Voici le chapitre 4 :) Faites un tour sur le profil de l'auteure originale : LeighKelly ( u/4645831/LeighKelly)


Brittany détourna son regard de moi, cachant visiblement quelque chose. Un nouveau type de colère assombri mon esprit et je voulais frapper quelqu'un. C'était infiniment pire que ce que j'avais toujours cru. Britt retournant vers Sam à la place de venir à New York semblait tolérable en comparaison. Non, elle m'avait choisie, puis elle ne pouvait gérer que je sois brisée et était partie à nouveau.

"Es-tu au moins restée dans les parages pour être sûre que je n'étais pas morte? Ou es-tu retournée immédiatement vers tête de poisson à la seconde où tu as pensé que les choses allaient devenir difficiles?"

"Comment peux-tu dire ça Santana? J'étais à l'hôpital ce matin-là. Avec ta mère."

"Avec ma mère?" J'étais choquée. Jamais personne n'avait mentionné que Brittany était là.

"Je ne te crois pas."

Brittany ressemblait à quelqu'un qu'on venait juste de frapper, et ça m'était égal. Je ne pouvais même pas argumenter. Cinq jours de ma vie avaient été complètement effacés de mon esprit. Le jour où j'avais été attaquée et les quatre jours suivants où ils attendaient de voir si j'allais me réveiller. Tout ce que je savais c'était ce que mes amis laissaient échapper pendants les semaines qui avaient suivi. C'était Finn qui m'avait trouvé, après que Rachel ait paniqué car je ne rentrais pas à la maison. J'étais étendue sur le sol d'une allée pendant deux heures et apparemment on avait dit à Finn d'appeler mes proches et de leur laisser savoir que je ne pourrais peut-être pas survivre à la journée.

Quand je m'étais réveillée en criant aux soins intensifs et en griffant ma gorge, ils m'avaient donnés des sédatifs et avaient attachés mes bras. Ma mère s'asseyait à côté de moi pour prier en espagnol et je pouvais entendre mon père parle (ou plutôt crier) à mon abuela au téléphone. Les autres allaient et venaient, Finn, Rachel, Kurt, Blaine, et même Quinn mais pas Brittany. Je ne parlais pas, j'avais choisis de rester couchée là, piégée dans mon propre esprit, me souvenant de la pression de couteau contre ma peau et de l'intolérable peur que je ne pouvait pas sauver ma propre vie.

"Hé bien, c'est vrai" Jura-t-elle

"Rachel est allée au poste de police avec Finn, Kurt et Blain dormaient sur les chaises vertes, dans le couloir et ils venaient juste de te ramener de la salle de chirurgie. Tu étais dans la salle de réveil et j'ai pensé que tu étais un momie, il y avait tellement de bandages sur toi. J'ai pleuré encore et encore, souhaitant pouvoir faire quelque chose pour t'aider. Là, ta mère m'a dit ce qu'il en était."

"Quoi?" Je tremblais, appréhendant ce que Britt allait dire.

"Elle m'a dit de partir, de te quitter, parce que être là te blesserait plus. J'ai essayé de la contredire mais j'ai pensé qu'elle avait peut-être raison. Elle a dit que tu avais besoin de quelqu'un de plus fort et que si je t'aimais vraiment, je partirait et ne regarderait jamais en arrière."

"Non. Certainement pas. Ce n'est pas arrivé. Elle ne me ferait pas ça. Une fois que j'ai été capable de parler, j'ai pleuré pour toi tout le long de la nuit. Si elle t'avait renvoyée, elle t'aurait ramenée."

"Santana, elle a fait ce qu'elle pensait être le mieux pour toi. Et c'est ce que j'ai fait aussi."

"Pars!" Criais-je, me sentant comme si quelqu'un m'avait battu. "Je ne peux même pas te regarder. Tu mens, tu te crées des excuses parce que tu étais trop poule mouillé pour te battre et être là pour moi."

Brittany s'enfuit de la pièce et j'ouvris la bouteille de tequila qui était sur le rebord de la fenêtre depuis la nuit passée. Sentant la brûlure, je bus directement à la bouteille et laissai mes doigts trouver la cicatrice qui courait sur ma poitrine, et tout le long de mon cou. Malheureusement, c'est la meilleure des cicatrices que je portais depuis ce jour-là. La peur paralysante, le crève coeur, la perte de contrôle, tout cela était tellement pire. Il y avait maintenant cette nouvelle facette, vraie ou pas, dont je n'avais jamais entendu parler auparavant. Ça, plus le souvenir de Britt revenant vers moi dans la ville avant que tout change, c'était trop à penser, je me jetai sur le lit et tombai dans un sommeil troublé.

Quand je me réveillai le matin suivant, il y avait une assiette de pain, un pot de confiture et un verre de lait trop rempli sur la table de nuit. Wow, Berry s'était démenée pour me faire le petit-déjeuner. Au moins d'habitude elle grillait le pain et me faisait un fichu café avant d'essayer d'enfoncer de la nourriture au fond de ma gorge. En rentrant dans mon salon, j'entendis la douche couler.

"Pas d'intimité" marmonnais-je, puis j'allais me faire moi-même mon café.

Pendant que le café se préparait, je commençai à ranger les verres dans le lave-vaisselle. J'accédais à l'armoire sous l'évier pour prendre le détergent et aperçu le bac de recyclage plein de bouteilles. Arrachant presque la porte de l'armoire, je vis que chaque bouteille pleine avait disparu. Déversées dans les égouts, supposais-je, par quelqu'un qui ne pouvait jamais se mêler des affaires. Sans réfléchir, je me jetai sur la porte de la salle de bain pour y entrer.

"Surement pas, Rachel Berry, tu as franchi une limite. Je change les foutues serrures, tu peux pas simplement venir ici et jeter mes trucs" Criais-je, attendant une réponse.

Comme elle ne répondait pas, j'ouvris le rideau de douche et glapis quand je vis qui était derrière. C'était Britt, tremblant dans la douche, clairement effrayé que je fasse de réels dégâts à son joli petit minois. Le momentané éclat de désir que je ressentis ne fis rien pour apaiser ma colère. Pourquoi était-elle toujours là? Et c'était la personne qui avait jeté chaque goutte de liqueur de mon appartement? Lui jetant un regard qui pouvait tuer et évitant à dessein de poser mes yeux sir son corps, je tournai les talons et sorti de la salle de bains, claquant la porte derrière moi. Quand je m'assis sur le canapé, j'entendis la douche s'éteindre et vis Brittany sortir habillé d'une simple serviette, se tenant à une extrêmement grande distance de moi. La voir avec ses cheveux mouillés, presque nue, me rappela des souvenirs qui assombrirent mon esprit. Je lui tournai le dos, refusant d'autoriser mon esprit au endroit où il voulait aller.

"Ce n'était pas Rachel, c'était moi." Murmura-t-elle.

"Tu n'avais aucun droit" Sifflais-je.

"Peut-être pas, mais selon les personnes qui t'ont regardées te détruire pendant trois ans, tu es à dix secondes de faire quelque chose encore plus stupide que de boire à te rendre idiote à toute heure du jour."

Je me mordis la lèvre pour m'empêcher de rire quand elle dit boire à te rendre idiote. À la place, je sortis une sorte de ricanement amère quand je sentis Brittany s'asseoir à côté de moi sur le canapé. Sentir mon shampoing sur elle était trop dur à gérer pour moi alors je me levai et marchai jusqu'à la fenêtre.

"Enfile des vêtements. C'est déjà assez terrible que tu revienne dans ma vie et que tu essayes de la mettre sans dessus dessous, tu pourrais au moins avoir la décence d'être habillée quand tu le fais."

"Bien. Hum. J'ai oublié de prendre des affaires avec moi. Tu sais je n'ai jamais vraiment été très douée avec ces chose-là." Elle baissa le regard, embarrassée.

Cette femme allait causer ma mort. Quand Rachel et les hommes gays crachaient des imbécilités à propos de ma consommation d'alcool, il m'avait simplement réintroduit à l'héroïne. Expirant vivement, et évitant toujours de la regarder, j'allai dans la chambre et commençai à jeter des vêtements en direction de Brittany. Avant qu'elle ne puisse laisser tomber sa serviette, je retournai dans la cuisine regardai à nouveau dans les armoires pour voir si elle avait vraiment tout jeté. Pour quelqu'un qui ne pouvait même pas se rappeler d'emmener ses propres vêtements, elle était très douée pour fouiller dans les armoires des gens.

"Mieux?" Demanda-t-elle, debout dans l'encadrement de la porte dans mon jean et mon t-shirt.

"Oui" Mais pas beaucoup, ajoutais-je silencieusement.

"Peut-on parler, s'il te plait?" Supplia-t-elle.

"Je ne sais pas Brittany, honnêtement, tout cela est un peu trop pour moi. Tu débarques ici, tu me dis des choses que je ne suis pas sûre de croire, jette toutes les bouteilles de la maison et te promène nue. Franchement, je préférerais ne pas parler."

"Rachel et Kurt disent que tu ne parles jamais de rien. Que tu es prête à exploser à chaque instant mais que les seules choses qui sortent jamais sont des insultes, généralement dirigées contre eux."

"Bon Dieu. Il n'ont aucun droit de parler de moi, surtout à toi!" Crachais-je."Tout le monde pense savoir ce qui est mieux pour moi, mais devine quoi, ils ne le savent pas. Toi, plus que personne."

"Tu penses que je n'ai pas eu mal chaque jour après ce qui t'est arrivé? Que je n'ai pas pleuré pendant des mois en attendant de tes nouvelles à travers la connexion Finn-Puck-Mercedes? Hé bien, tu te trompes." S'écria-t-elle, des larmes jaillissant de ses yeux.

"Oui, tu étais tellement déchirée partout ça que tu es repartie en courant vers lèvres de grenouille. Arrête tes conneries Brittany, je ne vais pas faire ça."

Son visage se froissa et j'allai dans la salle de bains pour prendre ma bouteille de Valium vu que c'était la seule chose restant dans la maison qui pourrait calmer mon cœur battant. Je résistais à l'envie d'en avaler une poignée et en plaçai plutôt deux dans ma bouche et la collai au robinet. Apparemment, Brittany était une sorte de parasite dont je ne pouvais pas me débarrasser, parce qu'elle se tenait dans l'encadrement de la porte, une main sur la hanche, en me regardant.

"Tu crois vraiment tout ça, n'est-ce pas?" Demanda-t-elle, des larmes coulant le long de ses joues."Que je suis retournée vers Sam parce que rester avec toi était trop compliqué pour moi. Ce n'est pas le cas. C'est arrivé un an après, tu sais, après que tu ait signé avec Colombia, quand j'ai vraiment cru que ta mère avait raison à propos de toi qui était mieux sans moi. C'est la que je suis retournée avec Sam, mon prix de consolation. Si je ne pouvais pas t'avoir, je pouvais au moins avoir quelqu'un de bien dans ma vie."

Soudain, je me sentit plus hors de contrôle que je ne m'étais jamais sentie dans ma vie. Plus que quand j'ai senti pour la première fois le couteau contre ma gorge, plus que quand j'étais couchée à l'hôpital, ne parlant à personne, plus que quand j'avais bu une bouteille de tequila en une seule fois et pleuré au lit pendant deux jours pendant que Kurt et Finn me forçaient à vomir chacun à leur tour. Britt était comme une force terrifiante qui me poussait vers elle. Incapable de m'arrêter, je l'attirai à moi et l'embrassai violemment, en voulant plus, voulant tout. Mais aussi vite que ça avait commencé, je la poussai loin de moi.

"Non, ce n'est pas en train d'arriver. Va-t-en , maintenant!" Suppliais-je, et elle le fis, sortant par la porte en courant et gémissant comme un animal blessé.