Coucou, me revoilà avec le 3ème chapitre ! Un énorme merci pour vos reviews, vos ajouts en favoris et en alerte, qui me boostent énormément ! Cela faisait un bail que je n'avais pas avancé aussi vite dans l'écriture et c'est grâce à vous alors merci et continuez!
Un gros merci à ma Mumu ma correctrice adorée !
Et merci à mes reviewers auxquels j'ai répondu avec un petit extrait du chapitre pour les inscrits à FF ( MaelysNC TheOriginalsWithKlaus LadyMarissaCoulter Guiness17 Lea Mikealson MARiiN3 Candice-Sassy-Sweet Scarlett O'Hara Kisses QueenBlair DeliciousSexyKlaus Rihanna Girl Joliexbl Nathy 91 ) et pour les anonymes voici mes réponses ici : Elina : je voulais vraiment des sœurs pour Klaus à la place de tous ses frangins d'où les jumelles Lily : Pour Matthew je te laisse découvrir le chapitre quant au Klaroline amoureux bien sûr que je le prévois ! Guest : Merci contente que ma fic te plaise !
Je le redis une nouvelle fois n'hésitez pas à me laisser des reviews, cela me motive à bloque, me remets en question quand il le faut et me fait écrire plus vite, en plus vous aurez un petit extrait du prochain chapitre !
BONNE LECTURE !
Sabi
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Chapitre 3
- Toutes ces galeries ont plus de deux cents ans et ont été abandonnées il y a près d'un siècle. Expliqua Stefan par de grands gestes à quelques pas devant Caroline qui peinait à le suivre.
Elle s'aidait des parois pour tenir le rythme de la visite de la mine souterraine où se terrait Stefan, son frère et de nombreux autres vampires. Il l'avait présentée à certains d'entre eux qui croisaient leur parcours. Il y en avait de toute époque, certains étaient âgés de plus de huit cents ans et d'autres avaient à peine quelques mois depuis leur transformation. Des adolescents comme des vieillards avaient été transformés mais jamais d'enfants. Ils l'avaient accueillie chaleureusement et l'acceptaient déjà comme une des leurs.
- Toute la partie ouest que nous venons de traverser est réservée aux espaces privés de chacun des membres de la communauté. L'aménagement est assez rudimentaire, nous tentons de l'améliorer mais cela fait à peine quelques mois que nous nous sommes installés en ces lieux. Poursuivit-il.
- Où étiez-vous avant ? S'intéressa-t-elle en tentant de le distraire pour ne pas qu'il remarqua sa peine à le suivre.
- Nous errions ici ou là, nous faisant traquer par les chasseurs, jusqu'à ce que je rencontre le duc, un très vieux vampire qui, dit-on, descendrait directement des Originels. Il nous a accueilli sur l'une de ses propriétés et nous a confié cette vieille mine afin que nous la rénovions et la transformions en complexe et refuge pour les vampires. Ce serait un endroit sûr où nous pourrions enfin dormir sur nos deux oreilles. Quoi de mieux que de se trouver dans cet endroit sous terre alors que le soleil est à son zénith! Souligna-t-il en poursuivant la visite.
- Qui sont les Originels? S'enquit Caroline aussitôt.
Il stoppa et la regarda.
- Ce sont les Mikaelson, la famille des premiers immortels à l'origine de notre espèce.
- Existent-ils toujours ?
- Bien sûr, sourit-il, ils sont invincibles, on ne peut pas les tuer. On raconte pourtant que leur mère qui mit au monde quatre enfants immortels, un garçon et trois filles, disparut tragiquement. Elle aurait été tuée par des humains. Après ce drame, l'aîné de la famille, son seul fils devint notre souverain à tous. Il s'appelle Niklaus dit Klaus le "roi cruel " qui règne à présent sur notre espèce depuis presque un millénaire !
- Pourquoi l'appeler ainsi ?
- Il tue tout ce qui n'est pas originel. Il ne fait pas de différence entre humains ou vampires de sang-mêlé comme toi ou moi.
- Pourquoi agit-il ainsi ? L'interrogea Caroline curieuse d'en apprendre plus sur ce roi cruel.
- Je n'en sais rien, probablement parce qu'il n'apprécie que les sang-purs comme lui ou ses sœurs. Très peu des nôtres ont croisé son chemin, ou bien s'ils l'ont croisé ils ne sont jamais revenus pour s'en vanter. D'après ce que je sais, son intention consiste à éradiquer notre espèce entière dite de sang-mêlé, bâtarde à ses yeux. Il veut se garder l'exclusivité de l'immortalité. On raconte aussi qu'ils auraient des dons mais je n'ai aucune idée en quoi ceux-ci consistent.
- Oh, dans ce cas, mieux vaut ne jamais croiser son chemin.
Stefan eut un bref sourire.
- En théorie oui, seulement nous le pourchassons. Avoua-t-il en reprenant la marche.
- Vous le pourchassez ? Pourquoi, c'est insensé et risqué ? S'étonna-t-elle.
- Nous avons besoin des Originels, surtout de leur sang pur. Depuis quelques siècles, nous constatons que descendance après descendance, les vampires ont de plus en plus de difficultés à se contrôler. Ils agissent comme des bêtes sauvages et sèment la terreur auprès des humains mais aussi parmi les nôtres. Un jour, l'un d'eux a croisé par hasard l'une des sœurs de Niklaus et a été immédiatement attiré par son sang. Il s'est jeté sur elle l'attaquant par surprise et l'a mordue. Cette dernière s'est défendue et est parvenue à lui échapper. Cependant le sang-mêlé avait réussi à boire quelques gouttes du sang royal et quelques instants plus tard, il est devenu un être tout à fait maître de lui et complètement sociable. Il aurait pu aisément se mêler à la population humaine sans se faire remarquer par un quelconque acte de sauvagerie.
- C'est une histoire incroyable ! S'extasia Caroline.
- Oui, pourtant lorsque le roi apprit l'agression de sa sœur, il fut hors de lui et se mit en chasse. Il retrouva rapidement le vampire en question et le tua en le démembrant petits bouts par petits bouts pour avoir osé toucher à une originelle. Puis il massacra toute la communauté dans laquelle vivait le sang-mêlé et ne laissa aucun survivant. Ce fut le début de la guerre froide entre les Originels et nous.
- Vous êtes donc en conflit contre votre propre roi ?
- Il est peut-être le roi de par son sang mais il ne nous a jamais rien apporté, il ne s'intéresse pas à nous, sauf pour nous traquer et nous tuer. Il n'est rien pour nous hormis la source d'un remède providentiel. Si cette légende s'avère vraie, le sang d'un Originel pourrait guérir tous les maux.
- Vraiment ? S'assura Caroline gagnée par l'espoir.
Stefan acquiesça.
Peut-être qu'en fin de compte il existait une solution pour guérir son handicap grâce au sang pur d'un Originel. Il suffisait juste d'en trouver un.
- Avez-vous une idée d'où ils peuvent se trouver ?
- Nous pensons qu'ils se terrent à quelques dizaines voir une centaine de kilomètres à la ronde. Enfin c'est ce que pense le Duc qui a des espions qui sont chargés de les pister, moi et Damon ainsi que de nombreux membres de la communauté en faisons partie. Expliqua Stefan avant de pénétrer au cœur d'un immense complexe. Et voici le quartier général.
Caroline le suivit et leva les yeux. Elle fut éblouit par une grande quantité de faisceaux lumineux.
- Oh. Souffla-t-elle surprise.
- Et oui, comme je te l'ai dit nous entreprenons tout juste nos aménagements et cela commence par cet endroit. L'électricité y est déjà installée !
- Comment est-ce possible, les réseaux commencent tout juste à se développer ?
- Le Duc a les moyens et le bras long. Lui confia-t-il.
- Je veux bien le croire.
- Viens.
Stefan lui prit la main et l'entraina dans son sillage.
- Il faut que je te montre aussi les…
- Non ! Attends ! Supplia Caroline qui peinait à le suivre au moment où il venait d'accélérer le rythme de la visite. Je ne crois pas pouvoir…
Ses pieds s'entrechoquèrent, et ce fut la chute, elle s'écrasa de tout son corps sur le sol terreux, lâchant la main de son hôte.
- Caroline ? Que t'arrive-t-il ? S'enquit Stefan inquiet se précipitant immédiatement à ses côtés en la retournant et en l'aidant à redresser sa tête.
Elle baissa les yeux sur ses jambes n'osant croiser son regard, trop honteuse de son état qu'elle n'avait finalement pas réussi à camoufler.
- Je…Mes jambes sont trop faibles pour te suivre…Répondit-elle navrée.
- Comment cela se peut, tu viens juste de reprendre des forces ?
Elle tenta de le regarder, l'incompréhension se dessinait sur son visage.
- Le sang ne change rien, je souffre d'un handicap depuis mon réveil en tant que vampire. Je suis plus faible qu'un humain et plus infirme qu'un vieillard malade. Ajouta-t-elle.
Stefan fronça les sourcils et parut réfléchir.
- Tu m'as dit avoir reçu le sang de ton créateur par accident. Comment cela s'est-il passé ?
Elle se doutait qu'il lui reposerait cette question qu'elle avait réussi à éluder jusque là.
- Eh bien, un homme a planté un poignard dans son dos alors qu'il se nourrissait de mon sang. La lame a transpercé son corps et entaillé le mien mélangeant son sang au mien.
- Je comprends mieux, quel bâtard ce vampire ! Gronda Stefan qu'elle sentit se tendre. Quelle quantité de sang as-tu reçu Caroline ?
- Je n'en sais rien quelques goutes au plus. Lui dit-elle en haussant les épaules.
- Il est là le problème ! Tu n'en as pas reçu assez !
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Le cœur de Matthew battait la chamade. Il reconnaissait très bien l'être qui se plaçait devant lui. C'était le vampire qui avait mordu Caroline. Elle avait dû fuir et s'éloigner de lui à jamais à cause de cet être cruel. Pourtant, il était revenu sur les lieux de son crime. Que voulait-il ? Avait-il entendu dire que Caroline avait survécu à son attaque et était revenu pour l'achever une bonne fois pour toute ? C'était impossible, il était le seul à savoir ce qui lui était arrivé et avait bien fait attention à ne pas être suivi ou repéré, lorsqu'il avait trainé le corps de Caroline jusque dans la cave.
Le vampire au visage détendu et presque souriant se rapprocha de lui et tendit la main.
- Je m'appelle Niklaus Mikaelson et tu n'as pas à me craindre. Tenta-t-il de le rassurer.
- Vous êtes un vampire, vous êtes dangereux. Lâcha Matthew en reculant d'un pas.
Klaus eut un sourire en coin.
- Effectivement, tu es très perspicace, mon jeune ami.
Il s'avança vers lui et se pencha près de son oreille.
- Mais je suis bien plus qu'un simple vampire, je suis le roi, le souverain de tous les autres vampires, même s'ils ont la fâcheuse tendance à l'oublier. Nota-t-il plus pour lui-même avant de fixer la carotide de Matthew et d'humer l'odeur alléchante de son sang.
Un nœud se forma dans la gorge de Matthew qu'il eut beaucoup de mal à avaler, tétanisé par la peur du prédateur qui l'avait cerné.
- Et à partir de ce jour tu es à moi ! Décréta-t-il triomphant.
Sans même lui laisser le temps de comprendre, Klaus plongea dans le cou du petit garçon et le mordit brutalement et sauvagement comme il l'avait toujours fait, sans pitié et sans compassion. Matthew tenta de se débattre et d'appeler de l'aide mais en vain, son assaillant était bien trop fort pour lui. Le combat était loin d'être équitable.
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Caroline passa pour la centième fois le balai dans sa cellule sans vraiment prêter attention à ce qu'elle faisait. Les paroles de Stefan repassaient en boucle dans sa tête.
« Il faut retrouver ton créateur pour qu'il termine ce qu'il a commencé malgré lui. C'est la solution la plus simple à réaliser car sans ton créateur, ta guérison ne pourra dépendre que du sang pur d'un Originel que les nôtres pourchassent depuis des siècles ». Lui avait avoué Stefan en la portant dans ses bras pour la ramener dans son lit de fortune.
L'une ou l'autre des solutions paraissaient très difficile à atteindre pour Caroline. Elle n'avait aucune information sur son créateur à part les traits de son visage qui resteraient à jamais gravé dans sa mémoire. Il était d'une beauté envoûtante mais sa cruauté glaçait les os. Quant aux Originels, ils existaient depuis près d'un millénaire et peu de personnes savaient comment ils étaient et encore moins n'avaient réussi à les atteindre !
Elle devait se faire une raison, elle devrait patienter des décennies voir même des siècles avant de pouvoir tomber sur l'un ou l'autre. Et puis une fois en face d'eux, il n'était pas certain qu'ils acceptent de donner leur sang à une pauvre sang-mêlé infirme. D'ailleurs, une des paroles de son créateur lui revint en tête, « je ne crée pas de sang-mêlé, je les éradique ! ». Comment réagirait-il en la trouvant face à lui ? La tuerait-il ? Elle ne l'imaginait en aucun cas lui donner son sang de son plein gré. De même pour les Originels, Stefan était bien clair dans son discours, le Roi veut exterminer les sang-mêlé. Elle allait avoir besoin d'aide si elle voulait les attraper de force et les contraindre à donner leur sang. Elle n'était pas sûre d'être prête pour ce genre de bataille, plutôt mener la sienne contre son propre corps.
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Klaus, accoudé au comptoir d'un piano bar, savourait avec délice son verre de whisky qui coulait dans sa gorge, effaçant les dernières traces de sang qu'il avait ingurgité un peu plus tôt. Il ferma les yeux et l'apprécia en se laissant bercer par la Symphonie Fantastique de Berlioz jouée au piano. Le sang du petit Matthew avait été à la hauteur de ses exigences et était quasiment identique à celui qu'il avait bu auprès de la jeune femme blonde. Il avait pris soin d'emmener le petit garçon en lieu sûr à l'abri de tous les regards et de tous les suceurs de sang qui pouvaient roder dans la région. Il s'était assuré de le tenir à sa portée en cas de besoin.
Il savait que le plus difficile pour lui serait de contenir son envie de le tuer à chaque fois qu'il s'offrirait son sang, mais c'était un sacrifice qu'il était prêt à payer pour pouvoir agrémenter le plaisir de ses repas.
Ses sœurs n'étaient pas au courant de l'incartade qu'il venait lui-même de faire vis-à-vis de ses propres règles : « pas d'humain dans leur demeure ». Il ferait en sorte qu'elles ne découvrent jamais ce secret. Les gardes de Klaus, n'obéissant qu'à ses instructions grâce à son hypnose, se chargeraient de maintenir le garçon en vie aussi longtemps que l'Originel aurait besoin de lui.
Faisant tourner son glaçon dans son verre, il réfléchit au but qu'il s'était fixé depuis de nombreux siècles : éradiquer les descendants de son espèce et venger la disparition de sa mère. Sa tâche était devenue bien plus ardue qu'il ne l'avait imaginé au prime abord. Les sang-mêlé se multipliaient à une vitesse énorme au fur et à mesure que se dévoilait leur sauvagerie. Au bout de quelques siècles, le traqueur qu'il était, était devenu le traqué pour son sang royal et pur. Il avait appris à se cacher et à passer inaperçu auprès des sang-mêlé ne sortant que la nuit, se nourrissant exclusivement de sang et se comportant sauvagement. Il ne pouvait plus se montrer tel qu'il était vraiment au risque d'attirer trop l'attention et de ne pas pouvoir faire le poids face à leur surnombre malgré sa puissance.
Il fut tiré de ses réflexions par une discussion qui éveilla sa curiosité. Elle se tenait à une table voisine entre deux vampires.
- Le Duc a été clair, il veut des résultats. Vous cherchez depuis trop longtemps, nous devons trouver rapidement le roi et sa famille au risque d'être un jour persécutés par les humains. Leur intelligence s'est considérablement développée depuis quelques décennies et ils ne supportent plus toutes ces agressions. Ils ont déjà formé des groupes de chasseurs de vampires suite aux attaques répétées des nôtres devenus incontrôlables. Nous devons absolument les guérir, nous ne pouvons plus les gérer, ils s'en prennent même aux nôtres.
- Nous faisons notre maximum, Sir Elijah, cependant ils ne laissent aucune trace derrière eux. Peut-être nous sommes-nous tromper d'endroit.
- Le Duc ne se trompe jamais, il sait qu'ils sont dans le coin ! Alors cherchez plus en profondeur, derrière chaque coin de rue, chaque cave, dans les bois mais bougez-vous, mon père s'impatiente, Damon. Il vous accueille et vous protège sur ses terres. Il attend un juste retour des choses de votre part.
Ce dernier sembla se crisper sous la menace voilée.
- Nous sommes très reconnaissants envers votre père et votre famille, et nous allons tout mettre en œuvre pour les trouver, je vous en fais le serment. Se soumit-il.
- Je vous fais confiance à vous et à votre frère Stefan, ne nous décevez pas et peut-être vous pourrez, à votre tour, rencontrer le Duc en personne. Termina le prénommé Elijah en se levant.
Klaus tenta de jeter un coup d'œil sur ce vampire appartenant à la noblesse. Il était grand et fier, et se tenait très droit. Ses cheveux châtains était coupés court et assortis à ses yeux marrons. Il dégageait une grande prestance et avait du pouvoir, cela ne faisait aucun doute. Klaus fronça les sourcils, il percevait autre chose, de plus profond, il ne ressemblait pas aux autres sang-mêlé, il était plus que cela mais il ne saurait dire quoi. L'autre vampire à ses côtés était plus commun, grand, fin et brun, légèrement sarcastique.
- Je vous tiens informé dès que nous aurons mis la main sur les Originels. Promit Damon.
Elijah le salua et quitta le bar alors que Damon, légèrement excédé, s'approcha du comptoir juste à côté de Klaus et commanda un bourbon. Le barman le servit et Klaus tendit un billet.
- C'est pour moi. Dit-il.
Damon fronça les sourcils.
- Je ne crois pas vous connaître ?
- C'est exact, votre nom ? Eluda Klaus en lui retournant la question.
- Damon Salvatore et vous êtes ?
Klaus lui tendit une poignée de main que Damon serra.
- Niklaus Mikaelson. Lui murmura-t-il en se penchant vers lui.
Damon voulut s'écarter en réalisant qui lui faisait face mais Klaus ne relâcha pas sa main et pénétra dans son regard.
- Tu ne me reconnaitras pas en dehors de ce bar et des lieux que j'aurais choisis, par contre tu vas partir avec une mission : me fournir des informations sur le Duc et sa famille, ses habitudes et le lieu où il se cache. D'ailleurs, tu connais peut-être déjà certaines informations à son sujet ?
- Je ne l'ai jamais rencontré, seulement mon frère, Stefan, nous vivons sur ses terres mais ses propriétés sont vastes et immenses. Je ne connais que son fils Elijah mais je sais qu'il a un frère dont j'ignore le nom.
- Alors renseigne-toi et rejoins-moi ici dans une semaine.
- Oui, mon seigneur.
- Appelle-moi Klaus, cela sera suffisant, je n'ai pas envie de me faire repérer à cause de ta déférence. Vas à présent et oublies cette conversation en sortant d'ici sans toutefois oublier ta mission.
Damon hocha la tête et s'éclipsa rapidement.
L'humeur de Klaus s'allégea soudainement, il allait peut-être pouvoir avoir une longueur d'avance sur ses poursuivants et peut-être même accomplir son dessein. Son sourire s'étira, il n'avait pas perdu sa soirée. Il fit signe au serveur.
- Un double !
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Une semaine plus tard, Caroline connaissait les couloirs de la mine comme sa poche. Alors que tous les vampires de la communauté partaient chasser ou s'amuser en dehors du complexe, elle passait toutes ses nuits à explorer les lieux à l'aide d'une canne que lui avait rapporté Stefan. Elle tournait en rond et commençait à se sentir recluse. La journée Stefan lui tenait compagnie et lui donnait encore beaucoup de conseils pour se maîtriser. Il lui avait appris aussi à hypnotiser les humains. C'était une rare manipulation qu'elle appréciait faire sur les humains même si ce n'était pas très déontologique vis-à-vis de ses victimes.
La nuit allait bientôt tomber et ils allaient bientôt tous sortir et la laisser de nouveau seule avec son ennui et son inutilité. Stefan lui rapporterait probablement le produit de sa chasse, en général des humains faibles et inoffensifs qu'il avait hypnotisés au préalable et qu'il laisserait ensuite partir. Il refusait qu'elle sorte à cause de son handicap et ne se mette en danger. Cependant cela faisait à peine une semaine qu'elle se trouvait chez eux et elle souffrait déjà d'ennui, l'air extérieur lui manquait ainsi que la lumière du jour. Mais pour cette dernière, elle se savait condamnée à l'obscurité pour l'éternité ou tout du moins le temps que durerait sa vie de vampire.
- Caroline, je sors as-tu besoin que je te rapporte quelque chose ? S'enquit Stefan, en entrant dans sa cellule, toujours prévenant en enfilant une veste.
- Je te remercie Stefan, je n'ai besoin de rien mais… Elle se tut hésitante et baissa la tête.
Elle devait se satisfaire de ce qu'on lui offrait, elle était bien traitée, elle ne devrait pas ressentir le moindre souhait ou la moindre exigence. Stefan lui avait apporté un vrai lit très douillet et une grande quantité de robes, il avait insisté pour faire des travaux en priorité dans sa cellule qui était devenue une vraie chambre avec une porte pour qu'elle puisse avoir son intimité.
- Mais ? Reprit-il. Je t'écoute que souhaites-tu ?
- Je pourrais peut-être t'accompagner ce soir, j'aimerais sortir d'ici et voir un peu autre chose que les longs couloirs de ce complexe.
Stefan pinça des lèvres, il semblait jauger sa requête.
- Ecoutes Caroline. Il inspira. Ce soir cela ne va pas être possible, ce serait trop dangereux pour toi mais peut-être pourrions-nous remettre cela à la semaine prochaine ? Proposa-t-il.
- Bien sûr, pourquoi pas, ce serait parfait. Sourit-elle faussement satisfaite.
- Passe une bonne soirée, Caroline. Il prit sa main et déposa un baiser avant de s'éclipser.
Caroline se laissa tomber sur son lit et plaqua les mains contre son visage. Elle allait devenir folle si elle restait une nuit de plus enfermée dans cet endroit. Des larmes apparurent au bord de ses yeux et un plan d'évasion commença à se mettre en place.
- Caroline ? La dérangea-t-on en ouvrant sa porte sans frapper.
C'était Damon, le frère de Stefan, elle ne l'avait pas revu depuis son arrivée à la mine. Elle se releva en s'aidant au rebord du lit.
- Damon c'est bien cela ?
Il hocha la tête.
- Mon frère est-il déjà parti? S'enquit-il.
- Il vient de partir à l'instant. L'informa-t-elle.
- Très bien merci.
Il fit demi-tour pour reprendre le chemin inverse. Caroline le regarda s'éloigner songeuse. C'était le moment ou jamais si elle voulait sortir d'ici.
- Attendez Damon.
Il stoppa et fit volte face pour l'interroger du regard.
- J'aurais une requête à formuler. Commença-t-elle.
- Hum, hum. Attendit-il.
- Puis-je vous accompagner cette nuit, je m'ennuie terriblement toute seule ici et je…
- Voyez avec Stefan après tout c'est lui qui a souhaité vous emmener ici! La coupa-t-il sèchement.
- Comme je vous l'ai dit il est déjà parti...
- Écoutez, je ne suis pas sûr que l'endroit où je me rends soit très convenable pour une femme comme...
- Je me moque de l'endroit où vous vous rendez! J'ai travaillé près de vingt ans dans une auberge, j'ai pu voir tout ce qu'il s'y passait. Je ne suis plus une gamine, et je ne risque pas d'être choquée par quoi que ce soit. Tout ce que je veux c'est sortir d'ici! Je vais devenir folle si je reste une nuit de plus dans ce trou! S'il vous plait. Plaida-t-elle avec ténacité.
- Très bien. Concéda Damon en levant les mains en signe de reddition, surpris par son emportement. Cependant je ne peux pas vous laisser m'accompagner dans cette robe. Non pas que les robes que mon frère vous a rapportées soient dépourvues de charme mais elles ne sont pas de circonstance. Il faut vous habiller sur votre trente-et-un ma chère! Attendez-moi ici, je reviens.
Il s'éclipsa aussitôt mais revint au bout d'une minute, avec une robe de soirée. Elle était rouge et coupée à plusieurs niveaux par des rangées de franches qui scintillaient légèrement sous la faible lueur des bougies, l'électricité n'étant pas encore installée dans son secteur.
- Tenez, mettez cette robe. Lui lança-t-il. Je vous attends dehors mais ne soyez pas trop longue sinon je partirais sans vous. La prévint-il avant de s'esquiver.
Caroline fut émerveillée par cette robe, elle n'en avait jamais tenue d'aussi belle de toute sa vie hormis celles de sa cousine qu'elle devait nettoyer. Mais elles étaient loin d'être aussi ravissantes que celle-ci, Sarah ayant des goûts affreux pour la mode.
Elle se hâta d'enfiler sa première robe de soirée et tenta d'arranger ses cheveux devant le miroir, un présent de Stefan aussi, pour parvenir à la coupe à la mode en remontant ses cheveux de façon à obtenir un carré. Elle remarqua au sol une barrette parsemée de plumes rouges assorties à sa tenue qui devaient être tombée lorsque Damon lui avait remis le vêtement. Elle la plaça dans sa chevelure. Elle admira son travail avec satisfaction, se détaillant de la tête aux pieds mais lorsqu'elle les atteint, ses yeux s'écarquillèrent. Elle n'avait pas de chaussures à mettre avec une telle robe !
Elle se précipita à la rencontre de Damon en s'appuyant toujours sur sa canne pour ne pas chuter dans sa hâte.
- Damon, il me … Elle ne termina pas et stoppa.
Il venait de se retourner en levant les sourcils, une paire de mocassin rouge dans les mains et un grand sourire lui barrant le visage.
- J'avais oublié les chaussures assorties à la robe ! Commenta-t-il d'un ton charmeur en se donnant une légère tape sur la tempe.
Il les lui tendit et elle lui offrit un sourire en le remerciant. Elle se hâta de les enfiler pour être enfin prête à quitter ces lieux.
- Vous êtes ravissante ainsi ! Je comprends mieux pourquoi mon frère monte la garde auprès vous. Insinua-t-il.
Caroline baissa les yeux gênée de sa répartie.
- Je vous remercie pour la robe, Damon.
- Oh, ce n'est rien. Roula-t-il des yeux.
- Je la rapporterais à sa propriétaire à mon retour. Ajouta Caroline.
- Hum, ce n'est pas la peine, toussa-t-il, elle était à Lexie une grande amie de Stefan mais elle est morte, le mois dernier, tuée par des chasseurs donc je ne vois pas de mal à ce que vous la gardiez ensuite. Lâcha-t-il sans une once de compassion.
Caroline fut vraiment choquée par les paroles rudes de Damon envers la défunte amie de son frère mais s'abstint de lui en faire la remarque de peur qu'il ne change d'avis et ne la laisse à la mine.
- Prête ? S'enquit-il en lui présentant son bras.
- Oui. Sourit-elle en le prenant.
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Rebecca avait remarqué depuis quelques jours les allers et venues de son frère entre sa chambre et les sous-sols du manoir. Cela était devenu presque un rituel ces derniers temps. Il quittait sa chambre à la tombée de la nuit et prenait l'escalier qui menait aux fondations de la demeure en s'assurant que personne ne le suivait. Sauf que Rebecca, insomniaque depuis la mort d'Alexander, errait à toute heure dans les couloirs se noyant dans son chagrin. Puis il remontait quelques minutes plus tard, son humeur plus légère avant de s'éclipser pour la nuit.
Cette nuit là, Rebecca se décida à en savoir davantage. Elle n'avait pas le droit d'avoir de secret pour son frère mais ce dernier ne se gênait pas pour en avoir. Elle s'assura dans un premier temps qu'il était bien parti avant d'emprunter l'escalier en colimaçon. Il faisait très sombre dans cette cavité, qu'elle éclairait de son bougeoir. Elle ne venait jamais dans cette partie du manoir, il n'y avait jamais rien eu d'intéressant à y faire mais les manigances de son frère l'intriguait trop, elle devait savoir pourquoi il s'y rendait si régulièrement.
Elle longea le long couloir où se trouvait de chaque côté des geôles toutes vides, toutes sauf une. Elle trouva une porte close tout au fond dans le noir total. Elle tenta de l'ouvrir mais elle était verrouillée. Elle fit glisser alors le petit loquet, inclina sa bougie pour éclairer les lieux et jeta un œil à l'intérieur.
- Oh mon Dieu. Lâcha-t-elle choquée.
C'était pire que tout ce qu'elle avait imaginé, son frère était vraiment un monstre !
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Caroline ne se sentait pas dans son élément dans la salle de réception de ce piano bar. Elle était toute seule assise à une table devant la piste de dance où des couples déambulaient au rythme des notes jouées au piano. Damon l'avait quasiment oubliée au moment où il avait posé les pieds dans cet endroit. Il s'était installé à une table de poker où la chance semblait lui sourire et ne lui avait prêté plus aucune attention. Elle n'avait pas l'habitude de côtoyer les gens, elle les servait d'habitude et ne s'attardait pas auprès d'eux. Elle n'osait engager une conversation, d'ailleurs pour dire quoi ? Que pouvaient bien se dire les gens qui venaient dans ce bar et pourquoi venaient-ils dans ce genre d'endroit que ce soit seuls ou accompagnés ?
Au même instant, Klaus fit son entrée dans le bar et chercha Damon du regard. Il était impatient d'en savoir plus sur ce fameux Duc qui semblait sur le point de le débusquer. Il découvrit rapidement Damon, en contrebas tout au fond de la salle, assis à la table de jeux et se dirigea immédiatement dans sa direction. Il contourna les nombreuses tables dispersées et occupées par des humains mais aussi des vampires, et longea la piste de dance. C'est alors que l'air ambiant s'appesantit et qu'il la sentit. Tout mouvement autour de lui sembla se ralentir alors qu'il braquait son regard sur elle.
Ses longues jambes croisées étaient à peine recouvertes par une courte robe de cocktail rouge qui mettait en valeur son teint pâle. Ses doigts caressaient machinalement le contour de son verre pour réaliser des cercles parfaits. Et enfin son visage était la copie conforme de celui de l'ange dont il avait ôté la vie il y avait près de deux semaines de cela. Il se figea de stupeur devant cette apparition, cette hallucination. Ce ne pouvait pas être elle, il l'avait vu mourir sous ses doigts, il avait entendu le dernier battement de son cœur et sentit son dernier souffle. Elle ne pouvait pas être réelle et pourtant…
Caroline se sentit soudain observée et leva les yeux. Elle découvrit qu'un homme vêtu d'un costume blanc s'était arrêté à quelques pas d'elle. Son cœur se remplit soudainement d'effroi et son sang se glaça. Il n'était pas n'importe quel homme. Elle l'aurait reconnu entre mille et ne s'attendait pas à le revoir de sitôt. « Il » était face à elle, son créateur se présentait devant elle, l'air aussi surpris qu'elle l'était.
Il avança vers elle les sourcils froncés d'incompréhension ou bien de colère ?
- Comment es-tu revenu à la vie, mon ange ? Lui demanda-t-il de sa voix calme et froide.
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Voilà c'est tout pour aujourd'hui, je sais je suis de plus en plus sabique c'est pour mieux vous accrocher mes enfants!
Alors que pensez-vous de ce 3ème chapitre ? La raison de l'handicap de Caroline ? L'attitude de Klaus envers Matthew ? La rencontre Klaus, Damon, Elijah ? La première sortie de Klaroline ? Et enfin cette rencontre tant attendu ?
Que pensez-vous qu'il va se passer entre eux coups de foudre ou coups de poings ?
N'hésitez pas laissez-moi des reviews je vous répondrais avec un extrait de mon prochain chapitre ! Pour les non-inscrits vous pouvez me trouvez sur les forums suivants : TheOriginalVampires ou TheVampireDiariesFrance dans la partie fan fiction
A très bientôt
Sabi
