Chapitre 04 Notre lien...
Je me relevais de la pierre tombale et je vis derrière moi à mon plus grand déplaisir, une personne que je n'avais plus revue depuis de nombreuses années. Pourtant j'ai pu le reconnaître en un instant et j'aurais souhaité ne pas le voir maintenant, j'avais peur de m'emporter devant lui ou d'agir de manière irrationnelle mais une chose est sûre, je ne pouvais pas rester ici.
Toutefois, je n'ai pu m'empêcher de l'observer un instant et j'avais remarqué qu'avec le temps qu'il avait changé de l'image que j'avais de lui. Les traits de son visage étaient fatigués par des cernes et des rides qui étaient sans doute lié par son âge avancé, il avait maintenant des cheveux grisonnants au lieu de ses cheveux noirs. Pourquoi était-il là ? Bon j'en avais déjà une petite idée. Mais surtout pourquoi maintenant alors que j'avais fait avec la plus grande précaution possible mon retrait. Je n'étais pas assez prudente.
''Natsuki...oh mon Dieu...tu...je ne sais pas quoi dire…'' Dit celui-ci en me regardant avec une très grande attention.
''Alors continue…'' Riais-je froidement.
''Je…'' Je pouvais voir qu'il hésitait avant de formuler ses phrases.
''Désolée mais je n'ai pas de temps à perdre avec vous. Alors soyez direct, que voulez vous ? Il vaudrait mieux me répondre maintenant pendant que j'ai encore la patiente de le faire sinon je m'en vais.'' Le coupais-je abruptement pour qu'il ne puisse pas continuer sa phrase mais on dirait que ça ne fonctionnait pas.
''C'est incroyable. Tu ressembles tellement à Saeko quand elle était jeune; ses yeux verts, son visage et même la couleur bleue de ses cheveux.''
''Super ! Je suis heureuse de le savoir. En plus vous n'êtes pas le seul à me faire cette réflexion. C'est probablement parce que je suis sa fille que je lui ressemble autant. Et puis j'avais toujours cette apparence avant, c'est juste que vous l'aviez simplement oublié. Comme c'est malheureux. Je ne trouve pas les mots adéquats pour exprimer ma peine. Vous m'avez terriblement manqué, je suis si heureuse de vous revoir. Oh non c'est impossible pour moi te continuer encore plus longtemps cette comédie. Ça me rend malade.'' Ironisais-je en le fusillant du regard.
''Je n'ai pas oublié...tu es sa précieuse et magnifique fille...c'est vrai ...je ne peux pas le contester en te voyant. Je sais que tu es en colère contre moi, et je la mérite certainement.'' Me dit il en évitant mon regard enragé.
''Tu la mérite certainement ? Oh ça suffit, arrête de jouer le martyr. N'as-tu pas de meilleure excuse à me présenter, je suis déçue. J'aurais cru que tu aurais fait un petit effort car tu avais pas mal de temps pour y réflechir. Non ! Mais qui va croire un pareil mensonge ? Je n'arrive même pas à me convaincre.''
''Je comprends tes ressentiments, j'ai été maladroit. Est-ce que ça va ?'' S'enquit t-il en bégayant mal à l'aise.
''Tu oses réellement me poser cette stupide question ? Je suis dans un cimetière où ma mère et sœurs sont enterrées. Ca ne se voit pas particulièrement, mais je resplendis de joie. Je ne peux pas croire que tu sois aussi égoïste. En fait je m'en doutais déjà. Ça vous intéresse réellement ou vous me le demandez par pure politesse ou peut être est-ce un moyen subtil de faire la conversation ?'' Répondis-je d'un ton glacial en regardant maintenant sur le côté tout en croisant mes bras. Je ne pouvais plus lui faire face mais mains se mirent à trembler de colère.
''Natsuki je suis désolé, j'ai agi comme un con, je sais que tu me hais.''
''Je peux pas dire le contraire donc qu'est-ce que vous me voulez ?'' Grondais-je exaspérée par cette présence indésirable.
''Je voulais te parler et m'excuser pour le comportement que j'ai eu par le passé. J'ai eu tort…''
''Pauvre petite chose…comme si ça allait changer quelque chose à la situation actuelle. Vous n'existez même plus pour moi, vous n'êtes rien d'autre qu'un parfait inconnu que je pourrais par hasard rencontrer dans la rue. Je ne veux plus te voir ! Alors part la queue entre les jambes comme tu as l'habitude de faire ''
''Tu as raison mais-''
''Arrête avec toutes ses conneries ! J'en ai marre ! Je m'en contre fous de ce que tu veux. En ce qui concerne mon pardon c'est un peu trop tard... !... j'avais besoin de vous quand Nina et moi nous avions perdu maman et tu...bon sang ! Merde...vous vous êtes enfui comme un lâche de ses responsabilités, en nous laissant avec votre mégère de mère.'' Aboyais-je sur les nerfs.
''J'ai fait une erreur monumentale et je le savais déjà !''
''Et donc ? Tu veux que je t'en félicite ? Tu te moques de moi !''
''Non ! Pourquoi es-tu aussi butée. Laisse moi au moins m'expliquer.''
''Comment oses-tu me faire des reproches. Je pourrais te rétorquer de même ! Tu n'es pas le seul à avoir souffert. Contrairement à ce que tu puisses l'imaginer.'' Grognais-je empreinte à la furie.
''Je veux seulement me justifier. Je n'ai pas pu rester avec vous car vous me rappeliez Saeko surtout toi Natsuki. Je ne pouvais plus supporter sa perte. C'était une phase horrible de ma vie, je ne sais toujours pas comment j'ai pu survivre indemne face à cette tragédie sans mettre un terme à ma propre existence.''
''Donc c'est entièrement ma faute si tu es parti de la maison ? Non mais qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre ! Tu es exactement comme ta mère, une vraie pourriture qui rejette les erreurs continuellement sur les autres. C'était tellement plus facile que de se remettre en question. Déjà que cette folle ne me supportait pas parce que je ressemblais à ma mère, et maintenant c'est ton tour ? Qu'est-ce qui ne va pas chez vous ! Vous êtes une bande de dérangée !''
''Non ce n'était pas ce que je voulais dire Natsuki, quand j'ai perdu ma femme, ta mère... j'étais malheureux, désespéré. Je ne savais pas ce que je devais faire. J'avais peur de faire n'importe quoi ou de vous faire du mal à toi et Nina, alors j'ai préféré partir.''
''Et nous alors ? Est-ce que tu pensais qu'on vivrait dans le bonheur total après avoir perdu notre mère ? Qu'on pouvait l'oublier ? Ou qu'on pouvait tourner aussi facilement la page sur cette histoire comme si rien d'important ne s'était produit ? Non ! Certainement pas ! Donc depuis le début tu pensais à notre bonheur. Oh mais c'est tellement généreux de ta part, il ne fallait vraiment pas, mais quel père attentionné tu es, j'ai vraiment beaucoup de chance de t'avoir. Bon voilà t'as dit tout ce que tu voulais me dire, maintenant je dois y aller.'' Répondis-je énervée, j'allais partir mais mon géniteur se mit en face de moi m'empêchant de passer, je me mis à serrer des poings car j'avais une folle envie de lui donner un coup de poing sur son visage mais je ne peux faire ça ici, dans un cimetière, mais surtout près de la tombe de ma mère. Elle ne méritait pas cela, elle aimait mon père pour je ne sais quelle raison.
''Qu'est-ce que tu me veux encore ? Tu n'as pas remarqué que tu me gênes, alors barre toi de là !''
''Natsuki attend... je veux juste savoir comme s'est passée ta vie, ce que tu deviens...et je te promets de te laisser tranquille après.'' Implora l'homme qui me regardait avec une grande détresse.
''Est-ce que ma vie t'intéresse véritablement ? Pourquoi ça m'étonne autant ? Oh mais je sais ! Ça fait 15 ans que tu n'as pas recherché à me revoir ! '' Ajoutais-je en fronçant des sourcils.
''Je comprends que tu réagisses ainsi. Mais je suis sincère, je veux réellement savoir ce que tu deviens à cause des années que je n'ai pas pu passer avec toi.''
''A cause de toi !''
''Je le sais…''
''Tu veux simplement te donner bonne conscience. D'accord, je vais exaucer ton précieux souhait. Je vais te faire un topo rapide de la vie que j'ai actuellement et celle que j'ai eue après que tu sois parti. Je vais faire court, je suis actuellement informaticienne, j'ai eu une augmentation il y a une semaine, et je vis dans un appartement dans le centre ville de Nagoya, il y a un parc à l'extérieur et j'ai aussi une moto.''
''C'est super, je suis heureux pour toi.'' Déclara l'homme le sourire aux lèvres ce qui me rendit malade.
''Ouais super, maintenant je vais te dire par où j'ai du passer pour arriver à cette vie idyllique. Tu connais probablement la raison de ma fuite du manoir de grand mère ? Parce qu'elle me traitait comme une moins que rien ou plutôt de la merde serait le terme le plus adéquat. Si je n'obéissait au doigt et à l'œil, elle m'enfermait aussitôt dans ma chambre ou dans la salle des punitions sans que je puisse avoir un repas à midi ou le soir parfois même les deux. Elle me donnait des coups de règle aux doigts si mes exercices ou mes devoirs n'étaient pas corrects ou avaient des erreurs. Donc si j'avais une mauvaise réponse un coup de règle, deux mauvaises réponses, deux coups de règle et ainsi de suite. Les seuls endroits où je pouvais aller c'étaient ma chambre, les toilettes, la salle de bain et la cuisine, tu parles d'une vie. Je suis sûr que si elle pouvait le faire, la vieille folle m'aurait fait porter un bracelet électronique à ma cheville. Alors ne pouvant supporter plus longtemps cette prison, je me suis enfuie.''
''Je ne savais pas que ça irait aussi loin.''
''Vraiment ? Mais tu sais je n'ai pas tout à fait fini. Ce n'est que le début, ce n'est pas facile d'être libre, j'ai marché pendant des kilomètres et j'ai fait de l'auto-stop pour atteindre une grande ville. J'ai vécu un long moment dans la rue, plus d'un an je crois. J'ai fait des choses que je n'aurai jamais imaginé pouvoir faire dans ma vie. J'ai mendié, j'ai mangé le contenu des poubelles des restaurants et des supermarchés, je dormais sur des bancs publics ou dans des halls d'immeubles. J'avais peur à chaque instant de me faire tuer, agresser ou violer. J'ai commencé à voler les gens et dans des magasins pour pouvoir survivre ou me nourrir à ma faim. J'ai même dû...vendre mon corps...contre de l'argent pour pouvoir payer le loyer de mon appartement. Une vie de rêve n'est-ce pas ?''
''ARRETE ! Pitié.'' M'implora mon pitoyable père en me regardant avec pitié. J'ai cru à cet instant que j'allais le tuer. Comment osait-il me regarder de cette façon ! Alors que c'est une grande partie de sa faute si j'avais vécu cet enfer. Puis il tenta de s'en aller, alors je l'attrapais fermement par le poignet l'obligeant à écouter encore plus longtemps. Il voulait savoir ce que j'avais vécu après qu'il soit parti et m'a obligé à me dévoiler, alors il allait devoir connaître toute la vérité. Qu'elle lui plaise ou non.
''Pourtant c'est toi qui voulait tout savoir ma vie. Oh mais peut être que ça te dérange d'avoir ce genre de fille, tu sais à l'époque j'étais très populaire auprès des femmes riches et d'un certain âge.''
''ARRETE ! Je ne veux plus rien entendre !'' Cria l'homme en cherchant à s'en aller, alors je l'ai attrapé par le poignet le forçant à m'écouter plus longtemps, il voulait savoir comment était ma vie quand il est parti de la maison et bien il le saura dans les détails.
''Pas question ! C'est plutôt à toi d'arrêter ! Car si je m'en rappelle bien, c'est toi qui voulais tout savoir ! Oh mais peut être ça te fait honte d'avoir une fille pareille. Tu sais à l'époque j'étais très populaire auprès de femme fortunée d'un certain age. Les petites jeunettes de mon genre les rendaient plus enthousiaste, elle se sentait rajeunir. Je dois l'avouer que certaines demandées des choses peu catholiques. Et dire que la plupart d'entres elles avaient une famille et des enfants.''
''C'est bon, j'en ai assez !''
''Moi aussi ! Je crois que je suis la Kuga qui est la traînée et la souillon de la famille. Ma mère et ma sœur ne sont jamais allées aussi loin que moi. Et si grand mère le savait, elle en mourrait de honte ou d'une crise cardiaque. Oh mais c'est une bonne idée ça, je devrais peut être lui dire.''
''Natsuki je suis désolé, tout est de ma faute. Si ta mère était présente, alors elle ne me pardonnerait jamais de ta déchéance, de ce que je t'ai fait subir.''
''Je te l'ai déjà dit, je n'en veux pas de tes excuses ou de ta pitié !'' Hurlais-je, je ne pouvais plus supporter cette situation et je devais m'en aller. C'était pour cette raison que je ne voulais pas le voir, je lui avais raconté toutes ses choses difficiles que je ne voulais à aucun prétexte avouer.
Je me dirigeais maintenant vers la pierre tombale de ma sœur toujours sur les nerfs, et je fus surprise de voir qu'il y avait encore quelqu'un près de la tombe. C'était une fille même si je n'arrivais pas à discerner clairement son apparence. Elle était accroupie sur le sol et portait un parapluie cachant la moitié de son corps. Je restais plantée sur place, ne sachant que faire. J'avais cru qu'ils étaient tous partis mais il semblerait que je me sois encore trompée. Je ne pouvais pas rester ici, pas dans l'était où j'étais. Je m'apprêtais à m'en aller quand je vis mon géniteur arriver vers moi. Je ne voulais pas le voir de nouveau surtout après ce qui s'est passé il y a quelques instants. Je ne voulais pas provoquer un scandale.
''Natsuki...s'il te plaît nous en n'avons pas encore terminé. Nous devons en discuter plus longuement dans le calme.'' Dit mon paternel qui s'était mis en face de moi.
''Putain ! Fous moi la paix ! Tu m'avais promis que tu allais me laisser tranquille si je te racontais ma vie alors pour une fois, fait pour une fois ce que tu as promis.'' Dis-je en jetant un regard noir en sa direction ''Je crois qu'il vaux mieux que je revienne plus tard.''
''Attend Natsuki...'' Insista l'homme.
J'allais partir quand je sentis une main me retenir par la manche de ma chemise. Surprise, je me retournais immédiatement et vis que était la fille au parapluie.
''Natsuki '' Dit celle-ci tendrement avec un faible sourire qui était forcé.
''Shi...Shizuru ? Qu'est-ce que tu fais là ?'' Demandais-je surprise par sa présence ici en ces lieux, et je réalisais ensuite pourquoi elle avait cet air affligé au fleuriste.
''Tu connais cette fille ?'' Me questionna mon géniteur mais je ne fis pas attention à lui et je regardais dans les yeux rubis de la brunette. Nous nous contemplons pendant plusieurs secondes sans se dire un mot.
''Ara, on dirait qu'on est destinée à se rencontrer Na-tsu-ki ?''
''Il semblerait, est-ce que tu connaissais Alyssa ?''
Quand je prononçais le nom de ma sœur, j'ai pu lire dans le regard de la fille aux cheveux ambrés une grande tristesse qui me brisa le cœur. Je ne savais pas ce qui m'avait pris sur le moment. Mais je m'approchais d'elle et je l'enveloppais dans mes bras. J'avais cette impression en moi qu'elle avait désespérément besoin de ce geste réconfortant et je pense que ce fut aussi mon cas. La châtaigne prise de court fit tomber son parapluie sur le sol inondé et spongieux. J'ai pu sentir qu'elle commençait à décontracter son corps à mon contact, qui était il y a quelque instant extrêmement tendu. Ensuite, elle laissa ses émotions enfouies s'extérioriser dans mes bras. Je la serrais plus fortement contre moi quand je la sentais trembler nerveusement puis je fermais les yeux en levant la tête vers le ciel, l'eau de la pluie ruisselait tout le long de mon visage se mêlant à mes larmes. J'attendais patiemment que la fille aux cramoisis regagne son calme avant de la relâcher.
Quelques minutes après, elle s'éloigna de moi et s'essuya ses larmes tout en s'excusant de son comportement. Mais je l'en empêchais car ce n'était pas grave. Je lui disais que ressentir de la peine ou du chagrin c'est qui nous rendait humain. Nous nous regardions mal à l'aise car on ne savait que dire. Je remarquais que d'autres personnes nous rejoignîmes, moi qui voulais rester seule pour pouvoir me recueillir, ce fut peine perdue.
''Shizuru.'' Interpella une fille aux cheveux courts et de couleur bleu ciel qui vient à sa rencontre.
''Miyu !'' Répondit la concernée vers son interlocutrice.
''Shizuru vous ne devriez pas rester dehors par un temps pareil.'' La fille aux cheveux bleu ciel lui apporta son parapluie qui était sur le sol. La beauté à la cascade miel voulait par gentillesse le partager avec moi, mais j'avais poliment refusé son offre. Puis elle se retourna de nouveau vers son amie.
''Ara, ne t'inquiètes pas pour moi, je vais bien. Enfin si je peux vraiment l'être à un moment pareil. Je voulais seulement rester un peu seule, c'est tout.''
''Mais j'ai promis à Alyssa de vous protégez, et je ne me le pardonnerai jamais s'il vous arrivez quelque chose.'' Je regardais silencieusement les deux protagonistes discuter, cette fille aux cheveux ambres devait probablement connaître ma sœur, c'était peut être une de ses amis ou quelqu'un de son entourage proche comme cette Miyu. Cependant elle paraissait très jeune.
Pendant que les jeunes filles continuait de parler de ce qui les concernaient. Je me dirigeais vers la tombe de ma sœur et j'y déposais des œillets. Une larme longea le long de ma joue que j'essuyais immédiatement. Je m'étais promise de ne plus pleurer car si je commençais ainsi, je redoutais de ne plus pouvoir m'arrêter. J'avais déjà vécu cette semblable situation auparavant lorsque ma mère est morte et je ne voulais plus revivre ce tourment. Je me relevais de la tombe puis je remarquais que l'on m'observais. La fille aux cheveux bleus s'approcha de moi.
''Enchantée de vous rencontrer Natsuki, Alyssa m'a beaucoup parlé de vous.''
''Vous me connaissez ? Mais... qui êtes vous ?'' Questionnais-je sur mes gardes.
''Désolée j'ai oublié de me présenter, je m'appelle Miyu Greer. Je suis…enfin…je voulais dire, j'étais la meilleure amie d'Alyssa.'' La dite demanda à Shizuru de la rejoindre.
''Et je vous présente Shizuru Fujino Kuga.''
''Ku...Kuga ?'' Bégayais-je interloquée, elle a le même nom que moi ? Mais qui était cette mystérieuse fille ? Ce n'est pas une autre de mes demi-sœurs cachées j'espère, car il y en a de plus en plus. Mais surtout je la plaignais de se retrouver dans notre famille de malade.
''Shizuru est votre nièce, c'est la fille unique de Alyssa Kuga et de Kento Fujino.''
''Quoi !''
