Disclaimer: L'univers et les personnages utilisés ici ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété exclusive de Tite Kubo.

Je souhaite un très joyeux anniversaire à Ichigo bien sur. :)

Merci pour vos reviews, vos ajouts dans vos listes de favoris et vos listes d'alertes. Je vous remercie aussi pour vos reviews, que serais-je sans elles? Et comme je l'ai dit précédemment, n'hésitez pas à me dire pourquoi vous ajoutez mon histoire dans vos favoris à l'aide d'une review, ça m'aiderait beaucoup. :)


Chapitre III: Résolutions

Ichigo ne crut pas la scène qui venait de se dérouler sous ses yeux, Karin venait de sortir du magasin d' Urahara. Il avait osé le remplacer par sa propre soeur? Il accusa le coup en fermant les yeux, Ginjô ne perdant pas une miette de le vue d'un Ichigo plus que dans la détresse, voulant se servir de ces émotions plus tard.

Ichigo s'insurgea profondément de la scène qui venait de se dérouler sous ses yeux, voulant sur le coup sortir une arme qu'il ne possédait pas pour frapper son ancien mentor. Il n'aurait jamais cru une seule seconde qu'il pourrait être remplacé à la manière d'un vulgaire outil de bricolage. Il en avait tellement fait pour lui, pour défaire Aizen et il ne supportait pas qu'on le traite ainsi.

Il voulait vomir de cette vue si insupportable et il regretta amèrement d'avoir du abandonner ses propres pouvoirs pour cet homme qu'il vit sur un tout autre jour à présent. En fait, il ne valait pas mieux qu' Aizen au fond: il utilisait puis dès qu'il obtenait entière satisfaction, il jetait aux ordures comme des poupées de chiffon ayant trop servi ce qui pour Ichigo semblait être le cas.

Il quitta la scène pour se rendre chez lui, préférant la solitude face à cet homme peu scrupuleux qui ne tenait qu'à ses propres intérêts – qui ne travaillait qu'à ses propres fins. Il ne se doutait pas un seul instant qu' Urahara avait convoqué Karin pour prendre de ses nouvelles ayant écouté et entendu l'appel d' Orihime, inquiète à son sujet par rapport à Aizen.

-Tu passeras le bonjour de ma part à Kurosaki-san, d'accord? sourit Urahara.

Karin sourit, elle ne manquerait pas de transmettre le message à son frère s'il était à la maison bien sur, sinon elle lui laisserait un mot avant qu'il ne revienne.

-Au revoir, Urahara-san.

Elle avait rencontré l'homme juste après que son frère avait perdu ses pouvoirs et elle avait beaucoup parlé de ses activités de Shinigami avant qu'il ne les perde bien sur. Elle avait trouvé l'homme agréable et avait de temps à autre surpris son père en train de discuter avec l'homme au bob vert et blanc comme elle l'appelait affectueusement dans sa tête. Elle sortit donc le coeur plus léger sachant que quelqu'un d'aussi puissant allait s'occuper de son frère.

Karin retourna à la maison et constata que sa soeur jumelle regardait la dernière émission en date de Don Kan'onji, elle fronça les sourcils, Yuzu étant particulièrement silencieuse ce soir-là. Elle ne se comportait pas comme d'habitude et restait prostrée sur elle-même. Que se passait-il? Karin posa une main sur l'épaule de sa soeur mais cette dernière l'ignora superbement, restant murée dans son silence.

Elle s'assit à côté d'elle et s'aperçut que sa soeur avait un regard sombre, voilé qui ne lui était pas habituel, étant toujours joyeuse. Elle ne connaissait qu'une seule chose qui pouvait la mettre dans un tel état et cette chose était l'absence de leur frère Ichigo.

Elle sut aussitôt que son frère vaquait à ses occupations sans se préoccuper le moins du monde de sa famille, tout comme leur père d'ailleurs qui semblait avoir disparu de la circulation le jour-même. Karin soupira d'inquiétude pour son frère bien malgré elle. Elle n'était du genre à s'exprimer aussi ouvertement depuis la mort de leur mère, à la pensée de cette dernière, elle eut un pincement au coeur qu'elle croyait avoir oublié avec le temps.

Elle avait toujours cru qu'en se renfermant dans sa bulle sans vouloir pleurer lui assécherait toutes les émotions que son coeur pourrait contenir cependant, elle n'avait jamais voulu qu'il s'assèche au point de ne plus rien ressentir pour ses amis et sa famille – tout ce qu'elle voulait, c'était de paraître forte pour ceux qu'elle aimait.

Elle ferma ses yeux pendant un instant avant de reporter ses pensées sur sa soeur assise à côté d'elle et hésita longuement avant d'aborder le sujet fatidique, celui de leur frère sachant que sa soeur pourrait très mal le prendre. Elle préféra penser aux mots qu'elle allait lui dire avant de révéler ce que contenait son coeur, comprenant parfaitement que le moment ne permettait aucunement que sa brusquerie habituelle s'exprime. Elle ferma ses doigts autour de sa jupe pour rassembler son courage.

-Yuzu?

Sa soeur sursauta n'ayant pas remarquer que sa soeur était juste à côté d'elle et la regardait avec compassion, n'étant pas habituée à un tel sentiment venant de la part de Karin, Yuzu ne répondit pas tout de suite, préférant s'habituer à l'expression qu'affichait sa soeur avant de répondre.

-Karin-chan?

Elle avait parlé sur un ton attristé, presque fatigué. Karin se dit qu'elle avait vraiment du s'inquiéter parce que pour enlever le sourire et la joie de Yuzu, il fallait vraiment qu'un drame se soit déroulé peu de temps auparavant. Etait-il arrivé quelque chose à leur frère, à leur père, Karin s'inquiéta elle aussi, les hommes dans leur famille étaient singulièrement forts et parvenir à les retenir – les perturber – demandait un talent spécial ce que peu de gens dans leur entourage possédait, même personne.

-As-tu des nouvelles d' Ichi-nii et de papa?

Elle l'avait dit de but-en-blanc finalement et comme prévu sa soeur réagit très mal face à ce commentaire, elle s'énerva et cria (encore quelque chose d'inhabituel chez elle) pour évacuer sa tension mais aussi pour exprimer sa colère de ne pas voir son frère ni son père à la maison – la laissant seule pendant tout ce temps. Karin crut que sa soeur allait piquer une crise de nerf mais ce ne fut pas le cas, il en fallait quand même beaucoup plus pour faire flancher la volonté de Yuzu.

Cependant, Yuzu avait un coeur tellement ouvert et aimant qu'elle ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter et laisser transparaître cette inquiétude. Elle était très maternelle pour son âge en raison de la mort de leur mère qu'elle avait du remplacer très tôt.

Mais on ouvrit la porte, ce qui coupa court à leur dispute sur leur père et sur leur frère, elles coururent aussitôt à la porte pour accueillir le nouvel arrivant. Elles s'aperçurent avec un soulagement non-geint qu'il n'était autre que leur frère. Elles s'écrièrent de joie à sa vue et ne manquèrent pas de demander de ses nouvelles.

Ichigo les regarda et leur répondit d'un air évasif d'aller se coucher ce qu'elles s'empressèrent de faire avec joie – elles pourraient donc avoir leur esprit en paix par rapport à leur frère mais l'absence de leur père les faisait encore douter. Mais elles réussirent tout de même à s'endormir.

Ichigo quant à lui était perdu dans ses propres pensées – chose qui lui arrivait souvent ces derniers temps. Il pensait constamment à ces rêves sur Aizen, ces rêves où il était heureux avec lui étant enfant. Il se dit que ce n'était que le fruit de la manipulation longue et intensive d'Aizen, il ne pouvait pas croire tout simplement que cet homme au coeur si froid et au sourire tellement faux ait pu dire la vérité.

Ichigo se leva de sa chaise dans sa chambre et quitta sa chambre afin de demander conseil à son père. Il prit donc la direction en silence du bureau de ce dernier et toqua à la porte.

Il toqua une fois, deux fois, trois fois, mais rien. Le bureau semblait vide et Ichigo n'osait y entrer sans l'autorisation de son père, c'était son lieu de travail, là où il organisait ses visites et ses rendez-vous avec ses patients. Cependant il prit quand même son courage à deux mains et actionna la clenche, conscient que si son père le voyait en ce lieu, il s'exposerait certainement à des représailles.

Il ouvrit donc la porte le coeur battant et pénétra dans la pièce vide et sombre, seule la lumière de la lune y entrait avec un rayon qui se reflétait sur un tableau accroché au mur. Ichigo fronça les sourcils, il n'avait encore jamais vu ce tableau, lui aurait-on encore caché des choses? Il sentit sa gorge se serrer à nouveau face à cette pensée.

Pourquoi?

Pourquoi le tenait-on au secret comme s'il couvait un maladie grave et incurable, comme s'il était une honte et une abomination qu'on devait absolument cacher? Parce qu'il était différent des autres? Parce qu'il était destiné à devenir un Shinigami dès sa naissance grâce aux pouvoirs de son père? Il en aurait pleuré si sa fierté n'était pas trop grande pour se laisser aller à ce genre d'émotions.

Il s'approcha du tableau tout en contournant le bureau de son père couvert de papiers administratifs et médicaux. Il devait être le plus discret possible pour ne pas réveiller ses soeurs qui dormaient pourtant à point fermé dans leur propre chambre – même s'il savait d'expérience qu'un bruit suffisamment fort pouvait les réveiller.

Lorsqu'il fut assez proche du tableau, il s'aperçut que le visage de sa mère était présent sur le tableau, il s'approcha donc encore plus du tableau pour mieux admirer ses traits gracieux – il n'aurait jamais cru que son propre père affichait une photo de sa mère dans son propre bureau quoique après réflexion, c'était normal: il avait toujours profondément aimé la mère d'Ichigo.

Maman...

Et il sourit à nouveau comme s'il avait encore quatre ans, seule sa mère avait un tel pouvoir sur ses émotions, elle avait été son rayon de soleil pendant des années jusqu'à ce que Rukia fasse son apparition dans son univers. Toutes deux l'avaient éclairé à leur manière, l'une par son sourire, l'autre par la possibilité de pouvoir protéger les autres.

Il s'approcha doucement du portait accroché au mur et eut l'heureuse surprise de voir une photo de mariage de sa mère resplendissante dans un yukata de première main. Ce yukata représentait un paon blanc rouge et or sur un paysage de cerisiers en fleur – l'arbre représentant la sagesse.

Tu as été gâtée le jour de ton mariage, pas vrai? Maman...

Il avisa les personnes qui entouraient sa mère au centre du tableau: elles portaient toutes des kimono et des hakama. Ichigo reconnut certaines d'entre elles comme le médecin-en-chef qui collaborait avec son père pour diriger le clinique et quelques autres, revoir ces gens plus jeunes le fit sourire davantage. Rien de tel qu'un retour aux sources pour se rafraichir les idées même si c'était au travers d'une photo de mariage.

Puis il reporta son attention sur le couple et leurs témoins, Ichigo reconnut sans peine le témoin de son père, ils avaient étudié ensemble la médecine à l'université et Isshin en reconnaissance, avait fait de lui son témoin.

Mais il se souvint aussi que son père lui avait dit que sa mère n'avait pas de témoin, préférant aller seule à l'autel même s'il était de tradition pour une femme d'être menée à l'autel par un homme de sa famille pour représenter le passé de la future épouse qui devait alors que l'avenir l'attendait sur l'autel.

Son père avait été radieux quand il le lui avait raconté et il avait ri au souvenir de certaines plaisanteries que Masaki avait dites le jour même de leur mariage, plaisantant au sujet de son mari. Isshin l'ayant bien pris, avait porté Masaki dans ses bras jusque dans la voiture qui devait les mener jusqu'à l'aéroport pour leur lune de miel.

Ichigo vit alors un homme qu'il n'avait encore jamais vu à sa mémoire sur les photos de mariage de sa mère. Il tenta de distinguer son visage à la faible lumière de la lune n'osant allumer le lumière par crainte du retour de son père ne voulant pas subir de représailles.

Il voulut orienter le tableau en direction du rayon de lune pour mieux reconnaître le visage mais à ce moment-là, une voiture passa sous la fenêtre et s'arrêta, Ichigo reconnut sans aucune peine la voiture de son père. Il prit peur. Dans sa peur il fit un faux mouvement et le tableau tomba au sol et se fracassa dans un bruit de verre brisé comme du cristal.

Zut... zut... zut...

Dans sa précipitation, il voulut ramasser les bouts de verre mais se blessa, il serra les dents pour faire taire le cri qui montait dans sa gorge. Des gouttes de sang perlèrent le long de la blessure et il constata avec horreur que le sang tomba sur le visage de l'homme dont il aurait voulu connaître les traits.

Merde...

Ichigo prit en vitesse les débris du cadre et de verre et les emballa dans un mouchoir ne voulant pas gâcher plus encore la photo de mariage de sa mère. Il prit le tout en espérant pouvoir faire réparer le cadre par des experts en photographie. Il ouvrit son téléphone et appela Ishida, sachant que son ami avait quelques contacts dans ce monde désirant devenir styliste.

-Moshi moshi? (Allô, j'écoute?)

-Ishida?

A l'autre bout du fil, Ishida resta sans voix, Kurosaki osait enfin admettre que lui aussi avait un portable. Il sut aussitôt que Kurosaki avait des problèmes au son de sa voix, il parlait doucement avec une voix presque culpabilisante.

-J'écoute.

-Tu connaîtrais pas des photographes qui pourraient effacer des traces de sang d'une photo?

Il y eut un silence, une longue attente pour Ichigo qui devait se dépêcher au plus vite de réparer son erreur, avec ça, il était sur de ne plus pouvoir parler à son père, il avait gâché un des plus beaux souvenirs de sa vie. Il ne lui parlerait certainement plus. A ces pensées, il grimaça légèrement, ne voulant pas affronter le colère de son père et plus tard, il présenterait le portrait remis à neuf par les bons soins d'un photographe en mains propres à son père pour se faire pardonner.

-J'en connais un et il peut t'aider. Gratuitement. Je pense que tu as aussi besoin d'un nouveau cadre si on parle de sang?

Ce n'était même pas une question, plutôt une affirmation en fait – Ishida ayant toujours été perspicace, ce qu' Ichigo apprécia au plus haut point en ce moment-même. Il le remercia intérieurement d'être son ami et se demanda soudainement pour quelles raisons, n'avait-il pas pleinement apprécié ce fait lorsqu'il était au Hueco Mundo mais il était trop tard pour des regrets, il fallait aller de l'avant pas regarder en arrière.

Il se coucha sur son lit en attendant le nom de celui qui pourrait l'aider dans sa tâche. Ishida lui donna le nom et l'adresse de celui qui pourrait l'aider dans ce domaine. Ichigo éteignit son portable sans remercier ouvertement son ami, qui ne s'en offusqua pas le moins du monde connaissant ses manières brusques avec ses amis.

Isshin entra à son tour et constata que tout le monde était déjà au lit, il supposa donc qu' Ichigo s'était chargé lui-même d'envoyer ses soeurs au lit pour éviter de l'attendre trop longtemps. Il sourit et pensa soudainement à Masaki, étant heureux que cette dernière lui ait donné un tel fils, aussi responsable et attentif aux autres.

Ceux qui portaient le sang des Aizen, avaient tous une force et une personnalité bien à eux et rien ne semblait vouloir les relier entre eux dans une même famille. En effet, il aurait été difficile pour certains Shinigami de voir les ressemblances physiques entre les membres de cette famille tant leurs personnalités se reflétait sur leurs visages.

Il s'assura que toutes les lumières étaient éteintes mais là aussi, Ichigo avait fait son boulot correctement, son fils était vraiment bien et c'était dommage qu'il se renferme comme ça sur lui-même, il se détournait de ses amis et se détournait de l'essentiel.

Il soupira et demanda désespérément à l'esprit de Masaki ce qu'il pouvait bien faire pour aider leur fils mais il savait très bien qu'elle ne pourrait pas l'aider de là où elle était, ayant été dévorée par Grand Fisher qu'il aurait voulu achever une seconde fois pour avoir osé briser la joie de vivre de son fils et la vie de famille qu'il menait tranquillement ici-même à Karakura.

Il monta les escaliers dans faire le moindre bruit et prit la direction de son bureau tout en espérant ne réveiller personne. Il ouvrit doucement la porte de la chambre que partageaient Karin et Yuzu et sourit tendrement à la vue de ses deux petites endormies.

Puis il passa rapidement voir Ichigo qui semblait préoccupé, le froncement habituel de ses sourcils s'étant subitement accentué mais il ne remarqua pas le petit paquet enrobé de tissu posé sur le bureau. Il ferma doucement la porte et Ichigo rouvrit les yeux, le coeur battant la chamade sachant que son père ne tarderait pas à découvrir les dégâts causés dans son bureau par sa faute, son plus beau tableau ayant disparu.

Isshin ouvrit son bureau et son coeur faillit cesser de battre, le tableau de son mariage avait disparu et il se demanda soudainement si un voleur n'était pas passé par là. Puis il se rappela que seuls les membres de sa famille pouvaient avoir accès à son bureau et le chef de son personnel aussi.

Il fit apparaître Engetsu dans sa main juste au cas où un esprit singulièrement fort avait réussi à briser sa barrière mais il ne sentit revanche, il remarqua les traces de sang sur la moquette, il se baissa pour les analyser à l'aide d'un sort de Kidô pour faciliter et accélérer la tâche. Il ferma les yeux un moment.

-Ichigo...

Et son coeur se serra, il l'avait donc vue finalement et il avait certainement quitté la pièce en vitesse lorsqu'il avait entendu le grincement de sa voiture sur le gravier. Il avait cassé le tableau sans le vouloir et il le pardonnait même si la pilule était difficile à avaler pour lui, il avait bien fallu qu'il le découvre, après tout, pourquoi le cacher plus longtemps? Ce n'était pas une honte...

C'était un fait comme l'aurait dit son beau-frère. Il soupira lourdement et se releva en faisant disparaître les traces de sang sur le revêtement de sol, il avait besoin d'une bonne douche et de se reposer.

Mais il se retint en voyant que quelqu'un avait laissé un message sur le répondeur. Il prit le combiné en main et appuya sur la touche pour connaître le nom de celui qui avait appelé. Il entendit la voix de son vieil ami qui lui demandait de le voir expressément Inoue Orihime ayant constaté quelque chose d'étrange dans le corps d' Ichigo.

«Viens me voir dans les quartiers désaffectés, j'ai quelqu'un à te présenter également, Cordialement, Urahara Kisuke.»

Lui aussi avait noté des faits étranges? Il leva les yeux au ciel et se dit qu'il était plus que temps de révéler certaines choses à Ichigo, étant inutiles à cacher plus longtemps. Il raccrocha en expirant lourdement et difficilement, Ichigo risquerait de souffrir de ces vérités et il regrettait déjà de ne pas lui avoir révéler plus tôt certaines choses sur sa famille... son sang.

Le lendemain matin, Ichigo prit le bus et se rendit à la première heure à la boutique de restauration de tableaux et de photos, il s'agissait d'une enseigne discrète fleurant le bon goût promouvant l'art de la photographie. Il sonna et le gérant de la boutique lui ouvrit presque instantanément souriant doucereusement, cet homme faisait froid dans le dos.

Ichigo remarqua presque immédiatement la croix des Quincy pendue à son poignet, un des cousins d'Ishida très certainement. Ichigo sourit, ils n'avaient pas tous disparus, c'était bon signe mais il regrettait que ceux qu'il servait précédemment les avaient presque tous exterminées pour une histoire de pouvoir sur les âmes.

-Bonjour jeune homme, entrez, je vous en prie et prenez place.

Ichigo s'assit immédiatement sur un vieux fauteuil sentant le renfermé et le vieil homme dut s'absenter quelques instants avant de pouvoir réellement s'occuper de l'affaire de son client. Quand il revint, il demanda à Ichigo de poser le tableau endommagé sur un plateau en bois qu'il lui tendait patiemment. Ichigo sut aussitôt qu'il était un ami d'Ishida à ses manières posées et méticuleuses même si cet homme avec ses dents jaunies et son sourire froid n'était guère avenant.

-Parfait, parfait.

Et l'homme ricana, il sembla un peu fou aux oreilles d' Ichigo ne supportant déjà plus la présence de l'homme ayant l'impression qu'il pouvait l'empoisonner avec le thé qu'il pourrait lui verser ce qu'il ne fit pas au grand soulagement du jeune homme. Le gérant examina le tableau avec un oeil d'expert avant de se tourner à nouveau vers Ichigo.

-Pourriez-vous, aimable client, revenir dans deux jours, votre tableau sera remis à neuf et personne ne saura qu'il a été cassé.

Sauf mon père, pensa tristement Ichigo n'ayant pas voulu briser ce souvenir précieux.

Cependant sa bienséance lui demandait de ne pas quitter le vieil homme ainsi. Il se devait de lui demander par quels procédés il comptait remettre à neuf le tableau.

-Vous verrez, vous verrez.

Et les doigts d' Ichigo se crispèrent sur son pantalon, nerveusement, la voix grinçante de l'homme lui procurant des sueurs froides. Il voulait sortir sur le champ.

-Monsieur?

Et le vieil homme sourit amicalement au jeune homme mais ce sourire le rendait vraiment monstrueux songea un instant Ichigo qui en profita pour se lever.

-Non, vous ne partez pas avant que je vous en ai donné l'autorisation jeune excité.

Il avait pris sa canne pour calmer le jeune homme et cet homme lui fit penser directement à un vieux guerrier estropié, Ichigo comprenait parfaitement cette attitude, cet homme ayant déjà combattu aux côtés de Ishida Sôken, le grand-père d'Uryû. Ichigo recula cependant avec une pâleur qu'il ne pouvait cacher face à cet homme, craignant déjà les futures représailles.

-Vous êtes bien l'ami du jeune Uryû?

Ichigo ouvrit ses yeux comme des soucoupes...

-Je prends cette réponse comme un oui, il n'est pas poil de regarder les gens de cette façon, vous savez?

Ichigo se reprit aussitôt très conscient qu'il fallait obéir aux corrections voilées des anciens. Il déglutit pourtant avec difficulté.

-Pardon monsieur.

Et il s'inclina respectueusement et humblement, regrettant son impolitesse face à cet homme certes dérangé mais sage. Il voyait en lui l'homme fringuant qu'il avait été lorsqu'il avait vingt ans et la puissance qui émanait de lui à cet âge là.

-Que puis-je pour vous, monsieur? demanda-t-il d'une voix tremblante.

Le vieil homme sourit et lui demanda une chose assez particulière qu'il devrait accomplir beaucoup plus tard pour lui pour obtenir ses services gratuitement. Ichigo faillit tomber du fauteuil lorsqu'il sut ce que lui demandait cet homme, l'ampleur du geste qu'il devait commettre le fit culpabiliser davantage et il se sentit déjà mal de devoir trahir son père encore une fois.

Il put sortir de la boutique antique après avoir donné son accord pour provoquer cet acte qu'il regrettait déjà. Il sentit le soleil réchauffer son visage, il lui avait semblé que son bref passage pourtant dans la boutique avait duré une éternité.

Ishida reçut un appel du vieil homme au même moment où Ichigo quittait la boutique et parut soulagé que l'entretien se soit correctement déroulé malgré l'impatience de Kurosaki. Il soupira en entendant qu'il avait été charmant finalement cependant l'ancien de son clan ne lui souffla mot concernant la requête qu'il avait faite au jeune rouquin sinon, il en aurait été vexé et il aurait relaté l'incident au chef de leur clan, Ryûken, pour protéger son ami comme il l'appelait.

Ishida raccrocha et se permit un sourire, finalement Kurosaki n'était pas un cas désespéré concernant le respect ou peut-être fallait-il faire preuve de force face à lui pour se faire entendre comme le faisait d'habitude Kuchiki Rukia.

Ichigo dut prendre le bus pour pouvoir arriver à l'heure au lycée s'il ne voulait pas affronter le regard méprisant de son cher professeur qui aurait du partir à la retraite depuis longtemps. En effet, cet homme avait de longues années de service derrière lui et ne semblait pas vouloir quitter son poste au lycée qu' Ichigo fréquentait malgré les rappels à l'ordre constants de l'inspection académique.

Ichigo avait une fois entendu la dispute opposant le représentant du rectorat et ledit professeur et son professeur avait réellement manqué de respect à l'inspecteur, il avait vu l'expression de l'inspecteur lorsque son professeur l'avait menacé de dénoncer son manque de professionnalisme au recteur qui pourrait alors le renvoyer.

Il avait fallu plusieurs surveillants pour pouvoir maîtriser le professeur mais il n'avait toujours pas quitté son poste et il devait sentir sa position vaciller chaque jour même si son orgueil ne lui permettait guère de quitter son siège.

Ichigo était resté coi ce jour-là, regardant droit dans les yeux cet homme et cet homme avait du deviner qu'il l'avait vu en position de faiblesse ce qui expliquait peut-être sa fixation sur lui, qui savait? Mais Ichigo n'y prêtait guère attention, ce professeur étant le cadet de ses soucis à l'heure actuelle, le plus important pour lui était de découvrir le visage qui se cachait derrière la goutte de sang – son sang.

Il ferma les yeux un moment avant de rassembler ses pensées, il serait peut-être temps qu'il se mette à écrire le journal de ses rêves et qu'il le présente à son père – enfin après qu'il ait fait réparé le tableau et qu'il lui ait présenté ses excuses bien entendu. Il voulut sortir un calepin mais le bus arriva à destination et il dut sortir, la cloche sonna huit heures au lycée, il était arrivé à temps pour le début des cours.

Il soupira de soulagement et prit la direction de la salle de cours d'histoire où l'attendait gentiment le professeur. Pour une fois l'homme ne le regarda même pas et ne le sermonnait même pas pour une raison même insignifiante, chose étrange mais Ichigo ne s'en plaignit pas, il voulait la paix pour pouvoir réfléchir.

Il s'assit au fond de la classe pour pouvoir être tranquille et sortit son livre de cours, puis il réalisa que le professeur n'avait toujours pas dit le numéro de la page à laquelle ils devaient l'ouvrir. Puis il jeta un coup d' oeil au tableau et vit un chiffre inscrit dessus, en fait, leur professeur avait une extinction de voix et il fixait d'un regard noir Ichigo.

S'il l'avait pu, il aurait hurlé de rage devant toute la classe mais Ichigo lui sourit sardoniquement en signe de vengeance mais on ne pouvait guère critiquer une personne souriante, n'est-ce pas? Tout sourire pouvant être interpréter de diverses manières.

Ichigo jeta un regard en coin à Ishida et lui sourit plus franchement ce qu' Ishida nota avec plaisir, il avait réussi à trouver la petite enseigne sans trop de difficultés même si l'homme qui s'en occupait ne prenait guère soin de la devanture de son magasin, l'important pour lui était son art pas la peinture d'une boutique si ancienne soit-elle. Ichigo se promit de lui rendre la pareille un jour, il se sentait redevable envers lui et permettrait sans doute de renforcer leurs liens.

Ichigo prit note des numéros des questions affichés au tableau et commença à analyser le texte d'un écrivain célèbre et reconnu dans le temps qui relatait du code des Samourais, le Bushido.

Il nota avec un certain déplaisir que certaines valeurs du code étaient appliquées de même chez les Shinigami, se pouvait-il que les Shinigami aient été inspirés par le Bushido ou était-ce certains humains capables de les voir qui s'étaient inspirés de leur manière de vivre?

Il ne le saurait sans doute jamais. Mais fut aussitôt perdu dans ses pensées, il pensa à nouveau aux sauvetages de Rukia, d'Orihime et de sa ville et vit à nouveau l'image d' Aizen déchu et crachant sa rage sur lui et Urahara, il ne pouvait que la comprendre: il avait travaillé et planifié chacun de leurs mouvements depuis des années et on arrivait à le défaire, quelle honte pour un tel homme!

Cependant il aurait tellement voulu savoir quelle était l'origine de sa haine à l'encontre du roi de la Soul Society qui semblait immense et pleine de rancoeur. Mais il dut se concentrer à nouveau sur l'exercice car son professeur ne manquerait pas à l'occasion de lui rappeler son manque d'attention pendant son cours.

D'ailleurs ce dernier le fixait d'une façon malsaine, presque dérangeante comme un serpent près à fondre sur sa proie fragile et isolée, ce qui était le cas. Ichigo préféra donc lever son stylo et faire semblant d'écrire tout en surveillant son cher et tendre professeur à la voix douce et mélodieuse comme celle d'un rossignol.

Ichigo se pencha sur sa trousse pour une autre raison, il avait rangé une petite carte de visite noire et sans réel attrait à l'intérieur, il la sortit discrètement lorsque son professeur se choisit une autre victime et lut ce qui y était inscrit en blanc:

«WELCOME TO OUR X-CUTION»

Il pensa à nouveau à Ginjô et se rappela qu'ils avaient rendez-vous ce soir dans un quartier désaffecté et peu surveillé, un endroit idéal pour y installer une planque en effet. Il ressentit un frisson d'excitation et pourtant il ne sut encore s'il pouvait réellement lui faire confiance, il devrait en juger sur le terrain...

Et il se laissa aller à sa douce mélancolie lorsqu'il s'aperçut que son professeur le regarda à nouveau et ce dernier sourit sarcastiquement, préparant déjà sa future vengeance, connaissant ses manières rudes, Ichigo sut aussitôt qu'il passerait un sale quart d'heure.


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