Bonjour.
Les personnage ne sont pas à moi mais à J. K. Rolwing.
Je remercie toutes les personnes qui on mit cette fiction en favoris et en followers ainsi que ceux qui on mit une review.
J'espère que vous aimerez.
Bonne lecture.
Ma conscience
Chapitre 3 :
« Je suis un aristocrate moi ! Je ne suis pas un sale prétentieux ! Je sais ce que je vaux et je vaux largement l'estime que je me porte. Alors garde tes avis pour toi espèce d'analphabète ! Tu ne connais rien à la grâce et au monde des classes supérieures alors ne vient par ramener ta grande bouche ! il fit une courte pause avant que son visage ne change totalement d'expression sous le regard consterné de tous les Slytherin. Mais bien sûr ! C'est moi l'analphabète. Toi, gracieux ? Laisse-moi rire Malfoy ! Je tiens à te préciser que tu as plus un balai dans le cul qu'autre chose ! cracha le blond alors que la table des Ravenclaw derrière lui se joignait aux Slytherin pour une belle imitation collective du poisson. JE NE TE PERMETS PAS ! cria Draco faisant cesser toutes les conversations. JE ME PERMETS TOUT SEUL ! rajouta-t-il alors que tous le fixait avec hébétude. MAIS TU VAS LA BOUCLER ? Nan ! J'aime trop te faire chier ! Sale imbécile ! cracha le blond. Oh, le petit aristo coincé du cul s'énerve…. Tu sais, je me demande ce que dirait papa Malfoy s'il l'apprenait. Oh, attends, je sais déjà ce qu'il ferait en fait… il ne finit pas sa phrase mais se redressa d'un coup, tous les regards des personnes présente dans la grande salle se fixant sur lui. FERME LA POTTY !
- Monsieur Malfoy ? » s'enquit avec une voix un peu incertaine le directeur.
Draco tourna son regard dans la direction du vieille homme lorsqu'il se rendit compte de ce qu'il venait de ce passé. Il se tourna vers Théodore, qui le fixait les yeux rond, et lui demanda avec un regard apeuré :
« Dit-moi que je n'ai pas fait ça ?
- … schizophrénie…, réussit à répondre le châtain.
- Putain de bordel de merde ! Langage Malfoy ! intervint de nouveau le brun, amusé par la situation. Mais tu ne peux pas me laisser tranquille ? Moi je veux bien, mais si tu ne veux pas passer pour un dingue tu auras besoin de moi, répondit le brun faisant hausser les épaules aux blonds sous le regard fixe de toute l'assemblée
- Monsieur Malfoy ? l'interpella de nouveau le directeur.
- Professeur Dumbledore ? » lui répondit le blond avec toute sa classe Malfoyenne.
Le directeur le scruta du regard et une lueur malicieuse s'insinua dans son regard :
« Voulez-vous bien me suivre, Monsieur, je pense que vous avez quelque chose à me dire. »
Le blond déglutit.
« Il ne peut pas savoir, hein ? »
''Si tu parles de toi voulant faire rentrer des Deatheaters dans Hogwarts, je ne pense pas non. Mais si tu parles de ma présence, je pense que si…'' répondit avec sagesse le brun.
Draco suivit donc le directeur hors de la Grande salle, Harry constatant qu'il n'avait toujours pas réussi à manger sa tarte à la mélasse. Cependant, contrairement à ce qu'il pensait, ils n'allèrent pas dans le bureau du directeur, mais à l'infirmerie. Le blond ralentit le pas lorsqu'il remarqua que le directeur avait un regard plus que pétillant, signe qu'il allait souffrir. Harry, expérimenté dans le décodage du Dumby, comprit rapidement que ce dernier avait trouvé un moyen de rapprocher les maisons. Il soupira intérieurement et attendit avec une certaine anxiété le verdict.
Ils arrivèrent donc, silencieux, devant les portes de l'infirmerie. Ils entrèrent et découvrirent Mme Pomfrey devant le corps d'Harry, s'affairant à ils ne savaient quoi.
« Poppy ? s'enquit Dumbledore alors qu'il se rapprochait légèrement inquiet, de son infirmière.
- Albus, ce n'est pas le moment ! Potter s'agite dans son coma.
- C'est pour cela que nous sommes ici, répondit posément le vieil homme.
- Nous ? reprit avec incrédulité Pomfrey en se retournant pour leur faire face.
- Oui, je crains que l'âme d'Harry ne soit allée se réfugier dans le corps de Monsieur Malfoy.
- Hein ? répondirent l'infirmière et le blond.
- Comment ça, l'esprit de Potter est dans mon corps ? » demanda le blond palissant fortement.
''C'est bon, ce n'est pas la mer à boire !'' s'agaça le dit Potter.
« TU ES VRAIMENT POTTER ?! » se scandalisa Draco rassemblant tout son self contrôle.
''EH ! Cris pas comme ça ! Ça résonne dans ton cerveau.''
« Comment as-tu osé pénétrer dans mes pensées ?! »
''Je ne me suis pas invité tout seul, c'est à cause de notre duel, DE TON SORT !'' contrecarra le brun.
« Oh bien sûr, c'est de ma faute ! Qui est-ce qui a envoyé ce sort de découpe ? »
''C'est sûr que le tien était nettement moins dangereux !'' répliqua le brun.
« C'était un sort de confusion crétin ! »
''… Ce n'était pas volontaire de toutes manières ! Si tu n'étais pas toi, je ne l'aurais pas fait ! » répondit Harry avec humeur.
« Espèce de Veracrasse ambulant. » cracha finalement le blond perdant tous selfs contrôles. « Tu aurais pu me tuer ! »
''J'aurais pas fait exprès ! Imbécile de blond peroxydé.'' s'énerva Harry oubliant toute culpabilité.
« Mes cheveux t'emmerdent ! Au moins, moi, je n'ai pas une serpillère à la place. »
''Le genre coiffé-décoiffé, tu connais pas ?''
« Toi c'est la brosse à cheveux que tu n'as jamais rencontré ! »
''Crétin !''
« Balafré ! »
''Connard !''
« Binoclard ! »
''Espèce de consanguin !''
« Sang-mêlé casse-couille ! »
''Espèce de… de Slytherin !''
« Quelle réplique ! Ton cerveau a déjà épuisé toutes tes connaissances ? »
''Mon cerveau te dit d'aller te faire foutre ! Espèce d'empoté coincé du cul et chieur de première !''
« Imbécile complètement inconscient possédant un petit poids à la place du cerveau, des culs de bouteilles devant les yeux et une brosse à chiotte sur la tête ! »
''Abruti d'apprenti Deatheater, qui aime se trainer au pied d'un crétin de sang-mêlé, énervant petit narcissique, prétentieux, menteurs et fils à papa !''
FIN FLASH BACK
« …JE… NE… SUIS… PAS… PRETENTIEUX ! »
''Il n'y a que contre cela que tu te défends ?'' s'amusa le Gryffindor.
« Je ne suis pas non-plus un Deatheater qui aime servir Voldemort. Et j'aurais cru que tu l'aurais compris après tout ce temps ! » répliqua le blond blessé par les paroles du Gryffindor.
''Je… Je suis désolé….'' s'excusa Harry en réalisant la portée de ses paroles. ''Ce que je voulais dire c'est que tu te comportes comme ça… Enfin, en publique… Je…'' tenta le brun tout en s'emmêlant dans ses pensées.
« Bon, écoute Potter ! Dumbledore et Pomfrey me regardent étrangement donc nous continuerons cette conversation plus tard. »
« C'est vrai, remarqua avec un certain émerveillement l'infermière.
- Oui, je pense que durant leur duel en Défense contre les forces du mal, l'âme d'Harry s'est attachée à une partie de la magie de Monsieur Malfoy. Lorsque nous avons lancé le sort de réunification de l'âme sur Harry, nous avons dû envoyer le reste de son âme présente dans son propre corps dans celui de Draco, expliqua Dumbledore.
- Venez avec moi Monsieur Malfoy. » ordonna Poppy en acquiesçant aux paroles du vieil homme.
Le blond s'exécuta et, alors qu'il s'asseyait sur un des lits et retirait sa robe comme demandé par Pomfrey, il sentit sa bouche s'ouvrir sans qu'il ne puisse se retenir. Il s'entendit alors dire :
« Que m'est-il arrivé ? Pourquoi m'avoir lancé un sortilège d'unification de l'âme ? questionna Harry ête avec ça Potter ! » s'exclama le blond alors que Dumbledore et Pomfrey le regardaient incrédule mais soulagé.
Ceci avait dû être une confirmation à leur supposition.
''Je veux savoir ce qu'il s'est passé. C'est mon corps, j'ai le droit de m'inquiéter !''
« Pas en utilisant ma bouche ! »
''Tu acceptes de faire transmetteur ?''
« Je ne suis pas à ton service ! »
''Tu étais plus sympathique avant de savoir qu'il s'agissait vraiment de moi.'' remarqua le brun avec une pointe de déception. ''Tu me hais à ce point ?''
« Potter ! Tu sais ce que je cache et tu… » fit Draco, incrédule.
''Je ne dirais rien.'' promis le brun. ''Et pour l'instant, ce qui me préoccupe le plus est de savoir si oui ou non je pourrais un jour regagner mon corps.''
« Attends, tu pourrais rester dans le mien pour toujours ? » eut peur le Slytherin.
''C'est ce que j'essaye de savoir !'' fit remarquer Harry.
« Bon, d'accords, tu peux parler à ma place… » commença le blond alors que le brun entamait une dance de la joie intérieure. « Mais, je décide quand. »
''D'accords.''
Ils finirent leur conversation au même instant où Pomfrey et Dumbledore reprenaient leur esprit. Voir Draco Malfoy ainsi, c'est-à-dire poli et aimable, les avait plus que choqués. Ce fut Dumbledore qui expliqua la situation.
« Lorsqu'hier, tu es arrivé à l'infirmerie, tu es resté inconscient un long moment, puis tu as repris vie mais d'une manière quelque peu, in-orthodoxe.
- C'est-à-dire Professeur ?
- Tu gassouillais Harry, » lui annonça avec sérieux le directeur vissant son regard dans celui du blond.
Le blond ne put s'empêcher de pouffer et de dire :
« Tu avais régressé Potter. Malfoy ! s'énerva le Gryffindor.
- Tout à fait Monsieur Malfoy. Nous avons donc cherché à comprendre pourquoi et le professeur Snape nous a expliqué les circonstances en détails. Il avait reconnu les sorts que vous aviez utilisés et qui s'étaient mélangés : Sort de découpe et sort de confusion. Le sort qui t'a frappé, Harry, devait être un sort qui découpait ton âme. Le sort de confusion fait se désorienter l'âme, mais pas la faire sortir du corps, expliqua le professeur voyant l'incompréhension dans les yeux gris. Comme vous étiez lié par votre magie, l'âme qui a été découpé a dû se réfugier dans le corps à porter : celui de Monsieur Malfoy.
- Et quel sort m'aurait touché ? demanda le blond alors que sa tête, commandée par Harry, acquiesçait.
- Le professeur Snape nous a parlé de ce sort raté que vous aviez subi en deuxième année. Le sort qui vous a atteint devait être ce même sort de découpe, cependant, la partie affectée a dû être celle de cette conscience qui est donc, nous le supposons à présent, dans le corps d'Harry.
- Je suis donc débarrassé de ce problème.
- Tout à fait. »
« Et bien tu sers parfois Potter ! »
''Je suis certain que cela va te manquer.''
« Être enfin seul dans ma tête va être un grand soulagement. »
''Mais cela va te manquer !''
« Elle était bien trop agaçante pour que cela ne me manque ! »
''La mauvaise foi est de retour…''
« Mmmmh… peut-être… » murmura finalement le blond avec honnêteté.
Le brun eut un sourire à en faire damner un saint, mais ce qu'il ne sut pas, c'était qu'à ce moment, ce même sourire s'affichait sur le visage de Draco qui boudait silencieusement et qu'il faillit faire tomber dans les pommes le plus grands sorcier de tous les temps : Dumbledore.
« Comment regagnera-il son corps ? s'enquit cependant le blond.
- L'âme est liée au corps par l'esprit, c'est pourquoi lorsqu'il arrive quelque chose à son âme, son corps réagit. Lorsque son corps sera prêt, et l'esprit assez fort, l'âme retournera dans le corps. Mais pour cela, il faut que l'âme et le corps soient à proximité.
- Quand est-ce que cela se passera ? s'enquit Harry n'ayant pas vraiment compris.
- Lorsque vous dormirez.
- Donc, vous voulez que nous restions à l'infirmerie ? demanda Draco.
- Oui.
- Il en est hors de question ! s'exclama le brun.
- Harry ?
- Oui, il est hors de question qu'il reste à l'infirmerie. Il a déjà quelque chose de prévu et je ne serais pas une raison pour qu'il l'évite !
- Mais Harry…
- Potter, ce n'est qu'une soirée, ils ne m'en voudront pas…
- Malfoy ? demanda le professeur tentant de suivre la conversation.
- Ils s'inquiètent pour toi et, après ce qu'il s'est passé dans la grande salle, ce n'est pas comme si m'a présence dans ton corps était un secret. Donc, tu iras, je verrais comment se déroule une soirée Slytherin ET tu rassureras Zabini, dit-il mouchant toutes tentatives du blond.
- Ecoute Harry, vous devez être à proximité, le dortoir des Slytherin est trop éloigné.
- On aura qu'à emmener mon corps chez les Slytherin. Ils ne me feront rien si Malfoy leur demande, répondit le brun avec sagesse.
- Monsieur Malfoy ? lui demanda Dumbledore pour avoir son approbation.
- Faîtes comme vous voulez, cracha-t-il las.
- Bien, c'est convenu.
- Albus, veuillez sortir maintenant, que j'examine Monsieur Malfoy, » le convia l'infirmière.
Le Directeur s'exécuta à regret. Il devait trouver cette situation passablement drôle. Cependant, avant de passer la porte de l'infirmerie, il se retourna et déclara :
« Bien évidement, cette situation doit rester secrète Monsieur Malfoy. Vous ne devez en aucun cas ébruiter la situation de Monsieur Potter et sa présence dans votre dortoir. Je vous autorise à en parler à certain de vos amis pour éviter de mauvaise surprise. »
Le blond acquiesça en retour.
« Comme si je voulais que tout le monde sache que Potter est dans ma tête ! »
''C'est vrai qu'il est préférable qu'ils pensent que tu es schizophrène.'' s'amusa Harry.
Draco sembla réaliser ses paroles car il s'exclama intérieurement :
« Oh putain l'enflure ! »
''Je ne savais pas ton vocabulaire fourni de cette manière Malfoy.''
« Oh toi, va te faire foutre ! »
''Avec ton corps ? Ce serait étrange tu ne penses pas ?'' s'enquit le Gryffindor qui semblait plus que bien s'amuser de la situation.
« Que… » s'horrifia Draco. « Ne pense même pas faire des choses étranges avec MON corps. »
''C'était une blague Malfoy, mais en y repensant.'' minauda le brun. ''Que pourrais-je bien faire avec ton corps ? Je sens que je vais bien m'amuser !''
« Il est hors de question que je te laisse de nouveau le contrôle. »
Le blond devait arborer un air horrifié car Mme Pomfrey s'enquit :
« Monsieur Malfoy ? Tout va bien avec Monsieur Potter ? Monsieur Potter, vous allez bien ?
- Oui, nous allons très bien, tous les deux, à mon grand regret, répondit sèchement le blond.
- Bien, veuillez retirer votre chemise, je vais vérifier que votre magie n'a pas trop été affectée. »
Le blond s'exécuta tandis qu'Harry reprenait contrôle de sa bouche :
« Qu'est-ce que cela ferait si sa magie était affectée ?
- Et bien, lorsque Monsieur Potter regagnera son corps, un lien magique vous liera. Car le fait qu'un corps partage deux âmes et qu'aucun lien ne se soit créé est déjà incroyable et cela m'étonne que votre corps, Monsieur Malfoy, ne soit pas encore affecté. Cependant, si la magie de Monsieur Potter a suivi son âme, vous n'y échapperait pas. Les magies sont facilement missiles, c'est-à-dire, qu'il est très ardu de les différencier l'une de l'autre. Ainsi, lorsque Monsieur Potter va réintégrer son corps, si votre magie a été affectée, Monsieur Malfoy, une partie de la magie de Monsieur Potter restera dans votre corps, tandis qu'une partie de votre magie l'accompagnera. Ce lien, s'il existe, vous permettra de puiser de l'énergie magique l'un chez l'autre.
- Mais, mon âme sera complète, aucune partie ne restera chez Malfoy ? N'est-ce pas ? s'enquit le brun inquiet.
- En effet, nous avons effectué le sort de réunification des âmes dans ce but.
- Bien, tout ça est très bien, mais pourriez-vous vous dépêcher ? » reprit Draco avec sa voix trainante.
L'infirmière ne s'en offusqua pas, maintenant habitué au comportement du blond et s'activa autour de lui. Après quelque sort, Harry et Draco étant restés silencieux, l'infirmière déclara :
« Alors, soit vous n'avez effectivement aucun lien, soit vos magies sont tellement en phase que leur miscibilité était à son maximum et donc que votre magie est effectivement affectée, on ne peut rien dire.
- Il n'y a pas un moyen de savoir ? s'exaspéra Draco de l'incompétence de Mme Pomfrey.
- Il faudrait que vous utilisiez une magie que seul Monsieur Potter aurait pu utiliser, pour confirmer mon hypothèse. »
« Quelle incompétente ! » râla le blond.
''Elle fait son travail, et ne donne pas de faux espoir !'' répliqua le brun en colère.
Puis, avisant le serpent sur la robe de sorcier de Draco, il eut une idée et prit contrôle des capacités d'élocution du blond et tenta :
« Est-ce que ça marche ? s'enquit le brun.
- Qu'avez-vous dit Monsieur Malfoy ?
- Qu'est-ce qui marche Potter ? » s'agaça le blond.
''J'ai parlé Parselmouth'' expliqua calmement le brun.
« Tu as parlé quoi ?
- Calmez-vous Monsieur Malfoy ! intervint Mme Pomfrey. Il semblerait que vous possédiez effectivement une partie de la magie de Monsieur Potter.
- Comment voulez-vous que je me calme ! Je suis lié à cet imbécile ! explosa Draco. Pour combien de temps ? reprit Harry détendant rapidement le corps du blond.
- Ce lien n'est pas réversible Messieurs, » répondit l'infirmière.
« Putain de bordel de merde de cul à chiotte ! »
''Tout à fait d'accords.''
« Tiens, tu ne me fait pas de remarque sur mon vocabulaire maintenant ? Aurais-tu épuisé tes ressources ? » pensa Draco avec hargne et haine.
Cependant, le brun ne répondit rien. Le blond surpris, remit ses vêtements comme lui demandait l'infermière et reprit :
« Eh Oh ? Potter, je te parle ? Ou même maintenant, tu préfères fuir ? »
''Je ne fuis pas, Draco !'' rétorqua sèchement le brun.
« Je ne te permet pas de m'appeler comme ça le balafré ! »
''Je suis dans ta tête, Draco, je pense que j'ai le droit de te nommer comme je le veux.''
« Va te faire… »
''Si tu dis foutre, j'y vais de ce pas avec ton corps !'' le prévint Harry. Ce dernier aurait presque pu entendre le grincement de dent mentale du blond, alors il déclara : ''Ecoute, on va passer un marcher. On fait une trêve le temps que je retrouve mon corps. Plus d'insulte, plus de remarques désobligeantes, plus de coup fourré. Je ne prends le contrôle que lorsque tu le veux et lorsque je le veux, tu me laisses faire.''
« C'est contradictoire ce que tu viens de dire Potter ! »
''Eh bien, lorsque j'aurais besoin du contrôle je le prendrais, mais si tu ne le veux vraiment pas, alors non ! C'est bon ?'' reprit avec agacement Harry.
« D'accords. »
''Parfait.''
« Monsieur Malfoy, vous m'écoutez oui ou non ?
- Oui.
- Bien, je disais que vous étiez en sous poids, vous ne mangez pas assez ! le gronda presque la femme. Vous êtes bien trop maigre, cela ne m'étonnerait pas que d'ici la fin de l'année vous nous finissiez anorexique et que vous ne soyez venu me voir plusieurs fois à cause d'anémie. Cela n'a rien à voir avec l'accident Potter, vous devriez faire plus attention ! »
Le blond balaya de la main cette intervention, mais le brun ne fut pas d'accords :
« Que voulez-vous dire par là ? demanda Harry avec inquiétude.
- Que si Draco continue ainsi, sa santé risque de devenir très fragile, trop en ces temps de guerre, Harry.
- Qu'est-ce qu'on peut faire pour lui ? »
« Le lui est dans la pièce ! Potter rend-moi le contrôle ! »
''Pas maintenant !''
« Ta trêve de merde se finit déjà ? »
''C'est nécessaire DRACO ! Tu ne vas pas bien !''
« En quoi c'est toi problème ? »
''Je m'inquiète pour toi, je veux t'aider crétin !''
Les mots d'Harry surprirent le blond à tel point qu'il ne manifesta plus aucune résistance et laissa le contrôle total au brun. Mme Pomfrey ayant compris comment différencier son interlocuteur grâce à leur expression faciale expliqua :
« Il faut qu'il se remette à manger régulièrement. Mais ce n'est pas tout, il manque de sommeil. Il faudrait qu'il dorme plus, le fait qu'il ne mange et ne dorme pas aggrave son cas. Cependant, je ne peux lui donner des potions de sommeil, il pourrait devenir accro.
- Il y a autre chose, n'est-ce pas ? s'enquit Harry en remarquant le trouble de l'infirmière.
- Ses jambes… Je ne sais pas quel traitement il a pu subir pour arriver à un tel résultat, mais il n'est pas simplement tombé comme il me l'a expliqué. Il va mettre du temps à en guérir, et s'il continue de prendre de la potion antidouleur aussi souvent, il risque…
- De devenir accro, compléta Harry.
- Tout à fait Monsieur Potter. Monsieur Malfoy, vous devez plus prendre soit de vous ! »
Un silence lui répondit. Le corps du blond eut un sourire désolé et renquilla :
« Je lui ai dit quelque chose qui a dû le choqué plus que de raison.
- Je vois. Messieurs, vous pouvez y aller. Potter, je vous confie votre corps, emmenez-le chez les Slytherin.
- Merci Madame. »
Harry se dirigea donc vers son propre corps. Marcher avec celui du blond lui apparaissait étrange. Il tenta, vainement et surtout pour tester la force de son hôte, de soulever son propre corps. Soit il était vraiment gros, mais jetant un coup d'œil à son corps de rêve, il rejeta immédiatement l'option. Soit Draco avait vraiment besoin de reprendre du muscle et il était plus rachitique que ce qu'il laissait voir. Il se passa une main dans les cheveux avec agacement et sortit la baguette du blond, espérant qu'il puisse l'utiliser. Il jeta à son corps un sortilège de lévitation et sortit de l'infirmerie tout en remerciant Mme Pomfrey. Cette dernière parut plus que surprise de ces paroles mais acquiesça. Elle avait oublié qu'Harry, lui, était poli.
Alors qu'il arrivait dans le couloir menant au cachot, il se fit kidnappé. Lorsqu'il reconnut son agresseur, il soupira en souriant :
« Hermione, lâche-moi, je peux marcher tout seul.
- Je le savais, s'exclama-t-elle heureuse.
- Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Tu sais beaucoup de chose, pas la peine de faire comme si tu doutais ! s'amusa Harry.
- Harry, tu es dans le corps de Malfoy, » lui rappela-t-elle alors qu'elle semblait désorientée.
Harry stoppa sa marche, remarquant que oui, il avait oublié. D'ailleurs, depuis qu'il était sorti de l'infirmerie le blond n'avait pas montré de signe de vie. Il commença à s'inquiéter un peu.
''Malfoy ?''
Il n'eut aucune réponse.
''Malfoy ? Eh Oh ? Malfoy ?! Malfoy ?Malfoy ? S'il te plait Malfoy ! Répond ! DRACO !''
« Ferme-là Potter. » cassa la voix trainante du blond.
''Oh merci Merlin, t'es encore là !''
« Tout est de ta faute Potter ! » attaqua le blond.
''Mais de quoi tu parles ?'' s'agaça Harry. Il n'aurait pas dû être heureux qu'il soit encore là finalement.
« Parce que tu m'as empêché de reprendre le contrôle j'ai été relégué très loin ! Et tu es poli avec Granger ?! »
''C'est mon amie !'' se défendit Harry.
« C'est mon corps ! »
''C'est bon, ça va j'ai compris.''
« Si tu me détruis ma réputation je te…»
''Tu n'as aucune pression de menace Draco.''
« Ne m'appelle pas DRACO ! »
Il reprit sa marche suivant machinalement son amie. Hermione avait repris son sort de lévitation et dirigeait son corps vers le dortoir des Gryffindor. Malfoy reprit à cet instant le contrôle de son corps et stoppa sa marche.
« C'est bon Granger, je reprends le corps de ce cher Potty, déclara-t-il arrêtant Hermione.
- Malfoy ?
- En chair et en os, » dit-il avec sarcasme tout en pointant le corps d'Harry de sa baguette.
Il reprit sa marche, le brun volant à sa suite, en se dirigeant vers les cachots. La Gryffindor lui courut après et se mit à son niveau :
« Tu ne vas tout de même pas emmener Harry chez les Slytherin ? demanda-t-elle surprise.
- De toute évidence Granger !
- Mais tu ne peux pas !
- Je peux et je vais, répondit avec agacement Draco.
- C'est dangereux pour lui !
- C'est lui qui a choisi.
- Ce n'est pas possible.
- Ecoute Hermione, j'ai bien demandé à Draco de m'emmener chez les Slytherin et le professeur Dumbledore était d'accords, intervint Harry.
- Je…Harry ? »
Draco acquiesça avec un sourire mais ne changea pas de direction. Hermione soupira et le suivit. Le blond changea progressivement d'expression et prit un air agacé.
« Granger, tu vas me suivre comme un petit chien encore longtemps ?
- Comment vas Harry ?
- Il se porte à merveille, maintenant hors de ma vue ! »
''Soit poli avec elle Draco, c'est normale qu'elle s'inquiète pour moi'' s'énerva Harry.
« Ecoute Potter, je n'apprécie absolument pas que tu squattes ma tête alors ne me demande pas de supporter la présence de Granger en plus. »
''Ne m'oblige pas à prendre le contrôle !'' le menaça-t-il.
« Tu n'oserais pas ! » s'énerva le blond.
''Tu préfères peut-être que je continue de te raconter mes histoires ?'' s'enquit Harry, préférant ne pas lui dire qu'elles étaient muggles.
« Bien, peut-on savoir pourquoi ce crétin a révélé sa présence ? s'enquit le Slytherin alors qu'Hermione réfrénait ses envies de meurtre à son encontre.
- J'avais compris. »
Le blond hocha la tête en signe de compréhension et ils continuèrent leur chemin en silence. Arrivé devant l'entrée de la salle commune des Slytherin, Hermione recouvrit le corps d'Harry par sa cape d'invisibilité.
« C'est bien pratique, commenta le blond.
- Je ne veux pas qu'il risque quoi que ce soit.
- Tu veux rentrer aussi ? s'enquit-il avec ironie.
- Non, mais j'attends que tu te dépêches de ressortir pour me suivre, » expliqua Hermione ne laissant au blond aucun moyen de rétorquer quoi que ce soit.
Le blond hocha la tête, ayant laissé le contrôle au brun. Il se dirigea vers le dortoir des Slytherin et Malfoy déposa le corps de Potter sur son lit. Il laissa la cape dessus et avisa Théodore et Blaise qui l'observaient étrangement.
« Tu sais, je trouve que déposer un objet invisible sur ton lit ne nous amène absolument pas à mettre ce geste en relation avec ta performance de ce midi, débuta le basané.
- C'est Potter ? compléta le châtain.
- Qui d'autre ? s'agaça Draco tout en enlevant la cape du brun devenue inutile, et en la roulant en boule.
- Pourquoi avons-nous l'honneur d'avoir le corps inconscient, du Survivant dans notre chambre ? s'enquit Nott tout en se rapprochant et en l'observant.
- Pas touche ! prévint le blond. Et pour ta question Théo,… Parce que son âme est ici ! répondit Harry tout sourire, faisant sursauter les deux garçons.
- Ah ouais, quand même..., commenta Blaise surpris.
- Tout à fait, mais je vous expliquerai cela plus en détail plus tard. Maintenant, je dois repartir, ta cher petite Granger m'attend, s'amusa Draco.
- Hermione ? Tu ne lui feras rien, hein ? » s'enquit le basané tombant de son lit dans son envie de se relever.
Le blond secoua la tête avec amusement et exaspération. Il ressortit et se retrouva face à Hermione qui fusillait du regard quelques Slytherin qui tournaient au coin du couloir. Il se racla la gorge et fit sursauter la brune.
« Bien, allons-y ! lança-t-elle tout en reprenant contenance.
- Où ? demanda-t-il suspicieux.
- Ecoute, dit-elle se postant devant lui, je sais qu'Harry doit être dans ta tête depuis ce matin, ou peut-être avant encore, elle attendit que le blond n'acquiesce pour poursuivre. Je suppose donc qu'il a enfin découvert ce que tu traficotais et le faisais te suivre depuis le début de l'année. »
Le blond lui lança une méchante œillade alors qu'il demandait à Harry d'une voix froide :
« Alors comme ça on me suit depuis le début de l'année ? »
''A raison tu accorderas !'' se défendit le brun.
Draco, désabusé, poussa un soupire et hocha la tête répondant affirmativement à la supposition de la Gryffindor. Cette dernière sourit et expliqua :
« Harry se retrouve affublé d'une mission que lui a donné le professeur Dumbledore,….
- HERMIONE NON ! s'écria Harry.
- Harry, Slughorn ne veut même plus te voir ! C'est une opportunité en or, il n'était pas là pendant votre dispute, il ne peut donc pas soupçonner que se sera à toi qui il parlera !
- Mais, Hermione, c'est secret ! Et tu voudrais qu'on en parle à Malfoy ? reprit Harry. Ce n'est plus Draco, Potter ? Oh toi là-ferme ! Bon, accouche Granger ! Tu ne vas pas en profiter comme ça ?! Et toi, tu es au courant de ma situation. J'avoue que vous m'intriguez maintenant.
- Bien ! Si tu es d'accords, lança Hermione joyeuse.
- Non Herm' ! coupa de nouveau Harry.
- Si Harry ! Malfoy prend le contrôle, je ne veux plus être dérangée. » ordonna-t-elle agacée.
« Tu as entendu la petite dame Potter ? Maintenant tu te tais ! »
''Vous êtes tous contre moi !'' s'énerva Harry.
« Bien ! Alors écoute. Harry doit récupérer un souvenir du professeur Slughorn.
- Un souvenir ? demanda le blond surpris.
- Tout à fait ! Cependant, Harry s'y est très mal pris
- Cela ne m'étonne pas ! » commenta le blond moqueur.
''Oh tait-toi !''
« Ferme-là Malfoy ! Bien, donc Slughorn ne veut plus le voir.
- Et alors ? s'enquit le blond mimant l'incompréhension.
- Et tu pourras peut-être réussir ! s'exclama-t-elle sérieuse et agacée.
- Tu sais que pour prendre le souvenir de quelqu'un, il faut qu'il soit conscient et consentant ? C'est impossible si la personne ne veut pas. Il faudra avoir beaucoup de chance pour réussir ! s'exclama-t-il.
- C'est ça ! »
''Oh non !''
« Ça quoi ? s'enquit Draco énervé.
- Felix Felicis.
- Non !
- Malfoy, reprend le contrôle !
- Tu ne peux pas me brider Hermione, c'est ma potion ! cria presque le brun.
- Harry, ne soit pas stupide.
- Il a raison Granger ! déclara Draco. C'est sa potion, elle est très rare. Il l'utilise comme il veut.
- Si toi aussi tu t'y mets ! s'agaça la brune.
- Je vais tout de même essayer, capitula Draco sous le regard furieux de la jeune femme.
- Parfait, va le voir maintenant, il doit être dans ses appartements.
- Ça je ne crois pas Granger. »
Sur ces paroles, il la planta dans le couloir. Hermione abasourdit le vit disparaître à l'angle du couloir avant de reprendre ses esprits et d'essayer de le rattraper. Cependant, le blond en avait profité pour passer la cape d'invisibilité du brun et pour s'enfuir discrètement vers la forêt interdite.
« Vraiment très pratique ce truc. C'est incroyable. De nombreuse cape porte des sortilèges d'invisibilité, peu fonctionnent d'ailleurs,… Mais là ! » admira Draco tout en testant la cape. Discrètement, il jeta un finite sur la cape mais rien ne se produisit. « Par la barbe de Merlin, la culotte de Salazar, et l'épée de Godric ! C'est la vraie. Moi qui croyais que ce n'était qu'une légende, il va peut-être falloir que je revoie mes contes après tout. Il y a souvent une part de vrai dedans… » pensa le Slytherin.
Harry ne lui fit aucune réflexion comme quoi depuis le début de la journée, lui les revoyait bien et demanda intrigué par toute les élucubrations du blond: ''De quoi tu parles ?''
« Je ne vois pas pourquoi je répondrai à ta question ! »
''Allez Draco, un peu plus, un peu moins, quelle est la différence ?''
« La différence est qu'avant je ne savais pas qu'il s'agissait de toi ! » grogna le blond.
''Ok, tu me dis et en contrepartie, je te révèle quelque chose !'' négocia Harry.
Le blond resta silencieux le temps qu'il arrive dans le parc du château puis finalement accepta.
''Alors ?''
« C'est un conte de Beedle le barde » débuta-t-il. « Très connu dans le monde sorcier : le conte des trois frères. »
''Tu pourrais me le raconter ?'' s'enquit Harry.
Le blond ne répondit pas, mais s'assit à l'ombre d'un arbre et enleva la cape. Alors que le brun s'apprêtait à lui reposer la question, il eut une image furtive de madame Malfoy, un sourire doux aux lèvres et sa voix résonna dans la tête du blond :
« Il était une fois trois frères qui voyageaient au crépuscule, le long d'une route tortueuse et solitaire,… »
« Je peux te le raconter, mais je n'en suis pas totalement sûr, cela fait longtemps que je ne l'ai plus entendu. » expliqua le blond semblant sortir de sa rêverie.
''Je veux bien.'' acquiesça doucement Harry encore surpris d'avoir à ce point pénétré les pensées du blond, au point de revivre avec lui un souvenir.
« Bien, alors les trois frères voyageaient. Après avoir longuement cheminée, ils atteignirent une rivière… qu'ils ne pouvaient ni traverser à pied, ni à la nage. Sachant l'art de la magie, ils ne jugèrent pas utile de la contourner. De ce fait, ils firent un pont pour traverser. Ils arrivèrent au milieu du pont lorsque la Mort apparut devant eux et leur parla…
''La Mort leur a parlés ?'' commenta le brun avec scepticisme.
« C'est un conte de fée Potter ! » s'agaça le blond.
''Pardon, pardon, continue.''
« Donc,… La Mort aimait beaucoup cette rivière car tous les voyageurs y perdaient la vie, ils étaient trop stupide pour ne pas penser à la contourner apparemment…. Enfin bref, c'est pourquoi, elle fut furieuse de savoir que trois sorciers allaient s'en sortir. Rusée, elle fit semblant de féliciter les trois frères et leur annonça que chacun d'eux avait droit à une récompense pour s'être montrés si habile pour s'échapper. Le plus âgé, qui aimait les combats, lui demanda la plus puissante des baguettes, une baguette qui garantirait toujours la victoire à son propriétaire, digne d'une personne ayant vaincu la mort. La Mort alla vers la rive où se tenait un Sureau et en prit une branche. Elle fit une baguette avec cette dernière et la donna à l'ainé. La baguette de Sureau, la plus puissante des baguettes, était née. Le deuxième frère qui lui était arrogant décida d'humilier un peu plus la mort. Il lui demanda un moyen pour ramener les morts à la vie. Elle prit une pierre de la rivière et la lui donna lui disant que cette pierre aurait le pouvoir de ressusciter les morts. La Pierre de Résurrection faisait son apparition. Elle s'adressa donc au plus jeune. Ce dernier était le plus humble et le plus sage de la fratrie et la Mort ne lui inspirait pas confiance. D'ailleurs, il faut être stupide pour avoir confiance en la mort…. » pensa Draco puis il se reprit : « Hum…hum…. Alors il lui demanda quelque chose qui lui permettrait de quitter cet endroit sans qu'elle ne puisse le suivre. A contre cœur, elle coupa un morceau de sa propre Cape d'Invisibilité et la lui donna. »
''Attends, attends, attends,… La Mort a une cape d'invisibilité ?''
« Tu croyais quoi ? Qu'elle aimait courir après les gens tous en leur criant dessus pour leur faire avoir une crise cardiaque ? De plus, c'est un conte Potter ! »
''Oh ça va hein !'' s'agaça le brun. ''Fini''.
« La Mort laissa donc les trois frères poursuivre leurs chemin. Au bous d'un certain temps, ils se séparèrent, chacun allant vers sa propre destination. L'ainé continua son voyage et alla rejoindre un autre sorcier avec lequel il avait eu querelle. Ils s'affrontèrent et le frère remporta la victoire, laissant son opposant pour mort. Il se venta d'avoir la plus puissante baguette, donnée par la mort elle-même. Le soir même, alors qu'il dormait, abruti par le vin, un autre sorcier pénétra sa chambre vola sa baguette et pour faire bonne mesure, tua le sorcier. Ainsi, la mort prit le premier frère. Pendant ce temps, le deuxième frère rentra chez lui où il vivait seul et tourna trois fois la pierre dans sa main. Cette dernière fit apparaître son ancienne fiancée, morte prématurément. Cependant, elle resta triste et morne. Elle n'appartenait plus à ce monde. Alors il décida de la rejoindre, pour qu'ils puissent enfin vivre ensemble véritablement. Ainsi, la mort prit le deuxième frère. Quant au troisième, elle le chercha inlassablement pendant de nombreuses années. Ce fut seulement lorsqu'il eut atteint un grand âge qu'il enleva sa Cape d'Invisibilité et la donna à son fils. Il accueillit alors la mort comme une veille amie. »
''Et en quoi cela a rapport avec ma cape ?'' s'enquit Harry.
« Les trois cadeaux seraient, pour certains, Les Reliques de la Mort. Il est dit que si on parvient à réunir les trois reliques, elles font de nous le maître de la Mort. »
''Et tu penses que ma cape en est une ?''
« Il n'y a pas trente-six millions de cape d'invisibilité, Potter. Une seule correspond à la définition du conte en tout cas. Une qui durera éternellement, dont tous les sortilèges lancés n'altérerons en rien son efficacité. Les sortilèges des autres capes s'altèrent. Ils durent une petite dizaine d'année, pas plus. La seule existante dans ce monde et à l'origine des rumeurs est celle que je tiens dans ma main. » expliqua le blond avec agacement.
Harry ne répondit rien mais médita ses paroles. Cette cape était dans sa famille depuis des générations lui avait dit Sirius. On se la transmettait de père en fils. Ce n'était peut-être pas si improbable, mais de là à ce qu'elle appartienne à la Mort. Il ne fallait pas exagérer.
''Si tu avais le choix…'' commença Harry. ''Si tu avais le choix, quelle relique aurais-tu voulu avoir ?''
« La cape. » répondit le blond avec conviction. « Mais ne t'inquiète pas, je te la rendrai ! »
''Pourquoi ? Pourquoi la cape ?''
« Parce qu'elle est plus utile que n'importe quoi. La baguette est bien, certes, mais elle ne vaut pas une autre baguette. Pour moi, la baguette ne fait pas le sorcier. De plus, elle n'apporterait que la jalousie d'autrui. Je n'ai jamais perdu personne, je ne vois pas pourquoi j'aurai besoin de la pierre. Pour toi c'est la pierre, n'est-ce pas ? » demanda le blond doucement.
''Oui, pour voir mes parents.'' acquiesça le brun. ''Mais selon le conte, la morte n'avait pas l'air d'être heureuse de revenir donc…''
« Donc rien, le deuxième frère est arrogant. Il voulait vivre avec une morte. Si jamais la pierre existe belle et bien, si tu l'as en ta position, je ne vois pas ce qui t'empêche de discuter avec tes parents. Si tu ne les obliges pas à rester dans un monde qui ne leur appartient pas, quel est le problème de les voir de temps en temps ? C'est une sorte de relation longue distance. Il y a juste une différence de monde. » expliqua avec une certaine passion le blond.
''Comme lorsque tu vis aux Etats-Unis et que ta famille est resté en Angleterre. Tu vas les voir de temps en temps.'' illustra Harry, comprenant la prise de position du blond.
« Tout à fait »
Le brun rigola un peu du ton employé.
« Bien, maintenant c'est à toi de me raconter quelque chose. » lui rappela le blond.
A SUIVRE…
Voilà, j'espère que vous avez aimé et me direz ce que vous en pensée.
A mercredi prochain !
