Bonjour à tous.
Je tiens à remercier personnellement, les personnes ayant laissé un gentil commentaire sur mon histoire. Sachez que je suis sensible à vos mots (Elyon, Stéphanie, Monirosez, amada-dream et MellyPan.)
Un petit commentaire particulier à Elyon…je n'aime pas les triangles amoureux entre les personnages principaux. C'est du pur Sherlolly cette histoire (rire). Molly aime Sherlock et Sherlock...bien…on le sera bientôt. Par contre, rien n'oblige les autres personnages de tomber en amour avec eux.
Sherlock était comme fou. Lorsqu'il a entendu et vu l'échange entre Molly et John, il avait vu rouge. « John a osé toucher à ma pathologiste! » s'exclama-t-il très contrarié contre son ami. Sans se préoccuper d'analyser ce qu'il venait de penser, il perdit le peu de sa rationalité qu'il lui restait lorsqu'il vit Molly encore troublée par son échange avec John. Il ne put s'empêcher de la tirer vers lui, son corps heurta le sien et il la dévisagea longuement, ne sachant pas quoi dire et surtout tentant de calmer le tumulte en lui. En voyant de l'incompréhension dans les yeux de Molly, il comprit qu'il avait été trop loin et il sut avec clarté ce qu'il ressentait en ce moment. « De la jalousie, je ressens de la jalousie envers John …c'est impossible », se dit-il abasourdi. Soudainement, sans qu'un mot fût prononcé, il la relâcha et il partit dans la nuit.
Molly ne revit pas Sherlock de la semaine. De plus, il eût beaucoup d'activités à la morgue et elle fit de nombreuses heures supplémentaires. En fait, travailler autant l'arrangeait, car ça lui permettait d'éviter de penser à Sherlock et son comportement exagéré. Elle n'avait pas revu John aussi, son horaire chargé étant en cause. D'ailleurs, elle devait faire plus attention avec John. Il était fragile et elle représentait une bouée à la mort de Sherlock, elle voulait bien être son ami, mais il était hors de question qu'elle entame une relation avec lui. De toute façon, simplement le fait que Sherlock soit vivant était une excellente raison pour garder cette relation seulement « amicale ». Sherlock a semblé très mal réagir la dernière fois. Elle se demandait s'il était jaloux d'elle, qu'il pensait qu'elle lui volait son meilleur ami. Elle n'expliquait toujours pas clairement son emportement, elle en était qu'à des suppositions. Exténuée, elle s'assit à son bureau pour y faire un peu de paperasse, quand elle sentit la vibration de son cellulaire. Un texto de Sherlock venait d'apparaître.
- Puis-je rester à votre appartement ce soir ? - SH
Elle se dépêcha à lui écrire
- Oui, sans problème. – Molly
Molly ne reçut pas d'autres messages textes de Sherlock après le sien, le contraire l'aurait d'ailleurs étonnée. Elle, qui ne voulait pas penser à Sherlock, et bien, elle savait que c'était impossible maintenant. Elle appréhendait le moment de le revoir. Pour éviter de penser à ce soir, Molly entreprit de ne pas se donner une seconde de répit. Lorsqu'elle se rendit compte qu'elle était seule dans la morgue, il était déjà 22 h. « Bon sang, 14 heures de travail, aujourd'hui, si je continue à ce rythme, je vais tomber raide morte», se dit-elle avec le mauvais humour qui la caractérisait. Elle prit son cellulaire et elle vit deux messages textes. Un de Sherlock et l'autre de John. Elle répondit à celui de Sherlock en premier, il lui demandait de rentrer dès que possible.
- Je suis désolée, beaucoup de travail. J'arrive dans 10 minutes. -Molly
La réponse ne se fit pas attendre.
- Je suis déjà dans votre appartement. Amener du chinois, vous devez manger. - SH
- Je vous avais dit de changer de serrure, trop facile. - SH
Molly regardait les derniers textos interloqués, mais y répondit.
- OK, je vais y aller. À plus tard. - Molly
Molly soupira et se changea rapidement. Elle se souvient qu'elle n'avait toujours pas répondu au texto de John. Il lui demandait si elle voulait prendre un café avec lui demain soir. Molly hésitait, non parce qu'elle ne voulait pas y aller, mais plutôt, qu'il serait difficile avec Sherlock, de retour, chez elle. Elle reprocha vivement cette pensée, Sherlock ne menait pas sa vie.
- Demain, impossible. Travaille tard. Après demain? - Molly
John lui répondit quelques minutes plus tard.
- C'est parfait. Je viens te chercher? - John
- Oui, au travail, je termine à 19 h. – Molly
- Enfin… - John
Molly regarda le dernier texto et se surprit à rire de bon cœur. Elle se rendit compte qu'elle aimait beaucoup John et comprenait très bien qu'il ait pu se faufiler dans le cœur de Sherlock. Elle mit son cellulaire dans sa poche et partit vers le restaurant chinois pour y apporter quelques plats pour elle et Sherlock.
Arrivée à son appartement, elle figea sur place. Sherlock semblait être passé dans un rouleau compresseur. Elle mit ses sacs sur la table à l'entrée et se précipita vers lui.
« Que t'est-il arrivé? Tu as besoin d'aide? » s'écria Molly
« As-tu de quoi recoudre ainsi que du désinfectant? » lui dit Sherlock sans répondre à ses interrogations.
« Oui, j'ai ma trousse de premiers soins, je vais la chercher ». De retour avec sa trousse, elle vit que Sherlock était vraiment très pâle. Elle voulait savoir ce qu'il lui était arrivé, mais les soins étaient visiblement plus urgents. Il voulut retirer son manteau, mais il grimaça vivement. Molly vient à son secours en tentant de le toucher le moins possible. Ce qu'elle vit lui glaça son sang. Sa chemise était déchirée et pleine de sang séché dans son dos. Elle déboutonna délicatement la chemise et l'enleva lentement. Malgré toute sa délicatesse, certaines plaies se remirent à saigner. Elle essaya de faire abstraction d'un Sherlock torse nu dans son salon. « Je suis mauvaise, Sherlock est en train de souffrir et je ne pense qu'à son corps à moitié nu devant moi…reprends-toi Molly » chicane-t-elle. La chemise retirée et son esprit calmé, Molly nettoya les plaies. Elle en compta trois, fait à l'arme blanche. Deux des trois blessures nécessitaient des points de suture.
« Sherlock, je n'ai pas d'anesthésiant dans mon appartement. On devrait aller à l'hôpital »
« Molly, je. Suis. Mort, tu te rappelles. Tu devras faire avec les moyens du bord. Je survivrai, j'ai connu pire. »
« Mais… » commença Molly
« Suffis Molly! Juste le faire ». Sherlock semblait sur le point de perdre patience. Molly ravala ses paroles et lui demanda de s'assoir sur une chaise de la cuisine, elle pourra le recoudre plus facilement. Elle mit ses gants mis, le fil dans l'aiguille et d'une main assurée commença, à fermer la première plaie. Elle le sentit tressaillir lorsque l'aiguille entra pour la première fois sans sa peau, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Elle travailla le plus rapidement possible. Lorsqu'elle termina sa tâche, elle nettoya doucement son dos pour enlever toutes les impuretés qui restaient. Sherlock courba soudainement le dos, Molly réussit à l'attraper par le bras l'empêchant ainsi de s'écrouler sur le sol.
« Tu as perdu beaucoup de sang, Sherlock, tu dois te reposer »
Pour une fois, Sherlock ne protesta pas et acquiesça. Molly lui donna de l'ibuprofène et lui ordonna de manger un peu avant d'aller se coucher. L'humour sarcastique de Sherlock ne peut s'empêcher de répliquer.
« Oui, chef…oui ». Mais Molly vit un sourire caché derrière ses mots.
Ils mangèrent en silence, Molly rongeait son frein, elle voulait absolument savoir qui l'avait blessé. Malheureusement, Sherlock ne semblait pas disposer à l'informer. Après quelques bouchées, il repoussa son assiette et lui demanda son aide à contrecœur lorsqu'il était évident pour lui qu'il ne pourrait pas se rendre à la chambre sans elle. Il s'appuya donc lourdement sur les épaules de Molly qui essayaient encore de ne pas penser au contact de la peau nue de Sherlock tout contre elle. Elle frissonna malgré elle, ce qui lui valut un regard narquois de Sherlock mais heureusement, il choisit de se taire. Une fois Sherlock couché dans le lit, Molly bafouilla qu'elle avait un ou deux chandails masculins qui pourraient faire l'affaire pour remplacer sa chemise et que s'il le souhaitait, elle pourrait faire quelques courses pour lui demain matin puisqu'elle travaillait seulement à partir de 13 h. Quelques secondes plus tard, il l'a surpris en lui disant « Merci ». Elle le laissa se reposer et retourna à son repas non sans lui avoir laissé un verre d'eau avec le boitier de pilules.
Sherlock ne s'endormit pas tout de suite. Il était en colère d'avoir été si stupide un peu plus tôt. S'il avait été plus attentif, les blessures sur son dos auraient pu être évitées. Il se consolait en se disant qu'il avait quand même réussi à tuer son assaillant. Un sbire de Moran, il en était certain. Heureusement, l'homme l'avait pris seulement pour un intrus trop curieux, il n'avait pas découvert sa véritable identité. Par contre, il savait que Moran n'irait plus dans cette cache. Il devait recommencer à zéro. Le mieux, c'est de rester à couvert quelques jours et l'appartement de Molly était l'endroit idéal. « Demain, il donnera une explication à Molly, il lui devait bien ça », se dit-il.
Molly finit son repas et débarrassa le tout. Elle prit le magnifique manteau de Sherlock et elle y glissa ses doigts, il était malheureusement irréparable avec tous les trous que le couteau a faits. « Il faudrait le remplacer aussi. Elle verra ça demain avec Sherlock », pensa-t-elle. Elle se dirigea vers sa chambre pour y chercher quelques effets pour la nuit et prit une douche rapide. Habillée décemment, elle marcha silencieusement vers la chambre de Sherlock et ouvrit la porte. Il dormait profondément. Molly referma la porte et alla se coucher.
Le lendemain matin, elle ouvrit les yeux vers 7 heures; après seulement 5 heures de sommeil. Elle tendit l'oreille pour écouter les bruits de la maison et force est de constater qu'elle restait silencieuse. Elle s'étira longuement et mit sa robe de chambre, elle avait grandement besoin de caféine ce matin. Une fois levée, elle pu affirmer que Sherlock était toujours endormi. Elle se prépara donc son café et son petit déjeuner.
Après avoir regardé les nouvelles du matin, elle décida d'aller vérifier si tout allait bien du côté de Sherlock. Elle observa du seuil de la porte et elle vit qu'il était toujours endormi. Molly s'approcha doucement vers lui et toucha subtilement son front afin de vérifier qu'il ne faisait pas de température. Soudainement, les yeux de Sherlock s'ouvrirent et il réagit au quart de tour en l'empoignant avec force et la lança sur le lit. Avant de réaliser que c'était Molly, il avait déjà embarqué sur elle et s'apprêtait à abattre son poing au visage. Molly cria et mit ses mains devant son visage en attendant le coup qui n'est pas venu. En effet, Sherlock avait suspendu son geste, il l'avait reconnu. Molly s'écria « Sherlock, tes blessures, elles vont se rouvrir, lâche-moi ». Toujours à califourchon sur elle, Sherlock prit soudain conscience de l'intimité de sa prise et la relâcha non sans un gémissement de douleur. Molly très inquiète regarda rapidement son dos et heureusement, les sutures avaient bien tenu. Cette constatation faite, elle sortit du lit en rougissant. Il n'était pas le seul à avoir été troublé par cette proximité involontaire.
« Pardon Molly, c'est dernier temps, j'ai dormi dans des endroits où le danger pouvait survenir à n'importe quel instant. Je crois que j'ai gardé le réflexe de survie », s'excusa Sherlock.
« Ce n'est pas grave Sherlock, j'ai surtout eu peur pour toi. En fait, je venais vérifier si tu allais bien et si tu avais besoin de quelque chose, car je vais aller au centre d'achats pour faire quelques emplettes avant d'aller travailler. » demanda-t-elle.
« Oui, j'ai besoin de vêtements, sous-vêtements et un nouveau manteau, simplement le nécessaire, ma taille pour les pantalons est 32 et pour les chemises, la grandeur est petite. Pour le reste, je te fais confiance. Molly, je n'ai pas d'argent sur moi, mais je te rembourserai dès que possible. Mais si tu n'as pas assez d'argent, je pourrais demander à Mycroft ». Sherlock prononça le nom de Mycroft avec mépris. Molly enregistra que Sherlock n'avait toujours pas enterré la hache de guerre avec lui,
« Non, ça va. J'ai le nécessaire »
« Bien » dit Sherlock avec un visible soulagement. Il reprit en lui demandant si elle acceptait qu'il reste une semaine ou deux à son appartement, après ce qu'il s'était passé hier, il avait besoin de se faire discret quelque temps.
« Tu es toujours la bienvenue, Sherlock. Est-ce que tu veux que je désinfecte tes plaies avant de partir? »
« Non, ça va aller, je vais me rendormir, tu pourras le faire à ton retour. » dit gentiment Sherlock en se recouchant.
« Sherlock, je vais prendre congé aujourd'hui, tu as besoin de soin. » remarqua Molly. Sherlock protesta faiblement en affirmant qu'il était parfaitement capable de se débrouiller seul et qu'il n'avait certainement pas besoin d'une nounou. Molly dit bravement « mon choix est fait, Sherlock, quoi que tu en dises, tu as besoin de moi aujourd'hui. Je reste. » Surpris par la fermeté de ses propos, Sherlock abandonna la partie, il savait qu'elle avait raison, même s'il rechignait à l'admettre et sous l'impulsion du moment, il lui prit les mains et les serra tendrement. Ce contact, il devait bien l'admettre, lui faisait du bien. Pour une fois, il ne chercha pas analyser et apprécia l'instant présent.
« Va Molly, à ton retour, je te donnerai une explication » lui dit Sherlock. Molly hocha la tête et sortit en refermant la porte, encore émue par le moment qui venait de se passer.
