Oya,
DESOLER DU RETARD C'EST -montre du doigt- MA CORRECTRICE! MOI J'ETAIS A L'HEURE!
Tsuki-nee-san : GOMEN ASAI MINA!
Voilà donc le FrUk, que je trouve toujours aussi... 'Fin par rapport aux autres, il est vraiment pourri, ou alors c'est le fait que ça soit mon couple favori d'Hetalia qui me fait ça... Enfin, il est tapé sur l'ordi et passé en correction. Sinon, le prochain c'est un Espagne/Romano qui est déjà écrit ; en gros, ne prenez pas trop l'habitude de voir des drabbles heureux, il n'y en aura plus avant au moins quatre ou cinq...
Sur ce... Bonne lecture~
Merci à Little-Bloody-Thing, Anyway I'm Dead et 91Chantilly pour leurs reviews !
Pairing : France/Angleterre
Rating : T
Genre : Drama/Romance
Disclamer : Hetalia n'est pas à moi mais à Hidekaz Himaruya...
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La troisième
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Aimants retrouvés
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• 10 juin, son amie de toujours, Portugal : anniversaire raté.
• 1er juillet, son fils, Canada : anniversaire raté.
• 5 juillet, son autre gamin, États-Unis : anniversaire raté.
Et aujourd'hui, 14 juillet, l'anniversaire de France, dernière date importante de l'année. La seule qu'il pourrait peut-être souhaiter, s'il ne l'oubliait pas à l'instant où il attaquerait "l'habitant du mur d'en face". Sa dernière chance de pouvoir se remémorer un de ses proches mort.
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England soupira. Oh god, voilà cinq ans qu'il vivait derrière ce rocher avec devant lui tout ce qu'il fallait pour survivre éternellement. Un trappe où se trouvait à l'intérieur toutes sortes de plantes, un puits, des munitions et armes pour encore un demi-siècle.
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Il réajusta sa mitraillette. Prêt comme toujours. Sauf que sa motivation n'y était plus. Pas aujourd'hui en tout cas, le jour de la naissance de France. L'année dernière déjà, il l'avait écorché en tirant. C'était l'autre qui avait commencé.
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Son dernier ennemi en face depuis deux ans déjà. Sa nationalité ? Aucune idée. Son nom ? Inconnu. Son visage ? Jamais vu. Et cela était pareil pour l'autre. C'était la deuxième année depuis le commencement de leur duel dans cette guerre ; les autres, les compagnons humains, étaient tous morts. Faibles choses !
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Il tourna la tête au-dessus de son bout de mur, une balle partit.
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Sa famille lui manquait. Il avait envie de revoir Canada, USA et... Francis. Cela lui pinça le cœur de se rappeler son nom humain. Depuis combien de temps ne les avait-il pas vus ? Depuis combien d'années, même ? Il voulait les revoir, les savoir vivants. Il voulait être avec ses fils et celui qui avait toujours été à ses côtés. Un sanglot s'échappa de la bouche d'England.
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Angleterre, bien que se contrôlant, pleura quelques instants. Il lâcha son arme au sol et cacha ses yeux avec ses mains, tout en se mettant en position fœtale.
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Sa tête s'envahissait d'images et de sons. Les yeux violâtres de Canada, la voix stridente d'Amérique, la main de France, leur câlin familial de l'année 2000, le baiser qu'ils avaient partagé à Seychelles, le sourire des jumeaux, le rire provocateur de Portugal, ses frères l'observant, son français qui l'enlaçait alors qu'il venait de lui enlever États-Unis, un sentiment de sécurité qui s'imposait... Des moments de pur bonheur.
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Les tirs partaient sans s'arrêter.
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"Arrête", murmura le blond.
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Rien ne se stoppa.
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"ARRETE !" hurla Angleterre en se levant d'un seul coup, oubliant que ce geste pourrait lui valoir la vie.
Il regarda dans le vide, complètement désorienté par ses actions. Ce qu'il faisait ne voulait rien dire ! Ordonner à un mec qui essayait de le buter depuis deux ans et plus de ne pas le faire...
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"Angleterre ?"
Cette voix ? Il délirait ? Oui, c'était ça, ne cherchons pas plus loin, il délirait ! Ou alors sa schizophrénie avait gagné le même niveau que celle de Jeanne d'Arc.
Il se retourna.
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Des mèches blondes encadrant parfaitement un visage fin où la barbe poussait légèrement, des yeux bleus presque monochromes et un léger sourire d'étonnement heureux, devant lui se trouvait France, alias Francis Bonnefoy.
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England lui sauta dessus. Une lumière était là, juste là. Il rêvait, il était drogué, il hallucinait, il était fou, il s'en fichait. France était là devant lui et il lui rendait son étreinte. Son sourire s'agrandit et il logea son visage dans le cou de son blond, qui commençait lui aussi à avoir les larmes aux yeux.
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Ils s'embrassèrent, désespérés autant l'un que l'autre de voir disparaitre l'illusion.
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"Je voulais te voir..."
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Leurs lèvres se rejoignaient encore. C'était merveilleux, féérique. C'était un moment précieux, une joie de retrouvailles, un instant de paix, aussi. Un passage unique de cette longue guerre qui resterait rien qu'à eux.
"Le meilleur des cadeaux..."
Owari
