Donc Grèce c'est la voix en gras et Italie celle en italique. C'EST BIENTÔT NOËL LES ENFANTS- quoi comment ça non puisque j't'l'dis c'est q'c'est- ah non, non c'est faux, t'as raison. La chaleur détruit mon cerveau et tu vas le constater plus bas.
Wade a été créé par quelqu'un avec un sérieux problème mental mais qui n'est pas moi, et Chaton par la formidable Laukaz-The-Lab qu'on ne présente plus (et si je l'ai fait QU'EST-CE QUE TU FICHES ENCORE SUR MON TEXTE POURRI cours sur son profil maintenant)
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All I want for Christmas is...
(avoue dès que t'as reçu le mail de notif tu l'as eu dans la têt- yeaah je wiiinne, booyakasha)
C'était bientôt Noël. Wade savait qu'il devait offrir des cadeaux, mais il ne savait absolument pas quoi. Il écrivit bien sûr une lettre au père noël, mais il avait d'abord écrit « comme j'ai été très sage puisque décapiter n'est pas quelque chose de très méchant, j'aimerais que tu m'apportes le numéro de Spiderman » avant de se rappeler qu'il l'avait déjà. Il ratura énergiquement, mais ne trouva rien d'autre, puisqu'il était absolument ra-vi de lui envoyer des sms sans queue ni tête (enfin si, avec des queues parfois, mais Spidey envoyait alors un message « AAAAH je sais qu'on m'avait prévenu mais BORDEL NE M'ENVOIE PLUS JAMAIS DE MMS DE CE GENRE ENFOIRE, ni même de message TOUT COURT du moins jusqu'à ce que je me sois poncé les yeux TROIS FOIS » et il n'avait plus de nouvelles pour quelques temps, ce qui l'ennuyait fortement. Souvent il était même obligé de déposer des lettres d'excuses accompagné des meilleurs sushis de la ville au secrétariat de le tour). Puis il se rappela qu'il voulait tout de même une Lotus à motif tigre, des chimichangas à vie et un nouveau lance-flammes, alors il continua sa liste.
Donc puisque le père noël n'envoyait jamais de cadeau à personne (ce gros connard) il devait compenser et s'en faire aux personnes qu'il aimait ainsi qu'à lui-même. Il s'acheta un lance-flamme, l'emballa et le mit sous son sapin, les voix demandant chaque matin avec excitation ce qu'il pouvait bien y avoir dedans.
Mais pour les autres, eh, c'était un mystère.
Du coup, un midi, il envoya un sms à Spiderman :
« Yo, tu veux quoi pour Noël ? »
« Je t'ai pas pardonné pour le sextoy que tu as déposé à la tour l'autre jour. »
« Ҫa je sais, tu me l'as déjà dit hier : tu veux quoi pour Noël, j'ai pas d'idée. Il va bien le gosse au fait ? Il veut quoi pour Noël ? »
« Wade, il a huit mois, il ne peut pas nous le dire, il ne sait même pas ce que c'est Noël. »
«Bon, je lui ferai un Beretta : toi tu veux quoi ?
« Je veux rien Wade, tu me fais des cadeaux tout le temps déjà. Des sushis c'est très bien. Et surtout ne fais rien à Luke, par pitié, ni un beretta ni autre chose. Ou alors si tu y tiens, prends n'importe quelle peluche ou jouet à Toys'r us »
« A part sauver les Newyorkais t'as bien un autre passe-temps, nan ? »
« J'aime bien la photo, mais j'ai déjà tout le matériel qu'il me faut. N'achète rien je te dis. »
« D'accord d'accord. »
Bien, il savait quoi acheter à l'araignée, et il y avait un magasin de jouets au coin de la rue. En plus Chaton avait besoin de faire un tour.
Dans sa chambre, Peter contempla son téléphone, un peu inquiet de cette fin abrupte. Elle signifiait l'inverse du message, c'est-à-dire que lui et Luke auraient un cadeau très bizarre en leur possession dans quelques jours.
Bon, tant que ça n'explosait pas… Il partit en patrouille avec Steve l'esprit tranquille.
Son caneton (qui avait bien grossi tout de même) dans ses bras Wade sortit faire ses courses. Après la boutique de photo, il passa la porte du magasin de jouets, où le vendeur –Bob selon son badge- observa d'un œil inquiet.
« Bonjour ! lança-t-il d'un ton guilleret.
-Que puis-je faire pour vous, monsieur…
-Moi c'est Deadpool mon gros, si tu connais un tueur ou une tête mise à prix appelle-moi. A part ça, vous sauriez ce que je peux offrir à un bébé de huit mois ?
-Et bien oui, suivez-moi, l'invita le caissier relativement stressé.
Les voix ne tenaient plus en place.
-ON ACHETE UNE FIGURINE FLASH, LE PARESSEUX DANS ZOOTOPIE.
-NON, TOUTES LES BOÎTES LEGO.
-UNE PELUCHE GEANTE PANDA.
-DEMI-TOUR J'AI VU HELLO KITTY.
Wade les ignora tranquillement, suivant Bob jusqu'au rayon bébé. C'était un déluge d'objets arrondis et colorés et apparemment pouvant être très bruyants, d'anneaux multicolores à empiler dans le bon ordre, bref des tas de merdes éducatives peu intéressantes. Pour autant, concerné par son rôle, il but d'un air religieux les paroles du vendeur, dont pour une raison obscure des gouttes de sueur perlaient de minute en minute alors qu'il lui vantait avec prudence le jouet chien/maison/éléphant chantant et parlant. Alors qu'ils avançaient progressivement dans le rayon, Chaton secoua soudain ses pieds palmés en caquetant d'un air agité. Surpris, Wade le libéra, et le caneton battit des ailes jusqu'à ce qu'il avait vu puis laissa échapper des coin coin concernés à une ribambelle de canards jaunes en plastique et aux grands yeux figés.
-Quelqu'un a un mouchoir ?
-C'est des jouets Chaton, pas ta famille mon canard à l'orange, expliqua Wade en essayant de le reprendre.
Mais Chaton esquiva et continuer de lancer des bruits attristés, tel Simba devant le cadavre de Mufasa. Il levait la tête vers Wade, puis la baissait vers les tâches de peinture blanches et noires qui ne réagissaient aucunement à ses cris de détresse. Le caneton laissa à nouveau échapper un bruit de trompette enrhumée.
-OUIIINHINHINHINHIN, chialait Italie dans sa tête.
-Vous savez quoi, je vais vous prendre tout votre stock de ce truc, déclara Wade au vendeur en désignant la ribambelle de canards.
-Oui bien sûr. Sa famille lui manque c'est ça ? s'enquit le vendeur, s'étant dit –à tort, mais tout va bien se passer pour lui- que si le mercenaire en rouge s'intéressait au sort d'un bébé canard alors un innocent citoyen comme lui ça allait aller.
-… Vous croyez que je devrais le relâcher ? s'enquit Wade d'un voix blanche.
-Et bien, oui, si ses congénères lui manquent.
Wade tourna la tête vers le vendeur, puis le caneton, puis le vendeur, puis le caneton qui couinait vers lui, et ses jambes en lycra s'effondrèrent sous lui.
-Monsieur ?! s'enquit le vendeur, très inquiet.
L'homme en combinaison rouge s'était mis en PLS et sanglotait bruyamment. Chaton, affolé, courut vers lui et cancana des bruits inquiets. Ne sachant pas trop quoi faire, Bob s'éclipsa, et revint quelques secondes plus tard avec un immense ours en peluche.
-Ҫa va aller monsieur, lui dit-il en tendant le truc doux et moelleux. C'est normal que sa famille lui manque, mais vous êtes son papa à votre façon. Faut pas vous mettre dans des états pareils.
Les voix n'écoutaient rien et pleuraient en hurlant des trucs incohérents comme quoi elles aimaient Chaton mais qu'elles étaient des horribles égoïstes mais qu'elles allaient se défenestrer s'il s'en allait. Puis Grèce remarqua l'ours en peluche, beige, les bras ouverts, des yeux noirs avec une touche joyeuse de blanc, un petit ventre tout rond et tout duveteux, et lança :
-On prend ça dans nos bras immédiatement.
Wade ne se le fit pas dire deux choix et se redressa pour enlacer l'énorme peluche –et Bob avec puisqu'il avait fait l'erreur de le tenir contre lui- et de tourner sur lui-même avec elle –et Bob si t'as bien suivi-.
-Monsieur… Mec je vais vomir si tu me lâches paas ! cria-t-il avant d'avoir une forte nausée.
-Oh, pardon ! s'écria Wade en relâchant la pression et faisant donc s'étaler par terre le pauvre vendeur. Merci beaucoup, ça va mieux.
Chaton caqueta et vola d'un bond jusque dans ses bras.
-Donc Chaton, tu n'as pas dû le remarquer parce que ça ne se voit pas vraiment mais je ne suis pas ton père biologique. A ta majorité, tu pourras sans problème rechercher tes parents biologiques, et je t'encouragerai dans cette recherche. Ҫa va, c'est pas trop dur à encaisser ?
Le caneton secoua négativement la tête et Wade lui fit un câlin affectueux. Le vendeur s'était relevé, et se grattait la tête.
-Bon ! lança le mercenaire, on en prend tout de même deux, un pour Luke et un pour toi au cas où tes origines te manquent. Allez, on a fini.
Soulagé, le vendeur prit deux exemplaires du jouet dans le rayon, et se dirigea vers la caisse. Ils retraversèrent le magasin, mais Wade, sa mission accomplie, avait relâché sa concentration, et notait à présent chaque élément que les voix avaient tenté en vain de lui faire remarquer.
-JESUS EN DRAG QUEEN ça existe vraiment un pistolet nerf aussi grand ?! s'écria-t-il d'un ton incrédule en fixant le jouet en plastique d'un mètre au garrot.
-Ma foi oui, mais c'est vraiment le plus grand si ça peut vous rassurer.
-Je te l'achète immédiatement.
Quelques mètres plus loin, il lâcha l'énorme pistolet dans ses bras, et cria comme une fangirl.
-Vous avez plein de kigurumis ! s'écria-t-il en agitant les mains, Chaton caquetant en tournant autour de ses jambes.
-Seulement sept modèles il me semble, dit le vendeur en faisant machine arrière, les canetons attachés par les ficelles entre ses mains se balançant en rythme avec ses pas. Oui voilà, sept, Pikachu, Stitch, Crocmou, panda, Totoro, licorne et alien de toys story.
-Je vous les prends tous, décréta Wade, je ne sais pas encore lequel je mettrai quel jour de la semaine mais ça manquait à ma vie comme à un anus sans godemichet. Qu'est-ce que j'aurais fait sans votre magasin ? Je peux tuer la personne qui vous embête, un concurrent, l'amant de votre femme, qui vous voulez.
-Je, balbutia le vendeur, je n'ai besoin de rien merci. Vous voulez dépenser quatre cents dollars de jouets alors ça me va très bien.
-J'économisais pour ma Ferrari mais ça peut attendre. J'ai l'éternité pour me l'acheter après tout.
Bob avait décidé de ne plus chercher à comprendre. Vraiment. S'il le fallait, il allait fermer sa boutique pour aujourd'hui et aller prendre un valium.
Ce fut par contre un enfer pour emballer un pistolet aussi gros que Donald Trump –mais beaucoup moins con- -Bob n'avait pourtant aucune idée du QI d'un jouet en plastique mais il estimait ne pas trop risquer de se tromper- : il y laissa tout son stock de papier cadeau. Mais le paiement accepté de quatre cent vingt-et un dollars valait toute cette peine et ces frayeurs.
-Je vous offre l'ours en peluche, lança le vendeur, au cas où votre caneton décide de partir rechercher ses vrais parents.
-Vous êtes un chic type Bob. Mon offre tient toujours."
Sortant de la boutique avec une pyramide de jouets emballés plus l'ours en peluche qui faisait au moins sa taille sinon plus -puisqu'il faillit briser le verre d'un lampadaire sur la trente-septième-, Wade était satisfait, Chaton et les voix aussi. Il ne restait plus qu'à attendre Noël.
Le 24 décembre, après s'être ouvert ses cadeaux et que les voix se furent extasiées parce qu'ils étaient « exactement ce qu'elles souhaitaient », on sonna à la porte et l'homme araignée entra, un sac à dos sur les épaules. Il ne sourcilla même pas à l'homme masqué dans son kigurumi licorne, fêtant Noël avec son caneton et son cafard.
"Pas longtemps, hein, fit-il en retirant son masque et en se secouant les cheveux. Sinon je vais arriver en retard pour le repas à la Tour.
-Viens au lieu de me rappeler qu'on m'a pas invité. Y'en a pas pour longtemps, certifia le mercenaire en lui montrant le seul paquet encore emballé où il y avait écrit « Spideyboy » au feutre rose.
Amusé, Peter s'approcha et s'assit en tailleur près du sapin obèse que Wade avait dû voler quelque part. Chaton s'approcha en caquetant, et il le prit dans ses bras pour lui caresser la tête.
-Le sapin, il était dans l'appartement d'un proxénète que je devais refroidir.
Et voilà. Il commençait à bien le connaître. L'araignée prit le paquet, et étudia le poids, la forme et la dureté de l'objet qu'il contenait. Il y avait encore un carton dessous, qui contenait un objet apparemment petit et bien protégé. Sans faire la bêtise de le secouer, Peter décolla avec précaution les scotchs, et défit le paquet. Ses premiers mots en voyant le carton furent :
-J'espère pour toi que ce n'est pas ce qu'il y a dedans.
Sur la boîte, la photo d'un slip léopard à tête d'éléphant avec une trompe faisant bien vingt centimètres exprimait à elle seule toute la délicatesse de Deadpool.
-Bien sûr que non. J'aime juste ton visage quand tu es furieux.
Peter leva les yeux au ciel, et attrapa le couteau contre sa cuisse pour trancher le scotch sans pitié. Il ouvrit le carton avec le nez retroussé de manière prudente, puis ouvrit la bouche d'étonnement, avant qu'un sourire immense ne s'étale.
-Je t'avais dit de ne rien m'acheter, balbutia-t-il en fixant l'objet.
-À ta voix t'as pas l'air de m'en vouloir tant que ça.
Peter sortit avec précaution le vieux polaroid de son lit de photos et de papier bulle pour l'admirer avec émotion. Un Land camera 1000, 1977, le plus mignon et vintage des pola.
-J'ai fait quelques essais pour vérifier qu'il marchait bien, et j'y connais rien mais ça a l'air pas mal, fit Wade en désignant les quelques photos carrées à contour blanc qui avaient capturé Chaton avec ses petits yeux plissés de bonheur, la statue de la liberté et le A sur la tour Pepper-Stark.
-On va voir ça.
Peter passa la dragonne autour de son cou et glissa jusqu'à Wade pour brandir l'objectif sur eux. Le flash crépita, et la photo encore toute noire sortit. Souriant, Peter l'attrapa et l'agita un peu, se baladant dans l'appart pour aller chiper de la garniture à fajitas alors que l'image apparaissait. Elle était très réussie, même la licorne sur la tête de Wade semblait sourire. Le jeune la tendit à Wade, puis s'agenouilla pour sortir un cadeau de son sac.
-Tiens, je crois que tu vas crier sa mère.
-Bah ma migale, je t'avais dit de rien m'offrir !
-C'est pas grand chose, vas-y.
-Si tu insistes, alors je peux pas refuser, fit-il en se retenant manifestement de le lui arracher des mains.
Très excité, il attrapa la boîte et entreprit de déchirer le papier comme un chat mal élevé, avant de brandir à bouts de bras et avec des larmes aux yeux la montre panda qu'on venait de lui offrir.
-Oh mon dieuuuu elle est si mignonne avec ses grands yeux noirs et sa bouche incurvée ! Je l'aime presque autant que toi ! C'est merveilleux !
Il se releva d'un bond et Peter esquiva en riant le câlin possessif qu'on voulait lui administrer.
-Allez, je file ! lança-t-il en remettant son masque et son sac à dos, le polaroid pendant à son cou comme une médaille. Joyeux Noël vieux dégueulasse !
-Joyeux Noël mon huit pattes à la crème !
Peter allait passer la porte quand Wade cria :
-Attends attends attends ! J'ai oublié de te donner le cadeau pour Luke !
Farfouillant dans ses slips sales et les bouteilles de bière, il sortit le long paquet à motif père noël.
-C'est bien mec, ça n'a pas l'air d'être un Beretta, le félicita l'araignée.
-C'est une ribambelle de canetons, précisa Wade alors que Chaton caquetait d'enthousiasme, courant vers le sapin.
Ayant attrapé la ficelle dans son bec, le petit animal tira son cadeau jusqu'à Peter, qui tout en se disant que ce caneton était tout de même un peu trop intelligent pour être normal, constatait que la forme correspondait et que c'était un cadeau tout à fait acceptable pour un bébé de huit mois.
-Je suis sûr qu'il va adorer.
Stark beaucoup moins, vu le coin coin affreux que braillait le jouet à chaque fois qu'on le déplaçait, mais ça restait un cadeau exemplaire.
-Merci pour tout ! fit-il en ayant rangé le paquet dans son sac, le polaroid pendant cependant toujours à son cou. Bonne nuit !"
Filant dans les airs en tenant sa toile d'une main et le polaroid de l'autre, les canards de Luke contre son dos, Peter se foutait que ses cinq « parents » froncent les sourcils quand il leur annonçait chez qui il allait. C'était tout de même de la bien bonne éclate.
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Pour suivre le destin de la chantante ribambelle de canetons, c'est au chapitre dix-sept de Lucioles coming soon. FAIS-MOI MON NOËL POSTE UNE REVIEW. S'il te plaît.
