Voilà le chapitre suivant.

-

En passant, je rappelle à mes lecteurs et lectrices que cette histoire est une fiction et qu'il est donc normal qu'elle diffère de la série télé et que les caractères des personnages ne soient pas forcément fidèles à ce qu'ils sont. C'est bien pour cette raison que l'on écrit des fictions, c'est pour que les histoires que les scénaristes n'écrivent pas le soient pas des fans comme moi.

-

Je remercie les très rares lectrices qui me laissent un commentaire, elles ont le courage de dire et surtout écrire ce qu'elles pensent de mon histoire et j'en ai besoin pour savoir si vous désirez que je poursuive la publication. Alors, un com en fin de chapitre ne prend pas beaucoup de temps et fait plaisir. Ils nous encouragent à écrire et vous faire partager nos histoires.

-

Sur ce, bonne lecture et à vos claviers ensuite.

-

&&

-

Chapitre 3 : Nouvelle donne

-

Alors que chacun tentait de faire face à sa façon au départ brutal de Tony, ce dernier faisait connaissance avec ses nouveaux équipiers. En fait, il avait déjà travaillé avec l'un d'eux, l'agent Balboa détaché provisoirement à son équipe ferait office d'agent senior. L'entente entre les deux hommes était plutôt bonne et l'agent avait expressément demandé son rattachement temporaire à l'équipe de Tony, histoire de voir venir et de savoir s'ils pouvaient se supporter avant une intégration définitive.

-

Balboa savait que d'avoir travailler sous les ordres de Gibbs avait préparé Tony à assumer les fonctions de chef d'équipe et que de l'avoir pour patron ne poserait aucun problème majeur entre eux. Les deux hommes se connaissaient peu personnellement, avaient collaboré sur plusieurs enquêtes, s'entendaient et s'estimaient relativement bien, n'avaient aucun a priori l'un envers l'autre. Il n'y avait aucun contentieux qui les avait réuni par le passé donc aucune raison majeur de ne pas les réunir au sein d'une même cellule de travail.

-

Le second agent supposé être affecté à l'équipe était l'agent Lee mais devant la réaction de l'italien, le dossier fut écarté par la directrice. Il l'avait déjà assez supporté comme troisième membre de son équipe précédente, il ne tenait pas à renouveler l'expérience. De même la candidature de l'agent Jardine l'avait fait grimacé et fait sourire Shepard, les manières de la jeune femme agaçaient facilement. Même Gibbs n'avait pas tenu face à tous ses tics et surtout ses tocs.

-

En désespoir de cause, le troisième agent à venir renforcer l'équipe fut un clone entre McGee et David, il savait se débrouiller avec l'informatique et ne déparait pas l'équipe puisqu'il s'agissait d'une jeune femme, l'agent Marjorie Kendall. Elle savait manier une arme comme elle se servait de sa langue, c'est à dire sans temps mort lorsque c'était nécessaire. C'était une grande bavarde parfois.

-

Ainsi constitué, l'équipe fit plus ample connaissance durant la matinée, les méthodes de travail furent évoquées, les compétences de chacun exposées, les parcours professionnels rapidement relatés. Durant quelques jours, chacun prit la mesure de ses coéquipiers, des tests furent mis en place pour connaître la réactivité des membres, leur interactivité les uns par rapport aux autres, tester la chaîne de commandement au sein de l'équipe. Tout prit place peu à peu, sans heurts.

-

Seul problème, l'agent Kendall, belle plante blonde aux formes avantageuses, se permit ouvertement de draguer son nouveau patron qu'elle trouvait terriblement sexy. Elle avait entendu parler de son goût pour les femmes et de ses nombreuses conquêtes féminines. Elle pensait qu'elle serait en mesure de réussir là où tant d'autres avaient échoué en épinglant l'italien.

-

-

Bien sûr, cette tentative de séduction ne passa pas inaperçue pour tout le monde. Gibbs en eut des échos en prenant un matin l'ascenseur, deux secrétaires en discutaient et firent un pari à ce sujet. En sortant de la cabine, Jethro bouillait de rage et d'impuissance. Il savait ne pouvoir rien faire pour mettre fin à cette situation. Il ne pouvait clairement pas afficher ou dévoiler son amour pour l'italien sans lui en faire subir les conséquences désastreuses qui pourraient en découler pour sa carrière qui venait juste de prendre un heureux virage pour lui.

-

Il fit tout son possible pour refouler sa jalousie mais n'y parvint pas toujours avec succès. Lorsque son ancien agent sortit de l'ascenseur et s'avança vers son espace, Gibbs ne put que le dévorer des yeux. Il ne put non plus s'empêcher de l'espionner discrètement lorsque sa collègue le rejoignit. Et là, il put constater que l'italien ne semblait faire aucun cas de la beauté de la jeune femme. Elle portait pourtant ce jour là une tenue la mettant en valeur et s'évertua à se faire remarquer.

-

Amusé, Gibbs se rendit finalement compte que les tentatives de séduction envers Tony comptaient court et que, par contre, l'agent Balboa, célibataire, ne semblait pas insensible aux charmes de la blonde. A midi, l'agent Kendall comprit que son entreprise de séduction ne fonctionnait pas sur sa cible et osa un geste plus explicite. Et Gibbs regarda comment une seule phrase permit au nouveau chef d'équipe de remettre à sa place la blonde sans faire de vagues. Une grimace et un signe de tête, elle repartit vers son bureau, réajusta sa tenue et se saisit d'un dossier qu'elle se mit à étudier.

-

Le reste de la journée s'écoula entre discrets espionnages, de la part de Gibbs surtout, et allées et venues diverses des deux équipes. A aucun moment, Tony ne fit un geste pour venir saluer son ancienne équipe hormis un bref signe de tête à l'arrivée des différents membres des deux équipes. Une nouvelle réunion avec la direction occupa l'italien une partie de la matinée avant de le voir redescendre du MTAC peu avant midi.

-

Puis l'équipe première vit Abby débarquée à leur étage et se diriger vers le bureau de Tony sans s'arrêter pour saluer Gibbs et son équipe. Elle vint embrasser son ami sur la joue tout en l'enlaçant faisant froncer les sourcils de Kendall et hausser ceux de Gibbs pris au dépourvu par l'attitude de la gothique. Elle lui faisait ainsi comprendre toute sa réprobation quand à son attitude envers Tony. Ce dernier dut percevoir quelque chose car il discuta un moment avec elle, batailler serait plus exact car Gibbs vit à plusieurs reprises Abby secouer la tête en signe de dénégation et Tony hocher la sienne pour l'inviter à obtempérer à sa demande.

-

Finalement, Gibbs, Ziva et McGee virent Abby venir vers leur espace, les saluer d'un air maussade, s'excuser brièvement auprès du chef d'équipe avant de repartir rapidement vers Tony qui souriait en la regardant et sous le regard stupéfait de Gibbs. Voilà donc ce que Tony avait demandé à Abby ! Soucieux plus des autres que de lui-même, il ne voulait pas que la scientifique se brouille avec son équipe pour lui. Gibbs le reconnaissait bien là, toujours les autres avant lui-même. Il fit un bref signe de tête en remerciement pour Tony qui lançait un coup d'œil rapide vers le bureau de son ancien patron.

-

Les deux jeunes gens, bras dessus-dessous, passèrent ensuite devant eux, pour sortir déjeuner sans doute. Gibbs réalisa soudain qu'il était l'heure et libéra ses équipiers pour faire de même. Il patienta quelques instants après leur départ et passa un appel téléphonique au poste de garde. L'agent de sécurité lui fit la réponse qu'il espérait et satisfait, il raccrocha et prit la direction de l'ascenseur puis celle de la sortie. Il allait jouer à un jeu qu'il ne savait pas vouloir pratiquer mais auquel qu'il ne pouvait s'empêcher de se livrer : l'espionnage amoureux.

-

Il réalisait soudain qu'il ne pouvait faire l'impasse sur sa relation avec Tony, il avait certes laissé la situation se dégrader sans lever le petit doigt pour la rétablir mais il ne pouvait pas non plus se désintéresser totalement de son amant. Il voulait savoir ce qu'il faisait, l'avoir sous les yeux à tout moment aurait été mieux mais il devait faire avec ce qu'il avait. Le surveiller quand il en avait l'occasion lui donnerait l'impression de faire toujours partie de sa vie, même si ce n'était, en aucun cas, une situation idéale pour lui. Les indications fournis par l'agent de sécurité lui permirent de trouver la trace de Tony et Abby assez rapidement. Ils avaient choisi un petit restaurant non loin du bureau pour leur déjeuner en tête à tête.

-

Il lui suffisait de s'installer dans celui qui lui faisait face, de l'autre côté de la rue, pour les espionner discrètement. Il trouva une place près d'une fenêtre lui donnant vue sur la table de ses amis. Il voyait Abby gesticuler, signe qu'elle était engagée dans une vive discussion que Tony tempéra un peu en posant une main sur celles de la jeune femme et en posant un doigt sur la bouche féminine. Réduite ainsi au silence, la gothique pencha la tête de côté pour scruter son ami. Puis, sans se soucier du « quand dira t-on », elle se leva et vint embrasser Tony sur la bouche, son geste fit se crisper Gibbs qui s'était toujours interrogé sur les liens qui liaient les deux jeunes gens.

-

Loin de s'offusquer du geste de la laborantine, Tony la pressa un instant contre lui avant de la libérer, elle reprit sa place et termina plus sagement son repas tout en souriant souvent à l'italien. Une fois le repas terminé, ils se levèrent et prirent la direction de la sortie et le chemin du retour au boulot. Gibbs, lui, prit le temps d'un café pour leur laisser le loisir d'arriver avant lui. Dix minutes plus tard, il reprenait le chemin inverse et pénétrait à nouveau dans les locaux lorsqu'il aperçut Tony à quelques pas devant lui.

-

Une occasion de discuter avec lui s'offrait et Gibbs tenta sa chance mais le jeune homme, comme averti par un sixième sens, bifurqua avant qu'il ne le rejoigne et se perdit dans la foule des agents qui reprenaient le travail. Une fois le passage dégagé, Gibbs ne put retrouver l'homme et laissa tomber tout en poussant un soupir de dépit. Il repartit enfin vers son bureau tout en prenant au passage un gobelet de café dont il avait bien besoin. Mais quelle ne fut pas sa surprise de voir, trônant en solitaire sur son bureau… un autre gobelet de café fumant. Un tour d'horizon ne lui permit pas de savoir qui avait fait ce geste généreux. Abby et Tony n'étaient pas visibles et Ziva et Tim n'étaient pas encore revenus. Il sourit en secouant la tête, il arriverait bien à savoir.

-

Les jours suivants, la même routine se répéta tant que les deux équipes n'eurent pas à se déplacer pour une enquête. Cependant, Gibbs remarqua vite que Tony montait souvent au MTAC, qu'il restait parfois plusieurs heures là-haut et il en conçut très vite un brin de jalousie. Jenny pouvait bénéficier de la présence de Tony sans vergogne alors que lui devait se contenter de quelques brèves apparitions dans son champ de vision, l'italien s'ingéniant à le semer dès qu'il faisait mine de l'approcher.

-

Un jeu de cache-cache s'engagea entre les deux hommes à tel point que Gibbs finit par trouver ridicule leur attitude, l'un s'évertuant à fuir et l'autre s'efforçant de le coincer par tous les moyens. Ils se conduisaient comme des ados à leur premier émoi, l'un poursuivant l'autre. Ils n'avaient pas fait tant de chichis lors des débuts de leur relation. Au contraire, ils s'ingéniaient à passer tout leur temps libre ensemble afin d'apprendre à mieux se connaître, à découvrir le moindre détail sur l'autre. Il se souvenait des moments passés avec Tony, des fous rires qu'ils avaient eus face aux pitreries de l'italien. Il était nostalgique de ce temps béni.

Puis le week-end arriva enfin au grand soulagement de l'ancien marine, l'occasion de passer chez Tony et de tenter d'amorcer un dialogue, lui qui n'aimait pas ça allait devoir se forcer pour arriver à renouer avec l'italien. Son souhait allait pourtant être vite déçu puisqu'un imprévu se présenta dès qu'il gara sa voiture à quelques mètres de l'immeuble de son ancien agent. Il vit en effet Tony descendre, une valise à la main et s'engouffrer dans sa voiture restée garée dans la rue. Un départ rapide permit à Tony de s'engager dans la circulation dense avant que Gibbs ne remettre le moteur en route. Il n'eut pas le temps de repérer la direction prise avant de le perdre de vue.

-

Il tapa sur le volant d'exaspération, tout se liguait depuis le début de la semaine pour l'éloigner de Tony, comme si le sort s'acharnait à lui tendre des embûches volontairement afin de l'écarter de sa route. Il n'avait jamais eu autant la poisse que depuis son envie de regagner l'estime et l'amour de son italien. Il commençait à se dire que le hasard seul ne pouvait expliquer une telle malchance, mis à part la volonté de Tony de l'éviter. Il savait, sans doute possible, que ce week-end s'annonçait clairement très long et ennuyeux, terriblement déprimant aussi. Il allait devoir s'armer de patience jusqu'au lundi matin avant de revoir son ex agent et de s'emplir les yeux de son image.

-

Il reprit, frustré, le chemin de sa maison en ne cessant pas de s'interroger sur le lieu de destination de Tony. Etait-ce une femme qu'il allait rejoindre ? Leur relation homosexuelle ne dispensait pas l'italien de fréquenter des femmes, il était même certain qu'il ne se priverait pas de partager un lit féminin si l'occasion se présentait. Il devait bien se rappeler que l'italien n'était pas homo dans l'âme mais bien bisexuel. Et c'était bien cet aspect de la personnalité si complexe de Tony qui l'avait toujours retenu d'exprimer totalement ses sentiments envers le jeune homme.

-

Il n'arrivait pas à faire suffisamment confiance à l'italien pour être insensible au charme féminin. Il devait cependant reconnaître avec honnêteté qu'il était de mauvaise foi, jamais Tony n'avait trahi son amour ou sa confiance durant leur liaison et même encore maintenant. Il lui suffisait de se rappeler l'épisode avec Kendall pour comprendre que Tony n'avait peut être pas encore fait l'impasse sur son amour pour lui. Dans le cas contraire, il aurait sauté sur l'occasion d'oublier Gibbs dans les bras de la première femme venue.

-

Quand bien même, il était lui-même logé à la même enseigne, sa bisexualité n'avait pas été une découverte récente. Il avait toujours admis avoir un faible aussi pour la gente masculine même s'il n'avait pas souvent laissé parler ce penchant. Et il avait respecté leur relation en ne fréquentant pas une seule femme depuis leur rapprochement. Il fallait bien admettre aussi que faire l'amour avec Tony était sans conteste très particulier. Il avait une façon d'aimer qui leur donnait l'impression de pratiquer la chose pour la première fois. Il savait être inventif, drôle, touchant, tendre mais aussi plus entreprenant et brusque lorsque les deux hommes recherchaient plus qu'un acte banal.

-

Il n'avait jamais regretté d'avoir avoué son penchant homo à l'italien. Il avait trop attendu pour le lui dévoiler, ce n'est que lorsque Kate les avait quittés qu'il avait osé passer le cap et franchir la barrière. Il avait réalisé à la mort de la jeune femme qu'il aurait pu perdre Tony sans lui dire qu'il l'aimait. Il avait déjà connu la mort non pas d'un être cher mais de deux et il savait ce que tout cela entraînait.

-

-

-

-

Voilà, la suite sera postée si vous prenez la peine de me laisser un com et m'indiquer que vous voulez la suite.

La timidité n'a pas de mise sur ce site puisque vous restez pour moi un ou une inconnu(e), je ne peux donc vous tenir rigueur de ce que vous pourrez dire. Et chacun a le droit à son opinion.

Je me réserve simplement le droit de répondre à tout com qui serait insultant, grossier ou injurieux. Mais je ne pense pas que j'en arriverais à ces extrémités. A +.