Bonjour à tous ! J'ai essayé de poster vite fait ce matin avant d'aller en cours, mais allez savoir pourquoi, le site faisait des caprices et ne voulait pas me connecter ._. Enfin bref.
Je n'ai pas eu le temps de vous remercier pour vos review et j'en suis désolée, j'ai privilégié mes maths à vrai dire XD. Donc un grand merci à tous déjà! Vous me faites toujours très plaisir 8D
Ensuite, j'ai pris du retard dans mes lectures, mais je vais arranger ça au plus vite D8
Et enfin voici le quatrième thème, je l'aime un peu moins que celui d'avant, et à vrai dire je me suis un peu égarée, je suis désolée D8 J'espère que ça vous plaira quand même.
Quatrième thème : Peur
Peur
La peur personne ne pouvait s'y souscrire. Elle était là, autour de nous, semblable à un arbre que l'on croiserait chaque jour en suivant éternellement un même chemin. La peur est crainte de tous, complice de la faucheuse, sœur des cauchemars, elle ne reçoit pas l'amour que les gens portent à de beaux rêves scintillants. Certains tentent de l'oublier, ils ne se focalisent pas sur ce qui leur parait laid, ils tentent d'oublier ce qui les effraie. Et pourtant, cette peur est là pour les faire avancer, les grandir, les faire évoluer. Parce que la peur est régissante du futur. Même si les gens vivent pour oublier leur mort. Parce qu'ils sont conscient que ce qui les attends est la fin. Parce qu'on leur a toujours dit que toute chose avait une fin après tout, les bonnes comme les mauvaises, les belles comme les laides. La vie n'était que le détournement têtu de la conscience des personnes, du réel but de tout cela.
Chaque particule de vie, chaque atome qui constituait ce monde naissait à partir d'un Rien, et ce Rien évoluait, devenait un Tout. Puis le temps qui était finalement si abstrait, c'était quelque chose que personne n'avait cherché à comprendre, une chose déjà établie que personne n'avait cherché à contester, parce que personne n'aurait su pourquoi il aurait fallut changer ce quelque chose. Alors ce temps faisait son travail, le Tout subissait alors les contraintes de ce monde si friable, de ces vérités si changeantes, la peur de la mort opérait enfin sur cet être qui savait pertinemment ce qui lui arriverait, mais qui avait tenté par tout les moyens de l'oublier en vivant, encore, encore, et encore, se détournant de son tragique sort. De Tout, la faucheuse venait le cueillir et effeuillait ses pétales pour qu'il redevienne un Rien.
L'Hiver venait tout juste de disparaître, laissant place à la saison du renouveau. Le printemps venait à peine d'éclore, exposant alors les bourgeons qui n'attendaient que leur heure pour rentrer dans le ballet de la douceur. Le vent légèrement frais ravivait l'éclat de la nature qui renaissait enfin.
Les oiseaux avaient fait leur apparition, chantant leurs douces mélodies au monde qui se redécouvrait. Ce monde qui revivait. Mais cela n'était possible que grâce à la saison redoutée, celle qui n'apportait que froid et désolation pour certains alors qu'elle faisait virevolter des milliers de flocons de joie dans les yeux des autres. Le printemps n'avait lieu d'être que si sa sœur intervenait, ainsi la terre se désaltérait de la fonte des délicats flocons blancs pour se rafraîchir et renaître enfin.
Rogue n'aimait pas particulièrement le printemps. Cela le laisser totalement indifférent, de même que pour les autres saisons. Elles étaient là et défilaient au grès du temps qui passe, rien ni personne n'aurait pu faire changer cela, tout comme personne ne pouvait arrêter le temps.
Ces choses si futiles qui restaient finalement très abstraites, car personne n'avait la même notion du temps, les heures ne défilaient pas de la même manière dans le monde entier, les saisons différaient, l'homme lui seul avait mis des noms sur les choses, instauré des règles à un monde changeant.
Alors Rogue s'en fichait éperdument, il pouvait être touché par le chant des oiseaux, bercé par la mélodie du vent, mais il n'avait pas d'avis concret sur quelque chose d'abstrait.
Le mouvement régulier du train en revanche, il pouvait affirmer qu'il ne supportait pas cela. Finalement il n'avait pas vraiment choisi d'apprécier ou non cette chose fumante qui les trimballait à travers les pays, mais il devait faire avec. Il aurait voulu pouvoir dormir comme son coéquipier qui pour échapper au mal des transports prenait une bonne dose de calmant qui le faisait roupiller, mais lui avait choisi de combattre cela par lui-même.
Peut-être pas le meilleur des choix en effet, mais pour rien au monde il n'aurait accepter de baisser sa garde alors que son meilleur ami dormait à poings fermés, affalé sur la banquette en face de lui, Lector roulé en boule sur le ventre.
Le jeune homme ferma les yeux un instant pour se concentrer sur le haut le cœur qu'il arrivait difficilement à maîtriser. Etre un chasseur de dragon n'avait pas que des avantages, tout un art de devoir s'empêcher de vomir, il avait eu de l'entraînement maintenant, avec toutes les missions qui les avaient obligés à prendre le train ou autre véhicule en mouvement.
Frosch qui avait pris place sur ses genoux bougea pendant son sommeil, ce qui fit sourire le dragon de l'ombre qui caressa distraitement la tête de cette dernière. La mission c'était extrêmement bien déroulé et ils étaient tous épuisés. Leur jeune apprentie ne faisait pas exception à la règle.
Sting et Rogue avaient toujours eu l'habitude de faire leurs missions ensemble, parce qu'ils étaient plus forts à deux, mais surtout parce qu'ils étaient amis, coéquipiers, frères de cœur peut-être. Ils n'avaient jamais pris personne d'autres dans leur équipe, jamais. Et pourtant, cette fois ci, ils avaient décidés de l'emmener avec eux. Cette jeune femme qui venait à peine d'arriver à la guilde. Cette constellationniste un peu timide et extrêmement maladroite. Il ne savait pas vraiment ce qui l'avait poussé à parler d'elle à Sting, à l'inciter à la prendre avec eux pour une mission. Peut-être lui avait-elle fait pitié, à faire des missions minables, enfin le mot était tout à fait relatif étant donné qu'à Sabertooth, seulement les meilleurs demandes, les plus périlleuses et offrantes étaient retenues, mais comparé aux autres, elle ne prenait que les déchets dont personne ne voulait. Il avait peut-être eu peur que cet ange se brise en continuant ainsi à partir seule au péril de sa vie, recouverte de blessures à chaque fois qu'elle revenait.
Rogue ne comprenait pas vraiment pourquoi il ne pensait à ces choses là que pour elle. Sabertooth n'était pas une guilde où l'on avait le droit de créer des liens amicaux si forts qu'on donnerait sa vie pour sauver celle d'un autre. Sabertooth était une guilde froide sans aucune compassion. Alors pourquoi lui, le dragon de l'ombre, impassible en toute circonstance, indifférent aux autres, tenait-il tellement à prendre la jeune femme aux cheveux blancs avec eux ?
« Hum…N…Non…Piti…é »
Le brun cessa un instant de se concentrer sur son envie de vomir pour la faire disparaître et se tourna vers la jeune femme à ses côtés qui gémissait dans son sommeil. Son visage pâle était bercé par les rayons du soleil printanier qui tapait sur les carreaux de la fenêtre. Ses cheveux blancs comme les flocons de l'hiver semblaient accrocher les rayons de lumière dans leur fils fins, éblouissant le dragon de l'ombre de sa pureté. Le visage de la jeune femme exprimait la douleur, la peine, mais surtout, ses traits fins reflétaient la peur. Une peur qui avait l'air de la ronger de l'intérieur.
La peur il connaissait. Quoiqu'il puisse affirmer, ce que son entourage pouvait penser ou dire de lui, la peur était sans cesse à ses côtés. Elle violait ses pensées, partageait son lit, le suivait où qu'il aille. Elle s'était vicieusement insinuée dans son cœur le jour où il avait appris à maîtriser la magie de l'ombre. Parce que la peur se cachait dans le noir, elle n'attendait même plus que la nuit tombe pour noircir les pensées du brun aux yeux sanglants. Alors il avait appris à vivre avec elle, à la considérer comme une partie de son être dont il ne pourrait de toute manière pas se défaire. Il la maîtrisait. Pour le moment en tout cas, elle était sous son emprise, de maîtresse cruelle elle était devenue esclave. Mais il viendrait certainement un jour où l'esclave se rebellerait, reprendrait le dessus et le ferait sombrer.
Le train amorça un virage qui fit basculer la jeune fille de son côté. Sa tête blanche dodelina quelque peu avant qu'elle ne tombe avec légèreté sur l'épaule du brun qui sentit ses sens s'affoler. La jeune femme continuait de gémir et semblait se débattre dans son sommeil agité. Dardant un regard sur son coéquipier qui pionçait en face d'eux en ronflant, pour vérifier qu'il dormait à poings fermés, Rogue avança sa main vers la jeune femme et la posa sur ses cheveux. Ils étaient incroyablement doux et il commença à passer sa main au travers.
Les traits de la jeune femme se détendirent alors que son souffle devenait à nouveau régulier.
Rogue regarda alors par la fenêtre du train, des pétales valsaient dans le vent, certains s'écrasant sur la vitre du véhicule, s'accrochant comme si leur vie en dépendait. La peur devait les dévorer, mais ils restaient fiers ces pétales, profitant encore de leurs derniers instants avant d'être éjecté par la vitesse de l'engin.
Personne ne pouvait échapper à la peur, c'était un fait, mais lui avait appris à la dresser, à la chasser lorsqu'elle n'était pas la bienvenue, parce qu'autrement, il savait qu'il ne serait jamais devenu aussi fort qu'il l'était aujourd'hui, qu'il n'aurait jamais pu faire face à la moitié des choses auxquelles il avait participé. La peur était en lui, comme tous les êtres humains. Il ne faisait pas exception à la règle, et la jeune Yukino non plus.
La peur était peut-être invaincue, mais elle n'était pas invincible. La force des liens, le soutien d'une présence, la douceur d'une caresse, la fraîcheur de quelques murmures, la peur était alors elle-même assaillie par le sentiment qu'elle distribuait. Et alors elle se cachait. Elle reviendrait. Toujours. Mais peut importe, Rogue savait déjà comment l'apprivoiser, et il ferait en sorte d'être le soutien de la jeune femme qui dormait profondément sur son épaule pendant le trajet.
Voilà voilà, en espérant que vous ayez aimé votre lecture. Merci encore pour tout vos gentils commentaires qui m'encouragent à poster encore XD! A demain C:
