CHAPITRE 4 : Défi Devastateur
Musique de ce chapitre : Totem de Zazie
Titre : Femmes Fatales
Auteur : Huddyct (Huddy-Addict)
Disclaimers : Les personnages ne m'appartient pas
Raiting : T
Genre : Drama, Crossover Addison, Triangle amoureux
Résumé : Drôle de phénomène, le genre de femme fatale… Comme celle qui était rentré chez elle il y avait un bon moment déjà, déçue. Il frissonna, à quoi bon.
HHHH
Le reflet singulier de la lune se retranscrivait sur le tableau blanc du diagnosticien, donnant une drôle de lueur à la pièce dans lequel l'ardent docteur terminait avec rage ses dossiers. Il n'aimait pas la paperasse. Il estimait valoir mieux qu'un secrétaire idiot. Soupirant une énième fois, il se rendit compte de l'heure tardive. 23h. Le temps passait-il aussi vite qu'on le prétendait ? Grognement. Il s'accorda une minute de songe. Fermant les yeux, il se surprit à apercevoir en image distincte le visage de la rouquine, puis celui de la doyenne. Il rouvrit les yeux rapidement, s'étonnant de la nature de ses pensées. Lorsqu'il décida de clore à nouveaux ses paupières, ce ne fut que quelques instants. Un bruit distinct de talons le ramena à la réalité. Poussé par un sentiment inconnu, il se leva. Cherchant des yeux la provenance de ce cliquetis propre à deux femmes.
« - On rêve docteur ? »
Addison. Elle venait de faire son apparition, aussi furtive qu'elle soit, dans l'encadrement de la porte, lui souriant.
« - J'avais des… des dossiers à remplir
Je suis navrée de devoir vous en rajouter un de plus, mais j'aurais besoin de votre avis sur une patiente, tenez »
Elle s'avança sous l'œil jugeur de House qui saisit son dossier d'une main voleuse. Il le jeta sur la pile presque achevé, posée négligemment sur son bureau. Il scruta sa visiteuse nocturne, comptant mentalement les atouts de celle-ci. Non, elle n'avait pas la touche finale et parfaite que possédait Cuddy, mais elle était tout de même troublante, presque … envoutante. Il chercha des raisons à leur comportement, à tous. Son envie irrépressible de lui témoigner son vice à la vue de son ancienne maitresse, son bonheur de voir celle-ci se mordre les doigts de jalousies. La façon dont la femme rousse répondait à ses joutes, élégamment, presque à la hauteur de celle de Cuddy. Et puis, elle, Lisa, qui agissait comme si un lourd danger planait au dessus d'eux, flouait leur horizon. Puis il songeait, à sa froideur du dernier soir ou elle avait marchait allègrement sur le sol de son appartement, désormais vide. Regrettait-il la nonchalance de ses actes, la façon mesquine dont il avait retourné le problème contre elle, sans rancune. Non, il ne regrettait pas. Et pourtant, la douce odeur du sexe et de la peau de pèche de cette brune éclatante venait parfois à lui manquer. Terriblement.
« - Je me trompe, ou vous avez une relation avec votre très chère patronne ?
Êtes-vous réellement intéressée par mes activités extra professionnelles ?
Vous la mettez dans un de ces états… Une vraie lionne. Je connais cette attitude comme si j'en étais la reine.
C'est peut-être le cas…
Peut-être. »
Ils se toisèrent en silence. Elle se pencha légèrement sur sa gauche et remarqua la canne posée contre le bureau, canne qu'elle avait déjà aperçue sans y porter une réelle attention.
« - Jolie canne
Très utile pour emballer les filles, tout autant que vos jupes fendue sur le coté droit
Vous plaisez vous à contempler sans relâche les fines cuisses de vos collègues de boulot ?
Seulement de celle qui m'inspire une attitude bestiale refoulée »
Son rire rauque retentit dans la pièce comme le bruit d'un jugement que l'on fait tomber, de façon inoffensive mais très révélatrice pour la suite.
« - Qu'est ce qui vous inspire ceci en moi ?
Votre façon de parler en haussant vos sourcil circonflexe, vos cheveux toujours relâché, long, et couleur crinière de lionne
Observateur
Vous ne niez pas les faits ?
Je crois que votre prétendante nous observent »
En effet, les mouvements de Cuddy se figèrent lorsqu'elle eut remarqué que tous les regards étaient tournés vers elle. Quatre yeux désireux de lire dans ses pensées. Elle balbutia pour elle-même, tourna les talons, revint sur ses pas, et finit par sortir à la hâte, honteuse.
« - Elle est dingue de vous
Pas plus que vous…
Décidément, vous et votre égo…
Elle vous redoute, le savez-vous ?
Je m'en doute bien
Voulez vous lui donner une bonne raison de se faire du souci ? »
Addison ouvrit la bouche pour protester, mais aucun son n'en sortit. Elle sentit sa poitrine se soulever, serait-ce de l'engouement ? Elle pria intérieurement pour que ce petit souffle de méchanceté qu'elle possédait encore finisse par disparaître. Tant de haine accumulé envers le monde entier, sa stérilité, son jonglage incessant et frustrant d'un lit à un autre, la perte de son enfant qu'elle aurait tant voulu posséder à cette heure… Et puis, son incontestable irritation à la vue de celle qui lui avait prit son mari. Le passé ne s'effaçait jamais vraiment. Et elle suppliait les cieux d'être l'exception qui confirme cette foutue règle. En vain. Elle chancela, ferma un court instant les yeux, voyant défiler le déboire de sa vie. Ce visage, fuyant, affolé, apeuré à l'idée de perdre celui qu'elle était la seule à posséder dans ses filets, avant qu'Addison n'arrive. Cuddy, et sa façon idiote d'apporter de l'importance à des parties de jambe en l'air insignifiante. Etait-ce le moment de prouver qu'elle pouvait aussi être la trainée qui volait sans retenue les hommes de ses collègues ? Elle secoua nerveusement la tête. La compétition était perdue d'avance, et peu importait, elle n'en voulait pas… Ou pas pour le moment.
« - Je… Je dois y aller. A demain
Réfléchissez bien, j'ai des atouts penchant en ma faveur… »
Elle soupira et retint une exclamation de stupeur. Elle aimait les hommes sûrs d'eux… Marc et Alex en était la preuve. La preuve d'une faiblesse dont elle avait eu longuement honte. Oubli ma vieille.
« - Demain soir, même bar, même heure. A vous de voir, mistrees. »
Addison sortit, courant presque du haut de ses talons aiguille non-confortable. Elle avait le destin d'une relation tortueuse entre ses mains. Elle serra ses bras sur sa poitrine. Dure tentation. L'apesanteur d'un sentiment d'envi irrépressible lui noua l'estomac. Ne fallait-il pas toujours céder au désir ?
