Disclaimer: Hidekazu Himaruya
Persos: , Angleterre/Arthur et France/Francis. OC!Pays de Galles/Carwyn
Paring: Fruk, et il y en aura d'autre plus tard (surprise).
Genre: Alternate History, Romance, Humour, un peu de Angst, de la Family à venir.
Chapitre 3: Non-Dits
Les jours, les semaines, les mois passaient et se ressemblaient terriblement, longs, parfois ennuyeux et répétitif. Francis savait qu'il ne pourrait pas rentrer chez lui avant que la situation ne soit complétement stabilisée là-bas. Mais il n'avait pas beaucoup de choses à faire. Si Arthur n'était pas présent il ne pouvait pas faire grand chose et Arthur n'était vraiment que peu présent.
Avait-il honte de se retrouver seul avec lui après la nuit de noce? Il agissait comme tel en tout cas.
Levé avant lui, couché après lui, quand il rentrait, ou qu'il ne passait pas la nuit dans un canapé.
Car à peine un après leur union, Arthur avait décidé de le transférer dans son manoir un peu à l'écart de Londres. Une grande demeure avec des jardins paisibles, bien entendu il y avait des gardes, et le français ne pouvait pas s'enfuir mais qu'importe. Il était bien plus paisible.
L'atmosphère lui paraissait bien plus respirable désormais, loin de ce roi qu'il détestait. Il avait de nombreux livres et parchemins à disposition, il avait de quoi peindre, broder, il aurait même pu sculpter s'il l'avait voulu, il pouvait aussi cuisiner. Tout ce qu'il voulait, sauf partir évidement.
Cependant c'était bien morose comme atmosphère, même si les deux frères d'Arthur étaient là. Si le gallois se révélait une compagnie agréable, l'écossais était d'une humeur exécrable, et parfois déprimé ou épuisé à cause de ce qui se passait chez lui.
Mais Francis qui affectionnait les longues promenades à pieds ou à cheval dans les bois, qui aimait s'allonger dans l'herbe la nuit pour regarder le ciel...tout ça lui était impossible en l'absence d'Arthur. Alister avait les même interdictions, et Carwyn ne pouvait vraiment faire quelque chose. Il n'était plus qu'une région lui-même.
Et malgré lui, il devait admettre qu'il se sentait parfois seul. Il se réveillait seul dans la grande chambre, mangeait seul ou avec l'un des deux frères de l'anglais, voir les deux. Arthur ne disait pas grand chose quand il était là, travaillant dans sa pièce spécialement prévue à cette effet, ne sortant que pour manger ou dormir.
Il ne le touchait plus.
Le problème c'est qu'il ne lui parlait plus vraiment non plus, semblant même l'éviter, comme gêner de se retrouver seul avec lui.
Avait-il réellement honte de ce qui s'était passé cette nuit-là?
Francis ne savait pas s'il en était soulagé ou frustré. Bien entendu il n'avait plus de raison d'avoir peur désormais. Plus aucune. Seulement, il se sentait seul, terriblement seul. La présence de ses ''beaux-frères'' était certes agréable et divertissante, mais quelque chose manquait.
Le caractère détestable de l'anglais lui manquait. Il ne lui parlait plus. Il ne lui criait plus dessus, ou ne le menaçait plus. Plus de disputes comme avant. Juste le silence.
Quelque part, ça l'agaçait. Il ne savait pas pourtant ça l'agaçait tellement mais il en voulait à l'anglais s'agir comme ça.
Arthur qui faisait tout pour le capturer, l'épouser de force, l'obligeait à se plier à la tradition de la nuit de noce et ensuite faisait comme s'il n'existait pas. Posant sa coupe de vin sur la table, il se dirigea vivement vers les grandes portes de la salle de réception. Écoutant à travers le bois, il entendit la voix d'Arthur, qui parlait à Carwyn. Il ne savait pas de quoi il était question mais son ''mari'' était là et c'est ce qui importait pour le moment.
Au moment de frapper, il s'immobilisa. Qu'allait-il faire au juste? Frapper? Crier sur Arthur pour il ne savait quoi? Lui reprocher de le négliger peut-être? Se railla-t-il mentalement. Il se recula, secouant la tête, se demandant ce qui lui prenait depuis quelques jours. Il devait réellement être fatigué. Deux ans après le mariage il commençait sérieusement à en avoir assez. Assez de tout ces non-dits, de ce qu'il considérait presque comme du mépris.
Mais que devait-il dire à Arthur exactement?
Il ne lui laisserait pas le plaisir de savoir qu'il lui manquait, ça jamais.
Soudain la porte s'ouvrit juste devant ses yeux et il se retrouva face à Arthur qui le fixait de ses yeux verts. Un temps de silence passa puis le plus jeune demanda, lentement «Que puis-je faire pour toi Francis? As-tu un problème?»
Moi, un problème? Non aucun. Tu m'as juste forcé à t'épouser, forcer à consommer ce mariage, et maintenant tu te fiche de mon existence. Tu es mépri...Il préféra ne rien dire de ses pensées, ne voulant pas mettre son ancien ennemi en colère. Il ne lui faisait pas confiance, et comment voulez-vous faire confiance à une personne qui ne nous parle pas en plus? C'était bien ça le problème, Arthur ne faisait rien pour le mettre à l'aise. Finalement il laissa échapper un mot, dans un soupir défait: «Rien.
- Quel est le problème alors?
- C'est TOI le problème!» Et sans rien ajouter, il tourna les talons, plantant sur place un britannique qui ne comprenait absolument rien. Il allait retourner dans sa chambre et dormir un peu, il devait être fatigué pour craquer comme ça. Oui ça devait surement être ça, il aurait tout le temps de s'occuper d'un époux en colère plus tard, car l'autre n'allait pas comprendre cet éclat.
Carwyn fit celui qui n'avait rien vu, penché sur son parchemin. Il laissa son frère le rejoindre et leva les yeux sur lui, interrogateurs.
Agacé, celui-ci cracha, d'un ton tout sauf aimable:«QUOI?
- C'est tout?
- Quoi c'est tout?
- Tu ne fais rien de plus? Pas de recherche d'explications ou quoique ce soit?» ironisa son aîné, qui soupira ensuite devant l'air ennuyé du son cadet. «Sérieusement c'est QUOI ton problème depuis quatre ans?» Il aurait aimé que le plus jeune comprenne, qu'il fasse quelque chose pour régler la situation qui devenait terrible. Arthur haussa les épaules et partit, sans un regard en arrière en direction de son frère. Celui-ci marmonna une insulte en gallois mais ne dit plus rien.
Francis se laissa tomber sur le lit, fermant les yeux et se coupant de tout, préférant ignorer la colère qu'il ressentait sans savoir pourquoi. Il détestait sa situation. Et puis que l'autre ne lui parle presque pas, ou alors que ça se limite au politique, ça l'énervait également. Depuis quand n'avaient-il pas eu une vraie conversation? Même la possibilité de retourner chez lui, ne serait-ce qu'un tout petit peu.
Il entendit la porte s'ouvrir mais préféré garder les yeux clos. Il savait qui était là et n'avait pas envie de le voir ou de lui parler, ce qui réglait la question.
«Francis?
- …
- Je sais que tu ne dors pas! Regarde-moi, j'ai à te parler!
- Et si moi je n'ai pas envie de te parler?» Il se redressa, rivant ses yeux azur dans ceux, émeraude, de son geôlier. «Après tout, vu que toi tu semble si peu enclin à faire de vraies conversations avec moi depuis notre mariage, j'aurais le droit de ne plus vouloir maintenant que toi tu veux!»
Arthur plissa les yeux, agacé. L'autre se fichait du monde, ce n'était pas possible autrement. Donc il s'avança, s'arrêtant près du lit et dominant l'autre. Il attrapa fermement le poignet du français et cracha, avec froideur «Si tu vas m'écouter, parce que je ne partirais pas avant d'avoir eu cette conversation, compris?
- La force, tu ne sais faire que ça?»
Serrant les dents pour chasser sa colère, l'anglais se jeta pourtant finalement sur lui, le plaquant fermement contre le lit, et lui retenant les poignets. «Que ça te plaise ou non, on va parler!
- Au bout de deux ans? Il serait temps en effet!»
Aucun réponse, juste un regard noir. Mais l'autre ne le lâcha pas, bien décidé à parler, à aborder la conversation, que ça plaise ou non à son captif et époux. Ca faisait trop longtemps qu'il y avait des non-dits entre eux, il était temps que ça change.
Il était plus que temps d'avoir une longue, très longue discussion...
«Quel est ton problème bon sang?
- Mon problème? Ce serait plutôt le tien, c'est toi qui semble faire comme si je n'existais pas depuis 2 ans. Combien de fois m'as tu parlé depuis ce jour?
- ...» Arthur cligna des yeux. Quoi il lui faisait une scène juste pour cela? C'était quelque peu abusé quand même. Francis ne faisait aucune effort non plus en plus. C'était donc autant sa faute que celle du français. Et l'anglais n'allait pas changer d'avis facilement à ce niveau. «Et toi, pourquoi n'as-tu pas abordé cela avec moi si ça te gênait tant?
- Il aurait d'abord fallu que je te croise et que tu m'écoutes n'est-ce pas?»
Arthur plissa les yeux, n'appréciant guère ce reproche dissimulé, il n'était pas le genre de personne qui admettait les reproches pourtant justifiées. «Nous sommes mariés que je sache, et je dors dans cette chambre quand je suis au manoir. Tu as de multiples moments pour me parler.» Même s'il s'arrangeait pour se coucher soit avant l'autre soit quand il dormait, et se levait bien avant.
Mais vu qu'ils étaient aussi butés l'un que l'autre, ce n'était pas prêt de s'arranger non plus: «J'en ai assez, je suis juste un trophée que tu sors de l'ombre quand ça t'arrange, un jouet quand tu es frustré!
- JE NE T'AI PAS TOUCHE DEPUIS LE MARIAGE!» Cette fois, ça n'allait pas passer. Arthur n'appréciait guère la tournure que prenait la conversation. De quel l'autre se permettait-il d'inventer des accusations pareilles?
D'accord il avait eu plus d'une fois un désir bien légitime mais n'avait jamais touché Francis. Il s'était promis de ne plus poser un doigt sur lui sans sa permission.
Même s'il lui caressait les cheveux parfois la nuit ou le prenait dans ses bras. De même les petits cadeaux qui apparaissaient ici et là, c'était lui également.
Il chercha rapidement quelque chose à dire, il voulait avoir le dernier mot devant cette mauvaise foi dont lui-même faisait preuve (mais il ne l'avouerait pas si facilement).
«J'en ai assez!» Siffla l'autre blond en détournant la tête. Il aurait tant aimé rentrer chez lui, ne plus sentir ces chaînes invisibles qui le liaient à l'anglais et le forçaient à lui obéir. La liberté lui manquait tant.
«Assez de quoi?
- DE TOI ET DU RESTE!» Assez de cet endroit, de cette île, de tout. Il se sentait mal ces derniers temps, toujours fatigué, comme prêt à craquer. Était-il fragilisé? Il n'en savait rien mais n'en pouvait plus. Ces derniers temps surtout il était toujours sur les nerfs et ne pouvait pas se calmer facilement.
Arthur grimaça devant ce cri mais quelque chose l'inquiétait. Son frère le plus coopératif ne le lui avait-il pas dit? La révolte grondait sous la cendre en France, certaines mâtées plus ou moins violemment, d'autres attaquaient les anglais en poste là-bas, ce qui aboutissaient à des répressions bien entendu.
Un léger agacement le reprit quand cela lui revint en mémoire. Il allait devoir s'occuper de son époux et le soumettre à lui...à la manière douce bien entendu. Leur position actuelle, de plus, ne le laissait pas de marbre. Bien sûr, la situation sur le continent ferait que Francis allait sans doute se débattre, au début en tout cas ou à cause de sa peur mais il allait prendre son temps. Et faire cela allait lui permettre de contrôler un peu plus Francis avant que celui-ci ne se rebelle réellement contre lui. Ou alors était-ce son attitude à lui qui influençait son peuple?
Quoiqu'il en soit il allait remédier à ça et faire de Francis le plus fidèle des alliés.
Un sourire tendre ourla ses lèvres alors qu'il caressait la joue de son tendre captif, approchant son visage du sien, les yeux soudainement mis-clos: «Après tout tu as raison sweetie...
- Quoi?» Le changement d'attitude inquiéta le français, au même titre que le surnom, puis les gestes tendancieux commencèrent, distillant lentement la peur dans ses veines. il ne devina que trop bien le désir soudain de l'anglais qui se pressait maintenant contre lui, mais ne comprenait pas d'où cela venait, après deux ans à l'éviter.
«Je t'ai négligé ces derniers mois, il est plus que temps pour moi ..comment dire...hum...d'honorer la personne que j'ai épousé, right mon ange? Alors tâchons de passer un moment agréable tout les deux?» Il commença à retirer sa chemise. Il fallait qu'il le fasse aussi pour le bien de l'autre blond, qu'il lui montre qu'il ne serait jamais violent à ce niveau, qu'il fasse partir cette peur.
«Attends, je ne...
- Et moi je ne me soucie pas que tu veuille ou non, moi j'en ai envie. Tant qu'à m'en vouloir pour quelque chose...mais rassure toi, je vais faire en sorte que tu apprécie chaque instant!»
Il ne le laissa pas répondre en l'embrassant, jetant sa chemise au sol en même temps. Il parcourut le corps tremblant encore et encore de ses mains, cherchant tout endroit plus sensible et le notant pour lui-même chaque fois qu'un résultat positif lui venait. Il laissa de nombreuses marques dans son cou, savourant chaque instant où il avait une réaction appréciative à ses attentions. Les tremblements cessèrent, à sa grande satisfaction. Il traina un peu à cajoler son amant, s'amusant à le faire réagir à ses caresses.
Finalement le captif articula enfin, d'une voix qui tremblait légèrement, et sans doute n'était-ce pas uniquement du à la peur: «Ar...Arthur!
- Hum? Yes my love?
-Arrête! Lâche-moi!
- Et Pourquoi ferais-je cela? Donne moi une bonne raison!» Il s'était immobilisé mais n'avait guère bougé de sa position, souriant largement en voyant que l'autre n'était plus autant de marbre qu'il y a quelques instants. «Ose dire que tu n'aime pas!» il jeta la dernière pièce d'habits au sol, ne se gênant pas pour dévorer l'autre blond du regard.
Francis reprit son souffle, retenant ce qu'il brûlait de dire. Il se sentait humilié, vaincu encore une fois par l'anglais et il détestait cette situation. Il détestait être dominé de la sorte. Avec la situation qui était la sienne, il ne supportait plus ça. Surtout après une si longue solitude à la fin de laquelle Angleterre semblait vouloir disposer de lui selon son bon vouloir.
«Je ne suis pas le genre de personne qui...
- Oui oui tu n'es pas une fille de joie! J'avais compris merci! Et je n'ai jamais dit que je te voyais comme tel!
- Ce n'est pas parce que tu prend du bon temps à la cour que je dois me plier à tes...» Clignant des yeux devant le large sourire de son époux il articula, froidement «Quoi?
- Jaloux?
- Même pas dans te rêves salaud!» cracha le latin avec colère, sans la moindre trace de gêne sur le visage.
Un sourire narquois ourla les lèvres du plus jeune «Ce n'est pas vraiment moi qui ait abordé le sujet, tu sais? Avoue que tes mots sur ''mes distractions à la cour'' prêtent à confusion! Mais après tout, quelle importance? Tu n'as rien à dire à ce sujet pour le moment. Je suis sûr que à toi aussi, cela sera bénéfique.
- Qu'est-ce que je disais, tu prend juste du bon temps quand tu en as envie! Enfermé dans un manoir bien gardé, comme je le suis, soumis à ton bon vouloir, comment appelle-tu ça?
- Dire que je pensais qu'être éloigné de la cour, et du roi, te soulagerait. En tout cas n'espère pas avoir le moindre droit à la parole avant quelques temps. Pas avant une ou deux décennies minium et encore tout dépendra de ton attitude, de de celle de ton peuple, durant cette période.»
La menace était claire, mais c'était pourtant plus un avertissement qu'autre chose.
Pour avoir des droits, il fallait être fidèle.
Il serait prisonnier ici tant qu'il ne le serait pas.
«Ma...fidélité hein?
- Hum...je ne te demande pas d'agir comme ces femmes mariées de force qui...
- Ha vraiment? Je trouve qu'elles ont plus de liberté que moi!
- Pour le moment Francis, je te l'ai dit, tout dépend de toi. Prouve moi ta fidélité à l'Empire et je serais me montrer juste. Bien sûr, tu vivras ici pendant quelques temps mais si je suis de bonne humeur, je pourrais peut-être t'emmener aux réunions entre nations, te permettre de revenir chez toi de temps en temps. Qu'en dis-tu?»
Devant ce sourire fier et narquois, Francis eut envie de frapper et d'insulter ce maudit anglais qui se croyait le maître ici mais il ne pouvait pas. Les menaces étaient très claires. Tout problème grave résulterait à une réponse sur son peuple. Ou sur lui. Sa condition pouvait vraiment être pire? Il en doutait mais savait Arthur capable de le faire s'il le voulait réellement. Et ces promesses d'améliorations ne valaient-elles pas la peine de laisser quelque peu sa fierté de côté?
Arthur sortit alors son joker. «Peut-être que si ton attitude, ton comportement sont corrects. C'est-à-dire que tu te conforme à l'Empire, peut-être accepterais-je de t'emmener dans mes expéditions maritimes?»
La perspective de voyager, de voir peut-être de nouvelles terres, de nouveaux mondes. Peut-être de nouveaux semblables réveilla l'intêret du français. Se soumettre? Il ne le voulait pas. Mais s'il parvenait à un accord avec Arthur.
«...Si je me soumet, pourrais-tu envisager de réfléchir à certaines de mes demandes?»
Il n'osait pas demander directement les choses. Pas à quelqu'un de fier et possessif comme son ancien rival.
«Je me doute de ce que tu veux demander...peut-être que ce sera possible, tout dépent de toi. Ta langue et ta culture, tes traditions seront préservées, du moment que TU te comporte bien et que ton peuple accepte ce que les anglais lui apportent.»
Silence, chacun soutint le regard de l'autre. Puis Arthur reprit, lentement «Qu'en dis-tu?
- ...D'accord.»
Ca faisait mal d'accepter, mais il n'avait pas le choix.
Pour l'instant, il n'avait plus aucun choix.
Quand les mains de l'anglais se posèrent à nouveau sur sa peau et ses lèvres s'emparèrent des siennes, il ne lutta pas; abandonnant et s'offrant à son vainqueur, n'osant plus lutter, les promesses (et menaces) de l'anglais résonnant encore à ses oreilles.
Francis reposa le livre qu'il lisait, regardant mollement les jardins, il se sentait triste ces temps-ci, triste parce qu'il se sentait toujours surveillé, enchainé...même si sa défaite remontait à un certain temps désormais. Mais il ne pouvait même pas rentrer chez lui seul. Ca en devenait agaçant ce manque de confiance. Comme s'il était incapable de se débrouiller tout seul!
Arthur ne pourrait pas agir ainsi indéfiniment quand même.
Il serait forcé à un moment ou à un autre de lui donner plus de responsabilités un jour ou l'autre.
Ou alors...Francis se jura de lui faire une nouvelle scène, devant ses frères en plus, histoire qu'il ait honte, c'était tout ce qu'il mériterait.
Cette discussion avec Arthur avait eu du bon. Maintenant ils se parlaient plus, semblaient redevenir cordiaux l'un avec l'autre. Évidement c'était encore loin d'être le grande amitié (de nouveau) mais leur relation allait de mieux en mieux.
Bien entendu, tout allait évoluer dans le bon sens maintenant car, près de longues discussion avec l'anglais, celui-ci avait accepté de l'emmener, une fois une ou deux décennies passées, dans ses prochaines expéditions sur les mers, à la recherche de nouvelles colonies, mais même dans ce cas, il était étroitement suivi et surveillé par les soldats britanniques, et par Arthur lui-même, bien sûr.
Secouant la tête il se pencha pour cueillir une fleurs fragile, humant doucement l'odeur douce qu'elle dégageait. Levant ensuite les yeux vers les nuages dans le ciel, il se reprit à rêvasser.
Parfois il aurait aimé avoir quelqu'un à qui se confier réellement. Il y avait évidement des choses qu'il n'aurait jamais osé dire à son époux. Antonio lui manquait beaucoup, c'était le frère avec qui il était le plus proche, avec lequel il s'entendait le mieux mais là, ça faisait si longtemps qu'il ne l'avait pas vu, qu'il avait juste échangé des lettres avec lui..
A suivre
Prochain Chapitre: Canada
