Auteur : Lady Zalia

Type : Humour, Romance Yaoi et vampirisme

Couple : HPxDG / Drarry

Disclaimers : Je n'ai aucun droit sur l'univers fantastique créé par J.K. Rowling.

Je n'ai pas de beta lecteur donc malgré mes relectures il peut subsister quelques fautes.

Dois-je vraiment préciser que cette fanfic (et plus précisément ce chapitre) contient des relations homosexuelles explicites ? Donc les prudes passez votre chemin.

Profitez bien de ce nouveau chapitre ! #^_^# En espérant que ça vous plaise !


Le premier week-end des vacances de Noël, je pris une décision : Je ne voulais pas rester à Poudlard mais il était hors de question que je rentre au manoir Malefoy. Outre le fait que je n'avais aucune envie de revoir ma mère, il y avait de forte chance pour que j'y trouve tante Bellatrix ou même le Seigneur des Ténèbres en personne et je n'étais pas vraiment tenté par un nouveau tatouage… Je me rendis donc à Pré-au-Lard avant d'utiliser le réseau de poudre de cheminette pour me téléporter au Chemin de Traverse. Ce ne fut qu'une fois dans la chambre réservée au Chaudron Baveur que je me permis de souffler. J'avais retiré mon uniforme de Poudlard avant de partir et portait un sobre costume noir, une paire de gants, des bottines en cuir et une cape de voyage qui descendait sur mon visage. J'avais profité de ma halte dans les toilettes de la Tête de Sanglier à Pré-au-Lard pour opérer quelques changements sur mon physique, colorant mes cheveux en châtain et mes yeux en vert et avais donné un faux nom au patron du Chaudron Baveur. Je voulais éviter que quelqu'un me reconnaisse et s'en étonne auprès d'un membre de ma famille.

Une délicieuse sensation de liberté s'empara de moi. J'avais toute la semaine pour faire absolument tout ce que je voulais. Tom, le patron du Chaudron Baveur n'avait jamais été restrictif sur sa clientèle et servait même de quoi satisfaire mon appétit particulier. Ça aurait été le paradis si Harry avait pu être à mes côtés !

Je profitais de ma première journée pour dormir presque tout le jour, attendant la nuit tombée pour aller faire mes emplettes. C'était tellement plus agréable, d'autant qu'à cette période de l'année, la nuit était la plus longue !

Mon premier défi fut de trouver un cadeau de noël pour Harry. Je voulais quelque chose d'assez exceptionnel, qui lui montre à quel point j'étais sérieux dans mes sentiments mais qui puisse éventuellement aussi lui être utile… ou le protéger… Je flânais toute la nuit dehors en parcourant différentes boutiques. Heureusement que j'avais plusieurs jours pour me décider !

Je n'avais pas vraiment de limite de budget, j'espérais simplement que ma mère n'aurait pas l'idée de surveiller mon compte en banque… Dès le lendemain, je repris brièvement mon apparence originelle pour me rendre à Gringotts. Les gobelins étaient méfiants de nature et je prélevais 1000 gallions histoire de ne pas avoir besoin d'y retourner.

Finalement, ne sachant me décider, je pris deux objets qui me semblaient utiles : une glace à l'ennemi de poche pour l'avertir d'un danger imminent et une paire de parchemins à double sens pour pouvoir communiquer discrètement en tout temps. Alors que je cherchais encore un troisième cadeau un peu plus représentatif de mon amour pour lui, mes pas me menèrent dans l'Allée des Embrumes. Je souris en avisant la boutique « Paracelse, élixirs et talismans ». Certes, les objets vendus ici s'apparentaient pour la plupart à de la magie noire, mais l'œil exercé que j'étais avait trouvé dans la vitrine le cadeau qui rentrait dans tous mes critères : exceptionnel, romantique et protecteur. Je pénétrai dans la boutique et avisai la sorcière derrière le comptoir. Avec son look, elle avait tout d'une femme fatale : des cuissardes, une robe assez courte et décolletée, de longues manches de dentelle et un serre-taille tellement serré qu'il devait réduire ses entrailles à une largeur de 15cm. Elle me faisait un peu penser à Bellatrix bien que, contrairement à cette dernière, son sourire ne donnait pas envie de s'enfuir en courant. J'imaginais que les hétéros devaient la trouver particulièrement sexy mais pour ma part j'étais totalement insensible à ses charmes.

D- Bonsoir. J'ai vu une amulette de Foe dans la vitrine. J'aimerais la voir de plus près.

- Bonsoir cher client ! Mais bien entendu ! Je vois que vous avez l'œil !

Elle se saisit de sa baguette pour ouvrir le présentoir et m'apporter l'écrin poussiéreux. Je me penchais pour l'examiner. Il était hors de question que j'achète une vulgaire contrefaçon.

L'objet qui m'avait attiré était une amulette de protection un peu particulière. Elle était composée d'une chaîne finement travaillée en or blanc et d'un petit réservoir transparent en forme d'araignée. Je connaissais l'histoire de cette amulette car mon père m'en avait parlé. Elle avait été créée par un mage possessif et jaloux qui avait voulu s'assurer que son épouse n'ait pas de relation extra-conjugale. Dès que j'y aurais inséré mon sang, le corps de l'araignée prendra l'apparence d'un beau rubis et dès qu'Harry portera le bijou, quiconque le touchera avec un sentiment autre qu'amical recevra une violente brûlure. C'était inefficace contre les sorts mais c'était déjà ça de gagné. La chaîne était suffisamment longue pour pouvoir la dissimuler sous des vêtements et bien évidemment une fois en place je serais le seul à pouvoir la retirer.

Je tâtais l'araignée du bout de l'ongle et fis la moue.

D- C'est un faux.

- Bien évidemment, vous ne pensez toute de même pas que j'allais entreposer un objet aussi précieux directement dans la vitrine ! La véritable amulette est dans le coffre.

D- Je pense surtout que vous n'auriez aucun scrupule à vendre une copie au premier client inattentif. Allez donc chercher la véritable et n'essayez plus de m'arnaquer si vous voulez me garder comme client.

Je sortis ma bourse de mon sac et la posai sur le comptoir avec un bruit métallique. Le regard de la vendeuse se porta immédiatement dessus et je sus qu'elle me prendrait au sérieux. Elle s'inclina et disparu dans l'arrière-boutique. Quand elle revint quelques instants plus tard avec un écrin similaire, je compris au premier coup d'œil qu'il s'agissait de la véritable amulette de Foe. Son éclat était surnaturel et la magie qu'il dégageait avec quelque chose de subjuguant.

D-… Combien ?

- 800 gallions.

Je plongeai mes yeux dans les siens. Elle ouvrit la bouche comme si elle manquait d'air. Je n'avais encore jamais essayé de manipuler qui que ce soit depuis que j'avais reçu le sang de mon père mais je l'avais vu faire à l'œuvre de nombreuses fois et je savais que je pourrais faire plier son esprit avec un peu de concentration. Ce n'était bien évidemment pas aussi puisant qu'un sortilège mais le prix annoncé était légèrement trop élevé pour ce qu'il restait dans ma bourse et je n'avais aucune envie de retourner à Gringotts.

D- 700 gallions.

La vendeuse eut un soupir de soulagement alors que je relâchais mon emprise. Certains objets vendus dans cette boutique pouvaient coûter le double, je ne m'inquiétais pas pour ses finances.

- C'est parfait !

Elle rangea le bijou dans son écrin avant de me le tendre avec un large sourire. Je déposais la somme demandée sur la balance et elle s'empressa de s'en emparer à peine le montant correct s'était-il affiché.

-… C'était un plaisir de faire affaire avec vous… M…?

D- Womp. Vous avez des objets intéressants, je repasserais sans doute.

- C'est un plaisir de vous avoir comme client. N'hésitez pas à venir faire affaire avec nous !

Je rentrai au Chaudron Baveur pour me jeter sur mon lit. J'espérais que Harry apprécie mes cadeaux. En fonction de sa réaction, peut-être pourrais-je enfin lui dévoiler ma nature ? Cette possibilité me rendait un peu nerveux. Harry était courageux et très, presque trop tolérant. Il faisait confiance sans retenue à Lupin malgré sa nature de Loup Garou, il n'y avait pas de raison qu'il repousse un vampire. Qu'il accepte que je le morde était une autre histoire, mais pris dans le plaisir de nos échanges, il n'était pas exclu qu'il se laisse tenter. Et alors je lui ferais perdre pied…

Je souris en revoyant son visage extatique après ma fellation de l'autre soir. J'avais hâte de pouvoir mettre mes promesses à exécution.

Finalement je n'avais pas fait grand-chose du reste de la semaine, me contentant de lire et de travailler tranquillement. Je m'étais aussi acheté tourne-disque de voyage et un disque du groupe « A Sombral named Death » pour pouvoir écouter de la musique dans ma chambre à Poudlard.

Je souriais largement en sortant de la cheminée du professeur McGonall ce dimanche. Il était six heures et je n'allais pas avoir à attendre longtemps avant d'offrir ses cadeaux à Harry. J'étais tellement de bonne humeur qu'une fois mes affaires rangées, je rejoignis la salle commune de Serpentard et décidais de discuter avec Blaise Zabini.

D- Salut Zabini ! Quoi de neuf ?

B- Drago Malefoy qui s'intéresse à quelqu'un d'autre qu'à sa petite personne ?

D- J'ai passé d'excellentes vacances. Voilà bien longtemps que je n'avais pas profité d'autant de tranquillité. Et toi ?

B- Je suis resté ici. Ma mère n'en a absolument rien à carrer de moi donc autant rester à Poudlard. Mais je ne m'en plains pas.

D- Ça fait un moment que je n'ai pas vu Nott. Tu sais ce qu'il fabrique ?

B- Je sais qu'il est resté ici lui aussi. Mais je ne peux pas t'en dire plus. Je pense que l'emprisonnement de son père lui a fait un rude coup au moral.

Je savais que Zabini n'était pas un partisan du Seigneur des Ténèbres et il me l'avait bien fait comprendre dès notre première année. Il était peut-être temps de se rapprocher.

D- J'imagine parfaitement. Mais crois-moi, il vaut parfois mieux ne pas avoir de père que de se coltiner un fanatique. J'avais déjà croisé le père de Nott et s'il est avec mon père, c'est pour une bonne raison.

Mon camarade me jeta un regard indéfinissable. Il ne devait pas s'attendre à un tel discours de ma part.

B- Tu as changé Malefoy.

D- Tu n'es pas le premier à me le dire. Disons que j'ai été affranchi en juin dernier...

J'esquivai le dîner dans la Grande Salle pour prendre une douche et me préparer pour mon rendez-vous de 23h. Je m'admirai dans mon miroir de salle de bain. Un peu d'après-rasage, une touche de gel dans les cheveux... Je me trouvais à tomber et espérai que Harry soit de mon avis !

J'arrivai pile à l'heure dans le couloir du septième étage et il était désert. J'effectuai rapidement les vas et viens nécessaires à son ouverture mais rien ne se passa. La tête d'Harry apparu tout d'un coup dans le vide, le reste du corps manifestement dissimulé par sa cape d'invisibilité.

H- Pour toi non plus ça ne s'ouvre pas ?

Nous réessayâmes tous deux une seconde fois, mais il parut évident que nous allions devoir trouver un autre lieu.

D- Si ça ne s'ouvre pas, c'est que quelqu'un l'utilise. Ne traînons pas ici. Viens, suis-moi.

Après quelques instants de réflexion, je décidais d'amener Harry à mon appartement. Il ne dit mot durant tout le trajet et ne posa pas non plus de question quand je prononçais le mot de passe pour dévoiler la porte de ma chambre. Sans doute inquiet à l'idée de rester plus longtemps dans les couloirs, il s'y engouffra rapidement et attendit que la porte se referme derrière moi avant de retirer sa cape. Je ne pus m'empêcher de sourire en le voyant regarder autour de lui.

H- Où sommes-nous ?

D- Dans ma chambre.

L'ameublement était plutôt simple : un lit, un bureau, une étagère et une armoire. La salle de bain ne comportait qu'un toilette, une douche et un lavabo mais c'était largement suffisant.

H- Ta chambre… ?

D- J'imagine que je te dois quelques explications… Assis-toi sur le lit je t'en prie.

Je retirais ma robe de sorcier et l'accrochait à une patère avant de m'asseoir à ses côtés. Il avait conservé le silence et me regardait l'air méfiant.

D-...Dis-moi que tu me fais confiance…

Il soupira.

H- Je t'ai fait assez confiance pour accepter mes sentiments vis à vis de toi… Alors… J'espère que ce que tu as à me dire ne va pas me donner tort…

D- Ce que j'ai à te dire ne doit rien changer entre nous. Au début d'année je t'ai dit que l'emprisonnement de mon père m'avait libéré, ce qui est vrai. Mais cela m'a aussi obligé à accepter mon héritage… et l'héritage de la famille Malefoy c'est le sang vampirique.

Je pris une pause pour le laisser tirer les conclusions de lui-même.

H- Ce qui veut dire que tu es…

D- Un vampire oui. Dumbledore est au courant, depuis la 1e année en vérité, c'était l'une des conditions sine qua non pour que mes parents acceptent de m'inscrire à Poudlard. Tu le connais, il ne fait aucune discrimination. La seule condition est bien évidemment que je n'attaque personne. C'est madame Pomfresh qui me fournit du sang… Ma fameuse potion pour le diabète. Je voulais attendre de te connaître suffisamment pour être sûr que tu ne t'enfuirais pas en apprenant ça mais… impossible d'être certain j'imagine… alors j'ai décidé qu'il était temps de le dire…

Mon amant me regarda sans bouger, comme s'il avait été pétrifié par mes paroles. J'attendis une ou deux minutes en silence avant de perdre patience.

D-… Harry, dis quelque chose bordel ! Ce que je suis n'est pas nouveau ! Tu me connais comme ça depuis le début de notre relation. Mais si je te l'avais dit dès notre premier rendez-vous tu n'aurais jamais accepté de sortir avec moi !

H- Sans doute. Je ne connais pas grand-chose aux vampires. Je ne sais pas trop comment le prendre.

Je retirai mes chaussures pour m'asseoir en tailleur face à lui et j'en profitai pour me rapprocher un peu.

D- Moi qui croyais que tu avais lu attentivement le livre de Rogue en début d'année !

Il ouvrit la bouche en rosissant.

H- Mais ce chapitre parlait… d'une relation entre un vampire et…

D- Et son calice. Bon je résume : Je dois me nourrir de sang régulièrement et ma peau ne supporte pas la lumière du soleil sans subir de graves brûlures mais en contrepartie mes capacités physiques et magiques sont supérieures à celle que j'avais avant. Le calice est le nom qu'on donne à l'amant d'un vampire lorsque celui-ci accepte de lui donner son sang. Ce lien est indéfectible et offre une plus grande puissance au vampire et au calice.

H- Et tu avais prévu depuis le début de boire mon sang !

D- Du calme ! Écoute, je suis en crush sur toi depuis un moment donc oui forcément j'y ai pensé. Mais on n'est pas obligés de changer quoi que ce soit. Je veux pas te perdre. Est-ce que je peux avoir mon bisou maintenant ?

Il semblait encore un peu tendu mais finalement il ne m'avait pas fait une de ces crises dont il avait le secret. Il ne recula pas lorsque je m'approchai de lui et je pus enfin reprendre possession de ses lèvres. Il accepta immédiatement mon baiser et je sus que notre relation était allée suffisamment loin pour lui faire accepter ma nature particulière. Je n'attendis pas pour m'installer sur ses genoux et approfondir mon étreinte, caressant sa langue pour en retrouver le goût. C'était tellement rassurant de le serrer dans mes bras après cette brève angoisse !

D- Je t'aime Harry. Je veux être avoir toi. Notre relation est la chose la plus importante dans ma vie. Alors oui, j'étais terrifié à l'idée que tu ne m'acceptes pas tel que je suis. Dis-moi que rien n'a changé entre nous !

H- Je peux pas dire qu'apprendre ça est le cadeau de noël dont je rêvais. Je peux pas te dire non plus que ça me fait rien. Mon petit ami est un vampire. Mais mon petit ami est toujours Drago Malefoy et j'ai pas non plus envie de te lâcher. Honnêtement je pensais que les vampires étaient tout gris et dormaient dans un cercueil pendant la journée alors…

Je ris franchement et cela me fit un bien fou.

D- Et non je ne ressemble pas à une carte de Chocogrenouille ! Mais tu me fais penser que je ne t'ai pas encore donné tes cadeaux de Noël !

Je l'embrassais une seconde fois avant de redescendre du lit pour prendre les cadeaux dans mon sac. J'avais trouvé un joli papier cadeau vert parsemé d'étoiles rouges. Je déposais les trois paquets sur ses genoux avant de m'asseoir à ses côtés.

H- Trois cadeaux !

D- Il fallait bien que je me fasse pardonner de mon annonce décevante !

Dans mon imagination, j'avais plutôt prévu de le lui annoncer après mais bon… Il déballa le premier cadeau. C'était le parchemin à double sens. Mais évidemment en l'absence d'explication il avait l'air d'un simple parchemin vierge. Il me regarda sans comprendre.

D-… C'est un parchemin à double sens. Et comme tu t'en doutes je possède son frère. Cela nous permettra de discuter n'importe quand sans que les profs s'en aperçoivent !

H- Génial ! Il va falloir que je trouve un moyen de le différencier des autres et de ne pas l'abîmer…

D- Et surtout de ne pas laisser Wesley te le taxer !

Il se mordit la lèvre. Il savait que j'avais raison. Je l'avais vu plus d'une fois fouiller dans le sac d'Harry en plein cours pour se servir de ne sais-je quelle fourniture !

Je lui fis signe d'ouvrir le 2e petit paquet. Il s'agissait du miroir à l'ennemi de poche. Pas très glamour mais bien utile pour quelqu'un comme Harry.

H- Ah je connais ça ! Le faux Maugrey en avait un grand dans son bureau. Au moins comme ça je serais fixé si je risque une attaque imminente. Merci !

D- Et tu n'oublieras pas de me prévenir immédiatement si c'était le cas. Je ne laisserais aucun mangemort te faire du mal et… j'ai oublié de préciser… mais l'Avada Kedavra ne fera que m'assommer alors… ne joue pas les héros avec moi.

H- Comme si j'allais me servir de toi comme bouclier humain. J'en sais assez sur les vampires pour savoir qu'on peut quand même les tuer…

D- Rassurant. Ton troisième cadeau… Celui-là est spécial !

Il découvrit l'écrin de son emballage et l'ouvrit avec curiosité.

H- Un collier ?

D- Un collier particulier. Mais déjà il te plaît ?

Je le vis porter la chaîne à sa main pour admirer le rubis formé par mon sang. Il resta un instant bouche bée.

H- Personne ne m'a jamais offert de bijou. Je suis touché…

D- Et bien entendu ce n'est pas un simple collier mais une amulette protectrice. Quiconque s'en prendra à toi physiquement recevra des brûlures.

H- Pourquoi j'ai le sentiment que ce truc sent la magie noire ?

D- On est en guerre et tu es menacé. Je prends les mesures qui s'imposent. Il est hors de question que qui que ce soit te maltraite.

H- Sans doute mais je n'ai pas envie que mes amis ne puissent plus me serrer dans leurs bras sans craindre pour leur vie…

Je levais les yeux au ciel.

D- Tu n'as pas écouté ! Je parle d'intention agressive. Si quelqu'un se retrouve avec des cloques sur les mains c'est qu'il aura essayé de t'étrangler ! Tes précieux amis ne craignent rien.

H- Bon. Il est vraiment magnifique. Et tu es un amant très attentionné.

D- Laisse-moi te le mettre. La chaîne est réglable pour que tu puisses le cacher sous tes vêtements. Et comme le pendentif est léger il ne te gênera pas pour jouer au Quidditch.

Je dénouai sa cravate pour accéder à sa gorge.

H- Tu as pensé à tout !

Il déboutonna sa chemise de haut en bas avec un sourire aguicheur avant de la retirer d'un mouvement d'épaule. Je mis l'amulette en place avant qu'il ne me fasse perdre les pédales. Comme je m'y attendais, le bijou ressortait magnifiquement bien sur sa peau pâle. Je retrouvai ma place sur ses cuisses et l'embrassait à nouveau. J'avais glissé mon bras gauche derrière son dos pour le rapprocher de moi tandis que ma main encore libre suivait les reliefs de son torse. Il ferma les yeux et je le sentis trembler sous mes caresses.

Soudain, il me repoussa et me força à m'allonger sur le lit, prenant la position dominante. Intrigué, je le laissais faire.

H-… Je ne t'ai pas encore offert ton cadeau de noël…

Avec une dextérité surprenante, il retira mon pantalon et mon boxer en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. J'étais déjà assez excité et la raideur de mon sexe n'échappa pas à mon compagnon. Manifestement il appréciait la vue ! Sans perdre un instant, il se débarrassa de ses vêtements et commença à se caresser devant moi. Son visage prit un air lubrique que je ne lui avais jamais vu

D- Potter, si tu continues comme ça je ne réponds plus de rien !

Sans crier gare, il s'empara de ma verge pour lui infliger un mouvement lascif. Je n'eus guère le temps de m'y habituer car l'instant d'après je sentis une soudaine chaleur entourer mon membre. Le brusque contact avec sa langue traversa mon corps comme une décharge électrique. Je me cambrais sous la surprise et ne put retenir un gémissement. On sentait son inexpérience à travers ses mouvements, mais malgré tout la simple pensée que Harry Potter me taillait une pipe me ravissait.

D-… P...Harry ! J'ai envie de… Laisse-moi te prendre… S'il te plaît…

Il se redressa et me regarda. Il semblait hésiter. Je n'attendis pas pour me jeter sur lui, m'accrocher à sa nuque et me rallonger en l'entraînant contre moi. Enfin côtes à côtes, je l'embrassais tout en caressant son sexe.

H- Je voulais… te donner du plaisir… te rendre la pareil…

D- Oh rassures-toi je vais en prendre du plaisir. Et toi aussi.

Mon autre main descendit jusqu'à son magnifique cul pour commencer à le peloter. Mais lorsque mon index commença à dessiner les contours de son anus, je le sentis se tendre.

H- Drago... Je n'ai jamais…

Harry était vierge ! Cette pensée m'excita encore plus. Je serais le seul et l'unique !

D- Moi qui pensais que tu avais de l'expérience…

Je m'interrompis. Ce n'était sans aucun doute pas le moment de lui parler de son ex.

D-...Ne t'inquiète pas. J'irais à ton rythme. Je ne viendrais que quand tu seras prêt.

Tant pis pour les positions exotiques. Une bonne levrette des familles serait sans aucun doute le plus pratique pour un débutant.

D-… À quatre pattes beau gosse. Laisse-moi faire !

Je me plaçais derrière lui en continuant de le caresser, ma main gauche massant son dos tandis que la droite s'occupait de son sexe. S'il appréhendait, je devais m'appliquer à lui donner assez de plaisir pour faire déconnecter toutes les barrières de son cerveau. Rapidement, mes mouvements experts eurent raison de ses derniers doutes.

H- Viens…

D- Pas encore.

Je me séparai de lui pour aller chercher la fiole de lubrifiant dans ma valise et en profitai pour jeter un Assurdiato sur la porte. J'aurais dû la mettre dans ma table de nuit en prévision de ce moment mais je n'avais pas vraiment prévu de l'amener dans ma chambre dès aujourd'hui ! Je finis par trouver le flacon et en versai généreusement au creux de ma main avant d'en recouvrir mon sexe. Qu'on ne dise pas que Drago Malefoy n'était pas un amant attentionné ! C'était l'heure de s'attaquer au nœud du problème. Je détendis son anus par de petites pressions sur son pourtour avant d'y insérer deux doigts et constatai avec plaisir que l'excitation l'avait déjà dilaté. Il gémit et bougea sur mes doigts dans une posture absolument licencieuse. Je raffermis mon emprise sur son sexe et pressai mon gland contre son entrée en me retenant pour ne pas le pénétrer immédiatement.

H- Viens ! Drago ! Viens !

Il manifestait son impatience en reculant son derrière et je dus le lâcher pour bloquer ses hanches de mes mains.

D- Patience. Expire longuement.

Je l'entendis s'exécuter et dès que je sentis son anus s'ouvrir, je glissais mon membre du plus doucement que je pus. Ses gémissements associés à la chaleur et l'étreinte sur mon sexe faillirent me faire perdre pied mais je devais maintenir mon esprit à la surface… encore un peu. J'attendis quelques secondes qu'il s'habitue à ma présence avant de commencer à bouger. Sa respiration se fit erratique. Ma main reprit sa place.

H- Oh… c'est… bon… oui Drago… C'est tellement bon…

Sa voix sonnait inhabituellement aiguë. Ah ce rythme, il n'allait pas tenir longtemps. Empoignant son torse, je décidai de le faire se redresser pour le plaquer contre le mur, son dos maintenu tout contre moi. Ma raison avait lâché prise et chaque coup de rein se faisait plus brutal. Il ne semblait pas s'en formaliser, exultant au rythme de mes mouvements. Je pouvais sentir son cœur tambouriner dans sa poitrine si fort que j'avais l'impression que nous partagions un même corps. Soudain je sentis son sphincter se resserrer sur ma verge et une vague de chaleur envahir ma main. Il jouit entre mes doigts et je ne tardais pas à la rejoindre.

Je me retirai et nous nous écroulâmes de concert. J'avais perdu la notion du temps et je n'avais aucune envie de le voir partir.

D- Tu penses que tu pourrais dormir avec moi ?

Pas de réponse. Je me redressais péniblement et m'aperçus qu'il dormait déjà. Je grognai. Je ne pouvais tout de même pas le laisser dans cet état ! Je me levai, entrepris de nettoyer son entre-jambe avant de le faire léviter d'un coup de baguette et le faire ré-atterrir une fois la couette soulevée. Pour ma part, j'avais encore assez d'énergie pour une bonne douche, mais quel ne fut pas mon bonheur en me glissant à ses côtés ! Il sentait bon, sa peau était chaude et sa respiration se faisait régulière comme une berceuse. Je n'allais pas tarder à être accroc à cette peluche vivante !

Le lendemain matin, je le réveillais aux alentours de 6h. Il bougonna en papillonnant des yeux mais alors que je parcourais son visage de baisers, il se redressa, prenant soudain conscience de l'endroit où il se trouvait… et ce n'était pas le dortoir de Gryffondor !

H- Oh merde !

D- Ose me dire que tu regrettes.

H- Non absolument pas mais…

Il soupira, se laissant retomber à mes côtés. Je lisais ses craintes comme inscrites sur son front.

D- Il suffit d'inventer une excuse… Et puis tu as ta cape d'invisibilité. Tu peux prétendre t'être levé plus tôt pour… je sais pas… faire un footing dans les couloirs !

H- Ron sait très bien que je suis plutôt adepte du réveil à la dernière minute !

D- Et bien il n'est que 6h12, tu as donc largement le temps de prendre une douche, te rhabiller et tu peux rejoindre ton dortoir avant même qu'il ne se réveille.

Il soupira de nouveau. Effectivement les réveils à l'aurore ne semblaient pas être sa tasse de thé. J'en profitais pour arpenter son visage de ma bouche, mais lorsque mes lèvres frôlèrent sa gorge, je le sentis tressaillir. J'en devinais immédiatement la raison et me rembrunis.

D-… Harry ! Je ne compte pas te mordre sans ton accord ! C'est comme le sexe. Tu n'auras qu'à me dire quand tu voudras essayer… Tu verras ce n'est qu'une autre forme de tous les plaisirs que je peux t'offrir.

H- Mais le livre disais… que tu en avais besoin…

Je tendis les bras.

D- Est-ce que j'ai l'air de souffrir ?

Il me regarda avec un air contrit. Bien évidemment que je voulais le faire. Mais je n'étais pas un animal comme ces vulgaires loups garou. Et ce serait bien plus satisfaisant de le voir s'offrir à moi.

H- Tu es tellement parfait… doux et attentionné… Et moi…

D- Tu es toi et c'est tout ce que je veux.

Je m'extirpais du lit et tendis le bras pour l'en tirer à son tour. Alors qu'il se dirigeait lentement vers la salle de bain, j'en profitais pour lui asséner une petite claque sur les fesses.

D-… Je t'aurais bien accompagné mais il y a trop de risque que ça dégénère alors tu vas vite cacher ce corps éminemment désirable hors de ma vue !

Il sourit largement et s'exécuta. En 20 minutes il était prêt, sa cape d'invisibilité à la main. Je l'embrassais une dernière fois, sachant que je n'en aurais sans doute plus l'occasion avant mercredi soir, puis nous nous séparâmes en silence. Je rejoignis la grande salle avec un livre mais passais plus de temps à observer les élèves des différentes maisons aller et venir pour déjeuner. Lorsque Harry arriva avec Wesley, je ne pus m'empêcher de sourire et sortis mon propre parchemin à double sens. J'y griffonnais un simple : « Alors ? » avant de le ranger dans mon sac, me doutant que la réponse ne viendrait pas avant le premier cours.

Les journées allaient probablement me paraître plus rapides maintenant que je pouvais communiquer avec lui !

Une bonne nouvelle arriva ce lundi matin : le début des leçons de tranplanage. En vérité je savais déjà transplaner parfaitement mais à défaut d'avoir déjà 17 ans et mon permis, cela m'était strictement interdit.

Dès le premier cours je fis part de mon enthousiasme à Harry à travers le parchemin, impatient à l'idée de pouvoir aller où bon nous semblerait. Je ne pus que soupirer en lisant ses réticences. Il avait déjà transplané avec Dumbledore et n'avait pas du tout apprécié une expérience qu'il ne manqua pas de décrire comme « l'une des horribles sensations de sa vie, pire encore que de boire du polynectar ou se faire mordre par un basilic ». Il consentit néanmoins à s'inscrire, vaincu tant par mes arguments que par ceux de Wesley et Granger. Il m'informa de plus qu'il avait des cours particuliers auprès de Dumbledore le soir même et ne pourrait sans doute pas m'écrire de toute la soirée. J'hésitais à lui demander quelle était la teneur de ces entrevues, un peu inquiet à l'idée de recevoir un refus. Nous n'avions jamais vraiment repris le temps de discuter de mon engagement dans la guerre car la question était un peu sensible et je n'avais pas envie de me disputer avec lui. Je restais… attaché aux valeurs qui m'avaient été inculquées et je n'étais pas opposé à l'idée d'utiliser n'importe quel moyen pour arriver à mon but. Mais notre relation m'avait amené à faire plusieurs concessions que je ne regrettais absolument pas. J'avais appris à réfréner mes propos en présence de Harry et je m'étais éloigné de nombreux Serpentard, mais le plus important est que j'étais prêt à m'interposer face à n'importe quel mangemort pour sauver son cul.

Il eu l'air plutôt grincheux le lendemain en cours de potion mais je préférais me concentrer sur la leçon plutôt que de m'en occuper. Même si j'avais toujours été bon en potion, le programme de 6e année commençait à se révéler assez ardu pour que je ne prenne plus ces séances à la légère. Et je n'avais aucune envie de demander des cours particuliers à mon parrain… J'essayais de fabriquer mon antidote lorsqu'une dispute entre Harry et sa copine née moldu attira mon attention. J'étais trop loin pour entendre quoi que ce soit de leur discussion mais je devinais à l'expression de Harry qu'ils n'étaient plus en franche camaraderie comme il le prétendait toujours. Cette information m'arracha un sourire qui disparu bien vite en sentant en liquide poisseux couler contre mon pull. Mon inattention m'avait fait renverser une fiole de salive de fléreur. Je réprimais un juron et quittais la salle dès la fin du cours, pressé de me débarrasser de cette odeur immonde.

Comme je m'y attendais Harry ne me mentionna pas ce que lui avait confié Dumbledore, préférant pester sur « Ron et sa sangsue », « Hermione et son foutu caractère », « ce trou du cul de Nott » et surtout « Rogue le vautour ».

Je tâchais de ne pas rire en lisant le vocabulaire imagé de mon amant. Il ne s'était pas assagit à mon contact, c'était le moins qu'on puisse dire.

Les cours de transplanage débutèrent en février et je m'aperçus avec satisfaction que Harry n'était pas revenu sur sa promesse de suivre ces cours. En revanche il ne semblait pas très concentré et je dus tendre le cou pour comprendre ce qui avait détourné son attention : C'était Theodore Nott et il était en plein dans une discussion animée avec Millicent Bulstrode. Je fronçai les sourcils. Quelque chose avait forcé Nott à sortir de sa solitude. Je ne pu que remarquer son air amaigri et son visage fatigué, les choses ne devaient pas se dérouler telles qu'il l'avait espéré. Comme toujours, Harry n'eut pas la patience de se montrer subtil. Il traversa la pièce pour se placer juste derrière Nott et me jeta un regard espiègle. Je le vis crier quelque chose à Nott qui se retourna immédiatement mais j'étais trop loin pour entendre. Nott serra les poings mais McGonagall et Rogue circulaient dans les rangs pour empêcher toute dissipation.

À la fin du cours, il ne semblait pas avoir fait le moindre progrès en transplanage. Il passa devant moi et me tira la langue avant de rejoindre Wesley qui le regardait d'un air incrédule. Je ne sus même pas quel visage arborer pour avoir l'air naturel. J'imagine que l'année précédente je l'aurais copieusement insulté sous les ricanements de Crabbe et Goyle… Et Rogue qui me fixait comme pour lire mes pensées ! Non décidément, ce n'était pas le moment pour me retrouver seul avec mon parrain...


Et voilà pour ce 4e chapitre. J'étais assez inspirée, commencé samedi soir, terminé mercredi soir ! Il semblerait que le chapitre 3 ai eu moins de succès que les 2 premiers. Il faut dire que moi-même l'ai trouvé un peu laborieux à écrire. Mais je voulais faire avancer le récit comme dans le livre sans faire de trop grands sauts dans le temps… bref.

Je me demandais quelle était la tranche d'âge de mes lecteurs. J'ai commencé à lire des fanfics dès le collège et commencé à en écrire à partir du lycée. Mais de ce que j'ai pu observer, mes élèves (ce sont des collégiens) n'ont pas ce genre de pratique… ou peut-être quelques filles en 4e/3e. Mais bon je me vois mal leur poser la question ^^''.

Perso j'ai 30 ans et je n'ai plus d'amies dans mon entourage avec qui discuter fanfic et m'extasier sur telle ou telle lecture. Je traîne surtout avec des potes garçons, qui se contentent de rire quand mon mari leur dit que j'écris des « trucs cochon » XD (cette expression me faire rire rien qu'en l'écrivant).

J'ai déjà commencé le chapitre 5 ! Il va s'en passer des choses et j'espère vous faire rire. Bises à tous mes lecteurs ! 3