Hello. Je suis désolée pour le temps de publication super long. Ce chapitre sera plus court que les autres et je m'en excuse mais c'est pour ne pas vous laisser trop longtemps sans rien car en ce moment je n'ai pas vraiment le temps d'écrire et ayant quelques soucis je n'ai pas forcément toujours l'envie non plus. Mais je ne vous abandonne pas et reprendrait un rythme plus régulier avec des chapitres aussi longs que les précédents quand ça ira mieux et que j'aurais un peu plus de disponibilité. J'espère malgré tout que le chapitre vous plaira, n'hésitez pas à donner vos ressentis en review. :)
Puck : "-Il faut que tu viennes TOUT DE SUITE. C'est urgent."
Point de vue de Quinn.
Il ne me fallut pas longtemps pour me relever, paniquée par les propos de mon ami. Ma mère me lança un regard inquiet.
Judy : Qu'est-ce qu'il se passe Quinnie ?
Quinn : Je… Je ne sais pas, Puck viens de m'appeler en me disant qu'il fallait que j'y aille tout de suite, que c'était urgent, sa voix tremblait…
Elle se leva à son tour et attrapa mes mains voyant que je tremblais.
Judy : Tu veux que je t'y conduise ?
Quinn : Non ça va je vais…
Elle me coupa la parole.
Judy : C'était une question rhétorique. Tu n'es pas en état de conduire. Allez viens.
Elle attrapa mes clefs et je la suivie jusqu'à sa voiture. Il est vrai que je n'étais pas en état. Alors que je ne savais même pas ce qui se passait, je ne savais même pas si Santana allait bien… Mais ce n'était tellement pas dans les habitudes de Puck d'avoir la voix tremblante, du moins, pas pour rien. Je me faisais des milliers de films dans ma tête, mais ma mère qui avait démarré interrompit mon débat mental.
Judy : Ne te montes pas trop la tête Quinn, tu ne sais pas encore ce qu'il se passe. Je te connais et je vois à ton visage que tu es en train de te jouer des scénarios tous plus infâmes que les autres.
Elle avait raison, je m'inquiétais beaucoup trop, mais quand il s'agissait de Santana, j'avais toujours cette indescriptible boule au ventre. Mais s'il lui arrivait encore quoi que ce soit, je ne m'en remettrai pas. Ma mère roula à la bonne vitesse mais nous arrivions quand même rapidement devant chez les parents de Puck.
Judy : Je vais te laisser ici, tiens moi au courant.
Je remerciai ma mère et déposai un baiser rapidement sur sa joue avant de partie en trombe, toujours angoissée. Je tambourinai à la porte et Puck m'ouvrit. J'entrai dans la maison comme une furie, totalement dépassée par mes émotions.
Quinn : Elle va bien ?! Elle est où ?! Qu'est-ce qui se passe ?!
Puck : Elle dort à l'étage et…
Je lui coupai la parole ayant l'impression de devenir dingue.
Quinn : Alors quel est le problème ? Bon sang Puck, tu m'as fichu la trouille !
Il se gratta la tête.
Puck : Je suis désolé mais j'ai paniqué… Regarde.
Il me tendit un téléphone et j'arquai un sourcil en le regardant. Avant de reporter mon attention vers Puck en fronçant les sourcils.
Quinn : Mais… C'est le téléphone de San !
Puck : Je sais, je n'aurais pas dû regarder mais elle l'a laissé en bas et il n'arrêtait pas de vibrer toutes les 30 secondes, un numéro inconnu ne cessait d'appeler puis a laissé plusieurs SMS et… Tu… Enfin tu devrais les lires même si je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée…
J'eus subitement la chair de poule. Pourquoi me disait-il ça ? Que pouvait bien contenir ces fameux SMS ? Avais-je réellement le droit de les regarder ? Et puis je repensai à Santana, à tout ce qu'elle avait enduré, et je me dis que pour son bien, pour la protéger, je devais le faire. Alors je baissai les yeux sur les fameux sms.
~Numéro inconnu. 18h19
Salut Santana… Je n'ai pas besoin de me présenter, tu sais très bien qui je suis, et je suis certain que tu ne m'as pas oublié…
~Numéro inconnu. 18h20
Comme promis, j'ai retrouvé ta trace même si cela m'a pris 5 longues années et comme tu le sais… ça ne va pas se passer comme ça :).
~Numéro inconnu. 18h22
Tu te souviens de notre dernière rencontre ? Tu as réussi à m'échapper de justesse… Mais tu devrais te méfier… Je sais que tu vis dans l'Ohio, et si je te trouve… (Je te laisse deviner…)
~Numéro inconnu. 18h25
La réponse était : je te tue. )
~Numéro inconnu. 18h29
Au revoir Santana Lopez… Et un conseil, évites de dormir sur tes deux oreilles, car ton temps est compté. Tu apprendras qu'il ne faut pas jouer avec moi, et tu as eu tort de te comporter comme tu l'as fait. Je te ferai payer, et si je n'arrive pas à te trouver, je ferai payer les gens que tu aimes, un par un, jusqu'à ce que tu viennes me supplier de t'achever.
Mon visage s'était décomposé et je me sentais comme si je venais de prendre un coup de poing dans l'estomac. Je n'arrivais plus à bouger, totalement paralysée par la peur, me demandant qui pouvait bien être l'enfoiré qui avait envoyé ces messages. Je relevai les yeux sur Puck, qui me regardait, inquiet. Je tremblais, n'arrivant plus à aligner trois pensées cohérentes. Il posa une main sur mon épaule.
Puck : Je te promets qu'on va trouver ce type et qu'il ne touchera pas un seul cheveu de San… Il devra me passer sur le corps pour ça.
En parlant de la concernée, elle était au milieu de l'escalier, les bras croisés, nous observant en silence. Avant de se racler la gorge nous faisant tous les deux sursauter.
Santana : C'est mon téléphone que tu as dans les mains Q ?
Je n'arrivai même pas à lui répondre, je ne faisais que de passer mon regard d'elle à Puck, totalement tétanisée. Heureusement, Noah intervint pour me sortir de cette situation délicate.
Puck : C'est de ma faute et je peux tout t'expliquer mais pour ça, s'il te plaît, tu dois descendre et t'asseoir…
Elle fronça les sourcils, apparemment peu rassurée par les propos de notre ami. Mais elle ne dit rien et descendit avant d'aller s'asseoir sur le canapé. Je la suivis et m'assit près d'-elle, attrapant sa main dans la mienne. Je ne savais pas de qui venait ces messages mais une chose est sûre, ce n'était pas une personne amicale et j'avais peur de la réaction de la Latina, peur qu'elle ne revive ce qui avait pu la conduire là où elle en était aujourd'hui. Elle regarda nos mains jointes et lâcha.
Santana : Ok ça a l'air super grave là vous me faite flipper.
Je regardai Puck et lui fit un signe de tête pour lui demander de parler, je ne pouvais pas être celle qui lui annoncerait ça. Il se racla la gorge.
Puck : Quand tu es montée tout à l'heure avant que Quinn ne revienne, tu as laissé ton portable sur la table. Je ne l'ai pas regardé, je te le promets. Tu as reçu un appel, j'ai entendu les vibrations mais je n'ai même pas jeté un œil parce que cela ne me regardait pas. Mais il a recommencé à sonner une, deux, trois, quatre, cinq, six fois… à cette précision je sentis les muscles de la brune se contracter violemment. Alors j'ai fini par regarder mais il s'agissait d'un numéro inconnu… Je vis son visage changer totalement en une seconde, elle devint extrêmement blanche, commençant à trembler. Puis tu as reçu plusieurs SMS très inquiétants alors j'ai appelé Quinn totalement paniqué pour qu'elle rentre... C'est moi qui lui ai donné ton téléphone suite à ça pour qu'elle voit d'elle-même…
Elle répondit la voix tremblante.
Santana : Je… Il… Que… Que disent les SMS.
Je vis Puck hésiter et détourner le regard sur le sol, ne manquant pas de rendre la brune encore plus inquiète qu'elle ne l'était déjà.
Santana : Puck dit moi ce que disent ces putains de messages !
Voyant qu'il ne lui répondrait pas elle me regarda, le regard rempli de détresse et je ne pus me résoudre à la laisser dans cet état. J'attrapai le téléphone et lui tendit, sous les yeux de Puck qui tout comme moi ne savait pas ce qui allait en découler. Elle posa les yeux sur l'écran avant d'échapper son téléphone sur le sol et de se mettre à pleurer. Et ce qui suivit fut totalement dingue. Elle se leva d'un bond, totalement perdue, le regard allant partout dans la pièce en respirant fortement, les yeux grands ouverts et commença à tenir des propos totalement incohérents.
Santana : Faut… Faut fermer les volets, tout… Tout fermer… Mettre des planches sur la por… porte.
J'essayai de m'approcher d'elle pour la calmer mais elle semblait ne plus être là, comme si elle était dans un cauchemar réveillé, et me repoussa.
Santana : Non… Non… me touche pas… Tu… tu m'as déjà assez… assez fait de mal…
Et sur ces mots elle monta les escaliers en quatrième vitesse en hurlant. Cette scène me brisait totalement. Je ne savais pas ce qui se passait, je ne comprenais rien, tout ce que je sais c'est que c'est très grave. Et qu'un fou furieux semble vouloir tuer San, et d'après ce que j'ai compris, il lui a déjà fait du mal. Je pris le téléphone et le rangeai dans un coin où je savais que la brune n'irait pas le chercher, tout en chargeant Puck d'agir si celui-ci recommençait à vibrer et je montai les escaliers rapidement pour aller voir Santana. Je rentrai dans la chambre mais ne la trouvait pas, mon cœur s'emballa et je fouillai une à une les pièces de la maison avant de la retrouver recroquevillée dans un placard mural. La tête enfouie dans les bras, le corps secoué de spasmes. Je m'agenouillai doucement à côté d'elle et posai en douceur une main dans ses cheveux ce qui la fit sursauter et paniquer. Je m'assis et la pris doucement dans mes bras en la berçant.
Quinn : San, c'est moi, c'est Quinn… Je ne vais pas te faire de mal…
Elle mit plusieurs minutes avant de se calmer, et je passai ma main sur sa joue en essayant de la réconforter.
Santana : Il m'a finalement retrouvé… Je vais mourir…
Ces mots me glacèrent le sang, comme lorsque j'avais lu les SMS un peu plus tôt.
Quinn : Santana… Qu'est-ce qui se passe ?
Elle me regarda tristement.
Santana : Crois-moi Q… Tu n'as pas envie de le savoir…
Je posai mon front contre le sien.
Quinn : Je t'ai promis d'être là pour toi… Quoi que tout cela veuille dire, je l'encaisserai…
Elle laissa glisser sa tête et la posa sur mon épaule en soupirant.
Santana : Non, je t'ai impliqué dans bien trop de choses depuis hier soir, je ne veux pas en plus t'impliquer là-dedans. S'il apprend ton existence, et s'il apprend que tu es aussi importante pour moi il n'hésitera pas à s'en prendre à toi et je refuse de prendre ce risque. C'est trop dangereux Quinn.
Mais de quoi parlait-elle ? Qui était «il» et surtout pourquoi la menaçait-il ? Pourquoi la traquait-il même ?
Quinn : San… j'ai besoin que tu m'explique, je ne veux pas te forcer à parler du passé car je me doute qu'il est plus que douloureux, mais là ça devient beaucoup trop grave.
Elle soupira fortement.
Santana : On peut aller ailleurs pour discuter ? Genre dans la chambre ?
Quinn : Oui.
Je me levai et lui tendit la main pour l'aider à son tour. En se levant elle trébucha et s'écrasa à moitié sur moi mais je me rattrapai de justesse au mur pour ne pas tomber. Mon regard resta encré dans le sien pendant plusieurs secondes et je me repris avant de l'emmener avec moi dans la chambre. Je me dirigeais vers le lit quand elle me dit.
Santana : Tu veux bien fermer à clefs… ? Je suis désolée, je me sentirai plus en sécurité…
J'acquiesçai et fermai la porte à clefs. Je la vis regarder partout sous les meubles, sous le lit et fermer les volets avant d'allumer la lumière et de s'asseoir sur le lit. Je compris que ce qu'elle avait lu l'avais totalement perturbée. En même temps, je pouvais tout à fait le comprendre même si je ne savais pas encore l'ampleur de ce qu'il se passait, et j'étais à mille lieux de me douter de l'enclume qui allait me tomber sur la tête.
Santana : Viens t'asseoir, je pense que c'est mieux.
Je m'assis près d'elle en déglutissant difficilement, effrayée parce que j'allais bien pouvoir découvrir.
Santana : Par contre, s'il te plaît, ne m'interromps pas.
J'hochai la tête pour lui signifier que je m'y tiendrai et elle commença à parler.
Santana : J'ai honte de tout ce que je vais te raconter comme je n'ai jamais eu honte de ma vie. Enfin à part hier soir quand tu as appris que je me droguais… Enfin bref, tu te doutes bien que je ne suis pas tombée dans la drogue comme ça… Je fis oui de la tête. Pour reprendre l'histoire du début, comme je te l'ai brièvement raconté hier, Rachel m'a mise à la porte lorsque j'étais à New-York et je n'avais aucun endroit où aller alors je suis restée dans la rue. J'ai essayé de chercher du boulot, mais à chaque fois c'était la même chose : Je n'avais pas de domicile. Je n'ai pas voulu appeler mes parents parce que je ne voulais pas gâcher leur vie, Brittany m'avait quitté et je n'avais pas de ses nouvelles, je n'étais pas assez proche des autres pour leur demander de m'héberger, et toi, tu étais à New Haven et je refusais de m'imposer dans ta vie alors que tu allais à l'université. Et je crois qu'au fond, je ne voulais pas non plus te décevoir. Enfin bref, toujours est-il que j'ai galéré, j'ai dû faire la manche, j'ai parfois fouillé dans les poubelles des magasins et j'ai même fini une fois en garde à vue parce que j'avais volé un paquet de biscuits. Ne voulant pas de cette vie j'ai essayé encore de m'en sortir, vraiment, mais tout me tirait vers le bas, je ne savais plus sourire, je ne savais plus espérer alors je me suis laissée sombrer… Ses paroles me donnaient la nausée, je l'imaginais, seule, livrée à elle-même, ne demandant pas d'aide à qui que ce soit par fierté et par peur de gâcher leur vie et je me sentais extrêmement mal. Et un jour… Alors que je marchais en ville pour trouver à manger, je suis tombée devant un bordel… Je sentis mes muscles se tendres, craignant la suite de son histoire. Le gérant m'a vue et m'a offert à manger. On a discuté et il a décidé de me prendre sous son aile. Il m'offrait un toit et à manger, mais en échange, je devais travailler pour lui… A ce moment je n'ai pas réfléchis et j'ai accepté, au point où j'en étais… Une boule se forma dans ma gorge, m'empêchant de plus en plus de respirer. Alors j'ai commencé à me prostituer… Ma main se ferma violemment, et je me retenais pour ne pas fondre en larmes. Santana avait dû se prostituer pour s'en sortir… La femme que j'aimais secrètement depuis des années avait dû vendre son corps pour ne pas mourir dans la rue et je me sentais de plus en plus coupable. Il m'avait dit avant tout ça, que je pourrais arrêter quand je le voudrais, que c'était avant tout mon corps et que si je voulais m'en aller après avoir gagné assez d'argent pour m'en tirer c'était mon droit, qu'il ne s'y opposerait pas. Mais avec le temps, il s'est rendu compte que depuis que j'étais là, l'endroit attirait de plus en plus de clients. Alors pour me tenir, et je ne m'en suis malheureusement pas rendue compte sur le moment, il m'a un soir proposé de la drogue. Je n'en avais jamais pris auparavant mais je me sentais tellement sale, je me sentais tellement mal de faire ce que je faisais que je n'ai pas refusé, et j'aurais dû… Il a tellement forcé la dose que j'ai fait un énorme bad trip. Je te jure, j'ai cru que j'allais crever. Le problème, c'est que malgré ça, je suis devenue accro dès la première fois. Alors j'ai commencé à lui en acheté, en plus d'être mon patron, il était aussi devenu mon dealer. Je ne pus empêcher une larme de rouler sur ma joue. Cette histoire était horrible, et malheureusement, je n'étais pas au bout de mes surprises. Le problème, c'est que j'ai fini par y passer tout l'argent que je gagnais, du coup, il m'a fait crédit. Et je me suis endettée. Voyant que je n'arrivais pas à rembourser mes dettes, il a exigé d'avoir une part en nature, pour «compenser» mon retard. J'ai refusé et il m'a violée… Ce n'était plus une, mais un torrent de larmes qui dévalait silencieusement mon visage. San quant à elle fuyait mon regard et avait un air détaché. Elle prenait de la distance avec son récit, sûrement pour ne pas craquer. Le jour où c'est arrivé, mon monde s'est écroulé un peu plus. J'étais en larme sur ce lit, choquée et traumatisée par ce qui venait de se passer, et lui riait, me faisant bien comprendre que ce n'était pas la dernière fois. Et en effet, il a recommencé un nombre incalculable de fois. Puis il a commencé à devenir de plus en plus dur au «travail», trouvant toujours un moyen pour m'humilier. Un jour j'en ai eu marre et je me suis rebellée, je ne sais pas pourquoi, peut-être qu'à cet instant j'ai eu un élan de courage, et je lui ai dit que je voulais arrêter de travailler pour lui et m'en aller. Il m'a trainé dans la réserve et il m'a frappée. Je posai ma main sur ma bouche pour étouffer mes sanglots. Il m'a fait comprendre que c'était lui qui commandait, et que comme je lui devais de l'argent pour la drogue il n'y avait aucun moyen que je m'en aille. Et il m'a dit que si je tentais quoi que ce soit de stupide il me tuerait. Alors j'ai continué… Pendant encore plusieurs mois, prenant sur moi, me faisant de plus en plus souvent frappée et abusée. Jusqu'au jour où j'ai réussi à fuir. Je ne suis pas allée au taff et j'ai préparé mon sac, heureusement je n'avais pas beaucoup d'affaires. Je me suis dit que j'avais un peu de temps avant qu'il ne s'en rende compte et n'envoie quelqu'un me chercher de force. Mais il est venu lui-même, et il s'est rendu compte de ce que j'allais faire. Alors il m'a violemment projetée contre le mur. Ma tête a cogné tellement fort contre celui-ci qu'il m'a fallu plusieurs minutes avant de pouvoir comprendre ce qu'il se passait et à ce moment-là j'étais au sol et il m'a rué de coups. Je ne voulais plus qu'une chose : mourir. Alors quand il s'est agenouillé pour m'achever, j'ai ris, et je lui ai dit de me tuer parce qu'il ne pourrait rien m'offrir de mieux à cet instant. Alors il m'a frappé encore, en me disant que si je voulais mourir il ne me tuerait pas. Que ce serait trop simple. Une larme roula sur sa joue. Il m'a alors promis de me torturer. J'ai réuni mes dernières forces et je lui ai assené un coup de genou bien placé avant de m'enfuir malgré la douleur… Je n'avais pas eu de nouvelles depuis mais je savais que cela pouvait arriver…
Je ne savais pas quoi dire ni quoi faire, je me sentais dévastée et je n'imaginais même pas l'état de Santana. Entendre tout ça avait été une dure épreuve pour moi, alors imaginez Santana, qui a vécu tout ça, seule… Je n'arrivais pas à me calmer, je me sentais terriblement mal et impuissante. Santana avait enduré des choses encore plus horribles que tout ce que j'aurais pu imaginer et maintenant ce malade voulait sa peau… Mais moi vivante, je jure que ce connard ne posera jamais une main sur elle. Je tentai de parler, malgré que ma voix fût cassée à cause de mes sanglots qui se calmaient peu à peu et que j'avais du mal à regarder la Latina dans les yeux.
Quinn : Santana je…
Elle me coupa instantanément, ne me laissant pas finir ma phrase, ayant déjà anticipé ce que j'allais dire.
Santana : Non Quinn… Tu n'y es pour rien.
Je craquai à nouveau et la pris dans mes bras où elle se laissa aller à son tour. Elle s'allongea et m'entraina avec elle posant sa tête dans mon cou. Je la serrai aussi fort que je pouvais contre moi. A cet instant j'ava is besoin de sentir qu'elle était là et lui montrer qu'elle était en sécurité, et que jamais cet enfoiré ne lui ferai de mal à nouveau.
Quinn : San, tout ce que tu as vécu est absolument affreux… Et je te jure, que tant que je serai debout et que je respirerai, il ne t'arrivera rien.
Elle releva la tête et posa son front contre le mien.
Santana : Quinn… Tu ne peux pas dire ça…
Je posai une main sur sa joue, les yeux clos, toujours front contre front.
Quinn : Ce taré ne te fera plus jamais du mal, ou il devra d'abord me passer sur le corps.
Je sentis ses muscles se contracter. J'ouvris les yeux et pus voir une lueur d'effroi dans son regard.
Santana : Tu ne sais pas de quoi il est capable, il pourrait te tuer toi aussi, je t'en prie ne te met pas en danger pour moi Q, je te l'interdis. Tu fais déjà beaucoup pour moi, tu as voulu abandonner ta vie pour moi, mais je t'en prie, ne prend pas de tels risque à cause de moi. S'il t'arrive quelque chose je ne me le pardonnerai jamais.
Je caressai sa joue et répondit d'un ton très calme.
Quinn : Jamais tu ne m'empêcheras d'être là et de te protéger. Tu ne peux pas me demander de rester là les bras croisés pendant que quelqu'un veut ta mort. Je ne supporterai pas de te perdre Santana. J'ai déjà eu du mal à supporter toutes ces années sans toi alors maintenant que je sais tout ça il est hors de question que je reste les bras croisés.
Ces mots étaient sortis tout seuls et quand je m'en aperçu mon visage vira instantanément au rouge. Le regard de la brune avait changé, il était devenu… Interrogateur, étonné.
Santana : Tu as vraiment eu du mal à supporter toutes ces années sans moi… ?
Je me raclai la gorge.
Quinn : Je… Oui.
A quoi bon lui mentir ? Elle m'avait entendu le dire de toute façon, et puis, je ne veux pas mentir à San, même si je me sentis subitement assez mal à l'aise. Elle se mordit la lèvre et s'approcha dangereusement de moi. Et c'est à cet instant que Puck débarqua en trombe dans la chambre, nous faisant toutes les deux sursauter. Il lâcha d'un air affolé à voix basse.
Puck : Quinn, il faut que tu descendes tout de suite, Santana caches toi dans le placard mural du couloir, vite.
