Hey Bonjour, bonsoir comment allez vous ? Le chapitre 4 pour vos beau yeux ! Bonne lecture. EDIT du 09/07/2015 : Version corrigé du chapitre.


Ne me ment pas, ne me ment plus. J'ai déjà assez souffert comme ça.


CHAPITRE 4

J'ouvris les yeux alors qu'une atroce douleur me pourfendait. Je n'arrivais pas à déterminer d'où elle venait, j'avais mal partout. Comme-ci on me retirait mes entrailles. Je soufflais qu'est-ce qui m'étais encore arrivé. Puis, je finis par reconnaître l'endroit, où je me situais. Un hôpital ? Que diable foutais-je dans un hôpital ? D'accord j'avais fait une légère dépression, mais nul besoin de me faire interner, non . Je retiens ma mère sur ce coup-là.

C'est alors que tout me revient en pleine figure comme un boomerang. La mort de mon père, Seth malade, Sam venant chercher mon frère, ma fuite sur la plage. La douleur qui m'avait envahi, cette souffrance déchirante. Mes hurlements de douleur qui m'avaient semblé si animal à certains moments. La voix de Sam, alors que j'étais écroulée sur la plage. La supplication qui s'y trouvait. Sa demande de survivre de tenir bon. Une peur irrationnelle.

Pourtant, si je n'avais pas entendu sa voix... Je ne serais probablement plus là en train de penser. Je me souvenais très bien m'être accrochée au son de sa voix. M'en être servi comme ancrage. Je soupirais, furieuse contre moi-même de constater que je l'aimais toujours autant...

Je sursautais au son d'un objet qui tombait sur le sol. Je regardais autour de moi, rien. J'avais probablement rêvé... Des brides de conversations me parvenaient. Comment était-ce possible, j'étais là, dans ma chambre, seule. La peur me noua l'estomac, tous ces bruits, j'avais l'impression de devenir folle. Mon cœur s'emballa, le bip horrible s'intensifia me brisant les tympans. J'arrachais les fils qui me connectaient à cet engin d'enfer. Arrêtant ainsi ce son perçant. Comment se faisait-il que j'entendais tout ça ? Avait-ce un rapport avec le fait que me trouvait dans cette chambre trop blanche, qui me faisait mal aux yeux ? Je soupirais énervée et perdu. J'aimerais bien qu'on me dise ce qui m'était arrivé. Pourtant personne ne venait. Pourquoi ? Je n'en avais pas la moindre idée. Je tournais finalement vers la fenêtre pour voir qu'il faisait nuit. Je n'allais tout de même pas devoir attendre jusqu'au lendemain matin ? si.

Soupirant une nouvelle fois d'énervement je me levais, constatent que j'étais vêtu d'une de ces robes de chambre typique des hôpitaux, j'enfilais, mes propres vêtements qui étaient posés sur la chaise à mes côtés. Je passais délicatement ma main sur ce qui semblait être une cicatrice. Je n'avais pourtant pas de cicatrice sur le ventre. Je fronçais les sourcils perplexes. Même-si je m'étais blessée sur la plage, la cicatrisation était trop avancée pour que ce soit le cas. À part si j'étais resté longtemps dans le coma...

Voyant que j'avais plus de questions que de réponses, je sortis silencieusement de la pièce et me dirigeais vers la sortie. La douleur était toujours présente, mais je n'y prêtais guère d'attention.

L'air frais me frappa de plein fouet. Malgré que seul un gilet me couvrait je n'avais pas froid. Regardant le ciel, j'inspirais un bon coup avant de marcher vers la réserve.

_ Mademoiselle ! Mademoiselle Clearwater., cria une voix derrière moi.
_ Oui ?, fis-je en la fixant.
_ Vous n'avez pas le droit de sortir.
_ Oh, et c'est vous qui allez m'en empêcher peut-être ? Répliquais-je énervée.
_ Vous avez été admise d'urgence ça pourrait être dangereux., insista-t-elle.
_ J'ai l'air malade ?

Ignorant les appelle incessants de l'infirmière je poursuivis mon chemin. Les yeux fixés sur le sol, pour ne pas tomber. Pas que je sois maladroite, mais je préférais ne pas prendre de risque. Pestant contre la pluie qui avait rendu les bords de route boueuse je poursuivis sur ma lancée. Après une bonne dizaine de minutes de marche je passais devant le panneau « Vous quittez Forks, à bientôt. ». Plus que vingt-cinq kilomètres soit au moins deux heures. Quelle chance ! Et en plus maintenant que j'avais quitté le centre-ville, aussi petit soit-il, il n'y avait même plus la lumière des lampadaires. Génial. J'avançais tout en pestant contre tout et rien. La douleur était persistante, mais ne m'empêchait pas de marcher.

Alors que je marchais depuis une bonne dizaine de minutes, sans vraiment regarder où, j'allais je percutais quelque chose. Un gémissement de douleur m'échappa, je dus serrer les dents pour ne pas crier, comme quoi, je n'avais vraiment pas de chance.

En levant les yeux je croisais le regard sombre de Sam, que faisait-il ici . Au beau milieu de la nuit est surtout sur mon chemin ? Je n'avais aucune envie de le voir ! Il avait fait suffisamment de mal. Son regard était indéchiffrable. À quoi pensait-il en me fixant ainsi ? Je ne le saurai sans doute jamais.

_ Leah..., commença-t-il.

Je m'attendais à tout avec lui, mais en cette nuit d'encre je n'avais aucune envie de savoir ce qu'il avait à me dire. Je n'avais pas envie de lui parler. Je me sentais vide, comme ci, il me manquait une part de moi-même, mais je ne savais quoi.

_ Retourne à l'hôpital.
_ Sans façon !, répliquais-je.

Son regard se fit plus dur. Il dégageait une aura spéciale, qui m'imposait le respect. Cette sensation était vraiment bizarre.

_ Leah, ne joue pas. Tu es blessée, retourne immédiatement à l'hôpital, réédita-t-il sa demande.
_ Fiche-moi la paix Uley, je n'ai vraiment pas envie de te parler., claquais-je.

Si seulement il pouvait partir, là, maintenant. Sa présence m'insupporte. Chaque fois qu'il est là, la sensation d'étouffement revenait. En le regardant là, devant moi, ma seule pensée était que je devais quitter la Push. Partir loin, le temps de me reprendre complètement, refaire ma vie... Parce que je me faisais pitié.

_ Tu vas retourner à l'hôpital, maintenant.

français
Sa voix claqua, me figeant. Je frissonnais. Impossible de résister, de répliquer. Rien de tout ça n'était possible, mon corps m'imposait de rentrer dans ce fichu hôpital. Comme-ci c'était une nécessité. Que se passait-il ?

Mes pieds prirent d'eux-mêmes le chemin indiqué. Malgré toute ma volonté pour ne pas obéir, mon corps continuait son chemin, je n'en avais plus le contrôle, je ne maîtrisais plus rien. Mon propre corps ne m'appartient plus. Ce n'était pas possible ! Les larmes me montèrent aux yeux et je m'employais à les refouler. Hors de question que je me mette à pleurer. Quand bien même, j'avais peur de cette emprise qu'avait Sam sur moi ou le fait que je ne contrôlais plus mon corps. Décidément, il était grand temps que je quitte cette réserve de malheur.

Il ne me fallut pas longtemps pour atteindre ma chambre trop blanche. Sam ne me quittait pas des yeux veillant sans doute à ce que je regagne bien ma chambre et que je ne sorte pas par une autre porte. Je m'assis sur le matelas trop dur et fixais le mur à la peinture blanche éclatante. Uley resta appuyé contre le cadre de la porte, silencieux. Que voulait-il ?

_ Tu ne sortiras pas d'ici avant d'avoir l'autorisation du docteur Cullen., m'ordonna-t-il.
Je fus encore une fois incapable de répondre il ordonna, et j'obéis. Lamentable. Il n'y avait pas de meilleur mot pour me décrire à l'instant. Je ne savais même pas pourquoi je lui obéissais, je n'arrivais pas à résister. Je finis par m'allonger sur le lit, en prenant bien soin de lui tourner le dos. Il dut comprendre le message car il sortit de la pièce.

Je ne dormis pas cette nuit-là, trop préoccupée. Je cherchais à comprendre pourquoi je lui avais obéi alors qu'il n'y avait aucune raison que je le fasse. J'essayais aussi de me décider sur une destination, après avoir quitté la réserve, un endroit ou m'établir.

Le matin arriva trop vite à mon goût. Beaucoup trop vite. Des infirmières passèrent me voir, me posant toutes sortes de questions. Leurs vêtements blancs dans cette pièce trop blanche finirent par me mettent totalement de mauvaise humeur. Un rien m'agaçait. De plus, il pleuvait, pour changer, augmentant ma mauvaise humeur, à croire que tout était contre moi. Le moindre bruit m'agressait les tympans, j'entendais des conversations alors que je n'étais pas censé pouvoir entendre aussi loin. Je n'avais tellement de questions et aucune réponse. Je n'arrivais pas à déterminer ce qui pouvait bien m'arriver et personne ne venaient me l'expliquer. Je regardais la pendule où les heures défilaient, les minutes s'enfuyaient. Ce n'est que vers onze heures trente que quelqu'un vint me voir. Le fameux docteur Cullen. Trop blond et pâle à mon goût. Un vrai cadavre ambulant. Pire que tout, quand il entra dans la pièce une odeur des plus horribles m'assaillit, personne ne pouvait puer ainsi. L'odeur ne pouvait pourtant venir que de lui. Il puait la mort, ça m'en rendait malade. J'entrepris de respirer par la bouche, mais rien ni faisait, j'avais maintenant l'impression que son odeur avait un goût. Comment quelqu'un pouvait sentir la mort à ce point ? C'était tout bonnement impossible.

_ Mademoiselle Clearwater, comment allez-vous ?, demanda-t-il d'une voix trop mélodieuse.
_ Bien., mentis-je par automatisme.
_ Vraiment ?, fit-il suspicieux.
_ Oui, je veux juste sortir et rentrer chez moi.
_ Je m'en doute, mais il vaut mieux ne pas prendre de risques. Je ne voudrais pas vous revoir dans quelques jours dans un état pire que celui où ont vous à amener.
_ Oui, mais je vais très bien merci. Je voudrais juste savoir ce que j'avais et partir.
_ Très bien.

Je le regardais quitter la pièce, la mauvaise odeur se fit moins présente avec son départ. Il revint quelques minutes plus tard avec Sam. Pourquoi avait-il ramené Uley, je n'avais pas besoin de lui. Je suis vraiment maudite. Je sondais Sam, curieuse. Il avait ce regard fuyant et triste. Il s'en voulait, je le sentais. Il n'arrêtait pas de changer la position de ses bras, ce qui trahissait son inquiétude. Il était mal-à-l'aise... Pourquoi ? Je n'en avais pas la moindre idée. Je reportais mon regard sur le médecin blond à la mauvaise odeur et attendis patiemment qu'il commence. Il avait l'air de ne pas savoir par ou commencer.

_ C'est monsieur Uley qui vous a amenez ici., commença-t-il avant de s'arrêter sans plus d'explication.
_ Certes, mais ce n'est pas ce que je veux savoir., grognais-je exaspérée.
_ Vous avez été admise, suite à une perte de connaissance, après un rapide examen, j'ai découvert que vous étiez enceinte, malheureusement il y a eu un problème et j'ai dû vous enlever le fœtus car il vous tuait petit à petit, à cause de...
_ À cause de ?
_ Ce n'est pas à moi de vous l'expliquer, mais à monsieur Uley.

Mon regard se braqua sur Sam, qu'avait-il encore fait ?

_ On parlera une fois rentré.

Je me levais et regardais Cullen qui d'un signe de tête m'autorisa à sortir. Je pris le chemin de la sortie et m'arrêtai qu'une fois devant la voiture d'Uley. Ou je m'installais côté passager. Le trajet se fit en silence. Je n'arrivais pas à savoir comment réagir, je venais de perdre un bébé, mon bébé. Je n'arrivais même pas à pleurer, j'allais trop mal pour pleurer. J'aurais pu pleurer, hurler... mais à quoi bon ? Rien ne me ramènerait ce petit être qui aurait été mon enfant. Dieu, seul sait à quel point je veux un enfant, ça a toujours été mon plus grand souhait. Avoir un mari, une maison et des enfants qui courent dans le jardin en riant. Et là, on m'apprenait que mon enfant était mort dans de mystérieuses raisons. Je savais juste que ça avait un rapport avec Sam. Il allait encore gâcher ma vie. Que m'avait-il fait pour que je perde cet enfant ? Ce tout petit être sans défense dont je ne connaissais même pas l'existence. Si, seulement j'avais su que j'étais enceinte j'aurais fait beaucoup plus attention à moi pour protéger ce petit. J'aurais tellement aimé qu'il ne meure pas. Il n'avait même pas eu l'occasion de vivre. De voir le monde, sentir les gouttes de pluie sur son visage ou le vent dans ses cheveux et toutes ces choses qui font que la vie vaut la peine d'être vécu. Une larme coula le long de ma joue, bientôt suivit des autres. Pourquoi pleurais-je devant, lui. Je devais être forte... Non, je ne l'étais pas. Ça, s'était au-dessus de mes forces. Je vis Sam serrer le volant. Qu'avait-il ? Il se sentait coupable. Mais pourquoi ?

Le trajet me parut interminable. J'avais l'impression que plus ça allait plus la voiture ralentissait. Finalement, après une heure de trajet on se gara devant la maison d'Uley. Mon ancienne maison. Je serrais les dents, je n'avais aucune envie d'entrer et de voir Émily un sourire compatissant aux lèvres apportant à manger. Dans cette maison qui avait été la mienne et qui était désormais la sienne. J'entrais à la suite de Sam, je voulais savoir même si je devais passer par la case «retour dans les souvenirs douloureux». On s'installa dans le salon face à face. On se regarda un moment dans les yeux avant qu'il ne détourne le regard. Emily arriva apportant des brioches et de quoi boire. Tellement prévisible. Elle n'osa pas me regarder dans les yeux.

_ Tu te rappelles des légendes de la tributs ?, commença-t-il.
_ Écoutes, Uley, je suis venu ici pour savoir pourquoi j'ai perdu mon enfant, alors tes légendes je m'en badigeonne le postérieur avec le pinceau de l'indifférence, c'est clair ?
_ C'est pas gagner.
_ Non, en effet., fis-je. Surtout si tu continues de te foutre de ma gueule., ajoutais-je.

Il se pinça l'arrête du nez et sembla chercher ses mots. Pesant sans doute le pour et le contre, alors que je commençais à m'énerver. Rester dans cette maison me faisait mal.

_ Ces légendes, elles sont vraies.
_ Sam...
_ Laisse-moi finir, me coupa-t-il. N'as-tu pas senti l'odeur de Cullen ou le fait que tu entends des choses que tu ne devrais pas entendre...

Je n'écoutais pas la fin. Perturber par ce qu'il venait de dire. C'était exactement ce qu'il m'était arrivé. Comment savait-il ?

_ Nous sommes des modificateurs.

La phrase me parvint, alors que mes pensées s'emmêlaient de plus en plus. Il se moquait de moi ? Ça ne pouvait pas être la vérité. Pourtant, les souvenirs me revenaient. La douleur de mes membres, les hurlements parfois bestiaux qui s'échappaient de ma gorge.

_ Si tu as perdu, notr... Ton enfant c'est parce que tu as muté, se rattrapa-t-il après mon regard noir. Notre température étant beaucoup plus élevée et le changement de ton corps en louve à tuer le fœtus.

Non, non, non. NON. Tout était faux. Il se moque de moi. Ce n'est pas possible, il ment. Jamais je ne serais une louve. Puis, même les légendes disaient que seuls les hommes se transformaient. Encore une preuve qu'il ment.

_ J'arrive même pas à croire, que tu arrives à me sortir des conneries pareilles alors que je viens de perdre mon enfant. Tu es un monstre Sam. Un monstre, tu m'entends ? Un vrai salopard.

Je me levais et sortis de la maison, je tremblais de tout mon corps, énervée comme jamais. Il me retint par le bras et j'essayais désespérément de me dégager. Lui hurlant ses quatre vérités et tout ce qui pouvait bien me passer par la tête à cet instant. Mes tremblements s'intensifiaient de plus en plus.

_ Leah, calmes-toi.
_ Fiche moi la paix., lui hurlais-je.

Pourquoi faisait-il ça ? Pourquoi continuait-il de me pourrir la vie ? Mes tremblements s'accentuèrent encore, plus ma colère montait, plus ils devenaient violents. Que m'arrivait-il ?

_ Leah...

Un hurlement de douleur déchira le silence de la forêt, alors que je me retrouvais à quatre pattes à l'orée de la forêt. Louve.