Mot de l'auteur : Et voilà un nouveau chapitre… Je pensais le poster vendredi sauf que voilà je suis tombée malade jeudi… et j'ai du rattraper mon retard dû à mon absence en cours T^T
Donc voici enfin la suite des aventures de la famille Malfoy (oui parce que dans ce chapitre, les jumeaux n'interviennent pas beaucoup ^^'). J'ai hâte que Lélio et Draco grandissent pour en faire voir de toutes les couleurs à leur parents ~ ~
J'espère que ce chapitre vous plaira autant que les précédents.
Je ne suis pas très bavarde (désolée T^T) mais là tout de suite j'ai envie d'un bon bol de soupe et d'une bonne douche avant d'aller me coucher (je DETESTE être malade).
Encore un grand merci à ma Dairy qui fait un boulot magnifique avec la correction (et plus :p) de cette fic' !
VIVRE PAR PROCURATION
Chapitre 3 : Le départ.
Mother – Era
Hymne – Era
Les jours suivant la visite de Bellatrix s'écoulèrent paisiblement.
La jeune Métamorphomage ne quittait plus sa tante. Elle la regardait s'occuper de ses fils lorsque ces derniers réclamaient son attention. Elle observait son visage paisible lorsque, épuisée par ses nuits trop courtes, la jeune mère s'endormait dans un des fauteuils du salon. Elle lisait par-dessus son épaule lorsque sa tante s'était choisie un livre dans sa bibliothèque.
La femme de Lucius, peu habituée à autant d'attention, avait du mal à se détendre sous le regard scrutateur de la petite fille. Elle avait bien tenté de lui proposer de jouer avec ses cousins pendant qu'elle-même lirait un livre dans un coin de la pièce. Mais la petite fille ne semblait pas décidée à s'éloigner de Narcissa. Parfois, Nymphadora se laissait prendre par les bras de Morphée en plein après-midi, et Narcissa se voyait enfin accorder un instant de tranquillité.
C'est ce qui se passa cet après-midi du 13 juillet.
Nymphadora s'était nichée dans le plus grand fauteuil du salon pour observer Narcissa entrain de broder, sa respiration s'était peu à peu ralentie jusqu'à devenir parfaitement régulière. La jeune mère avait alors demandé à Dobby d'emmener la petite fille dans sa chambre.
Une fois que l'elfe eut quitté la pièce en faisant léviter Nymphadora, Narcissa se dirigea vers la cheminée, et prit une poignée de Poudre de Cheminette. Elle jeta la poudre dans le foyer et prononça distinctement sa « destination », elle plongea uniquement sa tête dans le feu. La pièce autour d'elle disparut, tout se mit à tourner, puis peu à peu sa vision se stabilisa. Sa position ne lui offrait qu'une vision réduite de la pièce circulaire qu'elle avait souhaité « rejoindre ». Elle apercevait quelques instruments d'argent posés sur des tables aux pieds effilés, soufflant quelques volutes de fumée et quelques portraits représentants des anciens directeurs de l'école Poudlard. Mais elle ne pouvait apercevoir le grand bureau où siégeait la personne qu'elle cherchait à joindre.
- Bien le bonsoir, Miss Black.
- C'est Madame Malfoy, dorénavant, Professeur.
- Oh, veuillez m'en excuser. J'ai une fâcheuse tendance à oublier que mes élèves grandissent.
Le professeur Dumbledore se tenait debout devant elle, si bien qu'elle n'apercevait que ses chaussures et le bas de robe brodée. Il s'agenouilla avec un soupir fatigué.
- Vous semblez exténué, Professeur.
- Et bien, ma chère Narcissa... vous permettez que je vous appelle Narcissa ?
- Evidemment.
- Voyez-vous, nous vivons en ce moment des temps difficiles. Mais je pense que vous êtes encore mieux renseignée que moi sur le sujet.
Narcissa sentit son sang se glacer lorsque le Professeur Dumbledore la scruta de son regard bleu perçant. Sa voix ne lançait transparaître aucun reproches, mais il ne lui parlait pas d'un ton très amicale.
- Professeur, je… J'aurai besoin d'un renseignement… Mais personne ne doit savoir que je vous ai contacté. Il en va de ma survie…
- Et bien, nous sommes seuls. Et tout ce qui sera dit entre ces murs ne les quitteront pas.
Narcissa hésita un instant. Cela faisait déjà plus de vingt jours qu'Andromeda lui avait déposé Nymphadora, et elle n'avait pas eu la moindre nouvelle de sa sœur, le moindre signe de vie. Elle s'inquiétait terriblement, et ne se sentait pas le cœur d'abandonner la petite fille dans le monde Moldu, comme elle l'avait annoncé à sa sœur avant son départ.
- J'aimerai savoir, si vous avez un contact avec Andromeda.
- Et bien, me voilà surpris. Je pensais que votre sœur avait coupé toutes relations avec le reste de sa famille… Enfin c'est plutôt sa famille qui a coupé tout contact avec elle, mais là n'est pas la question n'est-ce pas ?
- En effet, pourriez-vous simplement me dire si vous connaissez un moyen de la contacter ?
- Je sais en effet où se trouve votre sœur, ainsi que son mari. Mais je ne peux vous le révéler. Il en va de leurs vies.
Narcissa souffla de soulagement, sa sœur était en vie – et son mari aussi apparemment – mais alors, pourquoi n'était-elle pas venue récupérer sa fille ? La jeune maman savait à quel point Nymphadora comptait pour sa sœur, et Andromeda savait que Narcissa ne pourrait la garder indéfiniment chez elle.
- Vous aimeriez lui transmettre un message ?
Le professeur Dumbledore fixait Narcissa sans ciller, comme pour lire à travers elle.
- Elle était censée venir récupérer… un paquet… qu'elle a laissé chez moi. Je voulais juste le lui rendre.
- Et bien, vous pouvez me le déposer. Et je me chargerai de le remettre à votre sœur.
- Non, je dois lui remettre en main propre…
- Il est vrai que lorsque j'ai retrouvé Andromeda à bout de force, et que je lui ai proposé ma protection, cette dernière m'a dit devoir récupérer un objet de grande valeur, au plus vite. Mais la santé de votre sœur était pour moi le plus important. Je me suis donc empressé de la mettre en sécurité, là où son mari l'attendait déjà. Elle n'a pas voulu me reparler de ce qu'elle devait récupérer. Mais je pense savoir de quoi il s'agit… Comment va-t-elle ?
Narcissa fut prise au dépourvu par la question de son ancien directeur. Il était définitivement trop intelligent pour qu'on lui cache quoi que ce soit.
- Bien, mais je ne vais pas pouvoir la garder plus longtemps… Bellatrix est déjà venue, et elle risque de revenir… C'est trop dangereux pour elle ici ! Je dois voir ma sœur.
- Malheureusement, votre sœur ne peut quitter le lieu où elle se trouve. Et je ne peux vous y faire entrer sans éveiller les soupçons de nos ennemis… Enfin, des ennemis de votre sœur…
Narcissa prit quelques secondes pour réfléchir. Elle n'avait jamais eu confiance en Dumbledore, mais sa sœur elle, avait toujours chanté ses louanges. Et elle n'avait aucun doute que si Andromeda avait eu besoin d'une protection, elle se serait tournée vers Dumbledore… Mais pourquoi, dans ce cas, n'avait-elle pas confié sa fille au directeur ?
- Professeur, je ne voudrais pas paraître insolente mais… Je n'ai aucune certitude que vous connaissez réellement l'endroit où se trouve ma sœur… Et, je ne sais pas pourquoi elle ne vous a pas confié directement…
On entendit trois coups frappés à la porte. L'homme à la longue barbe blanche qui répondait au nom de Dumbledore s'éloigna de la cheminée quelques secondes, puis revint se placer devant son interlocutrice.
- Narcissa, je ne reste que très peu au collège en ce moment… J'ai conscience que vous confier cette information pourrait me nuire… Si elle venait à tomber entre de mauvaises mains, mais j'en prends le risque. Votre sœur a, paraît-il, tenté d'entrer en contact avec moi à plusieurs reprises au cours des derniers mois. Mais j'étais… injoignable… J'ai beaucoup de choses à faire, Narcissa, beaucoup de personnes comptent sur moi. Il semblerait que, dans l'incapacité de me contacter, votre sœur a décidé de vous faire confiance… Malgré les prédispositions de votre mari… Je respecte cette confiance, cet amour que vous devez lui porter pour avoir accepté de protéger sa fille, et je vous prie de croire que j'aimerai vous faire entrer en contact avec Andromeda. Mais ce serait pure folie… Ce serait prendre le risque de détruire réduire à néant toutes les épreuves qu'elle et son mari ont surmontés pour rester en vie, tous les risques que vous avez, vous-même, pris pour sauver cette petite fille. Je vous supplie de me faire confiance !
Un silence pesant s'installa dans le bureau du proviseur, seul le crépitement du feu se faisait entendre. Le visage de Narcissa, toujours dans les flammes, était fermé, impassible.
- Ils n'ont aucun contact avec l'extérieur ?
- Absolument aucun ! Je suis la seule personne capable de pénétrer chez eux.
- Il serait donc vain d'essayer de les chercher moi-même…
- Effectivement.
- Très bien, je vous la ramènerai dès qu'elle sera prête…
- Et bien, disons d'ici deux heures… Cela vous laissera le temps de vous dire au revoir, et me permettra de trouver une excuse à mon absence…
Le directeur cligna des yeux, et le feu crépitant dans sa cheminée se retrouva vierge de toute présence. Il poussa un long soupir et se dirigea vers sa Pensine.
Il avait beaucoup trop de choses qui encombraient son esprit à cet instant. Il s'allégea de quelques souvenirs, mais conserva celui de cette discussion bien caché au fond de sa mémoire.
A des milliers de kilomètres de là, Narcissa avait rejoint la chambre où Nymphadora dormait paisiblement. Elle caressa ses cheveux – ils/qui étaient d'un bleu très pâle – et sourit tendrement. La petite fille lui manquerait. Elle ne verrait certainement plus avant très longtemps. Peut-être même ne la verrait-elle plus du tout.
- Dora ! Réveille-toi !
Elle secoua légèrement l'épaule de la petite fille.
La jeune Métamorphomage s'étira avec un long grognement et cligna des yeux à plusieurs reprises. Ses cheveux avaient repris une teinte rose vive dès son réveil, et ses iris violets se posèrent sur sa tante. Elle l'interrogea du regard.
- Il est temps de partir rejoindre ta mère et ton père… murmura Narcissa.
- Ils sont là ?
Dora se redressa rapidement et s'apprêtait à quitter son lit. Narcissa lui attrapa le poignet.
- Non ma chérie, ils sont en sécurité. Est-ce que tu connais Albus Dumbledore ?
Nymphadora hocha lentement la tête.
- C'est un très grand sorcier, et le directeur de Poudlard… récita la petite fille.
- Oui, et il est aussi la personne qui s'oppose le plus au Seigneur des Ténèbres. C'est pourquoi ta mère a demandé son aide pour retrouver ton père. Et apparemment, le professeur Dumbledore l'a retrouvé. Je vais t'amener à lui, pour qu'il t'emmène auprès de tes parents.
- Tu ne viens pas avec nous tante Cissa ? demande tristement la petite fille.
Narcissa sentit son cœur se serrer.
- Je dois m'occuper de Lélio et Draco jusqu'à ce qu'ils grandissent un peu. Et puis je retournerai auprès de mon mari…
La colère assombrit soudainement les iris violets de Nymphadora, et ses cheveux devinrent noirs de jais.
- NON ! C'est un Mangemort ! Un assassin ! Il…
Narcissa prit la petite fille entre ses bras pour calmer sa colère.
- Pardonne-moi… susurra-t-elle à son oreille. Pardonne-moi, Dora… Je ne peux l'abandonner, il est ma famille. Lui, et mes petits garçons, ils forment ma nouvelle famille.
De fines larmes vinrent perler aux coins de ses yeux. Elle aimait Lucius plus que tout… Elle ne le quitterait pour rien au monde. Mais Nymphadora était bien incapable à son âge de comprendre ceci.
- Viens, il faut que tu dises au revoir à tes cousins…
Narcissa prit la main dans la petite fille au creux de la sienne et s'avança vers la chambre des jumeaux.
Narcissa demanda à Dobby de préparer les affaires de Dora, pendant que la petite fille chuchotait des petits mots d'amour à ses cousins. Sans jamais lâcher la main de sa tante, la Métamorphomage déposa tout un tas de baisers sur les joues de Lélio, et embrassa les mains de Draco – qui se débattait toujours lorsque l'on tentait de lui embrasser le visage –. Nymphadora essuya une larme qui coulait sur sa joue, et annonça qu'elle était prête à partir.
Arrivée dans le salon, Narcissa tendit son sac à sa nièce et s'éloigna quelques secondes pour aller récupérer un livre dans sa bibliothèque. Elle le tendit à la petite fille.
- Recueil de poèmes, par Robert de Follange, lut-elle avant de lever les yeux vers sa tante.
- De tous les livres qui ornent cette bibliothèque, celui-là est de très loin mon préféré. Tu n'auras qu'à le lire en pensant à moi.
Puis elle déposa un baiser sur le front de la petite fille. Elle lui souffla au creux de l'oreille ses dernières recommandations et la regarda disparaître dans les flammes.
