Hey mes amis ! Un ridicule petit chapitre que j'ai imaginé en cours de Bio ( à croire que je suis pas une bosseuse... D ) et que j'avais envie de partager avec vous ! Merci pour vos reviews, une fois de plus ( ne vous lassez pas de cette phrase trop vite, car elle risque de tomber souvent si vous continuez à ce train là ). Je ne réponds pas à chaque review anonyme parce que mon temps sur l'ordi est compté et que je n'ai pas besoin de vous répéter à quel point vous êtes géniaux... Si ?

VOUS DECHIREEEEEEEEEEZ !!!

Pop' !



Moi, dépendant(e) ?!

Les pâles rayons du soleil frappent mon visage et je reprends peu à peu mes esprits. La nuit a été longue et sans rêve.

Comme d'habitude...


Je marche dans la rue sans vraiment savoir où je vais. Les quelques piétons réveillés tôt comme moi, marchent sans regarder. Je suis parfaitement éveillé, même si j'ai peu dormi cette nuit.

Comme d'habitude...


Je tâte l'autre côté du lit avec l'espoir que tu sois là. Mais non. Il n'y a personne. Pas étonnant.

Je me sens si seule et lasse.

Comme d'habitude...


Le vent frais du matin s'engouffre dans mon manteau que je n'ai pas fermé.

Le froid ne m'est pas désagréable, au contraire. J'aime sentir ce long frisson parcourant mon corps.

Mais il me manque quelque chose. Ce vide que j'ai en moi grandit au fur et à mesure que je m'éloigne. De tout. De toi. De nous.

Comme d'habitude...


Ton corps me manque. Tes muscles blancs et puissants ; le creux de ta nuque si chaud et doux ; tes grandes mains que tu laissais glisser tel un ruisseau sur le clavier du piano noir ; tes mèches blondes retombant fraîchement sur ton front te donnant un petit air taquin ; ton odeur, quelque chose d'indescriptible, un flot de senteurs qui envahissait chaque recoins de la pièce quand tu y pénétrais. Et puis ton regard... Ces orbes métalliques qui me hantent, qui me suivent et qui me fuyaient parfois.

Les larmes me montent aux yeux à l'idée que tu es parti. D'un geste rageur, je les essuies et me bondis du lit.

Comme d'habitude...


Tu occupes mon cœur, mon corps et mon esprit. Tu es partout. Dans cette vitrine, dans ce taxi, dans cette cabine téléphonique. Tu es partout et pourtant je ne parviens pas à t'avoir.

J'ai envie de toi, de te sentir contre moi, ta respiration haletante contre mon torse. Passer mes doigts dans ta tignasse de lionne. Que tu gémisses sous mes caresses expertes. Je te veux toute entière, pour moi seul.

Comme d'habitude...


Tu me manques tant...

Mon esprit peu à peine se remémorer ton visage. Le son de ta voix suave résonne en decrescendo dans ma tête et je sais que bientôt, il désertera totalement. Le désespoir me submerge à nouveau, je ne sais plus que faire de mon corps puisque tu n'es plus là pour le posséder. Je me rends compte que je suis perdue sans toi.

Comme d'habitude...


J'accélère le pas.

Mon rythme cardiaque suit la cadence. J'ai du mal à respirer, je suffoque. Le manque de toi est plus terrible que jamais.


Je tourne en rond dans la cuisine.

Je m'arracherais bien les cheveux, mais ils sont si solidement fixés sur mon crâne que mes bras partiraient dans la bataille.

Je hurlerais bien aussi, mais le souffle me fait défaut. Je vais devenir folle. La souffrance est intenable. Dépêche-toi mon amour...


Oh mon Dieu, que ne donnerais-je pas pour te serrer dans mes bras ?! Ton petit minois me chatouillant le cou...

Je pénètre dans la boutique. L'odeur de bouffe me soulève le cœur, lui qui n'était déjà plus très loin de ma gorge.

Je suis au bord de la crise de nerf. Il manquerait plus que la claustrophobie s'y mette...


J'ai failli tuer Pattenrond. Je lui ai shooté dedans alors qu'il réclamait à manger. Il a fait un sacré vol plané et est parti en crachant tout ce qu'il pouvait. Je ne sais pas où il se cache. Je m'en fous. Je te veux toi. Je veux que tu me reviennes. Et vite.


Enfin sorti. Putain j'ai mal. Mon cœur va exploser si ça continue. Je cours, cela me changera les idées.


Tous les matins c'est pareil... Je ne vais pas tenir le coup. Il faut que je te parle.


Les gens me regardent bizarrement. Je ne sais plus vraiment bien où je vais. Mes pieds s'orientent tous seuls. Putain... Je n'aurais jamais dû partir ! Que je suis con. Mais que je suis con... Je ne pensais pas t'aimer autant. Mais voudras-tu encore de moi si je reviens... ?


Je t'en supplie petit téléphone... Sonne. Fais-moi plaisir... Oui, je sais qu'il est tôt. Mais il n'y a pas d'heure pour aimer ! Me regarde pas comme ça ! Je suis pas folle ! Enfin si. De Lui.


Ca fait un moment que je tourne en rond en courant comme un déraillé. J'en ai marre là. En plus j'ai un point de côté... Je m'arrête quelques secondes pour reprendre mon souffle. Penché en avant, haletant, je vois de nombreuses gouttes tombe. Je pensais pas que je suais si facilement... Merde. C'est pas de la sueur, ce sont des larmes. Merde ! Je reprends ma course effrénée.


Tu l'as bien cherché saleté de téléphone de merde... T'as qu'à sonner quand on te le demande.


Je pénètre dans un immeuble. Je ne sais plus pourquoi. Mon esprit est complètement flou. Embrumé par ton visage. J'ai tellement mal que je ne me rends plus compte de mes faits et gestes.


Salaud ! On s'aimait pourtant ! Pourquoi m'as-tu fait ça ? Si tu me voyais, là, recroquevillée sous l'évier, tu ricanerais sans doute. Mais tu n'es plus là. Donc tu ne ricaneras pas.


Ces escaliers sont interminables... Je sais pourtant que je dois arriver jusqu'en haut.


Je vais me tuer.

C'est quoi ce bruit ? Pattenrond ?


Voilà. J'entre dans l'appartement en hoquetant, aveuglé par mes larmes.


A peine fut-il rentré qu'elle lui fondit dessus. Elle se jeta dans ses bras et il l'a fit tournoyer dans les airs en pleurant de bonheur.

« Oh Drake ! J'ai cru que tu ne reviendrais pas cette fois ! »

Il la serra très fort contre lui. Leurs corps ne faisaient presque plus qu'un.

Il l'embrassa passionnément pendant un long moment, remontant le pan de sa chemise de nuit le long de sa cuisse. Il déposa ensuite une multitude de petits baisers sur sa gorge.

Ses jambes encerclaient toujours la taille du jeune homme et elle n'avait pas l'air décidé à le lâcher de si tôt. Que c'était bon de le retrouver...

Il leva un bras, l'autre la soutenant fermement et lui mit son sachet plastique sous le nez.

« Pardonne-moi mon amour... Mais la boulangerie d'en bas était fermée, alors j'ai dû aller à celle qui est plus loin... »

- FIN-


... Pardonnez moi ... Ce n'est pas digne de vous, je sais... Je vais me pendre vous inquiétez pas ! D