Mot de début de l'auteur : Uuuuuh ! Ce chapitre m'a pris toute la journée d'aujourd'hui et une partie de la nuit d'hier. Je me suis relevée après m'être couchée parce que j'avais une idée de début en tête et que je ne voulais vraiiiiment pas l'oublier haha. Et puis au bout de 800 mots, j'ai effacé la moitié de ce que j'avais écrit, ça ne me convenait pas et ça ne convenait, surtout, pas à l'image que je me fais d'Hermione.
J'avais besoin d'un avis pour le chapitre précédent qui me semblait particulièrement important, mais celui-ci m'a paru encore plus crucial et j'ai donc recherché de l'aide auprès d'une amie qui aime autant les fanfictions que moi (et que j'essaie de convaincre de se mettre à écrire parce que, bah flûte quoi, elle a de supers idées, c'est en grande partie grâce à elle que j'ai pu mettre ce chapitre en forme). Donc merci à ma toute nouvelle bêta : Tity (enfin, je sais pas ton pseudo sur ffnet, ni même si t'as un compte dessus et comme tu réponds pas là tout de suite, osef, de toute façon tu te reconnaîtras).
En vous souhaitant, comme d'habitude, une bonne lecture !
Bisous,
Lou'.
23 juin 1997 – 20h
- Miss Granger ! tonna une voix qu'elle ne connaissait que trop bien.
La brune déglutit et leva les yeux de son assiette de pâtes à la carbonara. Elle ne pouvait pas dire que ne s'y était pas attendu. Snape dardait sur elle deux yeux furieux.
- Vous allez m'accompagner jusqu'à mon bureau ! Tout de suite ! ordonna-t-il. Vous m'expliquerez là-bas pourquoi vous n'étiez pas en cours de potions cet après-midi et j'espère que vous avez une bonne explication. Dans le cas contraire, vous n'échapperez pas à la retenue. Mais j'imagine que vous le savez.
Elle quitta le banc sur lequel elle était assise avec réticence. Harry et Ron lui jetèrent des regards inquiets. Ils avaient bien tenté de comprendre pourquoi elle avait séché, sans succès. Hermione n'avait jamais voulu répondre à leurs questions. Elle avait bien trop honte de ce qui s'était passé dans la salle de cours le mercredi précédent et ne pouvait plus faire face à son professeur sans se remémorer ses gestes et le désir lui montait alors aux joues.
Elle suivit sans mot dire le directeur des Serpentards dans les couloirs qui menaient au cachot. Quelle excuse allait-elle pouvoir inventer ? Lorsqu'il ouvrit la porte de son bureau, elle hésita à entrer et, tenant encore la porte, il dut titiller sa fierté pour la convaincre :
- Ne tremblez donc pas comme une feuille ! N'êtes-vous pas une Gryffondor ?
Il prit ensuite place et l'invita à s'asseoir sur l'un des deux fauteuils qui lui faisaient face. Son visage exprimait à la fois du mécontentement, de la déception et de l'ennui.
- Alors ? insista-t-il, impatient.
- J'avais peur, murmura son élève si bas qu'il crut l'avoir rêvé.
- Peur ? De quoi pouviez-vous bien avoir peur ?
- Vous êtes mon professeur. Je suis votre élève.
- Oui, c'est une évidence, releva-t-il, clairement sarcastique. D'autres évidences à énumérer, miss Granger ? Ou allons-nous enfin en venir au fait ?
- Oui, c'est une évidence ! éructa-t-elle.
Elle abandonna son siège et se mit à faire quelques pas dans la pièce, espérant retrouver le calme qu'elle cherchait.
- Vous êtes mon professeur. Je suis votre élève. Je suis en septième année, ce qui signifie que je vais bientôt quitter Poudlard. Si je suis renvoyée avant, je n'obtiendrai jamais mes A.S.P.I.C. Je ne pourrai donc pas étudier là où je le désire, ni faire le métier que je vise. Alors non, professeur, non ! lâcha-t-elle, très rationnelle.
Il soupira, puis se leva pour la rejoindre, mais elle recula jusqu'à la porte de la pièce, prête à s'enfuir.
- Je ne vois vraiment pas pourquoi vous seriez renvoyée pour n'être pas venue en cours, miss Granger. Vous écoperez simplement d'une nouvelle retenue, qui sera justifiée à la fois par votre absence de cet après-midi et par votre tenue pour me rendre la fameuse dissertation, déclara-t-il en lui jetant un regard indéchiffrable.
Alors qu'elle allait protester, il ajouta :
- Vous étiez en maillot de bains, miss Granger. Ce n'est pas moi qui aies choisi cette tenue pour vous.
Tous les muscles de la brune se crispèrent. Pour qui l'avait-il prise ? Elle ne s'était pas jetée sur lui, tout de même ! C'était lui qui l'avait caressée de manière terriblement érotique ! Et maintenant, quoi ? Il voulait prétendre qu'il ne s'était rien passé ? Ou que c'était de sa faute à elle ?
- J'avais un devoir à vous rendre, professeur, rétorqua-t-elle, sentant la moutarde parvenir lentement, mais sûrement, à son nez. C'est vous qui l'aviez exigé alors qu'il n'y avait plus de parchemins dans l'école, vous vous souvenez ?
- Il y a d'autres façons de rendre un devoir quand il n'y a plus de parchemins, miss Granger. N'avez-vous donc pas songé que vous pouviez utiliser du papier moldu ?
La bouche d'Hermione s'ouvrit en grand de stupeur. Elle était tellement stupide ! Comment avait-elle fait pour ne pas penser à ça ? C'était tellement logique, pourtant ! Et elle en avait dans sa valise ! Bon sang ! Qu'est-ce qui ne tournait pas rond chez elle ?
- Votre tenue était indécente, vous méritiez votre retenue, insista Snape, doucereux.
- Je…
Les joues de la Gryffondor brûlaient de honte.
- Vous reviendrez donc demain soir, à 20h. Les problèmes de parchemins devant être résolus dans la matinée, vous serez probablement déçue de savoir que vous utiliserez un parchemin et non votre peau, ricana-t-il.
Son élève plissa les yeux. Avait-elle tout imaginé seule ?
- Oui, professeur, acquiesça-t-elle, acceptant sa défaite.
24 juin 1997 – 19h30
Hermione quitta la bibliothèque sans se presser. Elle n'avait pas du tout envie d'aller à sa retenue avec Snape. Si tout ce qu'elle avait ressenti et cru voir le mercredi précédent n'avait été que des spéculations tout droit sorties de son esprit fantaisiste, était-elle donc la seule à éprouver ce désir ? Lorsqu'elle repassait la scène dans sa tête, elle se souvenait parfaitement du toucher très sage de son professeur, mais la main qu'il avait posée à la naissance de ses seins, puis sur son sexe… Que signifiaient ces mains ? Rien du tout ? Elle ne pouvait s'empêcher d'être profondément déçue. Elle aurait voulu voir, juste une fois, ces paillettes dorées dans les yeux de Snape briller pour elle. Elle aurait voulu voir, juste une fois, l'homme vulnérable derrière le masque de fer. Elle aurait voulu voir, juste une fois, la passion et l'envie sur son visage anguleux. Pouvoir toucher ces lèvres si fines, pouvoir les embrasser des siennes, caresser les joues du potionniste…
La brune se secoua pour faire disparaître ces images illusoires. Elle avait une retenue et devait oublier ces chimères. Et puis… si Snape avait fait un pas vers elle, l'aurait-elle laissé faire ? Non, jamais. Elle n'était pas une fille d'un soir. Elle était la femme d'une vie. Alors tout cela était impossible. Même dans son esprit.
- Bonsoir, miss Granger.
Le directeur des Serpentards la salua en ouvrant la porte de la salle de cours. Sans s'en apercevoir, perdue dans ses pensées, Hermione avait déjà atteint le lieu de sa retenue. Plus moyen de faire marche arrière, à présent. Elle entra dans la pièce sans le regarder. Alors qu'il se dirigea vers l'estrade, la jeune femme réalisa qu'il manquait quelque chose dans la pièce. Les chaises et les tables.
- Eh oui, après les parchemins, un petit malin a cru bon de faire disparaître de nouveaux objets. Les parchemins ne suffisaient pas, maugréa le professeur de potions, visiblement très mécontent.
Snape s'empara d'une grande planche de bois percée de chaque côté, dont les trous étaient reliés par une corde. Il tendit l'étrange objet à Hermione.
- Voici votre pupitre.
Les yeux de la brune passèrent du visage du potionniste à la tablette, puis revinrent se fixer sur leur premier point. Elle n'arrivait pas à savoir s'il plaisantait ou s'il était sérieux.
- Qu'attendez-vous ? Prenez-le ! exigea-t-il, exaspéré.
Il lui fourra finalement le bout de bois dans les mains.
- Mettez la corde autour de votre cou, cela vous servira de support pour écrire. Sortez vos parchemins, votre plume et votre encre.
La Gryffondor fit ce qu'il lui demandait sans rechigner, puis patienta. Snape semblait réfléchir, les yeux posés sur elle. Que comptait-il faire ?
- Puisque vous n'êtes pas venue en cours hier… avez-vous rédigé le devoir que vous auriez dû me rendre ?
Le ton de sa voix paraissait être à mi-chemin entre la moquerie et le sadisme. Hermione aurait pu jurer qu'il s'amusait encore plus avec elle qu'il ne l'avait jamais fait avec Harry auparavant. Devait-elle dorénavant se considérer comme une de ses victimes ? Pas qu'elle n'ait pas eu à subir les humeurs de Snape par le passé, mais à ce point…
- Non, professeur, marmonna-t-elle en baissant la tête, furieuse contre elle-même.
Elle qui avait voulu échapper à un Troll quelques jours plus tôt avait consciemment choisi de sauter le cours et, par conséquent, de ne pas faire le devoir à rendre. Elle avait cependant rédigé un brouillon pour les Gryffondors et savait qu'avec un peu d'efforts, elle pourrait le ressortir convenablement.
Le potionniste fit un pas dans sa direction et son élève dût se faire violence pour ne pas prendre la poudre d'escampettes immédiatement. Tout n'était que fruits de son imagination, c'était évident.
- Vous me ferez donc le plaisir de mettre ce dont vous vous souvenez sur vos parchemins. Je ne veux pas quelques notes par-ci par-là, je veux le cours complet.
La jeune femme obtempéra silencieusement, trempant sa plume dans l'encrier qu'elle avait installé sur son pupitre, puis commençant à écrire.
Elle le sentit se rapprocher et frôler légèrement son dos pour lire par-dessus son épaule les premiers mots qu'elle avait jetés sur le papier. Incapable de persévérer, trop préoccupée par sa présence derrière elle, elle s'immobilisa sans même s'en rendre compte. Il était là, à portée de mains. Elle avala sa salive avec appréhension.
- Pourquoi vous arrêtez-vous ? demanda-t-il contre son oreille, d'une voix autoritaire. Continuez !
Elle tenta de se concentrer, mais elle aurait pu jurer que l'homme faisait tout ce qu'il pouvait pour la dérouter. Les longs doigts du potionniste s'étaient doucement déposés contre les omoplates d'Hermione, sur lesquelles ils créaient de petits cercles, allant et venant, se faisant de plus en plus proche de son cou. Dans le même temps, le souffle chaud de Snape parcourait la joue droite de la brune, qui crispa sa main sur sa plume, mobilisant toutes ses forces pour finir la phrase qu'elle copiait. Ce fut comme s'il percevait la tension dans le corps de son élève. Il s'en détacha brusquement et elle eut brutalement conscience de la fraîcheur du cachot qui lui parut glaciale, succédant à la chaleur de son professeur.
Ses doigts se figèrent, sa penne à quelques centimètres du parchemin. Elle chercha la silhouette du directeur des Serpentards du regard, curieuse de ce que pouvait refléter son visage. Mais elle fut bien vite déçue, lorsqu'elle le vit la regarder, aucune émotion ne transparaissant dans ses traits impassibles. Une brusque envie de pleurer la prit. Son esprit était-il apte à imaginer autant de choses ? Devenait-elle folle ?
- Miss Granger, qu'attendez-vous pour poursuivre votre travail ? Faut-il que je vienne vous aider ?
- Non, siffla-t-elle, portée par une rage dont elle ne se pensait pas capable. Je vais m'en sortir toute seule, professeur. Merci.
- Surveillez votre ton avec moi !
Elle ne répondit pas et reposa sa plume sur son parchemin, reprenant son devoir et décidant de s'appliquer avec toute la bonne volonté qu'elle possédait en elle.
Snape reprit rapidement son petit manège, effleurant de nouveau lentement, très lentement, le dos d'Hermione qui décida qu'elle ne céderait pas. Elle savait que ses jambes ne la porteraient plus très longtemps, mais elle en avait assez. Il ne l'aurait pas ! Il n'aurait ni sa raison, ni son corps ! Pourtant, lorsque la main du potionniste se posa sur sa fesse droite, elle ne put retenir un hoquet de stupeur et se mordit violemment les lèvres, pour empêcher le gémissement de plaisir, qui aurait dû suivre, de passer les frontières de sa bouche.
La main baladeuse s'appropria ensuite sa hanche, avant de finir à l'avant de son bassin, au niveau de l'entrejambe de la Gryffondor qui masqua à grand-peine les frissons parcourant désormais tout son corps. Elle parvenait encore à écrire et sa plume traçait de plus en plus rapidement les phrases nécessaires à sa délivrance.
- Vous avez oublié un mot ici, chuchota-t-il, avant de laisser sa langue papillonner sur le lobe d'oreille gauche de la jeune femme.
Ah, cette sensation ! Que c'était bon ! Elle s'apprêtait à lâcher la tablette et à se retourner, lorsqu'il la rappela à l'ordre :
- Miss Granger, vous récolterez un Troll si vous ne me rendez pas votre devoir ce soir, murmura-t-il, toujours occupé par le même point sensible.
- Professeur… haleta-t-elle, suppliante.
Il se décolla d'elle, tout aussi soudainement qu'il l'avait fait précédemment. Et comme ç'avait été le cas auparavant, elle éprouva à nouveau la froideur mordante des cachots, qui la fit frémir. Déçue, elle resserra une énième fois sa prise sur sa plume et put terminer d'écrire sans qu'il ne revienne la caresser. L'amertume faisait place au désappointement, quand elle tendit son devoir à Snape.
- Miss Granger ! l'apostropha-t-il alors qu'elle allait sortir de la salle de cours.
Il avait couru pour la rattraper et s'était même fermement emparé de son poignet.
- Oui ? demanda vivement la jolie brune, espérant un geste, un signe.
- Vous avez oublié d'inscrire votre nom sur votre copie. Il serait fâcheux que vous obteniez une mauvaise note à cause d'une erreur aussi ridicule, n'est-ce pas ? ironisa-t-il.
Oh, tant de cruauté ! Pourquoi donc ? Comment ? Aimait-il à ce point la torturer ? Que désirait-il réellement ? Le cœur d'Hermione coulait dans sa poitrine, qui était trop serrée et l'empêchait de respirer correctement. Elle se sentait si désemparée, si chamboulée…
Elle reprit néanmoins sa penne et apposa son nom sur le parchemin, tremblante. En relevant la tête, elle lança un regard plein de détresse à l'homme qui lui faisait face, mais celui-ci l'ignora superbement et tourna les talons, dans l'indifférence la plus totale.
Lorsque la Gryffondor eut passé la porte de la pièce, elle renonça à se battre contre les larmes qui menaçaient de déborder de ses yeux. Choyant contre le sol, elle rendit les armes, épuisée et désorientée.
À suivre…
RAR
Lily : Je suis vraiment désolée de ne pas avoir répondu à ta review au chapitre précédent, mais je venais de le poster quand j'ai vu ta review, donc j'étais un peu dans le caca fufuh (j'aurais pu le modifier, tu me diras, mais avec ça, j'aurais posté le chapitre deux fois et donc les gens qui ont mis la fanfic' en « alerte » auraient été alertés deux fois, ce qui aurait paru carrément bizarre, enfin bon bref). Aaaah, je suis trop contente de savoir que c'est novateur ! J'espère que les chapitres 3 et 4 t'auront autant plu que le début ! Et ne t'inquiète pas, je dors quand même un peu parfois haha xD
Kami Cam's : Coucou ! Mrrrr, je suis contente de savoir que tu n'es pas déçue pour l'instant, vu que ton avis me tenait un peu à cœur. Du coup, j'espère que ce chapitre ne t'a pas non plus déçue et j'attends ton avis dessus haha !
Angel-ina66200 : Aaaaah ! Ravie de voir que tu es contente qu'il y ait une suite haha ! Et pour te faire encore plus plaisir, il y aura une suite à la suite xD merci, j'ai bien besoin de courage, ce chapitre m'en a fait baver ! Je pense ne m'être jamais autant donné sur une fic' !
Mot de fin de l'auteur : Il semblerait que j'ai bien de ne pas promettre que ce chapitre allait être le dernier ! Le suspens ne vous tuera pas, ça ira ? Évitez de me tuer, ça pourrait poser quelques légers problèmes quant à l'écriture de la fin de cette fanfiction ;)
