Bonjour tout le monde ! Je suis désolée pour l'attente, mais j'ai eu une frénésie d'écriture pour Yuri ! on ice ...

Merci à tous pour les reviews, ça me motive toujours pour écrire la suite rapidement ! Merci aussi à ceux qui m'enregistent en favortite et/ou me follow !

Bref ! Bonne lecture ^^

CHAPITRE 3

**** 3 ANS PLUS TARD ****

Je caresse doucement le dos nu du corps collé au miens. Un frisson parcours l'épiderme légèrement bronzé. Une main chaude remonte le long de mon torse pour se poser dans mon cou ainsi que des lèvres et c'est à mon tour de frissonner sous le délicieux contact. Je sens de longues jambes totalement nues s'emmêler aux miennes tout aussi découvertes.
Des boucles d'un beau blond vénitien viennent chatouiller mes épaules et ma gorge alors que je me fais dévorer par des lèvres pulpeuses et gourmandes. Je sens le corps grimper sur moi alors que ma tête est rejetée en arrière, appréciant la torture faite de baisers. Un ventre plat et doux se colle contre le mien tandis que des cuisses enserrent délicatement mes hanches. Mes mains sont fermement maintenues de chaque côté de mon visage. Les lèvres brûlantes viennent happer les miennes, alors qu'un gémissement s'échappe de ma bouche entrouverte. Une main douce se perd sur mon bas-ventre, libérant mes mains, et cela cumulé aux ondulations des hanches que je maintiens me fait me cambrer de plaisir sur les draps.
Des dents viennent ensuite mordiller le lobe de mon oreille.

- Tu es incroyablement beau ainsi alangui sous moi, darlin'.

Je papillonne des yeux, que je n'avais même pas conscience d'avoir fermé. Je croise de magnifiques yeux bleus et un petit nez adorable orné de taches de rousseur tout à fait craquantes.

- Embrasse moi.

Les lèvres prennent violemment les miennes dans un baiser passionné mais tendre. Il dure de longues secondes et j'ai du mal à reprendre ma respiration une fois que le contact est rompu. Heureux, j'attire le corps nu contre le mien et perds mon nez dans les belles boucles pour en inspirer la douce odeur de miel. Un petit rire sort de la belle bouche que je m'empresse de dévorer à mon tour de baisers plus ou moins doux.

J'observe son corps qui se redresse, assis sur mon bassin, une jambe de chaque coté de moi et j'ai alors une magnifique vue sur son corps et son visage qui propage une incroyable chaleur dans tout mon être.

Je m' assieds vivement, plaquant son corps au mien et je lui vole ses lèvres dans un baiser presque fiévreux. Je pose mon front contre le sien en brisant le contact et je chuchote :

- Tu ne m' abandonneras jamais, hein ?
- Stiles, es-tu assez naïf pour croire qu'on passera notre vie ensemble - en couple!- jusqu'à notre mort ?

Je ris légèrement en secouant la tête, mon Dieu, que je l'adore !

- Mais non, Stiles, je ne t' abandonnerai pas.

Ces mots susurrés à mon oreille me font trembler puis on me mordille le cou, bloquant ma respiration dans ma poitrine. Une de mes mains s'enlise dans ses cheveux et de l'autre, je serre son corps encore plus près du miens.

Incapable de me contenir, je plaque son dos sur le matelas, sous moi et je dévore la gorge offerte. Mon Dieu, je pourrais me nourrir de son odeur. Je m' allonge entre les cuisses ouvertes et ferme les yeux, mon visage tout contre son épaule, ses doigts dessinant des formes sur mes reins et mes propres paumes sur ses hanches.

- On doit se lever, pacha.
- J' étais bien là !

Je me redresse à genoux dans le lit et ses bras ainsi que ses jambes s'enroulent autour de moi, je fini par me lever avec son rire dans les oreilles. Je glisse mes mains sur le haut de ses cuisses. Son corps se love contre mon torse et j' aimerais me fondre dedans. On s'embrasse doucement puis nous nous séparons avant de nous préparer.

Je m'approche de nouveau de ce sublime corps et le presse contre moi.

- Tu ne m' abandonneras pas hein ? Je souffle douloureusement dans ses cheveux.
- Jamais. Mais ne t'attends pas a ce qu'on passe notre vie en couple ! Je compte me trouver un gentil garçon moi !

Faussement outré je m' exclame, une main sur le cœur :

- Ne suis-je pas un gentil garçon ?
- Mais tu es trop sexy, on essaierai tout le temps de te voler à moi, darlin' !
- Rappel moi ces mots quand tu auras trouvé ce dit gentil garçon !
- Sinon, je dois trouver un gentil ET beau garçon bien trop accro à moi et à mon corps pour être sur qu'il ne parte pas voir autre part.
- Surtout que tu sais faire des gâteries dignes de ce nom. Tu arriveras à le garder! Crois moi.
- Je sais vraiment pas comment je dois le prendre !
- Comme une douce vengeance, darlin'.

Je lui fait un clin d'œil suggestif et son rire emplit la pièce, vite suivit du mien.

OoO

À l'heure du repas, je m'assieds sur le banc le plus proche de l'université et déballe mon sandwich.
Je ne veux pas être dans le self, avec les autres. J'ai pas vraiment réussi à me faire d'amis cette année, ni les deux dernières d'ailleurs. Je n'arrive plus à faire confiance et j'ai peur des autres. Je préfère être seul même si ça m'angoisse… le mieux c'est quand je suis avec darlin'. Là je suis à ma place.

Sinon, j'aime être avec les animaux. Surtout les loups. Ils me rappellent mon passé. J'aime les loups, même s'ils font parfois mal et qu'ils peuvent être sans cœur. Je me secoue en entendant la sonnerie de l'université. Il est l'heure d'aller en cours. Je me lève avec lassitude, les membres endoloris. Mon corps est épuisé, j'en ai conscience. Cette nuit, je n'ai encore pas dormi, pour changer. Au moins, avec toute cette fatigue, mon hyperactivité est diminuée même si elle me laisse à fleur de peau.

Après être entré dans l'immense bâtiment principal, je tente d'ignorer la panique qui monte en moi à la vue de tout ce monde autour de moi. Je rentre rapidement dans ma salle de cours, me calant dans le fond et dans un coin. C'est la meilleure place : on peut observer tout le monde et personne ne nous voit, ou ne nous observe. Nerveusement, je sors mes affaires de mon sac. Il n'y a pas vraiment de raison à ma nervosité, dès que je sors de chez moi, je suis nerveux, même chez moi je le suis souvent. Au grand dam de Darlin'.

Sinon les cours me passionnent même si malgré ma bonne place, je les trouve longs à cause de tous ce regards braqués sur moi en continu. Ce n'est pas qu'une impression ou de la paranoïa, c'est véridique. On me regarde parce que je suis toujours seul, parce que je ne m'intègre pas, ne parle à personne. J'évite même les travaux de groupes, au point où même les profs ne me forcent plus à en faire.

Je suis définitivement reconnu comme le type étrange et muet.

J'ai sans cesse peur des autres, sans cesse l'impression qu'ils vont me faire du mal.

Je me concentre sur le cours lorsque le professeur fait passer des circulaires, faisant fit du mieux que je peux du regard des autres sur moi. Ils n'ont aucun tact.
Mais bon, au moins je ne suis ni humilié par eux ni critiqué ouvertement. C'est ce qui change de Beacon Hills.

Je sors mon téléphone de ma poche en le sentant vibrer.

De Darlin' : « Je t'aime mon cœur. Ne panique pas et reste calme aujourd'hui, à ce soir ! 3 »

Un sourire sincère orne mes lèvres sans que je ne puisse le réfréner.

Pour Darlin': « Ne t'inquiète pas, je t'aime ! »

Ce message me permet de me reprendre et me concentrer sur le cours, ignorant ainsi les gens autour de moi.

Lorsque les cours se terminent enfin, je me dépêche de rentrer chez nous. Mais en passant devant mon tatoueur, je décide de m'y engouffrer.

L'ambiance m'aide à me détendre instantanément. La musique est profonde quoique douce et ne nous casse pas les tympans. Il y fait une douce chaleur qui rend l'endroit douillet. Les murs de différentes teintes avec des tableaux de tous genres, beaucoup étant des personnes s'étant fait prendre en photo suite à leurs tatouages. Je souris en reconnaissant le miens, je ne porte qu'un boxer noir dessus, pour montrer mes tatouages.
Il y a des fauteuils confortables installés un peu partout dans la pièce, avec des tables basses. Je m'avance vers le comptoir entièrement noir avec des taches de peintures de plein de couleurs dessus (volontaires les tâches hein). La main toujours un peu tremblante, à cause de l'angoisse n'ayant pas encore totalement cessé, j'appui sur la sonnette.

Quelques secondes plus tard, une jeune femme entre dans la pièce, son sourire illuminant son visage lorsqu'elle me voit. Je reçois sa masse de cheveux blonds dans la figure, leur parfum de caramel envahissant mes narines.

- Stiles, mon trésor ! Comment ça va ? Tu as passé une bonne journée ?

Elle m'enlace fortement, ne prêtant pas attention au raidissement de mon corps.

- Hey Axelle ! Ça a été, comme toujours. Tu n'as pas de clients aujourd'hui ?
- Non, et tant mieux, Jace n'est pas ici pour m'aider, c'est son jour de repos.
- Ah oui… suis-je bête.
- Tu as parlé à des personnes, autres que moi et Darlin aujourd'hui ?
- Euh… N-non, pas v-v-vraiment.

Son regard brun me fixe avec sévérité.

- Un prof t'a posé une question ?
- O-o-oui.
- As-tu répondu ?!

Je détourne le regard, gêné. Je n'aurais pas du venir en fin de compte.

- Stiles ! Tu dois parler et t'ouvrir aux autres. Tu n'arriveras jamais à rien sinon ! Toi qui est autant obsédé par les loups, tu devrais savoir que l'être humain est comme eux ! Nous avons besoin d'interactions sociales, de compagnie, d'amis ! Tu n'arriveras à rien en restant dans ton coin ! Tu…

- Mais les meutes de loups se débarrassent des plus faibles de leur meute. Ils les rejettent. Alors ce rejetés deviennent des Omégas. Des proies faciles pour les autres prédateurs. Ce sont des parias ! Ils se font traquer par tous avant de mourir de solitude ou de faim ! J'ai déjà été cet Oméga. Je refuse de retenter l'expérience.

Les larmes coulent difficilement sur mes joues alors que je regarde le sol, tordant mes mains dans tous les sens, me grattant les poignets au sang.

- Je ne veux plus jamais qu'on m'abandonne au rang d'Oméga. Jamais. Ça fait bien trop mal. Tout le monde se défoule sur toi, tu ne comptes plus que pour ça.

J'entends Axelle hoqueter et elle me prend violemment dans ses bras, me serrant contre elle à m'étouffer. Elle caresse frénétiquement mes cheveux et mon dos en de douces caresses tandis que je laisse aller mes larmes sur son épaule nue. Tendrement, elle pose plusieurs baisers contre ma tempe, et je parvient à me calmer peu à peu grâce à sa douceur.

Lorsque je reste inerte dans ses bras, le silence et mon immobilité brisés seulement par quelques sanglots profonds, elle m'attire vers un fauteuil et me fait asseoir. Sa main reste dans la mienne tandis qu'elle saisit son portable un peu plus loin.

- Oui. C'est moi. Stiles est au salon, tu peux venir ?… oui… Merci.

Elle me rejoint ensuite sur le fauteuil, m'attirant dans une nouvelle étreinte que j'accepte sans broncher. Je suis épuisé. J'ai envie d'enfin pouvoir me reposer. Cela doit faire trois jours que je n'ai pas fermé l'œil.

Une vingtaine de minutes plus tard, Une tornade rousse s'engouffre dans le salon et avant même que je puisse réellement réagir, je me retrouve dans SES bras.

Doucement, épuisé, je pose mes mains sur sa taille, enfouissant mon visage contre sa gorge, sa chaleur m'apaisant. Ses bras fins me pressent contre son corps divin et je soupire de contentement. Ses lèvres tendres se posent avec dévotion contre les miennes puis contre mon front, et sa main aux doigts fins et enchanteurs redirige mon visage à sa place initiale tandis que des caresses sont appliquées à mon cuir chevelu.

- Que s'est-il passé Axelle ?

Rapidement, le jeune femme explique la situation et ses bras pâles se ferment plus étroitement autour de moi. Je finis par enlacer ses hanches.
Darlin' s'assied près de moi et m'incite à poser ma tête sur ses genoux. Je me laisse faire, rendu docile par les papouilles qui me sont attribuées.

- Repose toi mon ange.

Sa voix envoûtante me fait cligner des yeux par sa proximité et je plonge dans deux orbes bleus. Je m'empare subitement des jolies lèvres roses. Un gloussement s'en échappe et je souris en refermant les yeux , bercé par sa voix conversant avec la blonde.

Je me réveille une heure plus tard, paniqué. Une main qui se veut apaisante se pose sur mon ventre pour me recoucher et je cherche follement la personne à qui appartient cette main des yeux. Mes prunelles remontent jusqu'au visage inquiet de Jace, assis près de moi. Il a de beaux cheveux blonds platines coupés aux épaules, de grands yeux verts ainsi qu'un nombre incalculable de tatouages. Ses lèvres rouges me sourient avec compassion.

- Hey, Stili ! Calme toi.
- Où… où…
- Derrière, avec Axelle. Encore en train de parler. Ma sœur lui a offert un casse croûte le temps que je m'occupe un peu de toi.
- Pourquoi ?
- Est-ce que tu veux m'en parler Stiles ?
- De quoi ?
- Ne fais pas l'idiot. De ce que tu as commencé à dire à ma sœur. Veux-tu m'en parler.
- N-n-non.
- Pourquoi ?
- Je n'ai pas envie Jace…
- Ça t'aiderait à passer un cap pourtant. Tout ne serait pas régler mais tu serais déjà apaisé sur un point. Alors Stiles ! Pourquoi dis-tu avoir déjà été un Oméga ?
- Tu sais très bien comment se passait ma vie avant ici. Je t'en ait déjà parlé.
- Oui mais il y a peut être d'autres éléments pour lesquels tu serais plus à l'aise de m'expliquer, maintenant qu'on se connaît bien.
- Jace. S'il te plait. Je suis fatigué.

Je baisse les yeux sur mes mains se tordant avec nervosité. Je n'aime pas faire ça à mon ami. Je sais qu'il souhaite me venir en aide pour que je parvienne à me faire des amis et à sortir de ma solitude. Mais je n'y arrive pas.

- Bien. Ce n'est pas grave.

Je ne peux empêcher mon regard de remonter sur son visage avec crainte.

- Ne m'en veux pas Jace, je t'en supplie.
- Ce n'est pas le cas, Stiles.
- Je suis désolé Jace. Désolé. Ne m'en veux pas. Je vais tout te dire. Pardonne moi. Ne m'en veux pas. Pardon. Je vais… je vais te le dire…

Je suis sourd aux phrases qu'il me dit, je vois ses lèvres bouger mais je ne capte pas la moindre tonalité, je me concentre sur ce que je veux lui dire, horrifié qu'il puisse m'en vouloir pour mon silence.
Jace est le seul ami que j'ai réussi à me faire en dehors d'Axelle et Darlin'. Je ne peux pas le perdre. Pas lui. Pas comme j'ai perdu les autres. Il est un de ceux qui me sortent de ma bulle, de mon mal être. Il est primordial à ma survie. Il ne peut m'en vouloir, me tourner le dos. Je continue ma litanie d'excuse, tentant en vain d'inculquer quelques phrases sur mon passé ayant du sens.

- Rejeté. Voulaient pas de moi… Pardon Jace, ne m'en veux pas… Tué… Ne m'abandonne pas Jace. Je ne voulais pas. Ils m'en veulent tous, je suis un monstre. Pardon Jace…

Je suis coupé par sa main sur ma bouche et son torse contre mon flan, ses bras m'entourant paisiblement. Au bout de quelques secondes, il relâche ma mâchoire et redresse mon visage vers le sien.

- Stiles. Écoute moi et calme toi. Je ne t'en veux pas. Du tout. À aucun moment. Je ne te force pas à me parler de ton passé, je ne le ferais jamais, tu m'en parles quand tu souhaites et seulement si tu le désir. Ok ?

J'hoche timidement la tête et m'avachi dans son étreinte. Il rit et me berce, lui-même vautré dans le fauteuil.

C'est quelques minutes plus tard que Darlin' et Axelle reviennent. Un sourire doux orne leurs lèvres et Darlin' vient se couler contre moi, mes bras l'encerclant. J'enfouis mon nez dans ses cheveux bouclés, touchant sa nuque bouillante. Un soupire de contentement m'échappe. Jace me masse délicatement le cuir chevelu, ce qui me fait pratiquement ronronner.

- Jace… je veux un nouveau tatouage…
- Hum ?
- Un dragon.
- Vraiment ? Ça ne ressemble pas à ce que tu me demandes habituellement.
- Je sais.
- Où ?
- Sur le flan droit.
- Pourquoi un dragon ?

La voix veloutée de Darlin' m'envoi de légers frissons et je serre plus étroitement son corps gracile.

- Parce qu'il est symbole de puissance, de pouvoir, d'éternité… Rien ne peut le terrasser, théoriquement. Et il protège ce qui est précieux à ses yeux, ses propres trésors.

Sa mains aux doigts fins me caressent tendrement le bras, je presse mes lèvres contre son cou.

- Je vous remercierai de ne pas copuler sur mes genoux, les amis !

Jace me pousse de ses genoux et je me redresse en lui tirant la langue, le corps de mon ange contre moi.

- Viens demain avec un modèle, je te le commencerait. Noir et blanc je suppose ?
- Yep.

NDA : Alors ?

Petite question : voudriez vous un créature!Stiles ? Si oui, en quoi ?