Bonjour/bonsoir à tous~

Bon, alors, je vais éclairer un point tout de suite avant que vous n'entamiez la lecture : vous souvenez-vous du moment où Gale, dans le chapitre précèdent, se demande pourquoi Éva n'est pas présente lors son apparition chez Jonas ? Bon, et bien, j'ai juste changé son prénom contre Alarice. Je voulais mettre un prénom original mais je ne savais pas quoi, du coup, sur le moment, j'ai mis Éva. Mais maintenant que j'ai trouvé, j'ai mis Alarice. Voilà, c'est tout mais c'était important que vous le sachiez tout de même !

J'aimerez aussi préciser que les cours ont malheureusement repris (et oui, je vais dire comme le monde le dit si bien :) les postes seront donc présents mais au ralenti. J'ai vraiment besoin de beaucoup de concentration dans mes études puisque que le bac blanc est en approche (et donc pas conséquent le bac tout court) (je suis en première) et que je n'ai pas de facilité... Je dirais même des difficultés. Pas énormes, mais elle se ressentent. J'en viens au fait que les postes... Ne se feront pas toutes les semaines ! J'essaierais tout de même de ne pas vous faire poiroter trop longtemps~

Parlons du chapitre à présent : je ne sais pas si je peux dire que j'en sois fière, malgré les quinze pages que j'ai écrite (soit plus de 9500 mots, une toute première pour moi de faire aussi long), mais disons que je l'aime bien. Alors, Solène (à qui je vais répondre juste après) m'a fait rappeler que dans l'univers d'Hunger Games, plus aucun autre pays existaient... J'avais omis se détail, je l'avoue. Néanmoins, j'ai trouvé une solution et des explications apparaissent dans ce chapitre pour ça. J'espère que vous les comprendrez parce que j'ai une logique bizarre... J'enSuisDésolée -x- Mais vous avez aller voir que dans ce chapitre, vous avez le commencement des explications de Gale à Nadeshiko et à Hinako ! Mais que la première partie (-Sadique-) qui est en plus une partie que vous connaissez. Néanmoins, je l'ai refaite à ma manière, donc elle n'est donc pas à négliger ! Vous aurez la suite dans le prochain chapitre !

Donc, Solène, je te réponds : je suis contente que tu m'aies laissé ton avis. Tu m'as fait mourir de rire parce que pour le coup, je t'ai vraiment perdu dans ma fiction. Toutes tes déductions ne sont pas du tout en rapport avec l'histoire ! Mais dans ce chapitre, tu vas avoir des explications que vont te permettre de mieux comprendre, je l'espère ! Mais pour t'aider : Katniss et Peeta ne sont pas là, pas maintenant. Je veux dire, ils ne sont pas au Japon avec Nadeshiko !


Chapitre IV : Je veux des réponses.

{Nadeshiko.}

Je me sens faible, assourdie et un peu ailleurs. Comme si je voyageai entre deux mondes différents. Le monde réel et le monde des morts. Je suis comme prisonnière dans cet univers particulier où je suis contrainte à me voir, là, allongée sur un lit d'hôpital, inconsciente de ce qui se passe, des tuyaux enfoncés dans mes bras, le bip d'une machine cardiaque au point mort et des médecins s'agitant de tous les côtés.

Je me sens légère aussi. Très légère. Comme si j'étais... Une sorte de fantôme qui flottait dans l'air.

Peut-être que j'en suis un actuellement ?

Apparemment, personne ne me voit, puisque personne ne me porte la moindre attention. Autant dire que je suis un fantôme alors.

Est-ce que je veux mourir ? Parce que si c'est le cas, je peux m'évaporer définitivement d'ici sans me poser plus de questions. Je pense que, quitter ma vie maintenant me ferais du bien... Dans le sens où, je n'ai plus envie de me battre contre Jonas. Je n'ai plus envie de demander à Alarice de venir me chercher pour que je puisse vivre avec elle. De toute manière, elle se fout bien de moi. Elle est partie pour refaire sa vie, pourquoi reviendrait-elle en arrière pour me récupérer ? Je ne lui évoquerais que de mauvais souvenirs dans tout les cas. Alors ? A quoi ça sert ?

C'est bien dommage d'ailleurs... J'aimais bien Alarice. Du moins, je la considérais vraiment comme ma mère malgré le fait que, je ne lui trouvais aucun point en commun avec moi. C'est vrai... je n'ai jamais trop compris pourquoi en fait.

Mais j'aimerais bien savoir.. J'aimerais bien connaître la vérité : Alarice, est-elle vraiment ma mère ? Parce que je ne crois pas avoir de points de ressemblance avec elle : que se soit moral ou physique ! Et Jonas, est-il vraiment mon père ? Honnêtement, je ne l'ai jamais reconnu comme étant mon père.

-Sont-ils mes parents biologique ?-

Et si ce n'est pas le cas, quelle est mon histoire ? Qui sont ceux qui m'ont offert la vie ? Peut-être aurais-je été beaucoup plus heureuse avec eux. Peut-être aurais-je eu une vie bien différente, heureuse, épanouie ! Pas comme celle que je suis en train de vivre ! Et pourquoi ne suis-je pas avec eux ? …... Sont-ils mort ?

Cette idée m'horripile. Non... S'il vous plaît, pas ça. Tout, mais pas ça ! Je ne veux pas ! Je veux les connaître, savoir qui ils sont. J'ai besoin de ça !

Puis, je me calme. Peut-être que Jonas et Alarice sont mes vrais parents. Après tout. Je me fais sûrement des idées... Mais si c'est le cas, j'aimerais bien savoir tout de même : pourquoi Alarice nous a-t-elle quitté ? Pourquoi m'a-t-elle abandonné avec... Avec cette brute ? Et d'ailleurs, pourquoi je suis là ? Pourquoi je suis à l'hôpital ? Jonas n'aurait jamais appelé les urgences pour moi ! Il serait capable de me laisser crever de ses propres coups que ça ne lui ferait rien !

Alors pourquoi je suis là ? Qui m'a amené ici ?

Soudain, mes yeux sont attirés vers les médecins qui commencent à abandonner leurs gestes afin d'essayé de me ramener à la vie :

_ C'est terminé. Souffle l'un d'entre eux, déçu.

Voilà. Conclusion. Fin. Pour eux, je suis morte.

-Que faire ?-

Je me doute bien que ça serait facile de partir pour de vrai. De m'enfuir, d'abandonner... Mais d'un autre côté, j'ai besoin de réponses. De beaucoup de réponses. De VRAIS réponses. Je me doute aussi que de revenir à la vie va demander encore beaucoup d'efforts pour moi... Je vais encore à avoir à supporter énormément de choses...

Oui, mais c'est trop facile de se retirer maintenant. C'est certain que cela m'éviterai bien des situations délicates. Mais cela serait trop lâche de ma part. Je suis une battante ! Je le sais ! J'ai déjà enduré tellement de difficultés. Et pourtant, j'ai survécu jusque maintenant. Je ne peux pas partir maintenant. De plus...

Je m'arrête dans mes pensées. Mon regard est porté vers les médecins en train d'annoncer la mauvaise nouvelle à un jeune homme... Que je ne connais pas ou du moins... Attendez ! Son visage... j'ai, j'ai l'impression qu'il m'est familier ! Et... C'est Hinako que j'aperçois derrière ? Mais que fait-elle ici ? Pourquoi ont-ils l'air complètement achevé par ce que viennent de leur dire les docteurs... ?

Non Nadeshiko : tu n'as pas fini ta vie, pas maintenant. Tu as trop de questions auxquelles tu dois connaître les réponses. Il te faut savoir qui tu es réellement.

Alors je me dirige vers mon corps endormi dans un sommeil profond et me glisse à l'intérieur en pensant très fort : -réveilles toi !-


« _ Je t'aime ma chérie ! » ; « _ Hey ! Bienvenue parmi nous mon ange. » ; « _ Elle a les yeux de son père, maman ! » ; « _ J'aimerais tellement qu'il soit là pour te voir, Noréla. »

Je toussote un peu et ouvre avec grande difficulté mes yeux qui me brûlent à cause de la lumière qui se trouve au dessus de moi. Ma tête me fait un mal de chien et je porte l'une de mes mains jusqu'à elle. Je me sens étouffer. Une bouffer de chaleur me monte d'un coup jusqu'au cerveau et c'est dans un moment inattendu que je m'assois dans une précipitation folle en hurlant :

_ MAMAN !

Ma respiration est très rapide. J'ai énormément de mal à me calmer. Mon pouls, qui était pourtant au point mort il n'y a pas si longtemps que ça, bat désormais à une vitesse du tonnerre. Mes yeux ne m'offrent pas la possibilité de percevoir ma chambre d'hôpital, mais un néant. Du noir. Comme si j'étais au fond d'un gouffre. Une peur m'a envahi et je gémis, je tremble, je mets mes deux mains sur mes oreilles afin de ne plus entendre ces voix qui ne cessent de parler dans ma tête. Les mêmes voix qui m'ont réveiller :

« _ Hey ! Bienvenue parmi nous mon ange. » ; « _ Je t'aime ma chérie. » ; « _ Elle a les yeux de son père, maman ! » ; « _ J'aimerais tellement qu'il soit là pour te voir, Noréla. »

-Tais toi ! Qui es-tu bon sang ?!-

« _ Noréla. » Ce prénom ne cesse de se répéter dans ma tête.

_ MAIS C'EST QUI NORELA ?!

Je hurle. Je suis terrorisée. Puis soudain, plus rien. Je retombe dans un sommeil de plomb. J'ai tout de même réussi, dans la faiblesse que j'ai récupéré, à voir qu'un médecin venez de m'injecter un calmant...


Je ne sais pas combien de temps j'ai dormi. Mais lorsque mes yeux s'ouvrent définitivement, il fait nuit. Ou du moins, la nuit commence à tomber. Je reste allongée, sans bouger et garde les yeux fixés sur le plafond blanc...

-Mais, où suis-je ?-

Bip, bip, bip...

Ce bruit régulier... Oh ! Je crois me souvenir qu'il ne l'était pas avant... je crois que... Mais oui, c'est vrai. Je n'étais plus de ce monde. J'étais un fantôme. Une morte vivante se demandant si elle avait le courage de reprendre ses fonctions de vivante et d'affronter de nouveau la vie réelle.

Alors, je suis à l'hôpital ? Pourquoi suis-je ici ?

Je me creuse un peu la tête. J'essaie de me relever afin de m'asseoir, mais une douleur affreuse me fait gémir en plissant du nez et en serrant les dents, au bas du ventre et au dos. J'abandonne alors cette idée et m'appuie sur mes coudes pour me relever tout de même un peu. Du mieux que je peux, je soulève légèrement le seul vêtement qui m'habille : la chemise de nuit de l'hôpital, particulièrement moche et pas à mon goût -En même temps, réfléchissons bien : c'est au goût de personne-, et remarque alors un bleu violacé et plusieurs griffures. Je ferme bien vite mes yeux à cette vue...

Ça y est... je me souviens.

« _ Je... J'étais en cours !

La réponse que je venais de prononcer une minute après sa question, ne semblait pas lui convenir. Son regard vague parcourait chaque recoins de la pièce pour terminer sur mon visage. Encore une fois, il était ivre. Pour ne pas changer. Un peu essoufflé, des cheveux en pétard, des affaires sales de trois jours au moins, une démarche en zigzag et une haleine de chacal : je vous présente Jonas. Je ne l'ai jamais appelé 'papa' et je ne le ferais jamais. C'est un homme qui aime l'alcool, la drogue, le sexe et la cigarette. Et il ne le cache absolument pas. Même pas à moi. 'Sa fille' :

_ A 5h30 du matin ? Tu te ficherai pas de moi par hasard ? Parvint-il à articuler,

Je le regardais s'approcher de plus en plus de moi. Qu'allait-il me faire cette fois ?

De toute façon, depuis qu'Alarice... Ou plutôt, 'ma mère', était partie, c'était à moi qu'il s'en prenait. Petite, déjà, je supportais ses regards noirs et désagréables. Ses rares paroles étaient à chaque fois de la pure ironie ou bien des insultes ainsi que des menaces. Âgé aujourd'hui de 35 ans, cet accroc aux cochonneries qui font perdre la tête, s'en prend à moi, comme il a du sûrement s'en prendre à Alarice pour qu'elle s'en aille.

J'étais terrifiée, et je le suis toujours d'ailleurs ! Je ne pouvais, et ne peux toujours, rien faire ni même rien dire. Comment vouliez-vous que je me défende ? J'avais onze ans. Je crois... Enfin, j'étais plus petite que maintenant, c'est sûr. Dans tout les cas: c'était rien, onze ans...

Les coups de ceinture, les brûlures forcées, les claques qui laissent des marques pendant quatre jours, se faire faire tirer les cheveux, se faire faire scarifier de force, être jetée sur les murs et les coins les plus pointus qui existent... Tous ça... Tous ça j'en connaissais la souffrance et je peux vous dire que rien ni personne à par moi ne peut connaître ça !

Depuis longtemps déjà, j'avais abandonné de lui résister. A quoi ça servait ? Autant vivre encore même avec de la souffrance. J'étais sûre de parvenir à mes fins. Réussir mes études et être libre. Libre et indépendante. Vivre seule. Sans lui. Sans personne. Refaire ma vie, comme si celle-ci n'avait jamais exister. Pourquoi me débattre alors que j'avais un rêve tout à fait réalisable ? Autant en finir avec lui en le ridiculisant. Cela était beaucoup plus 'marrant' :

_ Je suis partie extrêmement tôt, je le reconnais, m'expliquais-je, mais vous savez, j'aime bien me balader de bonheur les matins d'hiver, cela me permets de voir les premiers flocons tomber du ciel ainsi que le levé du soleil...

Et VLAN ! Première claque. Sur la joue. Il m'avait pas loupé :

_ J'ai horreur que l'on se foute de ma gueule, tu le sais parfaitement !

-Bien sûr que je le sais, mais j'aime tellement me foutre de toi.-

_ Tu vas regretter d'être sortie sans ma permission, insolente !

Il m'attrapait les cheveux et me balançait sur la poignée de la porte, qui c'était d'ailleurs refermée à mon arrivée, avant même que je m'en sois rendue compte. Mon nez avait pris un sale coup. Il saignait déjà à gros flot. Mes mains tremblaient et les larmes me montaient aux yeux. Je ne souhaitais pas pleurer et pourtant, j'avais faillit. Mais avant que cela ne se soit fait, il tirait d'un sec sur mon tee-shirt qui se déchirait à cette étirement violent m'évitant ainsi de m'effondrer.

Mon dos venait de morfler sévère après avoir claqué de façon inquiétante sur mur à droite de la porte. J'essayais de me retourner et de m'avancer pour ouvrir la porte et m'enfuir, mais ses mains vinrent s'enfuir sur mon ventre de manière si brutale, qu'il me griffait sans même sans apercevoir. Je hurlais de douleur à ce contact et cet enfoiré pris un malin plaisir de continuait alors son mouvement sadique.

Il me retournait face à lui et me foutait un énorme coup de poing dans le ventre, en plein dans l'estomac. Mon corps tellement fragile depuis ses premiers faits et gestes sur moi, n'avait pas supporté et d'un coup, je m'accroupis pour recracher le sang avec lequel je commençais à m'étouffer. Il en profitait pour me foutre l'un de ses genoux dans le nez. Comme il était assez violent, je ne parvins pas à résister plus longtemps et tombais à terre. Je respirais difficilement. Mon souffle était complètement irrégulier. Il s'accroupit jusqu'à ma hauteur :

_ N'oublie jamais Nadeshiko : tu vivras éternellement avec moi. Tu n'as pas le choix et moi non plus, chuchote-t-il à mon oreille.

Et il partit, me laissant là. Une fois qu'il avait totalement disparu de ma vue, je murmurais :

_ Va en enfer...

Se sont les dernières paroles que j'avais prononcé avant de m'effondrer complètement sur le sol. »

Je me souviens bien... De ce qui c'est passé avant de me retrouver ici. C'est bizarre que je sois là d'ailleurs !

_ Nadeshiko ?

Alors que je suis restée les yeux fermés après avoir vu l'état dans lequel je suis, cette voix me ramène brutalement à la réalité. Je lève mon regard et vois Hinako.

Ah, je me souviens l'avoir vu, lorsque j'étais fantôme, complètement effondrée après l'annonce des médecins. Je me suis fortement demandée ce qu'elle faisait ici et... c'est donc aussi l'une des raisons qui m'a décidé de revenir à la vie :

_ Oh Nadeshiko, tu es réveillée ! Je suis heureuse ! S'exclame-t-elle en arrivant à côté de moi, un sourire angélique et des larmes au bord des yeux, tu nous as fait tellement peur ! Tu sais, tu étais morte ! Tu étais morte pendant un long moment !

-Oui, merci, je crois m'en être rendue compte...-

_ Je ne veux pas paraître méchante mais... Je commence à chuchoter en me rendant compte que c'est la première fois que je parle concrètement depuis que je suis réveillée, en la regardant droit dans les yeux qui déversent maintenant des larmes de joie à mon intention, qu'est-ce que tu fais là, Hinako ?

_ Je ne prends pas cela comme étant une remarque méchante de ta part. Me rassure-t-elle toujours en souriant et en essuyant du bout des doigts ses pleurs avec grâce, je pense qu'il est normal que tu ais envie de savoir !

La porte s'ouvre de nouveau, laissant place cette fois-ci au garçon qui m'intrigue beaucoup. Celui qui m'a aussi décidé à rester en vie. Son visage m'est si familier... Que j'ai l'impression qu'il est celui qui va me donner des réponses...

_ Tu es réveillée ? Demande-t-il bêtement comme s'il ne le voyait pas, comment tu te sens ?

-Perdue, triste, en colère, minable, faible, comme une personne ayant déjà traversé plusieurs fois la mort et qui cette fois-ci a mis longtemps à savoir si elle allait revenir ou non.-

C'est une réponse qui m'a traversé l'esprit, mais tout compte fait, la seule chose que j'arrive à lui dire c'est :

_ Qui es-tu ?

Il soupire et vient s'asseoir à côté d'Hinako :

_ Ton sauveur d'un soir...

_ Nadeshiko, je te présente Gale... Commence Hinako enthousiaste.

_ Gale ? Je répète en fronçant les sourcils tout en le regardant.

_ Oui, reprend alors Hinako, c'est lui qui t'a amené à l'hôpital. C'est aussi lui qui m'a appelé en urgence pour que je viennes ici. Cet homme est un peu le 'baby-sitter' de notre famille ! Il garde mon petit frère quand je suis en cours et ma mère au boulot... En fait, il vit chez nous n'ayant nul part autre où aller...

Je ne fais pas trop attention à ce qu'elle raconte. Pourquoi me dit-elle ça ? Pas que je m'en fiche, mais un peu quand même... En ce moment même, mon regard est toujours fixé sur ce fameux Gale. J'ai l'étrange sensation de me souvenir de lui.. Ou, quand, comment : je ne sais pas. C'est vague tout ça...

Puis, soudain, quelque chose me frappe. Pourquoi le 'baby-sitter' de la famille d'Hinako s'intéresserait à moi ? Comment a-t-il su où j'étais ? Et pourquoi m'avoir amené à l'hôpital ?

S'en même m'en rendre compte, mes sourcils toujours froncés, je coupe Hinako qui parle sans cesse et sans fatigue pour dire de manière assez dur à Gale en insistant bien sur mes mots:

_ Qui es-tu, réellement ?

Alors que ce dernier avait la tête baissé et était en train d'écouter Hinako qui était, jusqu'ici, toute joviale, il la relève vers moi d'un coup me lançant un regard un peu surpris, comme si je venais de dire quelque chose d'insensée. Je continue de lui lancer toujours le même regard, puis la porte s'ouvre pour la troisième fois, laissant place au médecin :

_ Bien le bonjour Mlle. Minato. Dit-il. Comment vous sentez vous ?

_ Un peu perdue, je lui avoue ne prêtant plus attention qu'à lui désormais.

_ Oui, je comprends et c'est normal. Vous avez eu un choque assez gros et je pense que, ce n'est malheureusement pas la première fois... Explique-t-il. Vous souvenez-vous de quelque chose ?

_ Des derniers événements qui mon laissés des séquelles, oui. Mais comment je suis atterrie ici, non. Je réponds avec toute honnêteté.

_ Cela n'a pas d'importance : le plus important est que vous soyez toujours parmi nous. Lance-t-il avec un sourire, vous avez été sévèrement touché et je pense que cela va prendre plusieurs semaines avant de pouvoir vous remettre sur pieds...

Je grimace. Si j'avais pu évité ça, cela m'aurais bien arrangé... Malheureusement, je crois ne pas avoir le choix.

_ Vu votre état critique, nous nous sommes permis de prendre plusieurs radios à plusieurs endroits différents de votre corps, m'explique-t-il, nous nous sommes surtout attardés sur vos côtes, votre dos, notamment votre colonne vertébral et votre boîte crânienne. Nous étions plutôt content de voir que vos os étaient intacts vu les coups que vous avez subi... Je me doute bien que, ceux que vous avez reçu il y a deux jours n'étaient pas les premiers. Ce qui nous a permis de conclure cela, c'est votre crâne. D'ailleurs, il continu en se tournant vers Gale, sa tête n'a pas été touché la dernière fois ! Je pense que vous avez dû confondre entre les tâches de sang de son nez qui ont coulé sur le sol et sa tête... Ou alors, vous avez mal vu par la fatigue du soir, le choque de voir cette scène...

Gale acquiesce ces paroles. Et je me rends compte que, effectivement, mon nez est recouvert par un gros pansement carré blanc cachant surement une vilaine égratignure. Puis, les derniers mots prononcés par le médecin à mon intention me frappent :

_ Attendez, il y a deux jours ?

_ Oui, cela fait deux jours que vous dormez depuis votre agitation soudaine le soir même de votre retour à la vie ! Affirme-t-il. Je pense qu'il me laisse le temps de comprendre la situation avant de reprendre là où il en était, je disais donc : votre crâne a reçu sans doute un mauvais coup, un jour, et vous avez eu un traumatisme crânien. Il ne serait pas étonnant que celui-ci vous ai enlevez des souvenirs de votre passé... Il ne serait même pas étonnant que vous ayez perdu connaissance pendant deux jours ou trois ! Vous souvenez-vous de votre passé ?

J'ai dû mal à le croire et pourtant, avec les explications de la part du médecin, cela expliquerait beaucoup de choses inexplicables jusqu'à maintenant... Je cherche au plus profond de moi, essayant en vain de retrouver la mémoire mais maintenant qu'il m'en a fait la remarque, je dois bien avouée que, je ne connais pas moi-même mon passé... Seuls quelques fragments me submergent parfois... Mais en général, je me souviens de rien... Raison pour laquelle je ne sais pas pourquoi Alarice est partie, pourquoi Gale me semble être une personne que je connais, pourquoi quand je revois ma naissance de manière bref, je ne donne aucun visage à la femme que me tient dans ses bras, qui me parle... En tout cas, je n'ai pas l'impression que c'est Alarice...

_ Je... Je... Non. C'est vrai. Je ne connais pas mon passé, ou presque pas. J'avoue pour la première fois depuis longtemps étant donné que, je crois, personne jusqu'ici ne m'avait posé la question...

_ Oui, c'est bien ce dont je me doutais malheureusement... Bon, je repasserai plus tard, en attendant, veiller à prendre du repos, vous en avez besoin ! Conclut-il sur le point de sortir.

_ Merci docteur...

Je suis encore bien bousculée par ce que l'on vient de m'annoncer... Mais je n'ai pas le temps de reprendre mes esprits qu'Hinako se jette sur moi :

_ Pourquoi n'avoir jamais parlé de ce qui t'arrivait Nadeshiko ?! Me demande-t-elle bouleversée. Quelqu'un aurait pu t'aider et...

_ Ah oui ? Qui ? Je la coupe méchamment, tout le monde se fiche bien de ce qui peut m'arriver de toute manière ! Personne ne veut savoir qui je suis. Je ne connais même pas mon propre passé ! Et même si quelqu'un le savait : pourquoi me le dirait-il ? Tout le monde semble vouloir m'abandonner... D'ailleurs, je me demande encore pourquoi j'ai repris la vie...

Je me stop... Oups ! Je ne crois pas que je me vois leur expliquer 'J'étais un fantôme' et blablabla... Ils hochent leurs têtes mais ne posent pas de questions. Ouf.

Je ne comprends même pas pourquoi Hinako m'a posé cette question. Sérieusement, elle qui se retrouve dans le même lycée que moi, elle le sait et voit bien que je ne suis pas celle que les autres attendent de voir arriver le matin avec une impatience folle qui les feraient me sauter dessus pour me serrer dans leur bras au moment fatidique de mon apparition. Elle le sait ! Pourquoi me demande-t-elle ça alors ? C'est pourtant simple à deviner mes raisons, non ?

Je soupire bruyamment :

_ Ouais, bref, de toute façon, je ne vois pas pourquoi j'en aurais parlé à qui que se soit !

_ Tu sais, si Gale est passé chez toi... C'est parce que, depuis ce passage à l'infirmerie, j'étais inquiète pour toi... Je me suis dit qu'il n'était pas possible que tu es un tel bleu juste en te cognant et...

_ Tu vas peut-être parler un jour ? Tu ne crois pas ? Je stop encore Hinako dans ses explications pour pester sur Gale qui ne l'avait presque pas ouvert depuis qu'il était rentré dans la salle. Ça serait intelligent et gentil de ta part de m'expliquer les raisons pour lesquelles tu m'as emmené à l'hôpital ? Et aussi, pourquoi tu es venu me voir après que tu ais entendu les inquiétudes d'Hinako ?

Encore une fois, il pose son regard qui se décontenance dans le mien pendant un instant bref. Mais très vite, il devient très sérieux comprenant que cette fois, j'en ai vraiment marre et que je veux à tout prix savoir cette foutu vérité !

_ Je t'ai entendu... Quand tu as fait ta crise il y a deux jours... Démarre-t-il, me perdant un peu dans son commencement. Quand tu as hurlé 'Maman' et 'Qui est Noréla ?'.

_ Je ne vois pas où tu veux en venir...

_ Le commencement de l'histoire est là : tu ne t'es jamais appelée 'Nadeshiko Minato'.

_ Quoi ? Je suis complètement assourdie par ce qu'il vient de dire et je ne le crois d'abord pas... Je me dis que c'est impossible. Puis je me souviens que mon passé a été effacé. Comment puis-je dire qu'il est menteur, si je n'y connaît rien ?

_ 'Nadeshiko Minato' est le prénom qu'Alarice et Jonas Minato ton donné. Mais, tu veux savoir qui est 'Noréla' ? C'est toi.

Je n'ai plus de mot. Que voulez-vous que je réponde à ça ? Les seuls souvenirs ancrés dans ma tête sont ceux où, je suis la fille d'Alarice et de Jonas et où je me nomme Nadeshiko Minato. Et du jour au lendemain, on vient m'annoncer que je m'appelle Noréla... Ahahah... C'est une blague ?

Je vois Hinako tout aussi surprise que moi. Faut croire qu'elle ne le savait pas malgré le fait que ce Gale soit son 'baby-sitter' familiale. Je pense qui lui a caché bien plus de chose qu'elle ne le croyais. D'ailleurs, ce dernier hésite un instant en ce pinçant les lèvres très fortement et en ayant le regard qui fuit tout ce qu'il touche avant de revenir dans le mien et m'annoncer :

_ Noréla Everdeen Mellark. Voilà ton vrai prénom. Tes parents s'appellent Katniss Everdeen et Peeta Mellark et ils sont actuellement en Amérique...

_ Woh... Doucement, s'il te plaît ! Je m'interpose m'écrasant le visage contre mes mains. Comment tu sais tout ça ? Qui es-tu ?

_ Avant toute chose... Je sais que tu vas me haïr après toute cette histoire.

_ Gale. A qui t'adresses-tu ? A.. Noréla, ou à moi en disant cela ? Questionne Hinako visiblement blessé par les déclarations de Gale à mon égard.

_ A toutes les deux... Je m'en excuse d'avance.

_ C'est bon, ce qui est fait est fait. Maintenant, dis moi la vérité qu'on en finisse ! Je soupire, lasse qu'il repousse l'histoire.

_ C'est une très longue histoire...

« Je vivais dans un endroit de l'Amérique, où la guerre était encore présente contrairement aux autres pays. C'était divisé de cette manière : un Capitole et treize districts à son service. Tu avais soit 'la chance' de naître au Capitole et de connaître le 'bonheur' mais aussi une stupidité assez... A vomir. Ou soit 'la malchance' de naître dans un district et de vivre un enfer perpétuel.

J'ai grandi toute ma vie dans le district douze, considéré comme étant un district périphérique et donc le plus pauvre après le district treize. Seulement, lorsque je n'étais pas encore né, il y a eu une révolte... Qui a fait disparaître le district treize. C'était ce que l'on nous enseigné dans nos classes peu développées... Puis, depuis la fin de la première rébellion, afin que les rebelles n'oublient pas que c'était le Capitole qui les 'chérissait', les 'nourrissait'... Ce dernier décrétait qu'il fallait organiser des Jeux qui invoquerait la peur. Ils appelaient cela : Les Hunger Games.

Cette menace trônait au dessus de nos tête dés l'âge de douze ans, jusque l'âge de nos dix-huit ans. Le 'jeu' consistait de tirer au sort, dans chaque district, un jeune garçon et une jeune fille, ce qui faisait au total vingt-quatre, qui seraient emmenés au Capitole afin d'être 'chouchoutés' et entraînés pour que par la suite, ils soient mis dans une arène... Ou il devait avoir lieu, des combats à mort et seul un vainqueur était couronné, ramené dans son district et couvert de richesse. Bien évidemment, toute sa vie était diffusée par la suite au grand écran. Il ne pouvait pas avoir une vie tranquille... D'autant plus que les Jeux leurs laissés des marques tout le reste de leur vie. Des cauchemars, des remords et tout le reste qui les envahissaient à cause de ce qu'ils avaient vécu dans l'arène... Certains se sont suicidés à cause de ça.

'Bonne chance, et puisse le sort vous être favorable.' Cette citation, je crois que c'était la préféré du Capitole. Ces zozos rigolaient de notre sort : voilà la raison qui explique leur stupidité. Le sort a été très favorable avec moi. Je n'ai jamais participé aux Jeux malgré le fait que je prenais plusieurs rations de nourriture en plus étant donné que nous étions cinq dans ma famille. Deux frères, une sœur et ma mère. Mon père étant mort au travail.

Afin de nous garder en vie, je désobéissais les règles en allant dans la forêt pour chasser... C'était un lieu qui me permettait d'oublier ou je vivais... l'espace d'un instant. Puis c'est aussi l'endroit où j'ai rencontré Katniss. Katniss était réputée pour être discrète. La solitude, c'était un point vital pour elle. Un autre point important à ses yeux, sa petite sœur, Prim. Primrose Everdeen, pour être exact. Tout ce qu'elle faisait, elle le faisait pour elle... Et pour sa mère, bien qu'elle disait le contraire. Elle l'aimait malgré le fait qu'elle lui en voulait.

Ça aussi, c'est une longue histoire, mais je t'en fais un petit résumé : son père est mort en même temps que le mien dans un accident à la mine. Et lorsque sa mère l'a appris, elle c'est laissé tomber dans un désespoir profond. Elle ne parlait plus, ne mangeait plus, ou presque... Une vraie dépression. C'est Katniss qui a dû prendre en charge la maison afin de tenir en vie sa famille. Puis, comme Katniss est particulièrement rancunière, elle lui en a voulu très longtemps...

Bref, et donc elle et moi, on est devenu meilleurs amis, compagnon de chasse, on faisait la paire tout les deux.

Sauf que si pour moi le sort m'a été favorable, il ne l'a pas été pour la famille Everdeen. L'année des douze ans de Prim, et donc, la première inscription de son nom pour les Jeux, Primrose a été directement appelé par Effie Trinket, la femme du Capitole qui gérait les Jeux pour le district douze. Tout en sachant que Prim n'avait aucune chance et que c'était la prunelle de ses yeux, Katniss c'était portée directement volontaire pour la sauver... Jusque là, je ne risquais que de la perdre... C'était déjà beaucoup pour quelqu'un amoureux de sa 'meilleure amie'. Mais, il a fallu que le garçon choisi soit... Lui. »

Il marque un temps de pose, comme s'il était en ce moment rongé par ses souvenirs douloureux.

Je dois bien admettre que cette histoire fait froid dans le dos... Horrible ne serait pas un mot assez suffisant pour décrire ce qu'ils ont vécu. Mais c'est bizarre tout de même.. Ils sont restés dans un temps figé pendant que les autres pays développés ou quoi ? Je ne me gène en aucun cas de lui poser la question :

_ En quelque sorte. Acquit-il. Je ne serais pas tellement t'expliquer cela, car, je ne suis jamais sorti de la Veine, qui était le nom de la partie la plus pauvre du district douze. Mais il ne faut pas croire que nous étions exclus de tout le développement. Non, pour ça, tu pouvais faire confiance en Capitole : ces derniers disposés d'une grande technologie ! Les ordinateurs tactiles hautes technologies tout ça... Les arènes pour Jeux étaient pour chaque années différentes : ce sont eux-mêmes qui les construisaient. Rien n'était réel, ou presque. Ce n'était que des pures inventions de leur part... Imagine, ils étaient capable de créer des mutations génétiques. Tien, pour les troisièmes jeux de l'expiation, ils avaient créer une arène 'horloge' où, à chaque heures, se déclenchait une nouvelle menace ! Qui, en plus, restait dans son quartier... Les gens du Capitole étaient de vrais fous, mais ils étaient tout même un minimum intelligent pour créer de tels choses !

_ Ce n'est pas possible ! Je m'écris, pourquoi personne n'est venu vous aider ? Je veux dire : personne, aucun autre pays n'a remarqué votre malheur ?! Aucun autre pays n'est venu vous aider à combattre le Capitole ?

_ Nous étions... Un peu exclut, dit-il en cherchant ses mots. Je ne sais vraiment pas comment t'expliquer... Disons que nous ne connaissions même pas l'existence des autres pays nous-même. Pour nous, il était impossible que l'on vienne nous sauver ! C'était à nous de trouver une solution. J'étais le seul à savoir que d'autres pays existaient, quand je suis sorti de nos terre pour t'emmener loin de la guerre qui venait de commencer !

_ M'emmener ? Moi ? Je demande bêtement.

_ Oui, toi ! S'exclame-t-il comme si tout était logique. Le problème était que je ne pouvais pas retourner dans le district treize pour prévenir les gens, et notamment Katniss, qu'il était possible de partir de nos terres dangereuses !

_ STOP ! Je comprends plus rien ! Je hurle. Je croyais que le district treize n'existait plus ?! Et logiquement, si tu parles de Katniss : elle est sortie vainqueur des Hunger Games, non ? … Remarque, ça me semblerait logique, sinon, pourquoi, moi, je serais là ? Et quelle guerre ?!

_ Je n'ai pas fini mon histoire...

_ Eh bien vas-y, je t'écoute, je l'encourage, tu t'en étais arrêté à « lui ».

Son regard se fixe encore dans le mien l'air de demander, non, de me supplier de deviner par moi-même. Je lève mes sourcils en l'air, attendant la suite :

_ Je ne suis pas devin ! Désolée Gale... Je réfléchis, attends, me ne dis pas que c'était mon père qui a été appelé pour les Jeux ?

_ Si.

_ Peeta ? Demande Hinako qui n'avait pas ouvert la bouche jusque là.

_ Oui.

_ Et donc quoi ? Je redemande.

_ Et donc...

« Et donc, durant la moisson des soixante-quatorzièmes Hunger Games, Katniss avait pris la place de sa sœur et Peeta Mellark, le fils du boulanger avait été appelé.

Je me souvenais de l'histoire qu'elle m'avait raconté un jour : elle était à bout de force, elle n'en pouvait plus. Sa mère ne s'était toujours pas bougée les fesses pour nourrir sa famille qui maintenant était dans la famine depuis quatre jours. Katniss était désespérée. Elle s'était assise par terre, face à la boulangerie où sa sœur Prim aimait regarder les gâteaux dans la vitrine, sous la pluie. Complètement trempée, elle attendait le temps passer. Elle voulait mourir et disparaître à ce moment là ! Puis, soudainement, un jeune homme blond aux yeux bleus sorti à l'arrière de la boulangerie, avec sa mère... Qui avait l'air plutôt mécontente après lui. Il tenait dans les mains, deux gros pains qui étaient cramés. Sa mère poussait une gueulante sur lui avant de rentrer à l'intérieur. Elle m'a dit qu'elle ne savait pas ce qu'il s'était passé, mais que le garçon avait d'abord balancé le premier morceau de pain aux cochons puis qu'il l'avait regardé, et finalement lancé le dernier morceau de pain qu'il avait, pour elle. Elle m'avait dit qu'elle se demandait s'il ne l'avait pas fait exprès de les faire cramer... En tout cas, elle ne n'oubliait pas. Elle ne pouvait pas oublier ce garçon qui avait sauvé sa famille et qui lui avait redonné courage pour encore continuer à se battre.

Je ne pense pas qu'elle ressentait quelque chose en particulier pour lui à ce moment là. Je sais juste qu'elle souhaitait absolument lui rembourser la dette qu'elle avait envers lui. Et voilà qu'elle allait se retrouver avec lui dans les Jeux, alors que jamais elle n'avait osé l'approcher, lui parler... Lui dire un simple merci. En fait, elle en était incapable. Elle faisait la dure mais, au fond, je crois que je n'ai jamais vu une fille aussi pétrifié. Il y a des choses qu'elle n'assumaient pas, qu'elle ne disait pas, dont elle ne se rendait pas compte. En d'autre terme, on va dire qu'elle était 'coincée'. Et honnêtement, ça lui allait comme un gant ! Je savais qu'elle n'était pas parfaite. Elle avait des défauts, comme nous tous. Elle les cachait simplement. Et je crois que beaucoup de gens, qui n'ont jamais osé lui dire, l'admiraient énormément.

Elle ne c'est jamais rendue compte de l'effet qu'elle produisait aux autres.

Cette année là a été... particulière. Tout ce que faisaient les tributs, était filmé et rediffusé au grand écran. Bien évidemment, tous le monde sans aucune exception ne devait rater ça ! Nous étions forcés de regarder du début à la fin les diffusions de la journée... C'était comme qui dirait maintenant une sorte de télé réalité ! En beaucoup moins marrant...

Il y avait donc la parade, qui présentait chaque tributs au Capitole, aux sponsors, à chaque district et au président Snow... L'enflure et organisateur de ces Jeux. Bel enfoiré qui contrôlait tout Panem par la peur... Mais aussi, l'interview indispensable de Caesar Flickerman la dernière soirée avant les Jeux. Je n'aimais déjà pas Peeta à la parade... Mais je le haïssais à l'interview. »

_ Pourquoi ? Lance Hinako plus rapide et encore plus curieuse que moi.

_ Pour... beaucoup de raisons.

_ Il est jaloux, c'est pas trop compliqué à voir... Sur son visage, j'explique en ricanant -d'ailleurs pour la première fois- tapant sur l'épaule d'Hinako et en levant les yeux en l'air pour rigoler.

_ Ah, s'esclaffe alors Hinako en son tour pour me rejoindre, j'ai l'impression que tu comprends bien le langage corporel toi, Noréla !

_ Plus que les sous-entendus je dirais, je confirme en lui souriant toujours mi surélevée la tête sur mon cousin, contente qu'elle m'appelle Noréla depuis qu'elle est au courant.

_ Oh, eh ! Ça va ? Je vous dérange pas trop les filles ? Rétorque Gale en faisant la moue comprenant bien qu'on se fiche un peu de lui.

_ Non, ça va. Continue. Ça m'intéresse ! Dis-je, reprenant mon sérieux mon regard posé sur lui. Pour le moment, je l'apprécie, mais je ne sais pas pourquoi, quelque chose me dit que... que je ne vais pas l'apprécier jusqu'à la fin de son récit.

_ Bon, alors...

« Je n'avais pas apprécié le fait que Peeta prenne la main de Katniss à la parade. Aucun tribut ne l'avait jamais fait... Et j'avais bien vu que Katniss ne voulait pas au départ. Je ne savais pas ce qu'il lui avait dit, mais il avait réussi à la convaincre alors que Katniss Everdeen était connue comme étant une fille pas facile à manipuler. Mais à l'interview, c'était comme s'il m'avait enfoncer un pieux dans le cœur... Je m'étais dit que ça ne pouvait pas être réel. Que ce n'était pas possible, qu'il ne pouvait pas ressentir ça à son égard alors que... Il ne la connaissait même pas. Enfin, il ne la connaissait que de visu ! Et me dire que lui avait eu le courage de l'annoncer comme ça, devant tout le monde alors que moi, je la voyais tous les jours et jamais je ne lui avais dit... Ça me dégoûtais de moi-même !

Mais c'était une fois qu'ils étaient dans l'arène que j'ai compris que c'était vrai : il avait annoncé, devant tous Panem, devant les caméras qu'il aimait Katniss... Oh bien sûr, pas directement. Caesar lui avait demandé s'il avait 'Une petite amoureuse' chez lui. Il avait dit que non, au départ. Puis l'autre avait incité. Puis, il avait avoué. En disant 'Elle est venue ici avec moi'.

Une chose que l'on savait bien, nous, les habitants des districts est que : la deuxième chose qui renversait les cœurs des habitants du Capitole après les Jeux, c'était l'amour. Le vrai grand amour entre deux personnes. Alors, dans ma tête, je m'étais dit que de toute manière, il faisait ceci pour sauver sa peau. Il n'y avait pas d'autres raisons.

Mais je ne me doutais pas que ça irait jusqu'à ce qu'ils s'embrassent dans l'arène ! J'étais sûr que Katniss faisait la bonne actrice. Mais pas Peeta. Ça se lisait dans ses yeux. Et puis, je ne pensais pas qu'il la connaissait aussi bien, mais il faut admettre qu'il m'avait impressionné. Lui qui ne lui avait jamais parlé, qui n'avait jamais passé de journée entière à ses côtés... C'était limite s'il la connaissait plus que moi qui a bien mis une année voir deux à la connaître entièrement. Enfin, on ne peut jamais connaître entièrement une personne. Seuls nos parents en sont capables... Mais la encore, cela dépend s'ils s'occupent de nous ou pas.

Katniss m'avait surpris... A la fin des Jeux, le Capitole avait fait croire aux tributs restant que s'ils étaient du même district, il pourrait y avoir deux vainqueurs. Devinez qui restait-il à la fin des Jeux ? Peeta et Katniss. Seulement voilà, c'était sans compter la générosité du Capitole qui, une fois rendu à ce stade, annonçait la remise en jeu pour un seul vainqueur !

Le problème était qu'ils ne connaissaient pas Katniss. Et le fait d'avoir joué les amoureuses avec le garçon des pains à qui elle devait une dette depuis très longtemps, n'avait pas arrangé la colère qui l'a submergé à ce moment là. Je ne savais ce qu'elle avait en tête, sûrement l'espoir de sortir en vie de cette arène pour revoir Prim tout en sauvant la vie de Peeta, ce qui au passage rembourserait la dette qu'elle avait envers lui, mais elle sortie de sa poche les baies qu'elle avait prise des mains de la... Euh... Renarde, je crois qu'il l'appelait comme ça, pour s'en donner à elle et à Peeta. Avant qu'ils ne les portent jusqu'à leurs bouches, ils étaient déclarés vainqueurs. »

_ Un acte d'amour ? Questionne Hinako.

_ Ou pas... Un acte de rébellion ? Je rétorque alors.

_ Eh bien, tel était le problème. Certains, beaucoup même, pensaient à l'amour mais pas les autres. Malheureusement, le président Snow n'y croyait pas.

_ Mais ça n'a aucun sens ! Je hurle encore.

_ Quoi ? Tout ce que je te dis n'a aucun sens, alors quoi ? C'est quoi le problème cette fois ?

_ Je ne peux pas être née sans qu'ils n'aient pas voulu de moi ? Si ? C'est pour ça je ne suis pas avec eux ? Et c'est toi qui m'a récupéré ? Mais pourquoi ? Je comprends pas ! Pourquoi tu aurais fait ça alors que tu détestais... et déteste toujours j'imagine, mon père ? Tu l'as fait pour ma mère ? Mais...

_ MAIS VAS-TU TE TAIRE ?! Se déchaîne-t-il sur moi.

Soudain, nous sommes interrompus par l'entrée d'une infirmière :

_ Est-ce que tout va bien ?

_ Oui, ça va... je réponds sur ton désolée.

_ Monsieur, pouvez-vous éviter de hurler, s'il vous plaît ? Je vous rappel que vous être dans un hôpital et que Mlle. Minato doit se reposer !

_ Oui, veuillez m'excuser... Dit-il en me regardant les yeux froncés.

_ Je fais irruption car le repas est déjà terminé depuis longtemps, mais j'aimerais savoir si vous aimeriez manger quelque chose Mlle. Minato ? Reprend-t-elle à mon intention.

_ Non... Mais c'est gentil, je vous en remercie ! Je m'exclame.

_ N'hésitez pas à appeler si vous en avez besoin, me sourit-elle.

_ Oh, madame ! Je rappelle avant qu'elle ne ferme la porte.

_ Oui mademoiselle ?

_ Est-ce qu'il serait possible que vous changiez mon nom et prénom s'il vous plaît ?

_ Je vous demande pardon ? Fait-elle interloquée.

_ Je ne m'appelle pas Nadeshiko Minato. En réalité, je me nomme Noréla Mellark.

L'infirmière semble un peu perdue par ce que je viens de lui apprendre. Néanmoins, Gale confirme mes dires après que je lui ai lancé un regard noir lui faisant comprendre que je ne voulais plus être mise sous une fausse identité.

J'ai très vite accepté le fait que je me nomme ainsi, car j'ai toujours voulu connaître ma mère, celle de mes souvenirs, qui à présent je sais qu'elle s'appelle Katniss. Katniss, quel beau prénom... Je n'ai jamais vu mon père... Je me demande encore pourquoi d'ailleurs. Peut-être est-ce que je l'ai déjà vu mais que ce souvenir est était effacé par mon traumatisme. Comme pleins d'autres au passage.

Peeta. Katniss. Katniss. Peeta. Noréla.

Que de prénoms originaux. Je les aime beaucoup. Et j'aime d'autant plus le mien qui est mon vrai prénom. Je l'affectionne plus que celui de Nadeshiko.

Certaines choses se remettent dans l'ordre dans ma tête.

Je suis la fille de Peeta Mellark et Katniss Everdeen. Est-ce qu'ils sont mariaient ? Roh, ça serait génial ! Rien que d'y penser, j'en ai des étoiles dans les yeux. Faut que je lui demande !

Gale m'a amené jusqu'ici pour m'éloigner d'une guerre qui débutait. Voilà pourquoi Gale me rappelait beaucoup de souvenirs. Voilà aussi pourquoi, je voyais souvent cette femme qui me tenait des ses bras à la naissance. Je sais aussi que j'ai eu un traumatisme crânien. Quand ? J'en sais rien, mais il m'a enlevé beaucoup d'éléments passés.

Bon... Ce n'est toujours pas suffisant. Pourquoi je me suis retrouvée reconnue comme étant la fille de Jonas et Alarice ? Pourquoi Gale n'était pas avec moi ? Je veux dire, dans le passé, je ne sais plus, mais maintenant ? Depuis ma rentrée en seconde ? Qui est la seule année dont je me souvienne entièrement.

Il y a encore des questions auxquelles les réponses ne sont pas données !

-Patience, tu vas les avoir-

Je me donne un peu de courage afin d'attendre la suite de l'histoire :

_ Très bien, conclue l'infirmière, merci des explications jeune homme... Et, hésite-t-elle un peu, est-ce que vous comptez encore dormir ici cette nuit ?

Je reprends un peu mes esprits à ce moment là.

Dois-je comprendre que Gale est resté dormir ici ? A l'hôpital ? Quand je dormais les deux derniers jours ? J'avoue que, je ne comprends pas trop sur coup, puis je me souviens qu'il m'a dit dés le départ qu'il m'avait entendu crier pendant ma crise d'angoisse... Peut-être est-ce pour ça qu'il est resté. Pour me donner des réponses à mes deux questions. Peut-être. Je vais quand même lui poser la question plus tard... Pour le moment, je veux la suite de l'histoire !

L'infirmière me lance un petit sourire auquel je réponds avant de sortir définitivement de la pièce me laissant ainsi seule en compagnie d'Hinako et Gale. Ce dernier se retourne vers moi en soupirant, deux doigts posés sur le haut de son nez et en me lançant un regard exaspéré :

_ Quoi ? Je lance nonchalamment.

_ Noréla, tu ressembles bien à ta mère tien...

Je ne sais comment je dois prendre cette remarque. J'ai envie de la prendre bien parce que, j'ai bien envie de lui ressembler... Seulement, je la prends un peu mal du fait que je ne l'ai jamais vu et que je ne la connais pas :

_ Arrêtes de poser des questions à tord et à travers et laisse moi le temps de terminer mes explications jusqu'au bout s'il te plaît... Continu-t-il, j'ai pas besoin d'être précipité... C'est déjà pas facile pour moi de te raconter ça. Se sont surtout de mauvais souvenirs alors s'il te plaît...

_ Ça va ! J'ai compris, je râle en le coupant, excuses moi !

Il hoche la tête pour me remercier avant de se replacer là où était. Étant donné qu'il ne reprend pas tout de suite son histoire, je pose la question qui me démange :

_ Pourquoi tu restes dormir ici ? … A l'hôpital je veux dire...

_ Je... Il hésite, je crois qu'il faut que je me reprenne en main pour la promesse que j'ai fait à ta mère, il y a bien des années de cela... Et vu les hurlements que tu as poussé lors de ta crise d'angoisse, je me suis que... Qu'il fallait mieux que je reste pour ne pas que je me défiler encore une fois.

_ Je dors aussi ici depuis deux jours.

Je regarde Hinako, pleine de surprise :

_ Mais pourquoi, Hinako ?

_ Parce que... Parce que je voulais moi aussi connaître la vérité. M'avoue-t-elle désolée comme si elle venait de commettre un crime. Je suis la seule au lycée à m'intéresser à toi, tu m'intrigues beaucoup et le fait que Gale m'est demandé de veiller sur toi n'a rien arrangé.

_ Quoi ? Mes yeux s'élargissent et se pose de nouveau sur Gale. C'est quoi cette histoire ?

_ Reprenons là ou j'en étais, d'accord ? …

« Une fois rentraient au district, il y avait bien évidemment le banquet offert par le Capitole pour une journée, et les vainqueurs devaient déménager le jour même dans leur nouvelle maison au 'village des vainqueurs' sans compter le repas chez le maire le soir même avec les caméra qui les suivaient partout... Bref, je n'ai revu Katniss que une semaine plus tard dans la forêt après mon travail à la mine.

Contrairement à d'habitude, il y avait un froid entre nous deux. Je le sentais bien. Ce n'était plus pareil et je savais que ce ne serait plus jamais pareil. Je ne savais pas comment réagir avec elle après tous ce qu'elle avait vécu dans l'arène et avec lui. On évitait beaucoup de discutions qu'il ne fallait surtout pas aborder. Au finale, on ne parlait presque jamais concrètement. Que simples choses.

Mais un jour, elle a craqué. Cela ne faisait pas longtemps qu'elle était rentrée et elle avait décidé de me parler. Je pense que, ça devait lui peser sur le cœur cette situation. Elle me disait avoir fait tout ça dans le but de rentrer au district, afin de nous revoir. Ceux qu'elle aime. Pour de vrai. Prim en priorité, à qui elle lui avait promis de gagner. Pour elle. Puis sa mère et moi. Personne d'autre. Que tout ce qu'elle avait fait n'était que de la simple comédie. Rien d'autre.

Elle se fichait bien de la gloire, de l'argent... D'ailleurs, elle en avait tellement, qu'elle en donné une partie à ma famille. Je ne le voulais pas, mais elle avait insisté et c'était quand j'ai vu les yeux de mes frères, ma sœur et ma mère que j'avais accepté. De toute manière, je la connaissais que trop bien pour savoir que même sans mon accord elle l'aurait fait.

Elle m'avouait tout de même qu'elle ne pouvait pas laisser Haymitch, qui était son mentor, celui qui l'a guidé et donné des conseils pour les Jeux et je dirais même, sauvé la vie, ainsi que Peeta comme ça... Elle ne le pouvait pas. Que de toutes façons, ils étaient destinés à apparaître devant la caméra toujours ensemble maintenant.

Je savais que le Capitole n'allait pas les laisser tranquille avec cette histoire d'amour. Ils n'allaient pas avoir le choix ! J'en voulais à Peeta pour ça. Lui, il s'en fichait bien de toute manière puisqu'il aimait Katniss pour de vrai ! Mais elle ? Il n'avait pas penser à elle au moment où il avait déclaré cette flamme qui le brûlait tant à la télévision !

Puis, elle m'avait aussi dit ce que je craignais le plus : rien ne serait plus comme avant. Je le savais. Mais quand ça sortait de sa bouche, c'était différent. Ça faisait mal. Et juste une fois, juste parce que je le voulais depuis très longtemps, juste parce qu'il fallait que je le fasse au moins une fois, je ne lui avais pas laissé de temps de comprendre ce qu'il allait se passer quand je l'ai embrassé par surprise. Dans tous les cas, nous ne pouvions pas être vus. Pas dans la forêt. Alors, j'avais profité de cinq minutes, d'être au près d'elle sans personne d'autre autour pour dire mes adieux à la Katniss que je connaissais, qui ne reviendrait jamais. C'était une façon pour moi de tourner la page afin de faire face à la nouvelle Katniss, contrainte à vivre des choses qu'elle ne voulait pas. Ou du moins, essayer de tourner la page.

Après ça, on se voyait encore plus rarement qu'avant. Il y a eu la Tournée des Vainqueurs, quelques mois plus tard, où ils se montraient éperdument amoureux l'un de l'autre. C'était aussi la période où Peeta a demandé Katniss en mariage. Pour moi, Katniss avait accepté sous la contrainte, encore une fois.

Puis vint le mois des annonces des prochains Jeux un soir, des mois avant les élections des tributs. D'habitude, il n'y avait pas d'annonce, mais cette année était encore différente des autres : c'était celle de la troisième expiation. Les expiations avaient lieu tout les vingt-cinq ans. C'était une règle qui avait été mise dés la conception des Jeux afin de 'rendre hommage aux victimes de la rébellion des districts'. Je ne sais pas si on pouvait appeler ça un hommage, mais une chose était sûre, c'est qu'elle était bien cruelle cette règle.

Pour la première expiation, c'était aux habitants des districts d'élire les tributs qui iraient dans l'arène. Imaginez ce que les désignés pouvaient ressentir contre les habitants... La deuxième consistait à envoyer le double des tributs dans l'arène. Imaginez là encore quelle peur les gens pouvaient avoir ! Elle était multipliée par deux par rapport à d'habitude. Et pour la troisième... Les tributs moissonnés étaient les vainqueurs de chaque district... C'était peut-être une sorte de soulagement pour les enfants mais c'était une angoisse dure pour les vainqueurs. Ils avaient déjà vécu une fois l'horreur de vivre dans l'arène et voilà qu'ils devaient y retourner.

Katniss était la seule gagnante des Jeux de cette année, pour le district douze. Elle était sûre d'y retourner... Et moi j'étais fou. Fou de rage ! J'avais déjà mes propos sur le Capitole, mais maintenant je voulais absolument qu'il y ait un soulèvement !

Les mois passaient... Sans que je ne puisse voir Katniss. Mais quelques heures avant les élections, le grand moment le jour J, alors que j'étais dans la forêt, elle est venue me trouver... Elle s'était installée à côté moi, mais nous n'avions parlé ni l'un, ni l'autre. Au bout de deux heures et demi, peut-être, avant que l'on retourne là où l'on devait être, je lui soufflais que nous aurions dû partir... Partir l'année dernière, comme je lui avait suggéré. En guise de réponse, elle s'était contentée de ma caresser la joue, d'un air désolé, de remerciement, de tristesse... Tout ce mélange pour me dire, 'allons-y'.

Puis après, ça a recommencé : parade, interview et, Jeux.

On sentait que les vainqueurs n'étaient pas content de se retrouvés encore là. Les gens du Capitole étaient dévastés : les gagnants des Jeux étaient pour la plupart leurs chouchous bien aimés. Ils les aimaient d'une certaine manière. Mais comme vous pouvez vous le douter, c'était à leur façon et donc... Toujours très excessif sans se demander si cela plaisait aux gagnants...

C'était lors de l'interview que nous avions tous ressenti leur colère. Ceux du district un pleuraient, un autre disait des adieux déchirant à la femme qu'il aimait tel un poète charmeur, une autre pestait très agressivement envers le public... Nous avions fini par comprendre, les habitants des districts, qu'ils cherchaient une façon d'annuler les Jeux. Ils cherchaient à prendre les sentiments des gens du Capitole et jouer avec. Ils cherchaient à les convaincre.

Seulement, bien qu'ils étaient tristes, cela ne semblait pas marcher. Puis, c'était au tour de Katniss de passer. Elle était en robe de marié. Bien évidemment, son mariage avec Peeta était annulé. Ils n'ont d'ailleurs parlé que de ça pendant son passage. Le Capitole commençait déjà à plus réagir par la présence de Katniss. Mais celui qui, comme à chaque fois, réussit à faire un scandale dans la salle, se fut Peeta. Lui était roi pour les mensonges et pour avoir la gentillesse des gens avec lui. Il annonçait qu'il c'était marié à Katniss depuis un petit moment car ils l'avaient fait en cachette dans le district puis, la révélation qui laissait tout le monde tomber dénue : elle était, soit disant parlant, enceinte. »

_ Ah, voilà, 'j'arrive' dans l'histoire ! Je dis avec un mi sourire de ma blague pas réussie, un peu fatiguée par le temps qui passe et par mon état physique qui ne m'aide pas.

_ Oui. Affirme-t-il. Je t'avais prévenu qu'elle était longue l'histoire...

_ Mais elle est pas finie ! S'exclame Hinako surprise, si ?

_ Non... Avoue Gale. Mais je continuerai demain.

Sur le coup, j'avais envie qu'il continu mais je dois bien l'admettre : je suis épuisée, exténuée par ce que je viens d'apprendre. Et je crois qu'il s'en est rendu compte. Hinako comprend en me regardant, les raisons qui poussent Gale à raconter la suite demain et dit en s'approchant de moi:

_ Reposes toi Noréla, je vais en faire de même.

_ Merci Hinako.

Elle me sourit très sincèrement, me prend la main pour la serrer dans la sienne et m'embrasse sur le front. Je suis déconcertée par ce geste affectueux ! Moi qui n'ai pas l'habitude d'en recevoir... Mais c'est plutôt très agréable. De toute façon, même si je l'avais voulu, je n'aurais pas pu la repousser. Je suis bien trop faible pour ça :

_ Bonne nuit Noréla.

_ Bonne nuit tout le monde.

J'eus à peine terminé ma phrase que j'étais déjà rendue dans les bras Morphée.


Bon, bon, bon.

Alors ? J'attends vos avis ! J'espère que vous l'avez aimé celui-ci parce que je dois bien admettre que je me suis surprise à l'écrire de manière fluide n'ayant que rarement un petit moment de réflexion sur la suite. J'espère aussi que vous l'avez compris surtout ! Je sais que j'ai parfois une logique compliquée que je suis la seule à comprendre et c'est toujours quelque chose que je redoute quand j'écris des fictions... En même temps, j'ai un esprit assez tordu pour écrire une fiction d'Hunger Games qui débute au Japon avec une fille qui vous est complètement inconnue alors vous me direz...!

Une question : vous en pensez quoi du prénom Noréla ? La encore je cherchais quelque chose d'originale... J'ai cherché un petit moment puis j'en suis venue à ça ! Je l'ai trouvé fantastique et en plus, je sais déjà les raisons pour lesquelles Katniss lui a donné ce prénom (Ah, mais je vous direz rien ! ;P)

Mettre dans la peau de Noréla n'est pas compliquée pour moi. Mais j'essais au mieux de mélanger le caractère de Katniss et de Peeta dans le sien... D'ailleurs, autre question : vous lui trouvez des point de ressemblance à Katniss et Peeta ? Ou pas du tout ? (Je vous avoue que c'est un point que me fait peur. De plus, je ne vous ai pas encore décrit son apparence physique ! Mais ça se fera dans pas longtemps, ça, c'est promis ! Mais ce chapitre (-j'espère-) relève surtout le caractère de la jeune fille (-qui d'ailleurs, sera encore plus développé dans le prochain chapitre, je l'espère aussi-), et je veux bien savoir ce que vous en pensez !)

Au fait, vous pensez à quoi pour la suite de l'histoire ? -La plus intéressante selon moi- :D Ça je veux bien savoir !

Je remercie les personnes qui suivent cette histoire, ceux qui l'ont mis dans leur favoris et tout ceux qui commentent !

-UnPetitCoucouAMaMeilleureAmieQuiM'aFaitL'honneurDeMettreSaPremièreReviewsSurMaFiction :3-

J'ai hâte de lire vos pensez : ça me motive à donf pour la suite, ça me fait sourire et me remplis de joie.

Merci beaucoup pour ça, c'est adorable !

{-Si il y a des fautes, des mots manquant (ça m'arrive souvent ça !) n'hésitez pas à le dire ! Merci d'avance}