Impulsivement, il se jeta dans les bras de Shikaku en lui demandant pardon de s'être montré si ingrat. Shikaku lui rendit son étreinte et passa sa main dans la crinière blonde en un geste habituel.
Tout était pardonné.
Dans une petite cuisine, trois hommes étaient attablés autour du petit déjeuner. Le plus âgé regardait ses fils se chamailler joyeusement, heureux de constater que les révélations qui avaient eu lieu la veille n'avait entaché que temporairement la joie de vivre du cadet. L'ainé colla une claque sur la tête de son jeune frère qui avait osé faire une référence à la façon dont il avait dévoré des yeux la selkie1. Ne tenant pas compte de l'avertissement, Naruto asticota d'avantage Shikamaru :
- Elle t'a plu, Hinata, hein ?
- N'importe quoi !
- T'avais la langue qui pendait jusqu'au sol !
- Même pas vrai !
- Ben voyons, rien que d'en parler, tu en baves !
Shikamaru porta la main à sa bouche pour constater qu'aucune salive n'avait dépassé la barrière de ses lèvres.
- Je ne bave pas !
- Mais il a fallu que tu vérifies, c'est donc que dans ton esprit c'était possible. J'ai raison, elle te plait !
- Puisque je te dis que non !
- Ouais, ouais !
- Galère, Naruto, ce que tu peux être chiant quand tu t'y mets !
Naruto ricana en passant les deux bras derrière la tête, satisfait d'avoir une fois de plus réussi à faire sortir le flegmatique Shikamaru de ses gonds. Lui seul y arrivait et il n'était pas peu fier de ce talent.
Estimant les avoir suffisamment laissé s'amuser, Shikaku repoussa sa tasse de café et s'accouda à la table. Ses deux vis-à-vis se figèrent quand il prit la parole d'un air grave :
- Les rêves de Naruto et l'apparition des créatures chimériques démontrent clairement que le pacte doit être absolument confirmé et, pour parler familièrement, ça urge !
- Moi, je veux bien mais comment on fait ?demanda Naruto.
- Il y a un rituel à accomplir mais je ne sais pas en quoi il consiste. De plus, tes rêves ont peut-être une signification cachée. Si c'est le cas, il faut absolument savoir laquelle.
- Mais comment ? demanda Shikamaru.
- Je ne sais pas. Les elfes ont une affinité avec la nature et le monde spirituel. Ils pourront peut-être nous aider. Préparez vos affaires, nous partons dès demain.
- Ouais ! On va voir Mamie Tsunade !
- Ne l'appelle pas comme ça, elle déteste ça, tu le sais en plus !
- Allez, Shikamaru, tu devrais te décoincer un peu, on dirait un petit vieux !
- Je ne suis pas coincé ! Et arrêtes de m'appeler le petit vieux ! Toi aussi, tu dépasseras un jour la vingtaine !
- Je sais mais j'aurai beau courir, je ne te rattraperai jamais !
Shikaku se passa une main lasse sur le visage : ces deux-là le fatiguaient. Comment avait-il tenu pendant plus de quinze ans sans devenir cinglé ? Quand ce n'était pas l'un qui cherchait des noises à son frère, c'était l'autre. Il préféra laisser ses deux fils à leurs disputes amicales. Qui sait quand ils auraient de nouveau la chance de pouvoir se chamailler ainsi maintenant que le danger était à leur porte ? Les gamins ignoraient que le fait que la Rex Magia se manifeste allait attirer sur eux l'attention de l'Usurpateur.
En effet, la Rex Magia, lorsqu'elle s'activait pour la première fois, provoquait un grand bouleversement de la trame magique. En tant que magicien, Madara ne pouvait manquer ce phénomène. Il allait forcément comprendre que le fils de Minato était en vie mais réaliserait-il pour autant qu'un de ses collaborateurs l'avait délibérément laissé s'échapper ?
Shikaku ignorait pourquoi cet homme l'avait poussé dans une ruelle pendant qu'il déclarait à ses camarades qu'il n'y avait personne dans les parages. Répugnait-il à tuer un bébé ? Était-il en désaccord avec les plans du Sharingan ? Ou bien avait-il une raison plus sombre, moins avouable ?
Était-ce aussi cet homme qui lui envoyait ces messages d'avertissement quand l'Akatsuki se rapprochait trop de leur retraite ? Ou était-ce le monde chimérique qui les déposait, honorant de cette manière le pacte fait avec le défunt roi ? Était-ce les elfes, au nom de leur alliance avec Uzushio, le pays natal de la reine Kushina ? Comment savoir ? Tant de questions sans réponse, les obligeant à naviguer dans le brouillard le plus opaque. Il espérait que Tsunade, la reine des elfes, pourrait les éclairer.
Cela faisait maintenant cinq jours que les trois hommes avaient quitté Brocéliande, le coin de forêt alloué par les elfes à Shikaku et ses fils. Malgré leur bienveillance envers eux, le peuple de la forêt ne souhaitait pas croiser trop souvent les Humains. Tsunade avait dû céder et octroyer un lopin de terre, comme elle disait, aux trois exilés. Ils s'y étaient installés et ne s'en étaient éloignés que pour échapper à l'Akatsuki ou sur convocation de la reine des elfes.
Shikaku s'était reconverti en ranger. Il régulait la population animale, s'assurait de sa bonne santé, donnait la chasse aux braconniers et faisait fuir les Créatures de l'Ombre. Son efficacité était telle que les elfes avaient pris l'habitude de venir méditer à Brocéliande, certains d'y trouver la paix et la tranquillité qu'ils recherchaient. Tranquillité qui s'évanouissait aussitôt qu'un certain blond apparaissait dans les parages, mais les elfes avaient fini par s'adapter et rares étaient ceux qui n'éprouvaient pas une affection réelle pour ce gamin hyperactif et bruyant mais si attachant.
À l'âge de sept ans, il avait été autorisé à recevoir l'Enseignement des elfes. Considéré par la plupart de ses camarades comme le cancre de service à cause de son incapacité à communier avec les arbres, en partie due à son « humanité », insulte suprême chez les elfes, Naruto avait dû fournir d'énormes efforts pour décrocher son diplôme à douze ans. Il avait ensuite passé les cinq années suivantes à apprendre avec son père toutes les ficelles du métier de ranger.
Il avait ainsi appris le tir à l'arc et la botanique avec les elfes, le maniement de l'épée et la connaissance de la faune avec Shikaku. À cette occasion, il s'était découvert un véritable don, celui de communier avec le monde animal. Les elfes disaient que les animaux l'aimaient, c'est pourquoi ils se montraient si peu farouches avec lui, le laissant même s'approcher de leur progéniture. Shikaku, lui, pensait que c'était peut-être un effet de la Rex Magia. Après tout, beaucoup de créatures fantastiques étaient des esprits animaux, à l'instar de la Selkie, alors pourquoi cela n'influerait-il pas sur les animaux eux-mêmes ? Minato lui-même possédait une étrange affinité avec les chiens de garde du palais, chiens pourtant réputés pour ne laisser approcher personne.
Le soupir de Shikamaru le tira de ses pensées. Shikaku haussa les épaules : depuis leur départ, il pourrait dire l'heure qu'il était rien qu'au nombre de soupirs poussés par son aîné. Dire que cette visite chez les elfes n'enthousiasmait pas son fils aîné était un euphémisme. D'ailleurs rien ne pouvait le tirer de son apathie coutumière à part son frère. Naruto semblait toujours savoir sur quels boutons appuyer pour exaspérer son frère et il ne s'en privait pas.
Un léger cri de surprise le fit se retourner. Naruto s'était accroupi devant un taillis, semblant attraper quelque chose. Un glapissement retentit et le jeune homme cala contre lui un minuscule renardeau. Celui-ci glapit à nouveau et, après avoir reçu une caresse sur le dessus de la tête, se blottit dans les bras du jeune homme. Les deux frères du canidé sortirent à leur tour du taillis et gambadèrent devant Naruto comme pour lui faire la fête. Shikaku avait beau avoir assisté mainte fois à ce genre de scène, un comportement aussi insolite chez des animaux sauvages ne cessait de le surprendre. Un grognement se fit entendre : la mère venait d'arriver, le produit de sa chasse entre sa gueule. Naruto se baissa et tendit la main vers la petite femelle.
Et le charme opéra de nouveau.
La mère poussa du museau l'arrière-train de sa progéniture pour se frayer un passage vers le blondinet qui avait kidnappé son petit. Le jeune homme eut un sourire ravi et redonna le renardeau à sa mère. Celle-ci renifla le pelage roux de son loupiot puis la main de l'être humain qui avait osé le toucher et, décidant manifestement qu'il n'y avait pas de danger, entreprit de lécher le « rescapé ».
Shikamaru avait assisté à la scène, blasé. Pour avoir vu toutes sortes d'animaux manger dans la main de son cadet, au sens propre comme au figuré, ce genre de spectacle le laissait désormais sans réaction. Toutefois, les révélations de Shikaku donnaient à ce don un relief tout à fait nouveau. Se pourrait-il que cette affinité particulière pour tout ce qui portait fourrure ou plumage soit le fait de la Rex Magia, le pouvoir des rois ? Ou, comme le pensaient la plupart des elfes, un don propre à Naruto ?
- On approche de Kurai Tani. Soyez sur vos gardes.
La voix de Shikaku avait résonné doucement, figeant les deux plus jeunes.
La recommandation n'était pas à prendre à la légère. Kurai Tani, la Sombre Vallée, était dotée d'une réputation funeste.
Les elfes racontaient que cette terre avait été contaminée par les expériences d'un sorcier noir. Celui-ci, en tentant d'invoquer les forces maléfiques à son avantage, avait perdu le contrôle et le Mal s'était étendu sur les terres jouxtant le manoir du sataniste. Tous les êtres vivants dans cette zone avaient été pervertis. Le Mal régnait sans partage sur cette portion de territoire et rien de ce qui y vivait n'était inoffensif. Même les arbres avaient été contaminés, et les elfes avaient dû abandonner toute prétention sur cette portion du territoire elfique. Cette portion de la forêt d'Elufu2 était définitivement dominée par les Morquendi3.
La plupart du temps, Shikaku préférait éviter ce secteur et faire un détour. Cependant, un crochet leur prendrait trop de temps : il fallait donc affronter les créatures de l'Ombre et les forces maléfiques rôdant dans ces parages.
Si croiser un anaon, une âme en peine, était relativement sans danger si vous connaissiez le de Profundis, la prière des morts, se débarrasser d'un vampire ou d'un elfe noir était autrement plus risqué.
Ces créatures ne sortant la plupart du temps que la nuit, Shikaku espérait bien éviter les mauvaises rencontres en parcourant la Sombre Vallée de jour. Traverser en une seule journée ne serait cependant pas une tâche aisée, les trois hommes le savaient bien.
Il était facile de savoir quand commençait Kurai Tani. L'atmosphère oppressante qui y régnait vous tombait dessus avec la force d'une tonne de briques. L'air, lourd et angoissant, invitait le voyageur à déguerpir au plus vite. Dans la pénombre omniprésente due à la canopée plus dense que d'ordinaire, les arbres séculaires prenaient des formes biscornues, torturées. Tout semblait figé, comme en attente d'un drame imminent.
Aucun bruit ne se faisait entendre, aucune présence ne se faisait sentir. Pas de chant d'oiseaux, pas de signe de vie, rien. Ce climat étouffant portait sur les nerfs des personnes traversant cette terre maudite et les rendaient irritables et instables. Ne racontait-on pas cette histoire de trois frères ayant pénétré dans ces lieux et s'étant entretués à cause de cet environnement malsain ?
Shikaku savait qu'il prenait des risques importants mais le temps leur était compté. Le pacte devait être confirmé au plus vite et seuls les elfes pouvaient lui apprendre comment procéder. S'ils tardaient trop, la santé de Naruto pourrait s'en trouver altérée.
Shikaku fit une pause et fouilla dans son sac à dos. Il en retira un pieu, une arbalète avec des carreaux en argent, du sel. Il mit tout cela dans une pochette qu'il avait fixé à sa taille et, ainsi paré pour répondre à toute rencontre avec un vampire, loup-garou ou zombie, réendossa son sac après avoir vérifié que ses fils en avaient fait de même.
Puis il commença à prier :
- De profundis, clamavi ad te, Domine
- Domine, exaudi vocem meam. Fiant aures tuæ intendentes in vocem deprecationis meæ, enchaina Naruto, qui connaissait cette prière par cœur depuis sa plus tendre enfance. Les fantômes le terrorisaient depuis le jour où Shikamaru avait eu la bonne idée de lui raconter des histoires de fantômes s'emparant du corps des humains imprudents. Âgé de quatre ans à l'époque, il n'en avait pas dormi pendant des semaines. Shikamaru avait été puni, bien sûr, mais Naruto en était resté à jamais traumatisé. Saleté de frangin.
À tour de rôle, chacun récita un verset de la prière des morts afin d'apaiser anaon, spectres, fantômes et autres revenants. Ils utilisaient le latin pour décupler le pouvoir de la prière. Pour une fois concerné, Shikamaru articulait avec soin chaque syllabe pour ne pas altérer l'efficacité de chaque mot sacré. Une apparition éthérée se manifesta devant eux et se délita aussitôt. Une voix ténue se fit entendre, une voix de fillette, emplie de gratitude:
- Merci.
Shikaku sourit et continua sa route.
Le jour décroissait trop vite au gré de Shikaku. Le crépuscule approchait et ils n'étaient toujours pas sortis de Kurai Tani. Les créatures les plus dangereuses n'allaient pas tarder à parcourir les lieux et les trois hommes n'étaient que peu préparés à affronter un vampire ou un loup-garou un tant soit peu expérimentés. Ils en avaient conscience aussi progressaient-ils aussi vite que possible, ne prenant aucun repos.
Un hurlement de loup retentit, puis un autre. Naruto sentit ses poils se hérisser à ce chant funeste. Une brindille craqua. Les trois hommes se figèrent, aux aguets. Un halètement se fit entendre puis un autre hurlement, exactement au même endroit. Les trois hommes se lancèrent un regard inquiet, traduisant la même pensée :
Loup ou loup-garou ?
S'il devait choisir, Naruto opterait sans hésiter pour une meute de loups sanguinaires. Les loups-garous lui fichaient une frousse bleue, encore pire que les fantômes. Ces êtres mi- humains mi- loups lui semblaient beaucoup plus dangereux que n'importe quel animal sauvage qu'il savait de toute façon pouvoir amadouer sans prendre de risques. La partie humaine de ces êtres hybrides les préserverait de toute influence extérieure. Son charme, comme disaient les elfes, ne prendrait pas et c'était bien ce qui tourmentait Naruto.
Une ombre immense se dessina sous le couvert des arbres, surmontée de deux yeux jaunes. Un grognement inamical se fit entendre. L'animal s'approcha, babines retroussées, montrant d'impressionnants crocs. L'échine tendue, le poil blanc hérissé, le loup semblait prêt à bondir. Naruto n'avait jamais eu affaire à un animal aussi clairement agressif.
D'habitude, il était en butte à de la méfiance, de la peur mais jamais une telle animosité n'avait été dirigée contre lui. Tentant quand même une approche malgré les protestations de Shikaku et Shikamaru, il tendit la main vers le canidé en lui parlant doucement. Celui-ci sembla surpris de ce geste et se fit un peu moins menaçant. Les muscles se détendirent un rien et le poil s'aplatit. Le total manque de crainte de Naruto avait-il déstabilisé l'animal ?se demanda Shikaku. Pas sûr. Les dents, elles, restaient bien en évidence. Naruto fit un autre pas vers l'animal qui recula d'autant. Naruto avança encore. La posture du loup indiquait maintenant plus la crainte que l'hostilité. Naruto sentit que la partie était presque gagnée et fit un nouveau pas en avant. Le loup avait l'air intrigué par cet énergumène qui n'avait pas peur de lui. Alors que Naruto s'apprêtait à s'approcher encore, un hurlement de loup retentit sur la gauche des trois hommes, les faisant sursauter. Le loup sembla s'ébrouer et partit en trottinant.
- Mais t'es pas bien !s'exclama Shikaku. T'as vu la taille de ce loup ? Il aurait pu t'arracher le bras en un rien de temps ! Inconscient !
- Mais non, c'était un animal comme les autres, je risquais rien !
- Mais…
- Galère, on ferait mieux de foutre le camp d'ici. Papa, tu pourras engueuler Naruto tout ton saoul quand nous seront sortis de Kurai Tani. La nuit va bientôt tomber. Il ne faut pas s'éterniser ici.
Rappelé ainsi à ses devoirs, Shikaku opina non sans avoir donné un dernier coup d'œil assassin à son fils cadet qui frissonna sous l'avertissement implicite. Toi, tu ne perds rien pour attendre !
Ce fut dans un silence tendu que les trois hommes achevèrent leur parcours à travers la Vallée Sombre. Dès qu'ils se furent suffisamment éloignés de la zone dangereuse, Shikaku décida de camper près d'un petit ruisseau. Le matin venu, le ranger alla remplir les gourdes au cours d'eau. Il se figea soudain en remarquant des empreintes de pattes le long de la berge. Celles d'un loup. Se pourrait-il que le loup blanc qu'ils avaient rencontré la veille les ait suivis ? Si cela était le cas, ce n'était pas bon. Devait-il en informer ses fils ? Non, décida-t-il. Naruto serait encore capable de vouloir faire ami-ami avec le fauve.
Taisant donc cette information, Shikaku donna le signal du départ dans un silence absolu. Shikaku méditait sur sa découverte, Shikamaru dormait debout et Naruto boudait suite aux remontrances paternelles de la veille. C'est dans cette ambiance morose qu'ils arrivèrent en vue d'Udduhan, la capitale des elfes.
Cette vue dérida Naruto, qui, excité à la perspective de revoir celle qu'il considère comme une sorte de grand-mère, se mit à babiller sans répit. Shikaku sourit : ce n'était pas pour rien que, pendant son séjour parmi eux, les elfes avaient surnommé son fils cadet Oshibela, la Pipelette, en elfique4.
Un léger bruit se fit entendre et ils se virent soudain entourés d'une dizaine d'elfes, arcs bandés et braqués en leur direction. Leur insigne identique sur l'épaule gauche, sorte d'arbre stylisé aux racines exagérées, indiquait qu'ils étaient membres d'une faction hostile à la politique d'ouverture vers le monde humain de leur reine Tsunade.
La Racine, nom que s'étaient donné ces agitateurs, était heureusement minoritaire parmi les elfes mais tout de même assez présente pour causer des ennuis à leur reine. Leurs agissements en sous-main, leurs conspirations incessantes, et leurs coups d'éclats donnaient bien du souci à leur reine qui se méfiait grandement de cette cabale et de leur chef supposé, Danzo. Celui-ci s'était d'ailleurs opposé avec la plus grande violence contre la décision d'éduquer Naruto parmi les elfes. Forte du soutien de tous les elfes qui connaissaient Naruto et l'appréciait, Tsunade avait tenu bon et obtenu gain de cause. Il avait cependant fallu un vote en place publique pour emporter la décision. Si Naruto était toléré dans la capitale, ce n'était pas le cas de son frère et son père qui ne s'y étaient rendus que sur invitation de Tsunade. Sans laisser-passer, Shikaku savait qu'il aurait à affronter la méfiance et la xénophobie des elfes, mais tomber sur la Racine, ce n'était vraiment pas de chance.
À croire que le sort s'acharnait sur eux.
1 Femme-phoque évoluant dans les mers des Shetland. Pour plonger au fond de l'océan, elles revêtent une peau de phoque qu'elles ôtent pour aller sur terre. Elles apparaissent alors sous la forme de très belles jeunes femmes qui dansent la nuit sous la pleine lune. (Petite encyclopédie du merveilleux, Édouard Brasey)
2 Nom du Royaume des Elfes.
3 Elfes des ténèbres aussi appelés Elfes Noirs.
4 Aucun lien avec l'elfique de Tolkien qui est trop compliqué pour moi.
