry sur la table basse. La lumière de la lune jouait sur le corps de John, d'une manière délicate. Pensées parasites.

- Tu ne dors pas ?

- Il fait trop chaud. Je venais boire un truc. J'ai entendu ton téléphone. C'est Lestrade ?

Hochement de tête. John fronça les sourcils :

- Moriarty ? Arrête, avec lui.

- Il me nargue.

Attrapant une bouteille d'eau dans le frigo – miracle, il en restait une, entre le bocal d'yeux et le pigeon disséqué ! –, le médecin répliqua :

- Bien sûr qu'il te nargue ! C'est un malade ! Il joue avec toi. Et toi, tu…

Mouvement impuissant des bras. Il but une longue gorgée ; sa pomme d'Adam roulait sous sa peau nue.

- Enfin, souffla-t-il en refermant la bouteille. Essaie de dormir. Ou au moins de te reposer.

Il remonta les escaliers :

- 'Nuit, Sherlock.

- Bonne nuit, John.

La porte claqua doucement.

- Fais de beaux rêves.

O°O°O°O°O°O°O

- 6h43 -

- John, réveille-toi.

Il se retourna, tête dans l'oreiller. Je veux dormir.

- John. Lestrade vient d'appeler. Debout.

Il était bien, là. Il ne voulait pas bouger. Un poids sur le matelas. Un souffle contre sa joue.

- John.

Il ouvrit les yeux, poussa un cri de surprise et se cogna contre la tête de lit. Le visage de Sherlock. À quelques centimètres de lui. Trop proche.

- Mais ça va pas ? s'écria le médecin. Qu'est-ce qui te prend de réveiller les gens comme ça ?

Le détective haussa les épaules, et se recula :

- Tu nous mets en retard.

- Je dormais. Quelle heure il est ? bailla John, de mauvaise humeur.

- 6h45.

- Qu… quoi ?

- Lestrade a appelé.

- Lestrade n'a sûrement pas besoin d'autant de sommeil que moi.

- Il y a un nouveau cadavre ! lança Sherlock, impatient.

Cet argument parut convaincre son colocataire : l'attrait de la traque, cela ne se refusait pas. Il repoussa les draps vivement, se leva. Ota le haut de son pyjama. Sherlock se força à quitter la chambre :

- Je t'attends en bas. Dépêche-toi.

Triple meurtres. Le jeu est sérieux.

O°O°O°O°O°O°O

- 7h13 -

Le soleil pointait à peine au-dessus des toits lorsqu'ils atteignirent la scène de crime. Southwark Cathedral dressait ses fières tours vers le ciel, surplombant la Tamise endormie. Architecture gothique, colonnades et flèches arrogantes. La clarté des arches de pierre contrastait avec les briques sombres des murs. Lestrade se tenait devant la haute porte, barrée par des rubans de plastique jaunes. Il les attendait.

- Navré de vous avoir appelés si tôt. Café ?

Sherlock refusa d'un signe de tête. John accepta le gobelet fumant. Noir. Corsé. Ce qu'il fallait pour chasser le sommeil.

- Le corps est à l'intérieur, dans la nef latérale droite. Barnabey Butler. Soixante-trois ans, théologien. Il venait ici tout les soirs, à 17 heures précises et repartait à 18h55, peu avant la fermeture. On l'a tué aux alentours de 18h30. Le sacristain l'a découvert ce matin.

- Personne n'a aperçu le cadavre, hier soir ? demanda Sherlock en gravissant les marches, suivi par John.

- Non. Normalement, une femme de ménage ferme la cathédrale les lundis soir, après avoir nettoyé. Elle est en vacances, cette semaine. Le sacristain a éteint les lumières hier soir, sans prendre la peine de faire un petit tour de vérification. Il n'a pas vu le corps, caché dans la pénombre.

Ils débouchèrent dans la nef latérale droite : véritable forêt de colonnes qui s'élançaient vers le plafond. La dépouille de Barnabey Butler était étendue contre le mur ; tout autour, un bourdonnement de policiers, d'experts. Lestrade les chassa d'un regard. Anderson fit la moue, remballa son matériel, et recula avec un sifflement désapprobateur. Sherlock ne lui adressa aucune remarque sarcastique, ce qui étonna John : visiblement, cette nouvelle affaire éclipsait le reste, pour le détective.

- Poignardé, murmura-t-il. À six reprises.

Loupe à la main, il s'agenouilla...

Un lien. Il y a forcément un lien.

… puis se redressa, les épaules affaissées.

- Alors ? demanda Lestrade avec espoir.

Aucune réponse. Les doigts pianotant dans le vide, Sherlock restait imperturbable.

- Quoi… vous n'avez… rien ? balbutia Lestrade.

John fronça les sourcils. Tout à coup, une lueur traversa les prunelles grises :

- Il manque un objet.

- Un objet ? Quel objet ?

- Allons donc, voilà qu'il nous refait le coup de la valise rose, lança Donovan, acerbe.

- Silence ! s'exclama Sherlock.

Il fit volte-face, le regard presque dément, agitant un doigt en l'air :

- Il venait ici pour prier, c'est évident. Il était théologien ; il connaissait les textes.

- Peut-être, mais quel rapport avec le…

- Et quel est l'objet indispensable du théologien ?

En trois enjambées, il atteignit les bancs de la nef. Farfouilla les dossiers de bois. Lestrade regarda John qui eut un geste d'impuissance : dans ces moments-là, mieux valait se résigner et attendre. Enfin, Sherlock se retourna, une expression de triomphe sur le visage. Dans sa main, un petit livre noir. The Holy Bible.

- Génial ! persifla Anderson. Il est venu avec une bible et alors ? Le coupable n'y a quand même pas écrit son nom, si ?

- Son nom, j'en doute, répliqua Sherlock. Mais sa prochaine coordonnée, voilà qui est plus probable.

Il feuilletait le livre sacré avec ferveur.

- Et allez faire un tour dehors, Anderson, jeta-t-il. Vous empestez le formol à dix mètres ; c'est insupportable.

Un regard de Lestrade tua dans l'œuf toute réplique. Brusquement, le détective poussa un cri victorieux :

- J'ai trouvé ! Là ! Ah, il a cru être plus malin, mais…

- Sherlock…

- Je suis exceptionnel ! Aucune intelligence n'est comparable à la mienne et je…

- Sherlock.

- … vais lui prouver une bonne fois pour toute qui mène le jeu ! Il ne pourra rien…

- Sherlock !

John lui agrippa le bras, fermement ; le détective croisa son regard, expira, retrouvant un semblant de calme. Il tendit la bible au médecin :

- Tiens. Regarde.

« 1 Rois 10. La reine de Séba apprit la renommée que possédait Salomon, à la gloire de l'Eternel, et elle vint pour l'éprouver par des énigmes. 2 Elle arriva à Jérusalem… »

- La reine de Séba ?

- Ou la reine de Saba ; les prononciations divergent. Une souveraine d'une richesse extraordinaire, venue à Jérusalem pour rencontrer Salomon, le plus sage des rois.

- Je te croyais athée.

- Mère a tenu à ce que nous suivions des cours de catéchisme. J'ai conservé ces données sur mon disque-dur interne: c'est courant qu'un criminel puise des symboles dans un tel texte. Mais je t'éloigne du sujet. Regarde dans la marge.

« Qg4 ».

- Une nouvelle coordonnée ?

- Effectivement.

Sherlock sortit un papier de sa poche. La carte carrée.

- Mais… on ne sait toujours pas…

- Donne-moi un stylo, John. J'ai craqué le code.


Would be continued...?

Chers lecteurs et lectrices, j'ai le regret de vous annoncer qu'en raison d'une surcharge de travail, je vais devoir suspendre cette fic.

...

Mais non, je plaisante! Je vais continuer. ;) (fâchés? Ne tapez pas: j'aime bien jouer ^^) Mais c'est tout pour aujourd'hui. Quelles sont vos impressions? Avec-vous vous aussi craqué le code? En tout cas, le prochain chapitre sera très riche en révélations.

À bientôt, et merci de toujours me suivre! =)