AVERTISSEMENT: Rien ne m'appartient. J'ai retrouvé dans un coin sombre de ma chambre des vieux "Chair de Poule", des romans très rapides à lire et qui mettent souvent en scène quelque chose de RELATIVEMENT effrayant. J'en ai relu un au pif, et au fur et à mesure que je suivais l'histoire, je me suis rendue compte à quel point tout concordait si on changeait les personnages…du coup, j'ai fait quelques remakes complets de certaines histoires (en changeant quelques trucs pour ne pas que ça devienne profondément lourd…u_u), en modifiant les personnages et certains passages du roman, ou en en supprimant d'autres. J'ai réécrit le scénario à ma façon, sans rien faire d'autre.

SCENARIO ORIGINAL + TITRE: R.L Stine

Les personnages de Fruits Basket appartiennent à Natsuki Takaya.

Réécriture + remake: Moi! =3

C'est parti! Tohru est la narratrice. owo

Akito est un homme, dans cette fic.

Superhibou vous envoie le 4° chapitre! Et avec lui, le retour du meilleur des persos...

-----------

Je me mis à hurler.

Celui qui entourait ma taille glissa sur mon bras droit : il était couvert d'écailles épaisses qui m'égratinèrent au passage. J'inspirais profondément et le saisis avec ma main gauche. Il était chaud !

Je tirai de toutes mes forces. Rien n'y fit !

Au contraire, le reptile ressera davantage son étreinte. Ses yeux froids me fixaient tandis qu'il remuait sa langue fourchue. Un autre monta sur ma cuisse.

Je n'en pouvais plus, j'étais écoeurée et les larmes roulaient sur mes joues en torrent.

-Yuki, aide-moi ! pleurai-je. Ils sont partout !

-Sur...sur moi aussi, bégaya-t-il.

Il écarquillait les yeux de terreur. Il se tortillait dans tous les sens pour se libérer de l'étreinte mortelle des serpents. Les reptiles se contractaient maintenant. Ils sifflaient lentement, comme pour nous montrer qu'ils avaient tout leur temps pour nous achever.

-Ils...tenta d'articuler Yuki d'une voix déjà étouffée. Ils vont nous manger !

Je ne pouvais pas répondre. Une langue râpeuse venait de se promener sur mon cou.

Froides ! Leurs langues étaient glacées et gluantes.

Je fermais les yeux et retint ma respiration.

« S'il vous plaît, ne me piquez pas, ne me mordez pas », implorai-je.

Un grondement sourd retentit. Ma requête avait dû être entendue, car Fleg surgit tout à coup d'un buisson. Il nous considéra, la bouche grande ouverte. Qu'allait-il faire ?

-Serpents doubles yeux ! s'écria-t-il en fixant les reptiles.

J'étais horrifiée et tremblais comme une feuille. Que voulait-il dire ?

-Félicitations, dit Fleg en remuant la tête, admiratif. « Serpents doubles yeux », bravo ! Et vous avez le culot de prétendre que vous ne savez pas jouer !

Les serpents maintenaient leur prise, m'empêchant de respirer.

-De...de quoi parlez-vous ? articula Yuki d'une voix faible.

-Vous avez VINGT points ! grogna-t-il. Avec cent points, vous avez gagné. Il faudra qu'on joue serré, sans ça on va perdre.

-Des points ? Première nouvelle ! Pour l'instant, on se fiche de gagner ou de perdre ! J'étouffe ! Enlevez-moi ces sales bêtes ! hurla Yuki.

-Que je les enlève ? Elle est bien bonne, celle-là.

-S'il vous plaît...suppliai-je. Vite !

-Mais pourquoi ? demanda Fleg, manifestement étonné. Ils pourraient vous mordre !

-Oui, justement ! Dépêchez-vous, par pitié, le suppliai-je.

Les reptiles passèrent leurs langues sur mon cou, et mon estomac se souleva de dégoût.

-Mais s'il vous mordent, vous marquez soixante points, continua Fleg. C'est un triple !

-Mer...merci, dit Yuki. Se faire mordre pour...pour marquer des points, pas question ! Fai...faites vite !

Le monstre avança vers moi en sortant ses griffes. Il gratta le ventre du serpent enroulé autour de mon bras, qui lâcha prise et se faufila dans les bois. Il appliqua le même traitement à l'autre serpent à l'autre serpent qui s'enfuit également.

-Ils sont très sensibles à cet endroit, expliqua Fleg. Ils ne supportent pas qu'on leur touche le ventre.

Pendant qu'il parlait, Yuki n'avait pas perdu de temps et s'était libéré également, en parvenant à faire bouger péniblement ses doigts pour toucher le ventre des reptiles.

Fleg recula de quelques pas. Mes bras et mes jambes me démangeaient. Je me relevai avec difficulté, persuadée que ces serpents me donneraient des cauchemars pendant de longues années.

La créature s'appuya tranquillement à un pin.

-Dommage, Yuki, déclara-t-il d'un ton détaché. Tu aurais pu m'attaquer et me toucher !

Yuki ouvrit de grands yeux. Catastrophe ! Nous venions de laisser échapper notre seul chance de nous en sortir ! Mais comment aurait-on pu le savoir ?

Le monstre éclata de son rire désagréable avant de disparaître dans la nature. Je restai immobile, la bouche ouverte.

-Chat ! s'écria Yuki.

-Quoi ? Kyo ?

-Non ! Ne me parle pas de cet imbécile ! Je dis que j'ai compris ce que veut dire « attaquer ». Tohru, il suffit de toucher un de ces monstres en criant « Bête qui vient de l'est ! » et il devient cette bête ! C'est comme le jeu de chat perché !

A ces mots, il partit en courant sur les traces de Fleg, comme un fou.

-Yuki, attends-moi ! criai-je en me lançant à sa poursuite.

Au bout de cent mètres, je ramassai une pierre et la jetai dans sa direction.

Ma main devint immédiatement...orange !

Le projectile heurta un tronc d'arbre, juste devant Yuki, et eut pour effet de l'arrêter. Nous étions arrivés dans un espace dégagé qu'éclairait le soleil.

-Tohru ! protesta le jeune homme. Il faut toucher une de ces créatures en lui criant « Bête qui vient de l'est » ! On a pas de temps à perdre !

-C'est impossible ! Ca ne peut pas être aussi simple !

-Je suis d'accord, mais on dispose d'environ trente minutes avant de perdre la vie, et le jeu ! C'est la seule information précise que nous possédons, et nous n'avons pas d'autre choix que d'essayer ! Si tu veux t'enfuir sans livrer bataille, vas-y ! Mais moi, je tiens à rabattre le caquet à ce Fleg, ou encore à Spork ! Débrouille-toi, à partir de maintenant !

Sur ces mots, il se remit à courir, aussi vite que ses jambes le lui permettaient. Puis, presque immédiatement, un cri retentit, suivi d'un bruit d'un choc, apparament violent.

Horrifiée à l'idée de ce qui aurait pu arriver à Yuki, je me précipitais dans la direction qu'il avait prise, et me figeait. Il était allongé à terre, se frottant le crâne.

-Et flûte ! Je ne...

BOUM !

En se relevant, il avait pris appui sur un rocher curieusement percé d'un trou. Il fut rejeté en arrière par le souffle ardent provoqué par l'explosion du rocher. Toussant et crachant, il se releva tant bien que mal.

-Yuki-kun ! Est-ce que ça...

Je me mis à tousser à mon tour, car un tourbillon de fumée s'élevait mainteant là où le rocher avait été quelques secondes auparavant. Dans un hoquet de surprise, je vis que Spork, la créature borgne, était à présent au milieu de la petite clairière.

Derrière lui apparurent les autres monstres, mis à part Fleg. Ils nous fixaient intensément.

-Tu as touché le rocher : punition, annonça Spork en regardant Yuki. Le jeu est interrompu.

-Quoi ? fit Yuki.

Le monstre donna un coup de queue à son voisin.

-Attrape-le, Gleeb, dit-il dans un grognement sourd.

Le groin de ce dernier frissona. Les yeux exorbités, il tendit le bras pour saisir mon ami.

-Eh ! Attendez, cria Yuki. J'ignorais que ça entraînait une punition !

-C'est pas du jeu ! protestai-je à mon tour.

Les bêtes nous ignorèrent. Gleeb s'avança et prit Yuki sous le bras en le maintenant, comme s'il c'était agi d'une peluche que l'on peut maltraiter à sa guise. Les monstres éclatèrent de leur rire ignoble devant les efforts désespérés de Yuki pour se libérer des pattes de Gleeb.

-Mais on ne connaît pas vos règles ! hurlai-je, en proie à la panique. On ne pouvait pas savoir !

Il fallait que je le libère. Tout en sachant que ça ne marcherait pas, je tendis les bras pour l'arracher aux griffes du monstre.

-Montre-moi ta main droite, me demanda brusquement Spork.

Il la plaça à la hauteur de ses yeux et l'examina attentivement.

-Les quatre couleurs ! s'exclama-t-il. Ca vaut soixante points ! Vous en êtes à quatre-vingts. Vous connaissez ce jeu, vous y avez déjà joué, c'est évident. Ne me racontez pas de mensonges !

J'observai ma paume. Effectivement, il y avait le rouge et le jaune qu'Akito avait laissé sur ma main au moment de s'enfuir, et puis le bleu de la plante et l'orange de la pierre.

-M...mais, bégayai-je, je ne l'ai pas fait exprès. C'est arrivé comme ça !

Les monstres se consultèrent du regard.

- Tohru, tu es désormais la « bête de l'est », puisque bientôt, ton ami ne sera plus en état d'assurer cette fonction, fit-il dans un rictus. Allons-y, ordonna Spork. Le jeu reprend.

Gleeb jeta Yuki sur son épaule, et la petite troupe s'éloigna dans les bois.

-VOUS ALLEZ ME LE PAYER ! JE VOUS JURE QUE JE VOUS LE FERAI REGRETTER AMEREMENT ! hurlai Yuki, tapant des poings et des pieds sur le corps de Gleeb.

Je me lançai à leur poursuite. Mais au bout de cent mètres, j'abandonnais la partie, les larmes aux yeux. Ils couraient trop vite. Qu'allaient-ils faire à Yuki ?

A présent, j'étais obligée de continuer le jeu et de le gagner, pour le libérer.

Le cœur battant et les jambes flageolantes, je m'enfonçais dans les bois à la recherche d'un monstre que je pourrais toucher.

Les ombres s'allongeaient sur le sol,et le ciel tournait au rose vif. Dans moins d'une demie-heure, le soleil se coucherait.

Tandis que je marchais, je perçus des bruits de feuilles froissées. Le vent soufflait bruyamment à travers les branches des arbres. Je trébuchai sur une vieille souche, manquant de m'étaler de tout mon long. En me relevant, les larmes débordèrent et se mirent à dévaler mes joues. Nous ne nous en sortirions jamais ! J'étais toute seule...

Tout à coup, j'aperçus un monstre. Il était assis deriire une de ces plantes dont les larges feuilles formaient des ombrelles. La tête penchée sur son imposante poitrine, il dormait à poings fermés. J'avais enfin ma chance !

Je m'approchai à pas de loup. Il changea de position, et je retins mon souffle.

« Dans une seconde, il sera la '' bête qui vient de l'est'' », pensai-je en prenant mon élan.

Avant que j'aie pu l'atteindre, la terre se déroba sous mes pieds et je tombais dans le vide.

Je heurtais violemment un rocher pointu.

-Aïe ! criai-je.

J'avais du mal à respirer et mon corps était douloureux.

Il faisait noir comme dans un four.

« Ca y est, tout est fichu. Le jeu est terminé pour nous. »

A présent debout, je sentis quelque chose craquer sous mon pied. Je baissais les yeux.

Des os ?

Oh non...non ...NON ! Le sol était brun ! J'étais sur une zone de « repas gratuit » !

J'étais à la merci des monstres qui pouvaient venir me dévorer à n'importe quel moment !

La terreur me glaça le sang. Au loin, retentirent des pas lourds. Je me recroquevillai contre la paroi, pétrifiée d'horreur.

-Par ici ! hurla Fleg. Elle est là-dedans !

Sa tête apparut dans l'ouverture du puits, et Spork se glissa près de lui.

-J'ai une faim de loup, annonça-t-il en m'adressant un affreux rictus. Et ça sent drôlement bon en bas.

Gleeb apparut alors entre les deux autres monstres, et éclata d'un rire mauvais, celui que je détestait tant.

-Sortons-la ! ordonna Spork qui grognait de plaisir. Et à table !

Je couvris mon visage avec mes deux mains.

-Ne me dévorez pas, gémis-je d'une petite voix plaintive. Je ne vous ai rien fait !

Fleg haussa les épaules :

-Tu sais, quand on joue, parfois on gagne, parfois on perd.

Spork et Gleeb plongèrent leurs longs bras dans le puits, et me tirèrent au-dehors. Je sentais leurs griffes s'enfoncer dans ma chair.

« Ca y est, pensai-je trstement. C'en est fini de moi ! »

Soudain, un nuage passa dans le ciel, nous plongeant dans une obscurité totale.

-Plongé dans l'ombre ! hurla alors Spork en se tapant sur le front.

Il lâcha aussitôt mon bras, suivi par Gleeg. Je retombai sur les genoux.

-Plongé dans l'ombre, répéta Spork.

-Plongé dans l'ombre, renchérit Gleeb.

Je me relevais péniblement. Le sang battait dans mes tempes.

-Que se passe-t-il ? demandai-je.

-Tu es libre ! m'annonça Fleg en reniflant rageusement. Du moins pour l'instant.

-Pou...pourquoi ?

-Nous n'avons plus le droit de te toucher. « Plonger dans l'ombre » interrompt provisoirement la partie. Allez. Cours. Dépêche-toi.

-Bonne chance, dit Gleeb en découvrant ses horribles crocs.

Je courus immédiatement dans la direction opposée à la leur, plus terrorisée que jamais mais soulagée d'être libre. J'avais frôlé la mort !

Je courais ainsi durant cinq bonnes minutes, guettant un monstre que je pourrais toucher. Il me restait quinze minutes, à en juger par la couleur du ciel.

Soudain, je me jetai à plat ventre. Spork ! M'avait-il repérée ? Mon cœur battait à tout rompre. Il était de dos, il ne m'avait donc pas vue.

Génial !

Je me relevai avec précaution et essuyai mon front trempé par la sueur. Encore trois mètres...plus que deux...un...

-Bête qui vient de l'est ! hurlai-je en lui appliquant une claque entre les omoplates.

Spork sursauta et se retourna en me dévisageant.

-Ca y est, ça y est ! m'écrai-je gaiement. J'ai gagné ! Nous sommes libres ! m'écriai-je.

C'était le plus beau jour de ma vie !

-Eh bien, mon cher Spork, salut, lui dis-je avec un grand sourire. A un de ces jours !

-Pas si vite, s'exclama le monstre. Je crains que tu aies mal compris !

-Mal compris ? demandai-je à Spork. Vous ne pouvez pas changer les règles comme ça !

-Navré, mais tu ne seras en sécurité qu'après le coucher du soleil, fit-il en retroussant ses babines d'un air menaçant. Et tu dois trouver le grand saule ! Je te laisse vingt secondes d'avance.

Il ne me restait qu'une solution : courir le plus vite possible.

Je pris mes jambes à mon cou, bien décidée à ne pas me laisser à nouveau toucher.

C'est alors que je vis, à quelques mètres de moi, l'entrée d'un tunnel. Je m'y engouffrai. Le passage était obscur, mais c'était presque merveilleux tellement c'était calme...il n'y avait pas l'ombre d'un monstre. Je ralentis l'allure et me mis à marcher à petits pas.

J'avais à peine recouvré mon souffle que la terre se mit à trembler. Les créatures se rapprochaient ! J'aperçus un taillis sous lequel je me glissai, me faisant toute petite.

Heureusement ! Deux secondes plus tard, Fleg, Spork et Gleeb émergeaient du tunnel. Quatre autres monstres les accompagnaient. Ils avaient tous le museau levé, humant l'air à la recherche de mon odeur. Mais ils passèrent près du buisson sans me voir ni me sentir...ils s'enfonçèrent dans les bois.

J'attendis deux minutes pour être certaine qu'ils étaient partis. Je rampai pour quitter mon abri, puis je me redressai et je m'étirai en poussant un soupir de soulagement.

Pas pour longtemps ! Un bruit de course retentit derrière moi.

Terrorisée, je n'eus pas le temps de me retourner.

Deux bras m'entourèrent la taille. Quelqu'un me plaqua au sol !

Je me débattis en donnant de grands coups de pied.

-Reste tranquille ! ordonna une voix familière.

-Yuki ! m'écriai-je en reconnaissant la silhouette du jeune homme. Tu es sain et sauf ! Comment as-tu fait pour t'échapper ? Ils t'ont libéré ?

-Tais-toi, crétine ! Où est Yuki ?

-Quoi ? Mais tu es l...AKITO ?