Pardon pour n avoir pas posté depuis dix jours. J étais a New York pour le boulot et manque de temps pour écrire là haut et voisins pénibles dans l'avion (ne supportait ni la loupiote ni la lueur de la tablette (est ce ma faute si je ne peux pas dormir en avion ?), ni le bruit des chariots des hôtesses d'ailleurs, par contre ils ronflaient) font que je ne m y suis remise que mercredi.

To Jake who makes me play quidditch in Central Park

Elle puait. Et comment ça aurait pu être autrement, hein? Quand, Dieu seul sait pourquoi, d'ailleurs, elle avait accepté d'héberger ... L'autre. Les gamins ( oui parce que 6 ans d écart pour elle faisaient d'eux des gamins, surtout à cet instant précis), avaient insisté pour mettre en place des protections magiques. Ils l'avaient prévenu que toutefois cela pourrait causer, comment avaient ils dit déjà? Ah oui, des désagréments... Concernant les objets, je cite "moldus qui marchent avec l eclelecticité", elle n'avait tiqué que légèrement. Avait stupidement insisté pour qu'ils enchantent le lave linge.

Oh quand ils étaient partis deux jours avant vers midi, après avoir agité leurs bâtons de bois tout autour de la propriété puis sur elle même et sur... Snape, tout lui semblait être normal, mais il était à présent 14 heures et depuis huit heures ce matin elle s était échinée à remettre les pompes de relevage qui acheminaient les eaux usées du domaine vers la fosse septique en marche. Car bien sûr, il s agissait de pompes automatiques... électriques. C'était l'odeur derrière les écuries qui l'avaient alertée. Elle avait fini par trouver un générateur dans le fourbi d'affaires de son grand-père que sa mère n'avait jamais osé jeter et par miracle il fonctionnait. En le mettant en route une heure tous les soirs, cela devrait faire l affaire. Bien entendu pour le transporter, ce fut encore épique. Pour la première fois de sa vie elle regretta que Divine n'ait jamais été véritablement dressée... Ce fut Ajax, la vieille mule de son grand père qui remorqua le groupe.
Après un sourire vainqueur quand elle entendit pétarader le moteur et entendit le glouglou tant espéré dans les tuyaux, elle décida qu il était grand temps de rentrer. De manger et surtout de prendre une douche.
En entrant dans la maison elle tiquât. Pas de trace de ... Snape, avait il seulement levé le nez des livres et journaux qu Hermione avait laissé a son intention?
Elle renifla dédaigneusement. Elle n'était pas certaine que le laisser faire des recherches ainsi soit la solution. D après ce que Ron et Harry lui en avait dit? Cet homme était sensé être un être plutôt ... revêche. Or, jusqu'à présent, il lui avait plutôt fait l'effet d'être quelqu'un de passif et cloîtré. Apathique lui semblait le qualificatif le plus adéquat. Et aussi d être quelqu'un qui avait probablement l'habitude de vivre seul.
Elle gagna sa chambre. Un planning a priori simple en tête
1 se laver
2 manger
3 forcer ... Snape a manger et changer son pansement sur son bras (encore toute une épreuve en perspective)

4 savoir comment l appeler, parce que elle avait du mal a appeler "un invité" par son nom de famille, même dans ses pensées.
5 tenter de le faire communiquer, et pendant qu'on y était, le forcer a prendre l'air .

Elle entra donc dans sa chambre et s'arrêta sur le seuil, étonnée.
"-Qu est ce que vous faites ici? Je vous ai préparé la chambre d amis ce matin, je croyais vous l avoir dit!
-La lumière est meilleure ici."
Et il replongea dans ses notes. Lui jetant un regard mauvais, elle se dirigea vers son armoire pour en tirer des vêtements propres.
1bis attraper Snape par la peau du cou, le mettre dans un bus et quitter le niveau technologique de la petite maison dans la prairie pour revenir au 21ème siècle et récupérer SA chambre.

Elle sorti bruyamment et claqua la porte de la salle de bains derrière elle. Elle sortit précautionneusement son taser de sa poche. Elle n'aimait pas se balader avec ça, mais si Snape partait en vrille, il était sûrement préférable de le sonner plutôt que d'utiliser son Glock 9mm. Encore une chose qui faisait qu'elle avait bien fait de quitter l'armée. Elle était médecin, et elle avait pris l'habitude de se balader armée. Cherchez l'erreur…

Severus jeta un oeil distrait à sa "logeuse", lorsqu'elle entra dans la chambre. Pourquoi était il encore dans cette chambre? Plutôt finir enfermé dans l'estomac d'un verracrasse plutôt que d'avouer qu'il se sentait encore trop faible pour monter plusieurs fois les escaliers afin d'y emmener tous les livres que la petite, non plus la petite à présent, que Granger lui avait amenés. Elle avait fait un choix très pertinent d'ouvrages qui aurait pu expliquer son "absence". Quand Potter lui avait expliqué qu'il resterait ici, chez une moldue, il avait bien compris qu'on ne lui demandait pas son avis et que tout avait été mis en œuvre pour qu il s y conforme. Il eut un léger pincement au coeur, Potter lui avait parlé d un ton directif, clair, si propre à Lily...

Il devait admettre qu'il n'avait pas à se plaindre. Cette femme ne faisait que venir s'enquérir que ses bandages étaient propres, lui apportait de quoi se restaurer et le reste du temps elle lui fichait la paix, le laissant travailler pendant qu elle allait s'occuper des travaux extérieurs et de ses fichus canassons.
Alors où en était il? Était il possible qu'il ait été prisonnier de ces limbes dont il se souvenait? Si il était passé à travers ce voile comme Black, et pas assassiné par ce foutu serpent, on aurait pu penser qu il avait migré dans un autre monde... Et un hurlement strident se fit entendre. Il se leva, faisant tomber la chaise qui le soutenait jusqu'alors. Ses jambes vacillaient encore un peu mais il entreprit de s élancer vers le cri. Quelqu'un l'avait retrouvé, voulait lui faire payer pour Albus, ou pour le Seigneur des ténèbres, peu importe. Il ne fuirait pas. Il mourrait et plus aucune question ne se poserait.
La porte s'ouvrit à la volée à quelques centimètres de son visage. La moldue se tenait face à lui. Elle était grande pour une femme mais encore petite par rapport à lui, alors elle leva la tête fièrement pour planter son regard dans le sien avant de l écarter de son chemin. Elle était vêtue d un peignoir éponge, les cheveux groupés en masses informes gorgées d eau mousseuse.
Elle se précipita vers la haute commode, en ouvrit un premier tiroir, puis un second, un troisième duquel elle sortit une petite boîte qu'elle contempla un instant avant de la fourrer dans la poche de son peignoir. Enfin elle rouvrît le premier, caressant la façade droite du tiroir. Avec un sourire, elle sortit une clé, se dirigeant vers une petite niche près de la fenêtre, lui permettant l accès à un coffre. Quand elle se retourna, elle lui nicha une baguette dans la main.
"Ils m'ont dit "En cas d urgence". Et là, là, ça va vraiment en devenir une. Alors vous allez prendre ce machin, et on va faire le tour tous les deux de la maison pour voir ce qu on peut faire"
Son ton était très calme. Un peu comme lui quand il expliquait a un étudiant qu il était attendu en retenue un samedi de WE a Pré au Lard.
"Et on va commencer par le chauffe-eau." Conclut-elle.

Le problème du chauffe-eau fut réglé par un léger incendio.
Grâce a sa baguette, il modifia légèrement l'inclinaison des tuyaux d écoulements des égouts, il dodelina de la tête quand la moldue, à présent vêtue d un short et d un tee-shirt kaki qui semblaient tous deux trop grands pour elle, avait sauté dans la tranchée qu'elle avait a priori creusée le matin même pour le guider alors qu il redressait la tuyauterie. Il avait ensuite exigé, puisqu'il était sorti, de voir les protections dont ils étaient entourés.
Elle avait d abord refusé, et légèrement souri lorsque alors qu'il s'était éloigné d a peine 100 mètres, il avait reculé, comme si ses jambes obéissaient à leur propre volonté. Le sort que Potter avait jeté pour les lier l'un à l'autre l'empêchait purement et simplement de s'éloigner d'elle.

Parce que la situation l amusait, cette peste, elle avait simplement dit qu une promenade leur ferait du bien, lui, Elle, et cette stupide jument qui avait fini par les rejoindre.
Ils étaient en limite de propriété, elle assise sur un rocher et lui effleurant la barrière magique du bout des doigts.
"C est de la belle magie, murmurât il plus pour lui même qu'à destination d'un quelconque public
- si vous le dites..."
Presque surpris d avoir oublié qu'il avait de la compagnie, il se retourna, elle jouait avec quelque chose dans sa main. Il essaya d'être courtois. Pourquoi ? Parce qu'il commençait à comprendre que si la situation durait, cette femme pouvait très bien lui rendre la vie infernale puisqu'ils étaient bloqués ici tous les deux.

"-J'oubliais que c est...
-Nouveau, oui. Avant c était un peu abstrait. Comme savoir que quelqu'un dans votre famille est... Je sais pas... Végétarien. Et puis tout à coup vous devez passer le réveillon de Noël chez lui, bon d accord c est pas génial comme analogie.. »
Donc c'était le genre de femme qui arrivait à faire la conversation toute seule. En débitant des âneries saugrenues qui plus est… Pourquoi Diable n'était il plus mort ?

« Qui a jeté ces sorts? Reprit-il sèchement en contemplant la protection.
-Ronald."
Il ne pût retenir un "oh" de surprise se dessiner sur ses lèvres. Weasley? Décidément les choses avaient bien changé..
"Vous arrivez à vous orienter dans vos recherches?"
Il ne répondit pas tout de suite. Il entendit son soupir exaspéré, puis un froissement de papier, un léger bruit de roulement.
Il lui fit face de nouveau.
Elle avait une cigarette coincée entre les lèvres et aspirait sur le filtre à l'approche de la flamme du briquet pour l'allumer.
" Vous avez une amnésie de 5 ans, les gamins m ont dit que vous étiez une sorte de génie dans votre domaine. Hermione vous a amené je ne sais combien de livres, et vous allez me dire que ce n est pas pour faire des recherches sans doutes? Ce sont vos dictionnaires pour vos mots croisés peut-être ? »

Il se rapprocha d'elle, quand elle lui tendit le paquet, il le contempla quelques instants mais n'avança pas la main. Elle sourit.
"Combien de temps?
- 15 ans enfin 20. Se dit il en se rappelant son absence.
-ouahhhh moi trois mois et c'est déjà le bout du monde"
Elle sembla estimer, à la grande satisfaction de Severus, que ceci représentait une conversation suffisante et continua à fumer en silence. Elle le regardait vérifier les barrières de protection avec une sorte de compréhension fataliste. Des paroles de Potter sur les conditions dans lesquelles il était réapparu lui vinrent à l'esprit.
"-Comment avez vous su que j'étais un sorcier?
- Vous avez dit Expelliarmus, j avais déjà vu ce sort.
- Granger?
- Plus ou moins."
Elle tira une bouffée et grimaça, la braise étant trop proche du filtre. Expirant, elle écrasa la cigarette sur la pierre et mît le mégot dans la petite bouteille d eau qu elle avait vidée.
" -Quand mes grands parents sont morts, ils ont laissés deux propriétés. Cette ferme et une maison dans le sud de la France. Les parents d Hermione n'ont jamais aimé la vie a la campagne, alors ils m'ont laissé cette ferme pour héritage de mon père, mais jusqu'à mes 20 ans je les rejoignais pour les vacances en juillet, en France. La seule chose qu ils me demandaient, c était d'aider Hermione à réviser certains programmes, je ne comprenais pas bien ce qu il en était jusqu a ce que je m'aperçoive qu'en fait j enseignais à Hermione des choses qu'elle aurait dû faire en cours. Alors un jour, j ai fouillé ses affaires. Je suis tombée d'abord sur un livre qui s appelait histoire de la magie, j ai pensé que c était un genre de Seigneur des Anneaux pour les jeunes ados, (elle soupira devant son air méprisant, ne sachant si cela concernait les ados ou l'oeuvre) mais c'était tellement mal écrit... Je me souviens avoir pensé que c était aussi ennuyeux qu un manuel scolaire. Et puis il y avait des notes partout dont ce mot "Expelliarmus". Quand Hermione et ma tante sont rentrées du marché, j ai demandé des explications. J ai eu une réaction un peu emportée... J avais du mal a croire qu'ils m aient tous mentis...
- Et alors, vous n avez plus jamais donné signe de vie aux Granger.
- vous me prenez pour qui? J ai eu du mal à me faire à l'idée mais je suis restée. J ai même aidée Hermione à faire un devoir pour son école. Un devoir de chimie.
- De chimie? Répétât il, un rictus dégouté sur les lèvres. De potions vous voulez dire?
- oui de mixture. Répondit elle en haussant les épaules, La préparation sur laquelle elle devait disserter devait se faire dans un ordre précis avant chauffe. Ce qui était logique car cela provoquait ou pas une réaction exothermique qui..."
Severus se souvenait de ce devoir. Il avait été impressionné que Miss Granger soit la seule à compléter sa réponse des enchaînements de préparation des solvants pour écailles de dragon par de la chimie moldue, équation chimique à l appui. Il en avait profité pour lui mettre un E+.
Il devait prendre un air absent car elle le regardait bizarrement.
Il la regarda en retour, se refusant à engager la conversation. 15 minutes de discussion privée, 1h30 de travaux domestiques, cela devrait lui suffire, non?
"Je disais juste que vous pouviez la garder, dit elle en montrant la baguette du doigt.
- Je ne voyais pas ça autrement, siffla t il, un ait mauvais s'affichant sur le visage.
- bien évidemment. " son ton était froid comme le marbre, et ses yeux se plissèrent.
Cette expression ne lui était pas inconnue.
Tout à coup il se rappela qu'elle n était pas qu'un médico mage sans magie mais aussi un soldat. Il se raidit imperceptiblement quand il comprit qu elle pouvait parfaitement prendre son désir de ne pas se séparer de la baguette pour une menace. Il serra les dents. Comment pouvait elle comprendre que le fait de tenir cette baguette, même si il ne sentait pas l'harmonie ou la symbiose qu'il aurait eu avec la sienne, le faisait se sentir plus entier? Sans, c'était comme se sentir nu; avec celle là, il ne se sentait pas totalement vêtu mais au moins décent. Il essaya de se détendre, de faire passer ce sentiment de sécurité, bien que précaire, dans son attitude et son maintien. Et rangea de façon désinvolte la baguette dans la poche arrière de son pantalon.
"- Nous rentrons, nous avons fini ce que vous vouliez que nous fassions."
Et elle restait là, immobile. Il tenta de ne pas laisser poindre son impatience plus avant.
"Je croyais que vous vouliez prendre une douche?"
Elle se tortilla pour prendre une position plus confortable, un sourire narquois sur les lèvres.
"En effet." Fit elle en prenant une de ses mèches de cheveux encore moitié poisseuse, franchement, sa crinière ressemblait à un nid de hiboux. Et pour qui en déjà vu un, ce n'était pas un compliment.
Toujours silencieuse et arborant ce rictus moqueur, elle contemplait a présent à nouveau son paquet de cigarettes pendant que son foutu cheval trottinait autour du rocher.
"Vous savez bien entendu que le moyen le plus efficace est encore de mettre un pied devant l'autre?" Il se mordit les joues pour ne pas ajouter que ce n'était peut être pas enseigné chez les moldus.
"Prendre l'air vous fait du bien.
- Écoutez, cela vous échappe sûrement, mais j'ai du travail qui m'attend! Alors en route!"
Elle rangea le paquet dans la poche de son short informe et avec une agilité qui le surprit sauta sur le dos de son maudit animal de compagnie alors que celui ci effectuait une volte devant elle.
"C est quand même incroyable, soupira t elle ,que vous soyez un sorcier. Parce que vous ne connaissez a priori pas les mots magiques."

Arrivés à la maison, Snape s'engouffra dans la cuisine. Dire qu elle s inquiétait un peu avant de ce qu il ne montrait pas la morgue et le caractère dont les gamins l'avaient mise en garde! "Un peu difficile" avait dit Hermione. Doux euphémisme. Elle était quasiment certaine que ce foutu misanthrope avait une vie sociale proche du néant. Le pire étant qu'elle était presque persuadée qu'il avait fait un effort avec elle. Comme quand il avait rangé sa baguette. Bon elle n'était pas irréprochable non plus admit elle en tâtonnant par réflexe la poche ou était rangée son mini taser. Elle donna une légère claque sur la croupe de Divine qui partit au petit trot vers l'écurie. Son estomac grogna de mécontentement. A pas lent (devait elle lui préparer a manger a ce type?) elle allait a son tour en direction de l habitation quand un petit bruit, comme celui d un cracker de Noël, lui fit lever la tête. Juste à temps pour ne pas rentrer dans Hermione. Celle ci l'apercevant de suite l'étreignît immédiatement.
"- Irène!"
Le sourire de sa cousine lui mît un peu de baume au cœur.
"- ça se passe... Pas trop mal?
- bien disons que j'ai déjà côtoyé des caractériels, des solitaires, mais ce type remporte la palme!
- Ce n était pas le plus abordable de les professeurs, mais...
- Professeur? Vous m aviez dit qu'il était un espion! Dans quel genre d'école étiez vous donc à la fin?"
La mine contrite, Hermione haussa les épaules.
Fichus sorciers et leur culture du secret.
" Je crois que vu la situation je mérite quelques éclaircissements, non? Mais pas avant d'avoir mangé quelque chose. »
Une demi heure plus tard, elle était a coin de sa table, sirotant une énorme tasse de thé et un sandwich, observant Hermione et Snape qui consultaient des montagnes d ouvrages, confrontant des idées qui lui semblaient a elle véritablement irrationnelles. Elle regardait machinalement le courrier que sa cousine lui avait apporté, le facteur ne trouvant plus la boîte aux lettres grâce aux sortilèges de Ronald. Merci a lui, se dit elle le sarcasme suant de ses pensées. Elle mît de côté les factures, jeta les publicités, s arrêta sur l enveloppe des services de santé de l armée, l'ouvrit, espérant trouver une réponse à ce qui la taraudait.
" A moins que Weasley n ait raison et que je n'ai effectué un voyage temporel." Asséna Snape. Elle roula des yeux. Il était sérieux là?

"Impossible, martela Hermione "
La voix de la raison...
"Parce que dans ce cas, vous vous seriez retrouver là où vous avez disparu."
Manquent plus que les extraterrestres.
- Et je ne suis même pas arrivé sur le bon continent. "
Elle se retint de demander si il était possible qu'il soit tombé d'un tapis volant car elle commençait à se dire qu'ils envisageraient sérieusement cette option si elle l'avançait.
"Qu'est-ce que tu ferais toi?"
Irène observa sa cousine. Snape grimaçait. Hermione, elle, attendait patiemment. Apparemment ils se trouvaient dans une impasse et elle attendait qu'un autre point de vue ne fasse rebondir leurs réflexions.
"Et bien, je pense que j aurais cherché d où venait l'amnésie de monsieur Snape. J aurais demandé une IRM pour trouver un trauma, mais je ne crois pas que la machine aurait supporté la contact avec la magie. Une analyse toxicologique, mais apparemment, une bête prise de sang est déjà difficile à faire, les résultats basiques sont tout simplement inexploitables, dit elle en agitant les résultats d'examens qu'elle avait reçue."
L'homme prit alors un air épouvanté.
"Mon sang? Vous avez pris mon sang? Êtes vous...
- Professeur intervint Hermione, les moldus analysent le sang pour évaluer la composition de celui ci et en déduire l'état de santé du patient, ce n'est pas de la magie noire.
- Toujours est-il se renfrogna Irène, que je ne sais pas ce que vous ingurgitez, mais vous êtes positif à des doses minimes mais tout de même abhérrantes, d' arsenic, au mercure, à des dérivés opiacés, divers métaux lourds, enfin j'ai un mot du laborantin qui doit croire que je teste des armes chimiques sur des êtres humains ou que j'ai voulu lui faire une blague. Une question, tous vos organes sont d'origine? Parce que si c est le cas, rien que votre foie est une énigme pour la science.
- Tout ça n'est que balivernes moldues. Bien sûr que mon organisme est saturé de tout celà! Je suis maître et professeur de Potions. Les trois quarts de mes étudiants transforment du sirop au citron en poison mortel rien qu'en le touillant !
- Et si, chuchota Hermione, et si vous faisiez une potion de mémoire? Vous pourriez accéder à des souvenirs qui vous éclairerez?"
L'air songeur, Snape acquiesça puis renifla.
Irène se cala dans sa chaise. Elle avait la désagréable impression que son locataire allait rester plus longtemps que prévu. Le problème c'est qu'elle s'était fait avoir sur le loyer…