Bonjour bonjour ,
Excusez-moi de ne poster que ce Jeudi, pour des raisons de santé je n'ai pas pu poster hier soir, migraine entre autre donc les écrans d'ordi pas top, une grande fatigue ( je n'ai pas eu de vacances hein pour ceux qui pourraient penser " ouai oh bah ca va hein c'est que la rentrée depuis 3 jours) 9h 18h tous les jours pendant deux mois, plus la fatigue de l'année etc etc BREF Ca va mieux, et je me dépêche de poster parce que j'ai pas le temps j'ai un autre tour d'audition aujourd'hui et une réunion avant xD ( osef de ma life vous avez raison)
Du coup je ne répondrai pas aux reviews pour l'instant... je le ferai plus tard sur ce même chapitre mais là je vous laisse le lire, je suis déjà terriblement désolée de vous avoir fait attendre jusqu'à aujourd'hui donc sans perdre de temps plus que ça ! BONNE LECTURE ! Je vous aime vous êtes les lumières de mes journées !
Comme promis ce matin je vais répondre ce soir pour les review Ano ;) :
Alice: J'ai pas encore décidé de ce que j'allais faire du divorce... J'avoue avoir envie qu'il se passe plutôt bien, mais en même temps...je sais pas franchement ^^ ouaaiis moi aussi je trouve ça mignon :p en tous cas c'est une manière originale d'être abordée et j'avoue que j'aimerais bien que ça m'arrive un jour ahahaha Merci pour le commentaire ! ravie que ça te plaise :D
Lois13 : Merciiii :D :D ah bah la voilà la suite ;) fais toi plaisir ! :D
Raphi5930 : ahahahaha oui ça va arriver, quand comment...mystère :p mais bon une histoire sans problèmes n'est pas une histoire, c'est dans le manuel de l'écrivain xD Toujours ravie de voir que tu lis cette fic :) tu lisais need a family il me semble aussi, alors je suis vraiment flattée de ta fidélité ! Bisouus !
GuesTT ( Aka Coucou ) : Non effectivement je n'avais pas vu xD Oh j'aurais pu faire des chapitres de 40 pages chacun... mais y aurait moins de chapitre et plus d'attente entre je pense xD en tous cas je te remercie vraiment pour ces beaux compliments. Pour être honnête j'ai pensé qu'après tous ces mois depuis ce fameux, et horrible, épisode, que la grande majorité des gens sur ce site l'ont vu ^^' donc malgré la blague pourrie de Mystik7 qui m'a fait bien flipper d'ailleurs avant que je lise la suite de son commentaire ( oui oui je me suis dit pendant deux secondes et demi " Et merde...") je ne courrais pas grand risque je pense...même si j'avoue que c'est pas cool de remuer le couteau dans la plaie. Mais j'ai été, comme beaucoup, tellement choquée et en colère et triste que... fin bref, je voulais le partager avec vous mdr oh bah si la science dit qu'on ne peut pas m'en vouloir je te crois sur parole ! haha t'en fais pas j'aime bien les longues reviews, et ma réponse n'est pas super courte non plus :p En tous cas je suis contente que tu aimes ! voilà c'est dit :) bonne lecture si tu ne l'as pas encore lu :)
SQX10 : J'aime ton pseudo parce que je suis d'accord avec xD haha bah déjà elle a prit la décision de divorcer malgré ses craintes pour son fils, ce qui n'est pas mal déjà, c'est un diesel notre Régina faut pas trop la brusquer xD Heureuse que la suite te plaise ! j'espère que ça durera tout le temps de la fic ! :D
« - Emma grouille-toi je vais être en retard ! Ce n'est pas parce que toi tu ne travailles pas aujourd'hui que tu dois m'empêcher d'y aller !
- Oui oui je sors ! cria Emma à travers la porte de la salle de bain. C'est bon tu peux y aller ! »
Scarlett se rua dans la salle de bain bousculant la blessée qui gémit légèrement lorsque son amie effleura ses côtes de son coude réveillant ainsi la douleur des hématomes. Sa collègue ne se retourna même pas et ferma prestement la porte à clé pour prendre sa douche express.
Emma se rendit alors jusqu'à son canapé et s'y assit faisant attention à ne pas se faire mal.
Très tôt ce matin elle avait appelé son manager pour le prévenir de ce qu'il s'était passé, il lui avait donné sa journée pour qu'elle puisse se reposer et se faire examiner par un médecin. Attestation oblige pour justifier son absence. Il fallait de toute façon qu'elle passe chez son opérateur téléphonique afin de savoir ce qu'il était possible de faire. A sa banque pour remplir différents papiers et retrouver d'ici quelques jours sa liberté financière. Et bien entendu chez le médecin. « Une journée de repos mon cul ! ».
Scarlett sortit de la salle de bain habillée et maquillée et prête à partir. En allant jusqu'à la porte elle attrapa ses affaires, Emma sur ses talons.
« - Merci d'être restée. »
Son amie lui offrit un sourire rassurant et ouvrit la porte.
« - j'aurais un dernier service à te demander… »
Elle écouta attentivement la demande puis sortit définitivement de l'appartement laissant Emma seule avec ses pensées.
Daniel était parti dans la matinée. Régina ne lui avait pas laissé le choix, levée très tôt elle en avait profité pour faire les valises de son mari, ex-mari, et le mettre dehors. Bien entendu il s'était aussitôt braqué et avait invoqué la nécessité d'en parler à Henry avant. Il n'avait pas tords. Mais Régina ne pouvait plus vivre sous le même toit que lui et il est évidemment hors de question qu'elle lui abandonne sa maison.
Tout se précipitait, tout allait trop vite, hier encore elle ne savait pas quel était le bon choix, et aujourd'hui la voilà à mettre Daniel à la porte.
Décidément rien n'allait depuis la mort de sa mère, comme si elle avait aussi hérité de sa malédiction. Voir sa vie personnelle se détruire petit à petit.
Alors c'est ça son avenir ? Travailler pour la famille en s'oubliant ? N'avoir qu'une amie, qui en plus travail pour soi ? Ne plus avoir le temps pour son fils… Divorcer d'un mari devenu encombrant par sa jalousie, d'être seule jusqu'à la fin de ses jours ? Au moins ses parents n'avaient pas divorcés…Son père était bien trop amoureux de sa femme malgré son caractère difficile, autoritaire et manipulateur.
Un frisson d'horreur lui traversa l'échine.
« - C'est temporaire Régina, ne t'inquiète pas ! C'est juste un chamboulement, un contretemps. Bientôt tout sera réglé, tout ira bien. » Se persuadait-elle alors qu'elle marchait de long en large dans le salon.
Elle entendit des petits pas dans l'escalier et l'appréhension gagna son corps.
« - Bonjour Maman ! » fit Henry tout enjoué.
Il fit un câlin rapide à sa mère et glissa ses jambes sous la table attendant son petit déjeuner. Aussitôt servit Henry englouti rapidement un premier pancake, il ne le dirait jamais assez mais sa mère est la meilleure cuisinière du monde ! Il se sent particulièrement heureux quand il mange ce que sa mère lui a préparé, et un jour il avait décidé que lorsqu'il serait grand il serait cuisinier pour rendre heureux les gens à son tour.
Régina n'avait jamais été plus fière que ce jour-là, elle n'imposera jamais à son fils ce que sa propre mère lui avait imposée, elle voulait qu'il fasse ce qu'il avait envie de faire. Depuis ce jour Henry la regardait souvent cuisiner, parfois il l'aidait, lorsque la tâche n'avait nulle besoin d'un couteau bien entendu.
« - Henry ça te dirait qu'on aille aux écuries ce matin ? Je t'avais promis une balade la semaine dernière et je n'ai pas pu tenir cette promesse je suis désolée, je me disais qu'on pourrait remédier à cela aujourd'hui. Qu'en dis-tu ?
- D'accord, ça me ferait super plaisir, répondit Henry avant de mettre dans sa bouche une nouvelle bouchée de son petit déjeuner. Papa vient avec nous ?
Le visage de Régina perdit toute joie, elle ne pensait pas devoir mettre les pieds dans le plat aussi vite. Mal à l'aise elle sourit néanmoins à son fils chaleureusement.
- Non il ne viendra pas.
- Pourquoi ? C'est dommage, ça fait longtemps qu'on ne s'est pas retrouvés tous les trois.
- Oui, une autre fois peut-être.
- Il est où ?
- Ton père ? Et bien, je ne sais pas, il est partit ce matin. Tant pis pour lui ! Ce sera une journée mère fils, fit Régina dans une fausse joie pour détourner l'attention de son fils vers autre chose que son père. »
Elle ne voulait pas lui mentir, mais ne pouvait pas non plus aborder ce sujet maintenant. Elle n'y arrivait pas, surtout aujourd'hui.
Mère et fils arrivèrent aux écuries, ils furent pris en charge de suite, furent conduit jusqu'aux boxes de leurs chevaux pour les préparer à la promenade. Cela faisait longtemps que Régina n'avait pas monté et cela lui manquait. Aujourd'hui elle avait décidé de s'accorder un moment avec son fils, loin de ses problèmes conjugaux, loin de ses problèmes professionnels, loin de tout. Juste elle et son fils.
Les bombes ajustées ils commencèrent leur promenade en silence sur le sentier dédié. Lorsqu'ils furent à mi-chemin Régina et Henry firent un peu de trot puis s'arrêtèrent dans une petite clairière. La mère avait prévu un petit encas au cas où son fils aurait faim. Tous deux se reposèrent à l'ombre d'un grand pin et Régina se perdit dans le paysage calme. Elle ferma les yeux appréciant le silence et la sérénité de l'endroit prit une grande inspiration et expira le tout. Son fils grignotait sagement son encas lui aussi prit dans ses pensées.
Ses soucis mis de côté pour quelques instants, ils laissèrent la place à une jolie blonde et elle se mit à sourire. Elle passerait au magasin après la balade pour offrir un chocolat à son fils et en profiter pour prendre des nouvelles d'Emma. N'aillant aucun moyen de la joindre il ne lui resta alors que cette solution.
Dieu qu'elle avait eu peur lorsqu'elle avait découvert Emma gisante sur le sol. Ce n'est pas qu'elle était particulièrement attachée à la jeune femme, du moins c'est ce dont elle se persuadait, néanmoins elle n'aurait jamais pu la laisser seule dans cet état ! La ramener chez elle après son refus d'aller aux urgences était la meilleure solution, Régina le savait. Jamais elle n'aurait imaginé cependant que cela tourne ainsi. En repensant à cet instant partagé Régina sentit le rouge lui monter aux joues. Quelque chose avait changé hier. Indéniablement.
« - Maman, entendit-elle à ses côtés. On y va ?
- Oui chaton on y va. »
Les Colter remontèrent sur leurs chevaux. Ils furent de retour aux écuries quelques quarante-cinq minutes plus tard le sourire aux lèvres d'avoir pu passer ces quelques instants l'un avec l'autre.
Une fois les chevaux remis dans leurs boxes après avoir été bichonnés par Régina et Henry, ils rentrèrent chez eux. Sur le chemin Henry fut un peu plus bavard.
« - Je suis heureux qu'on ait pu faire cette balade ensemble maman. Je sais que tu es prise par ton travail et tout, mais tu me manques. Et papa est bizarre en ce moment il ne joue plus avec moi comme avant.
- C'est une période difficile Henry, le déménagement, mon nouveau poste et les responsabilités qui vont avec ne laissent pas beaucoup de temps pour l'amusement. Je sais que c'est perturbant pour toi. J'aimerais tellement faire plus mon chéri. Je t'aime tu sais, peu importe le travail que j'ai tu restes mon petit garçon adoré.
- Hey je ne suis plus si petit !
Régina esquissa un sourire, non il n'était plus si petit, mais pour elle qu'il ait deux ans ou quarante ans ça ne change rien, il restera son bébé pour la vie.
- Oui, pardon, s'excusa-t-elle néanmoins pour lui faire plaisir. »
Un regard dans le rétroviseur et elle le vit se triturer les doigts et semblait préoccupé.
« - Je peux te dire Henry que je ferai tout ce qui est possible pour ne pas devenir comme Mamie Cora. »
Il stoppa ses mouvements et lui rendit son sourire dans le reflet du rétroviseur visiblement rassuré par la promesse de sa mère.
A peine eurent-ils le temps de franchir le seuil de la porte d'entrée qu'une mini tornade rousse sauta dans les bras d'Henry en hurlant son prénom.
« - Tara ? demanda-t'il surprit.
Il regarda sa mère avec interrogation ne se souvenant pas l'avoir entendu dire qu'ils recevraient la visite de sa tante Zéléna.
- Bonjour Régina ! Lança joyeusement Zéléna. Désolée d'arriver comme ça à l'improviste mais ça fait vraiment longtemps qu'on ne s'est pas vu et Thérésa voulait voir son cousin.
- Ce n'est rien. Je suis ravie de te voir. Et puis c'est moi qui t'ais donné la clé de la maison, après tout elle t'appartient un peu aussi non ?
- C'est vrai. »
Les deux sœurs se prirent dans les bras alors que les enfants disparaissaient dans l'escalier pour aller jouer.
« - Henry ! On va bientôt manger, va prendre une douche !
- D'accord ! répondit le garçon du haut des escaliers. »
Régina sortit deux verres et les remplit avec du cidre. Une boisson que les deux sœurs affectionnaient particulièrement.
« - Et toi ? Tu ne vas pas prendre de douche ? Taquina Zéléna. Honnêtement tu devrais, tu ne sens pas la rose !
- Tu m'as tellement manqué, répondit sarcastiquement Régina à la pique. Je vais d'abord boire ce verre et prendre de mon précieux temps pour converser avec toi.
- Trop aimable soeurette.
Elles entrechoquèrent leurs verres un sourire joueur et défiant sur les lèvres. Depuis toute petite elles ne cessaient de se chamailler pour un oui ou pour un non. Zéléna avait toujours été la plus libre des deux, pas qu'elle n'était pas aussi intelligente que sa sœur, mais elle avait toujours eu plus de caractère pour s'opposer à l'autorité de Cora. Leur mère n'avait eu alors d'autres choix que de reporter ses espoirs sur sa cadette. Régina n'en n'avait jamais voulu à sa sœur pour ça car Zéléna la soutenait depuis l'enfance. Lorsque sa mère devenait un peu trop agressive envers sa petite sœur la rouquine n'hésitait jamais à se mettre entre la matriarche et sa petite sœur. Son instinct de protection était très développé.
- Raconte-moi tes malheurs ! J'ai reçu des textos inquiétants de Malicia qui s'inquiète pour toi.
- Est-ce que je dois vous rappeler à toutes les deux que j'ai plus de trente ans et que je peux gérer ma vie seule ?
- Oh excuse-nous Madame je sais mieux que tout le monde de nous inquiéter ! fit Zéléna sur un ton vexer. Aller, dis à ta grande sœur ce qui ne va pas, ne prends pas tes grands airs froids avec moi, de plus on dirait Mère.
Régina lança un regard noir à sa sœur.
- Ne me compare plus jamais à Mère ! Je ne suis pas, et je ne deviendrai pas comme elle !
- Non c'est vrai, contrairement à elle tu as un cœur… Cesse de détourner la conversation veux-tu ?
Elle prit une gorgée de cidre soutenant le regard de sa petite sœur qui ne semblait pas décidée à parler. Elle la vit pincer ses lèvres et plisser les yeux, Zéléna connaissait cet air et ne l'aimait pas. C'est celui qu'elle arborait tout le temps lorsqu'elle est préoccupée et qu'elle ne sait plus où elle en est. Elle avait eu le même air lorsque Daniel était entré dans sa vie. Zéléna savait que Régina sortait avec des femmes, jusqu'à ce que cet homme n'entre dans sa vie. Il lui avait sorti le grand jeu et poussé par sa mère Régina avait fini par accepter ses avances. Mais cet air-là lui rappelait les instants de doutes de sa petite sœur quand à cette relation avec Daniel.
« - C'est ce poste. Je ne pensais pas qu'il remettrait en cause toute ma vie si vite. »
Une légère pensée pour Emma traversa son esprit, sans ce poste elle ne l'aurait pas rencontrée, elle n'aurait probablement pas eu la goutte d'eau qui fit déborder le vase hier soir. Ce poste avait chamboulé sa vie dans tous les domaines…
« - Je ne peux qu'imaginer ce que tu vis, déjà à la direction du magazine je me rends compte que c'est parfois compliqué de tout lier.
- Tu sais que Daniel m'a trompée, Zéléna hocha la tête affirmative. Et bien je n'ai jamais pu lui pardonner. Je n'y arrive pas, j'aimerais tellement pour notre fils. Mais quand je rentre le soir après avoir passé ma journée à espérer que personne ne fasse une catastrophe dans l'entreprise, je me bats systématiquement avec lui, je rentre chez moi à reculons, la boule au ventre de le retrouver avec une autre femme, ou bien de recevoir tous ses reproches de misogyne. A cause de ça je rentre tard et je rate mon fils, à force je sais qu'il va m'en vouloir de ne plus être présente et ça me tue.
- Ce n'est pas comme si Mal et moi ne t'avions pas dit de le quitter, et ce depuis des mois. Tu serais tellement plus heureuse sans lui crois-moi.
- C'est fait.
- Je te demande pardon ?
- J'ai demandé le divorce. D'ailleurs je dois appeler mon avocat. »
Zéléna ne savait si elle devait être triste pour sa sœur ou sauter de joie à l'idée qu'elle ait finalement pris la bonne décision en ce qui concerne Daniel. Si elle avait pu à l'époque où elle avait appris sa tromperie elle lui aurait coupé la tête après lui avoir arraché le cœur. Personne, à part elle, n'avait le droit de tourmenter sa petite sœur ! De toute façon elle sut au moment où elle avait rencontré Daniel que ce mariage ne tiendrait pas. Régina ne s'en était pas rendu compte du tout et s'était laissé convaincre par leur mère que ce mariage était bon pour elle.
« - Je pense que c'est la meilleure décision que tu aies prise depuis des années !
- Je ne sais pas, pour moi peut-être, mais pour Henry… Je ne sais comment lui annoncer, j'ai peur qu'il me déteste, qu'il pense que je veux le séparer de son père…
- Henry est un grand garçon maintenant, il sera probablement perturbé mais il comprendra pourquoi tu le fais. Il t'aime, et je suis certaine qu'il a à cœur ton bonheur autant que moi. Mais dis-moi, qu'est-ce qui t'a finalement décidé ? Je veux dire que ça fait déjà plusieurs mois qu'on te le dit avec Malicia… »
Régina détourna le regard gênée alors que ses joues prirent une teinte rosée que Zéléna n'avait pas vu depuis longtemps. Intéressée par sa réaction elle se redressa sur son siège et posa son coude sur la table dévisageant ainsi de plus près les rougeurs de sa petite sœur. D'un sourire mi- sadique mi- joueur elle laissa passer quelques secondes puis réattaqua.
« - Tu as rencontré quelqu'un d'autre ? »
Le rouge de ses joues s'intensifia et elle fit tout son possible pour éviter le regard oppresseur de Zéléna. Qu'est-ce qui lui prenait ?
« - Je vois… fit Zéléna énigmatique.
- Tu vois quoi ? Fit Régina. Il n'y a rien à voir, il n'y a personne. Je te l'ai dit, j'en ai juste eu assez de rentrer chez moi la peur au ventre.
- Pas à moi ma chérie. Comment elle s'appelle ?
Face au regard surpris de Régina Zéléna cru opportun d'approfondir son sujet.
- Je t'en prie Régina, j'étais là quand tu fricotais avec cette Carrie je sais plus quoi, et je te rappel aussi t'avoir un jour interrompue en pleine séance bécotage avec, comment s'appelle-t-elle déjà ? Alex ? C'est ce qui m'a conforté dans l'idée que ton mariage avec ce guignol n'a toujours été qu'une mascarade ! »
Régina ne fit pas plus de commentaires alors qu'elle entendait les pas des enfants dans les escaliers. Elle lança un regard à sa sœur lui signifiant que la conversation était close, pour son plus grand soulagement, ce à quoi répondit Zéléna par un haussement d'épaule la promesse qu'elle n'en resterait pas là dansant dans ses yeux mutins.
« - Henry tu me laisses jouer avec tes figurines ?
- Oui vas-y ! cria-t-il à travers la porte de la salle de bain. »
La petite Thérésa, ou Tara pour son cousin, ne se le fit pas dire deux fois et sortit les figurines de super héros que son cousin affectionnait tant. Elle se mit à les faire se battre entre eux en exprimant ce que, selon elle, les personnages pensaient et se disaient dans des exclamations fortes et des bruitages étranges. Elle faisait voler les héros dans les airs, même si Wolverine n'a jamais su voler. Ce n'était pas important, seule son histoire comptait.
Elle joua encore quelques minutes avant de se lasser rapidement de ces jouets.
Tara se lassait vite. Cela a toujours été ainsi. Lorsqu'il fut temps de choisir une activité extra-scolaire la petite rousse n'a jamais pu choisir, elle avait envie de tout essayer, de tout voir ! Aussi elle ne restait jamais plus de deux mois dans un club au grand damne de ses parents qui en avaient assez de son manque de constance.
Sans ranger le désordre qu'elle avait mis dans la chambre de son cousin, elle voulut descendre et voir sa mère et sa tante. Voulant rester discrète elle marcha sur la pointe des pieds et fit attention à ne pas faire grincer les marches. Elle alla rapidement se cacher derrière un prolongement de mur du salon où se trouvaient les deux femmes et tendit l'oreille.
« - C'est fait.
- Je te demande pardon ?
- J'ai demandé le divorce. D'ailleurs je dois appeler mon avocat. »
La conversation semblait sérieuse, elle sut alors qu'il ne fallait pas les déranger. Sa maman disait toujours que ce n'était pas poli de déranger deux adultes lors d'une importante conversation. Aussi elle se retira tout autant discrète que lorsqu'elle est venue espionner sa mère et sa tante. Une question pointa quand même le bout de son nez dans son jeune cerveau.
De retour dans la chambre elle vit son cousin tout propre enfiler une chemise à carreaux et la boutonner. Il passa un rapide regard sur le bazar de sa cousine et soupira mécontent.
« - Tu aurais pu ranger poil de carotte.
- Ne m'appelle pas poil de carotte ! Crotte de nez !
Henry leva les yeux au ciel une moue amusée sur le visage.
- On range et on descend je pense qu'on va bientôt manger. Je meurs de faim, fit Henry en se caressant le ventre.
- Les garçons ça a tout le temps faim de toute façon…
- Tais-toi poil de carotte et aide-moi »
Les deux enfants s'assirent par terre pour ranger les figurines dans leurs boîtes. La mine soucieuse de sa cousine interpella le jeune homme.
« - Y a un truc qui va pas ?
- Ça veut dire quoi divorce ?
- Oh, y a un garçon de ma classe qui m'a expliqué, c'est quand deux parents se séparent, parce qu'ils ne s'aiment plus. Pourquoi ? Ta mère veut divorcer ?
- Non. Mais la tienne oui, enfin je crois. J'ai cru entendre ça tout à l'heure. »
Le visage du garçon s'assombrit tout d'un coup. Ce n'était pas possible, ses parents ne pouvaient pas se séparer, ils s'aiment ! Pourquoi voudraient-ils se séparer ? Est-ce qu'il avait fait quelque chose de mal et qu'un de ses parents veuille l'abandonner ?
« - Mais tu sais, reprit Tara. J'étais loin, j'ai peut-être mal entendu. »
Henry offrit à sa cousine un sourire de gratitude. Il espérait qu'elle avait raison.
Le déjeuner se passa bien, les deux sœurs heureuses de se retrouver finirent par parler de tout autre chose que les problèmes familiaux, les problèmes d'entreprise. Elles planifièrent également une visite chez leur père, une visite surprise qui, elles l'espéraient, lui fera plaisir !
Les rires des enfants emplirent la maison alors qu'ils discutaient secrètement, les mains autour de l'oreille de l'autre se confiant des messes basses sous l'œil attendri de leurs mères.
Henry oublia momentanément ce que sa cousine lui avait tantôt confié, ce n'était pas le bon moment pour en parler. Il essaya alors d'assimiler la nouvelle du mieux qu'il pouvait sans rien laisser paraître jusqu'à pouvoir aborder le sujet avec sa mère.
Zéléna et Tara quittèrent la demeure des Colter après une dernière embrassade et la promesse de se revoir très bientôt. Régina assura à sa sœur que tout allait bien et qu'elle lui donnerait des nouvelles concernant ce qu'elle savait. Les deux Mills partirent alors dans leur jolie BMW, un dernier signe de la main avant de disparaître à l'angle de la rue.
Régina ferma alors la porte se retrouvant seule avec son fils. Celui-ci la regardait étrangement, une tristesse et des questions débordaient de son regard, Régina ne sut comment l'interpréter. Etait-ce le départ de sa cousine qui le rendit tout d'un coup si malheureux ? Ou bien…
Elle lui posa une main apaisante sur son épaule et le prit dans ses bras. Un soupir de soulagement s'échappa de ses lèvres, cela faisait tellement longtemps qu'elle ne l'avait pas pris dans ses bras de la sorte. Son garçon lui rendit l'étreinte et Régina put sentir la crainte traverser le corps d'Henry. Il s'accrochait à elle comme si elle allait partir pour un très long voyage sans lui. Elle le serra alors un peu plus fort.
« - Tu veux un bon chocolat mon chéri ? lui demanda Régina espérant réussir à détourner l'enfant de son trouble»
Il acquiesça d'un petit mouvement de tête pas très assuré et Régina lui demanda de prendre sa veste et de mettre ses chaussures.
Inquiétée par l'état de son fils elle s'en voulut un peu de l'emmener avec elle jusqu'au Starbuck simplement pour constater de l'état d'Emma qu'il ne connaissait même pas. C'était plus fort qu'elle, il doit la voir.
Comme tous les samedis le Starbuck n'était pas bondé. Il y avait du monde, mais rien à voir avec les matinées de semaines. Régina se plaça dans la file d'attente avec son fils main dans la main attendant leur tour. Ils arrivèrent à la caisse de Robin, qui encore une fois en profita pour lorgner sur la chef d'entreprise d'une manière que la décence ne tolère pas vraiment, il prit la commande de madame et s'adressa ensuite au jeune homme. Il perdit son sourire lorsqu'il vit que ce dernier le regardait d'un œil noir et menaçant. Il répondit sèchement ce qu'il désirait et les Colter se dirigèrent vers le comptoir. Régina fut déçu de ne pas apercevoir Emma se jeter sur son gobelet dans l'unique but de lui préparer sa boisson pour ensuite pouvoir la défier. La jeune femme étant blessée elle savait préférable qu'elle reste chez elle pourtant elle avi
« - Henry qu'est-ce qui t'a pris ? Pourquoi lui as-tu parlé de la sorte ?
- Tu n'as pas vu comment il te regardait ?
Régina regardait son fils incrédule. Elle n'avait jamais remarqué le regard de cet homme. A vrai dire le seul regard de ce magasin qui ait eu de l'importance pour elle fut celui folâtre et effronté d'Emma.
- Non mon chéri je n'ai pas vu.
- Aucun autre homme que papa n'a le droit de te regarder comme ça, fit Henry en marmonnant tellement bas que Régina eu du mal à comprendre. »
Régina se pinça les lèvres. Il ne serait pas évident de lui parler de sa décision si Henry voyait son père comme son héros et il n'était pas question qu'elle lui fasse du tords pour qu'Henry finisse par le détester. Daniel restait son père après tout.
L'air renfrogné et coléreux de son fils ne le quitta pas jusqu'à ce qu'une voix de femme les interpelle.
« - Régina ?! cria Scarlett attirant l'attention de la brune et de son fils.
« - C'est moi, répondit-elle.
Elle se pencha un peu sur le comptoir et fit d'une voix basse afin qu'Henry ne puisse pas entendre.
- Emma Swan n'est pas présente ?
- Non, mais elle m'a laissé un message pour vous, dit la serveuse en tendant le gobelet à Régina qui vit plus de lettres que contenait son prénom.
Elle prit le gobelet sans prêter attention aux écritures puis demanda :
- Est-ce qu'elle va bien ? Vous avez eu des nouvelles ?
- Elle va bien oui, elle n'a pas pu venir aujourd'hui car il faut qu'elle se repose évidemment. Je pense qu'elle reviendra lundi, précisa Scarlett un large sourire sur le visage, elle prit le chocolat viennois d'Henry et son cookie chocolat blanc et lui tendit le tout. Tiens bonhomme, fais attentions c'est chaud !
- Merci, fit il en prenant les articles. »
Régina fit un signe de tête à la serveuse en guise de remerciement et laissa la place au prochain client.
Mère et fils allèrent s'asseoir à une petite table se trouvant à l'écart des autres dans le grand salon à l'étage après un détour au petit comptoir afin qu'Henry ajoute de la cannelle à sa boisson. Régina n'avait jamais pris le temps de détailler le salon qu'elle trouva magnifique. Les angles couverts par des bordures en bois sculptés, des lustres dignes d'un restaurant cinq étoiles éclairaient la pièce sans agression, les murs étaient peint d'œuvres célèbres copiées bien entendu, l'ambiance était chaleureuse et tamisée permettant aux clients de se détendre plus facilement. Assit dans les confortables fauteuils entourant la petite table basse Henry but une grande gorgée de son chocolat un soupire de satisfaction sortant de sa gorge.
Régina prit alors son gobelet et remarqua enfin les écritures, ce n'était pas l'écriture d'Emma, sûrement celle de sa collègue. Elle lut sur le carton hermétique « Merci et Désolée ».
Elle comprenait le merci, mais pourquoi désolée ? Dans son souvenir elle n'avait rien fait qui pourrait justifier des excuses… Régina perplexe fronça des sourcils. S'excusait-elle pour la « gêne » qu'avait été son sauvetage et ses soins ? Ridicule, l'idée de l'emmener chez elle pour la soigner était son idée.
« - Oh. » Pensa Régina en rougissant.
Emma s'excusait pour « ça ».
« - Maman ?
- Mhm ?
- Tu es toute rouge, ça va ?
- Oui ça va chaton, mon café est un peu chaud, c'est tout. »
Le calme olympien dont faisait preuve Régina même lorsqu'elle racontait des mensonges était légendaire ! S'en servir sur son fils la fit culpabiliser mais mieux valait qu'il ne sache pas ce qu'il s'est passé la nuit dernière, enfin ce qu'il ne s'est pas passé, ce qui aurait pu, ce que Régina aurait voulu, enfin peut-être… Elle poussa un soupir en fermant les yeux. Qu'il était compliqué de penser correctement dernièrement.
Les cafés, chocolats et pâtisseries terminés Régina et Henry se dirigèrent vers la sortie. Elle vit du coin de l'œil la serveuse qui l'avait renseignée aujourd'hui s'agiter à grands coups de bras. Régina ralentit sa course jusqu'à s'arrêter pour regarder cette grande brune s'approcher d'elle. Une fois à portée elle lui tendit un bout de papier.
« - Peut-être que cela pourrait vous être utile. »
Puis elle repartit à son poste.
Henry avait regardé la scène avec attention et s'apprêtait à poser une question lorsque sa mère rangea le papier dans sa poche sans le regarder. « Histoire de grande personne j'imagine » se dit-il même si sa curiosité de petit garçon de onze ans voulait savoir. On lui cachait des choses, il le sentait, et il n'aimait pas ça. Il aurait souhaité la questionner, mais il ont passé une si bonne journée qu'il n'avait pas osé la gâcher.
Sa mère lui prit la main par automatisme. Bien qu'il soit un grand désormais il ne dit rien.
« - Tu as envie de faire quelque chose ? demanda Régina.
Non, enfin je veux juste rentrer à la maison avec toi. Peut-être qu'on pourrait jouer à un jeu ?
Très bien, rentrons alors. »
« - Tu as fait quoi ?! Hurla Emma au bout du fil.
- J'ai donné ton numéro à ta jolie brune, tu devrais me remercier au lieu de me crier dessus ! J'ai fait ça pour toi hein !
- Mais je t'ai rien demandé !
- Emma je t'en prie, t'en mourrais d'envie. Elle avait l'air tellement triste de ne pas te voir, prendre de tes nouvelles, elle t'a soignée après tout, normal que ton infirmière prenne de tes nouvelles…
- Scarlett, fit Emma d'un ton dangereusement grave.
- Quoi ? demanda innocemment Scarlett.
- Ne l'appelle pas comme ça…
- Donc je lui ai donné ton numéro pour qu'elle puisse le faire d'elle-même, continua-t-elle sans prêter attention au ton menaçant de son amie. Elle est venue, comme tu me l'as dit, j'ai pensé que ce serait une bonne idée…pourquoi tu t'énerves ?
- …
- Tu stresses ? T'as la trouille ! Scarlett éclata de rire et Emma fit une grimace en levant les yeux au ciel. T'as peur de quoi, qu'elle t'appelle, ou qu'elle ne t'appelle pas ?
- Les deux j'imagine, soupira Emma.
- Ne te tracasse pas trop, elle se souciait vraiment de toi tu sais ? Elle est venue exprès pour prendre de tes nouvelles et elle semblait déçue de ne pas te voir pour se rassurer. Je ne sais pas ce qu'il se passe entre vous, mais elle t'apprécie je crois.
- Il ne se passe rien, coupa Emma.
- D'accord, si tu le dis. Fais attention à toi Emma. Elle est mariée, et elle a un gosse.
Emma ne répondit pas, elle le savait tout ça !
- Je te laisse. On se voit lundi ?
- Oui on se voit lundi.
- Bye. »
Son amie raccrocha sans laisser le temps à Emma d'ouvrir la bouche pour répondre.
Elle laissa tomber son nouveau téléphone portable sur son canapé et bascula sa tête sur les coussins les mains sur les yeux un soupir à fendre l'âme passant la barrière de ses lèvres.
Elle avait passé sa journée à courir entre l'opérateur téléphonique, dont le service commercial est clairement à revoir. En même temps elle n'avait pas assuré son téléphone, mais en cas de vol ils auraient quand même pu faire quelque chose non ? Ah non elle n'avait pas porté plainte… Quelle bande d'idiots. Puis jusqu'à son médecin où elle dut attendre plus d'une heure et demi avant qu'il n'ait une disponibilité dans son agenda pour l'ausculter et lui faire son ordonnance ainsi que son justificatif comme quoi elle était inapte au travail pour cause de blessures graves. Puis elle alla jusqu'à la banque afin de faire le point. Aucun mouvements sur son compte n'est à signaler, les voleurs n'ont pas eu le temps de s'en servir, Emma avait poussé un long soupir de soulagement en apprenant la nouvelle. Elle remplit la paperasse afin d'obtenir une nouvelle carte de crédit puis demanda à retirer une somme importante en liquide afin de subvenir à ses besoins le temps de recevoir la carte.
La banque fait elle passa ensuite chez son amie Mary pour la rassurer sur son état de santé. Mary l'avait appelée ce matin sur son fixe peu de temps après le départ de Scarlett. Emma lui avait alors promis de passer la voir une fois que tout serait réglé niveau paperasse.
« - Emma ! »
La petite brune se précipita sur son amie et la serra dans ses bras à peine la porte passée. Emma étouffa sa douleur lorsqu'elle sentit ses bleus sur les côtes la tirailler un peu pour ne pas inquiéter plus que nécessaire son amie.
« - oh mon Dieu, Emma, je suis heureuse que tu sois saine et sauve ! Quand Scarlett nous a appelé hier soir j'ai eu vraiment peur, heureusement qu'elle est restée avec toi sinon tu m'aurais vu débarquer chez toi ! Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Tu as mal ? Tu es allé aux urgences ? Ils ont dit quoi ? et la police ! J'espère que tu es allé porter plainte ! »
Emma écouta presque attentivement Mary qui déblatérait ses questions avec agitation les mains tenant fermement ses épaules au cas où Emma s'effondrerait inopinément.
« - Viens t'asseoir tu ne dois pas rester debout !
- C'est toi qui est enceinte Mary, c'est pas moi…fit Emma le ton faussement exaspéré. Je vais bien. Ne t'inquiète pas. Tu vois ? Je ne suis pas morte.
- Encore heureux ! J'ai déjà fort à faire à m'inquiéter pour David ne m'en rajoute pas je t'en supplie. »
Emma rit et se contenta de prendre place dans le canapé. Mary servit du jus de pomme et donna un verre à son amie qui leva un sourcil.
« - Tu n'aurais pas une bière plutôt ?
- Tu es en convalescence Emma tu ne dois pas boire d'alcool tant que ton état ne sera pas meilleur. »
Mary a toujours eu tendance à agir comme une mère poule avec elle. Bien qu'elle n'ait que quelques années de plus, Emma appréciait ces attentions, n'aillant jamais connu ses parents elle pouvait au moins imaginer ce que cela pouvait être grâce à Mary qui s'était occupée d'elle comme une mère à l'époque.
« - David n'est pas rentré ? demanda Emma pour engager la conversation sur autre chose que son agression.
- Non, il m'a appelé pour me dire qu'il aurait un peu de retard, une affaire urgente qui nécessite sa présence. J'espère qu'il sera là pour dîner j'ai fait sa pizza préférée.
- Il ne ratera jamais ta pizza Mary crois-moi !
- T'es gentille merci, sourit Mary. Tu vas reprendre le travail lundi ?
- Oui, je ne peux pas rester trop longtemps sans mon travail, je finirai par tuer quelqu'un. Et puis ce n'est pas grand-chose tu sais, Régina m'a bien soignée et gra…
Mary leva la main pour la stopper dans sa tirade.
- Qui est Régina ? demanda-t-elle suspicieuse.
- C'est, euhm… Une cliente au starbuck, elle m'a aidée, hier soir. Elle m'a emmenée chez elle pour me soigner.
- Tu n'es donc pas aller aux urgences…Emma ! ça aurait pu être grave ! »
La blonde baissa les yeux comme une petite fille prise en faute. Elle aurait dû y aller, mais elle avait une sainte horreur des hôpitaux, cela faisait remonter trop de mauvais souvenirs, et elle ne voulait plus se souvenir de toutes ces fois où elle avait subi des sévices dans ses familles d'accueil qui la conduisaient chaque fois à l'hôpital parce qu'elle s'enfuyait mais qu'elle était vite rattrapée puis emmenée puis récupérée par les services sociaux. Elle avait beaucoup travaillé pour se construire malgré tout mais restait fragile lorsque certains souvenirs voulaient refaire surface.
« - Excuse-moi Mary mais tu sais que moi et les hôpitaux …, elle laissa sa phrase en suspens en sachant pertinemment que son amie comprendrait.
- Oui je sais. Heureusement que ce n'est pas « grave ».
- Régina a été un ange avec moi. Et tout va bien, je vais me reposer ce week-end et je serai d'attaque lundi ! »
Mary crut voir des scintillements dans les yeux de son amie lorsqu'elle évoqua sa cliente.
Pour elle il aurait fallu qu'Emma reste au moins une semaine chez elle pour se remettre complètement. Cependant, connaissant Emma et son fichu caractère elle était consciente de n'avoir aucune chance de la convaincre de rester tranquille encore quelques jours. « Tête de mule ».
Les deux amies continuèrent de discuter tranquillement, Emma demanda des nouvelles du bébé, d'un futur mariage, non elle ne lâchera jamais Mary avec ça…. Mary lui apprit qu'ils avaient décidés de déménager de leur petit appartement. Ils désiraient avoir de l'espace pour l'enfant. Pas forcément une grande maison avec un grand jardin, mais au moins un appartement digne de recevoir un enfant avec assez de place pour qu'il ait sa chambre, qu'il puisse gambader lorsqu'il saura marcher, assez de place pour ranger ses jouets…
Les heures passaient et David n'était toujours pas rentré, à presque vingt-et-une heure les filles décidèrent de manger, Mary aillant invité Emma à rester. L'énorme pizza faite maison mise au four elles dressèrent la table et s'installèrent autour d'un verre de vin…enfin un verre de jus de raisin pour Emma.
« - C'est la même couleur, imagine que c'est du vin, se justifia Mary devant l'air à la fois outré et suppliant d'Emma. »
Elles trinquèrent en rigolant, Emma parfaitement consciente que son amie avait raison n'essaya pas d'objecter.
Mary sortit la pizza quatre fromages et chorizo merguez du four. David avait de drôles de goûts, mais il aimait le fromage et le chorizo et la merguez de ce fait Mary mettait le tout dans une pizza. David était littéralement tombé amoureux de cette pizza, et à force Mary et Emma finirent par l'apprécier aussi. Ce n'était pas de la cuisine gastronomique mais cela convenait au couple, même si Mary aimait cuisiner de bons petits plats de temps en temps. Le flic qui vit en David ne jure que par la pizza et la bière…
La petite brune eut à peine posé le couteau sur la pizza pour la découper en part qu'elle entendit la clé dans la porte. Le retour du héros !
David quitta rapidement chaussures et veste pour venir embrasser sa compagne puis fit la bise à Emma nullement surpris de la trouver ici. Il était au courant de ce qu'il s'était passé par Mary.
« - Heureux de te voir en un seul morceau !
- Merci David.
- Elle s'en est bien sorti pour cette fois ! interrompit Mary l'air fâché. Figure toi que Mademoiselle ici présente n'a pas été à l'hôpital, ni à la police !
- Si tu veux passer au poste je prends ta déposition si ça peut te rendre plus à l'aise. Ou je peux demander à Graham, fit-il en soulevant plusieurs fois les sourcils de suite.
- Non merci, que ce soit toi ou Graham je n'ai pas l'intention de porter plainte, je n'ai absolument pas eu le temps de voir quelque chose d'utile, aujourd'hui j'ai été réglé toute l'administration à la banque, chez mon opérateur téléphonique etc. C'est du passé maintenant !
- Comme tu veux. Mais si t'as besoin de parler je peux te conseiller un excellent spécialiste, dit David soudainement sérieux. Ce n'est peut-être rien en apparence puisque tu t'en es bien tiré physiquement, mais une agression peut laisser des séquelles psychologiques. Surtout que…Enfin je veux dire avec ton passé tu pourrais en avoir besoin, finit-il mal à l'aise d'évoquer le sujet. »
Les yeux de Mary-Margareth ne cessaient de faire des allers-retours entre son amie et son compagnon, inquiète de la tournure que pourrait prendre les évènements du côté d'Emma. La blonde avait tendance à se renfermer sur elle-même lorsque ce sujet refaisait surface. Même si elle avait fait du chemin elle restait parfois encore fragile face aux ombres de son passé.
« - C'est gentil David, j'y réfléchirai. »
Mary ne put s'empêcher de sourire fièrement de sa réponse. Oui, Emma avait fait énormément de chemin depuis qu'elle l'eut rencontrée en prison.
Mary était bénévole pour rendre visite aux détenues les plus isolées. Elle rencontra Emma suite à un échange de lettres plutôt émouvant où la blonde se confiait sur ce qui l'avait amenée jusqu'ici, elle exprimait ses regrets et ses espoirs pour l'avenir. Mary avait été touchée par son histoire et avait décidé de l'aider dès sa sortie de prison. Elle l'avait accueillie chez elle afin qu'elle n'est pas d'ennuis avec son agent de probation, la liberté conditionnelle était une vraie vacherie, un seul faux pas et c'était le retour pur et simple derrière les barreaux. Elle l'avait aidée à surmonter ce qu'elle avait vécu en prison, elle l'a aidé à pardonner son ancien amant afin qu'elle puisse être en paix avec elle-même et recommencer une nouvelle vie sur de nouvelles bases. Elle avait réussi à lui trouver un travail en tant que serveuse dans un restaurant, mais le patron eut un comportement étrange voulant profiter du fait qu'elle soit une ex-taularde pour abuser d'elle sans qu'elle n'ait d'autre choix que de dire oui sinon elle se retrouverait sans travail, sur un dossier ça fait toujours tâche surtout pour les cas comme Emma qui souhaitent à tout prix s'en sortir. Heureusement Mary eu vent de ces histoires par une de ses collègues. Elle prit tout de suite les choses en main et réussi à éviter le pire. Emma ne pouvant plus le repousser éternellement avait fini par se résigner, Mary eu juste le temps de réagir avant que l'irréparable soit commis. Emma avait cependant refusé de porter plainte, même si Mary promit à l'homme de lui faire regretter ses actes si jamais il faisait une crasse à son amie. Puis elle enchaîna plusieurs travails jusqu'à tomber sur le Starbuck il y a quatre ans.
Très vite Emma et Mary devinrent amies, là où une relation d'aide à sens unique avait commencé une véritable entraide finit par naitre. Elles se protégeaient, elles partageaient, elles rigolaient beaucoup elles s'écoutaient et s'épaulaient durant leurs moments plus douloureux.
Mary se souvenait d'Emma en prison, malheureuse, blessée, en colère, trop jeune pour être ici.
Une fois qu'Emma fut sortie de prison et retrouva un semblant de vie normale, elle s'était épanouie de plus en plus. Avec l'aide de Mary et de Scarlett, elle avait réussi à se relever, à affronter certains traumatismes, à apprendre à ne plus être seule, à faire confiance. Elle sortait, elle s'amusait, elle tombait amoureuse de femmes la plupart du temps les quittant finalement rapidement car elle se rendait compte que ce n'était pas ce qu'elle voulait, que ce n'était pas cette personne que son cœur recherchait désespérément. Jusqu'à Lily. Lily qui la comprenait car elle avait vécu pratiquement la même chose, Lily qui l'aimait pour ce qu'elle était, Lily qui la soutenait, et puis elle se rendit compte que tout cela n'avait été qu'un effroyable mensonge qui avait duré plus d'un an. Lily menant une double vie avec un homme, Lily qui volait, braquait des banques avec lui, Lily qui lui mentait, Lily qui avait voulu l'embarquer dans ses histoires, Lily qui se cachait derrière elle, Lily qui finalement ne l'aimait pas et s'était servi d'elle.
Emma a toujours eu du mal à faire confiance, Lily fut la goutte d'eau. Quand Emma aime, elle n'aime pas à moitié, lorsqu'elle aime elle donne tout, elle s'investit, elle y croit et fait en sorte que ça se passe bien car Emma est une femme qui aime. Lily…Lily fut l'erreur de trop pour Emma qui ne croyait plus en l'amour désormais. Mary voyait la spirale dans laquelle son amie s'était enfermée. Jamais de rendez-vous galant, que des femmes levées dans un bar plus ou moins glauque, jamais de rappel, jamais de petit-déjeuner, jamais d'amour.
Alors d'où venait cette lueur que Mary avait aperçue tantôt ?
Et voilà fin de ce chapitre :)
Merci à tous pour votre soutient !
Pour les réponses review ano je le ferai sur cette page mais plus tard, probablement demain :)
Big love,
Em'
