Quoi ? Mais que se passe-t-il !
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Une publication ! Quel est ce miracle ! XD
Bon, je douche votre joie et vos ardeurs, je suis l'heureuse maman d'une adorable petite bébée de 2 mois qui me prend beaucoup de temps, je suis donc incapable de vous promettre une publication régulière ou autre.
Pour vous consoler, sachez que cette fic comporte pas loin de 90 pages Word et à 4 ou 5 chapitres près, est théoriquement quasiment achevée. Le plus gros du boulot pour moi, c'est de relire, corriger les fautes de style, de syntaxe, d'orthographe, de tournures de phrases... Elle n'est pas à réécrire, mais quand même. En attendant, régalez vous !
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Disclaimer : l'univers de Highlander appartient à Panzer & Davis. Je ne fais que reprendre cet univers pour les besoins de mon histoire, sans but lucratif.
Les personnages de Senara Zibelstein, de Andrew « Andy » Wells et de Valentinus Aurelianus sont ma création et ma propriété exclusive.
Le personnage de Methos/Adam Pierson est celle de Panzer & Davis.
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Chapitre 3 : Confrontations
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De nos jours
Seattle, Etats Unis
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Senara sortit de ses pensées et se leva. Elle ouvrit l'armoire de chêne brut qui occupait le fond de la pièce et après un moment de réflexion, en sortit un pantacourt beige et un débardeur sans manches noir, le temps estival promettant d'être encore une fois caniculaire. C'est lors de journées comme celle-ci que Senara ne regrettait aucunement la mode vestimentaire du quinzième siècle. Il avait fallu être fou pour enfiler trois ou quatre couches de vêtements dont la moitié en velours ou en brocard. Vive le synthétique et le déodorant !
Avisant de nouveau le réveil, elle vit qu'il était déjà trop tard pour son rendez-vous. Andy serait déçu, mais il ne lui en tiendrait pas rigueur ; avec un peu de chance, inquiet, il ne tarderait pas à venir sonner à sa porte pour savoir s'il ne lui était rien arrivé. Depuis qu'il connaissait son secret, le jeune homme flirtait avec la paranoïa, s'inquiétant du moindre véhicule nouveau dans la petite rue où son amie immortelle résidait, lançant des regards méfiants à tout inconnu rodant sur la chaussée, et s'était visiblement mis en tête que celle de la jeune femme n'était pas assez protégée. Il faudrait qu'elle songe à tempérer ses ardeurs paternalistes à l'occasion.
A cette pensée, Senara afficha un sourire ; Andrew était tellement gentil. Trop gentil. A cela aussi, il faudrait qu'elle veille. En soupirant pour la énième fois depuis dix minutes, elle se rendit dans la petite salle de bain attenante à sa chambre.
Celle-ci était carrelée du sol au plafond, d'une jolie faïence blanche et bleue, qui faisait penser à un intérieur de bains romains ; C'était justement le but recherché. Elle avait bien sûr une salle de bain ordinaire à l'autre bout de l'appartement, mais affectionnait celle-ci, car elle s'y sentait bien. Et puis, vu l'argent qu'elle avait laissé dans la décoration, la moindre des choses était de s'en servir.
Il y avait une cabine de douche, une vasque en verre posée sur un plan de travail en bois exotique et une petite baignoire d'angle, du même bleu d'azur des frises qui ornaient la faïence. Senara tourna l'interrupteur, et une lumière diffuse et tamisé éclaira la petite pièce.
Elle se dévêtit rapidement et se glissa sous la douche, savourant le contact de l'eau sur sa peau. Elle y reste dix bonne minutes, savourant le luxe moderne de l'eau chaude puis se résigna à sortir, se souvenant qu'un détestable intrus occupait son salon.
La jeune femme grommela à cette pensée, sécha vigoureusement ses cheveux avant de les nouer en un chignon lâche d'où s'échappaient quelques mèches rebelles retombant de part et d'autre de son visage puis s'habilla. Traînant les pieds pour exprimer ainsi la joie de rejoindre son hôte, elle traversa le couloir et le retrouva dans la cuisine américaine.
Methos était assis sur un des tabourets de bar, accoudé au zinc de la cuisine ouverte sur le spacieux salon, en train de manger une pomme. Il s'était habillé et en avait même profité pour passer dans la salle de bain au vu de ses cheveux mouillés et désordonnés.
Elle se dirigea sans dire un mot vers le frigo pour y prendre du jus d'orange, et remarqua au passage que son invité avait déjà commencé à piller les quelques bières qui s'y trouvait. Elle releva la tête et vit effectivement deux bouteilles vides posées dans l'évier. Renonçant à s'énerver plus qu'elle ne l'était déjà, la jeune femme préféra garder le silence, s'empara également d'un yaourt et s'assit sur le tabouret jumeau de son vis-à-vis, face à lui.
Senara le regarda finir tranquillement sa pomme et il la gratifia d'un sourire tout en se léchant les doigts.
« Pourrais-tu m'expliquer ce que tu faisais dans ma chambre, dans mon lit, et pourquoi tu as subitement perdu tes fringues ? »
Son sourire se fana quelque peu, mais il prit le temps d'avaler sa dernière bouchée avant de lui répondre.
« Pour le dernier point, c'est très simple : comme je n'avais pas prévu de dormir ici, j'ai pas pensé à prendre mon pyjama... j'allais quand même pas dormir en jeans, non ? » Acheva-t-il d'un air moqueur.
Senara sentit de nouveau sa patience la déserter. Impassible et toujours souriant, il poursuivit.
« Et puis, bon, pour le reste, je ne pouvais plus rester sur le canapé... et je n'allais pas non plus dormir par terre. »
« Comment ça, tu ne pouvais plus rester sur le canapé ? J'aimerais vraiment que tu... »
L'immortelle n'acheva pas sa phrase car c'est à cet instant qu'elle remarqua l'odeur désagréable qui flottait dans la pièce. Une odeur putride, aigre et franchement malodorante. Fronçant les sourcils, elle se leva, la narine frémissante, tel un chien de chasse flairant une piste.
Sauf qu'elle n'était pas sûre de vouloir identifier à quel gibier cette odeur appartenait. Parce qu'il devait être crevé depuis au moins deux semaines. Puis, la lumière se fit dans sa tête et elle écarquilla les yeux.
« Non… Tu n'aurais pas osé… »
Elle se dirigea vers le canapé. Et constata en effet, au sens propre du terme, que le mélange bière-sangria n'était vraiment pas du plus bel effet.
Il y a des moments, dans l'existence interminable d'un immortel vieux de plusieurs siècles, où l'instinct prend le pas sur la réflexion.
Pourtant, Senara garda soigneusement et rageusement les poings serrés le long du corps, se faisant violence pour ne pas s'emparer de son épée, sauter sur son haïssable invité et mettre deux mètres entre sa deuxième et sa troisième vertèbre cervicale. La maîtrise de soi sans doute. Et le souhait de préserver son intérieur d'un déferlement d'énergie vitale dévastatrice, aussi.
Elle pivota pour lui faire face, le regard incendiaire.
« Dis moi que je rêve... je t'avais pourtant bien prévenu ! Tu l'as fait exprès, c'est ça ? »
« Note quand même que j'ai réussi à épargner les coussins, et le tapis ! » Tenta-t-il pour sa défense, incertain quant à sa capacité à continuer à se maîtriser. Il n'aimait pas quand elle le regardait comme ça. C'était… effrayant.
« Je vais te tuer, je vais vraiment finir par te tuer, cette fois-ci... » Maugréa-t-elle, fermant les yeux pour se contenir.
« Impossible très chère. Tu m'aime trop pour faire ça, voyons ! » Hasarda-t-il, sur un ton qu'il voulait amusé.
Senara ouvrit les yeux et les posa sur lui, en proie à une immense colère. Levant les bras pour appuyer sa future diatribe incendiaire, elle fut coupée dans son élan verbal par un coup de sonnette.
« Tu ne vas pas ouvrir ? » demanda Methos, malgré tout soulagé de cette intervention extérieure.
Elle le foudroya du regard et se dirigea vers la porte pour déverrouiller et l'ouvrir sans même s'inquiéter de l'identité de son visiteur dans le judas.
Effectivement, elle avait vu juste et Andrew s'était inquiété.
Le jeune homme paru soulagé de la voir et elle le laissa entrer sans un mot il posa son sac à dos contre le bar, et remarqua alors la présence de Methos, étonné.
Celui-ci avait commencé une nouvelle pomme, et regarda le nouveau venu d'un air méfiant.
Andrew afficha une mine surprise l'espace d'une seconde, mais il se reprit et tendit sa main.
« Bonjour... Andrew Wells. »
Methos la lui serra sans grande chaleur.
« Adam Pierson. Enchanté... » Répondit-il la bouche pleine, l'air pas enchanté du tout. « Alors c'est vous le "copain" de cours ? »
« Euh… oui, c'est moi. » confirma Andrew en se grattant l'arrière du crâne, vaguement embarrassé.
Pendant un instant, les deux hommes se regardèrent sans dire un mot. Senara décida de rompre ce silence lourd.
« Andy… je suis vraiment désolée. Je n'avais pas oublié que je devais te rejoindre à la bibliothèque, mais… J'ai eu comme qui dirait un empêchement. » Dit-elle en pointant un doigt accusateur en direction de Methos, qui rongeait consciencieusement son trognon.
« Ce n'est pas grave. » la rassura Andrew. « Tu sais, de toute façon, je n'étais pas très motivé, ce matin… »
Il afficha une moue dubitative, et Senara lui posa la main sur l'épaule.
« Écoute, je te propose autre chose : la bibliothèque est bien ouverte jusqu'à dix huit heures ce soir, n'est ce pas ? » Il hocha de la tête. « Alors je te propose que l'on s'y retrouve pour… disons quinze heures. Ça te convient ? » Acheva-t-elle en souriant.
Andrew fit un signe négatif de la tête.
« Cet après midi… impossible. J'ai rendez-vous avec Cathy à quatorze heures… je lui ai promis de l'accompagner au musée d'art contemporain… Mais ne t'inquiète pas ! La bibliothèque sera ouverte samedi prochain ! On ira à la semaine prochaine, qu'en penses-tu ? »
Senara fit un signe de tête en guise d'affirmation.
« Cathy hein ? » demanda-t-elle sur un ton suspicieux.
Andrew rougit et baissa les yeux.
« Oui, tu sais, la grande brune en deuxième année d'art moderne… Celle qui mange souvent à notre table à midi, avec Craig et Stephen. »
« Ah… Cette Cathy là… oui, je la remets maintenant. »
Andrew se pencha pour récupérer son sac à dos, et se dirigea vers la porte.
« Je ne vais pas te déranger plus longtemps. » dit-il alors que Senara s'apprêtait à protester. « Je suis attendu avant midi sur le campus, j'ai des dossiers à récupérer. »
« Je te raccompagne jusqu'à l'ascenseur alors. » dit-elle.
Methos fit une grimace désobligeante dans le dos d'Andrew et Senara lui lança un regard furibond.
Le jeune étudiant se retourna, et lui fit un signe de la main.
« Et bien… au plaisir ? »
« A la prochaine. » répondit simplement Methos.
Senara et Andrew sortirent de l'appartement et marchèrent en silence jusqu'à l'ascenseur en bout de couloir. La jeune femme appuya sur le bouton d'appel.
Son ami, toujours à ses côtés, s'adressa à elle, les yeux rivés sur le compteur indiquant les étages.
« S'en est un lui aussi, n'est-ce pas ? »
« Oui. »
Andrew fit un 'oh' silencieux.
« Tu le connais depuis longtemps ? »
Elle sourit.
« Trop longtemps. Mais tu sais, c'est un ami, rien de plus. En fait, en ce moment, ce n'est même plus du tout mon ami. Il a le don de m'énerver prodigieusement. » dit-elle en grimaçant.
Andrew lui fit face.
« Tu crois que je pourrais… enfin, qu'à lui aussi, je pourrais demander des détails sur son existence ? »
Senara laissa échapper un petit rire.
« Tu peux toujours essayer de lui poser la question ! Crois-moi, tu pourrais remplir des livres entiers. il est… très âgé. »
« Plus que toi ? Ça existe ? » Demanda le jeune homme avec un air surpris.
Elle hocha de la tête, faisant onduler les mèches auburn qui s'échappaient de son chignon.
« Bien plus… »
« Zut. » dit-il simplement. « Je vais déjà me contenter de toi. Ça devrait m'occuper pour les années à venir. » Ricana le blond avant d'entrer dans l'ascenseur dont la porte venait de s'ouvrir.
Il adressa un signe de tête à Senara.
« Je t'appelle avant demain, promis. Je passe te prendre lundi ? »
Elle acquiesça.
« Passe une bonne journée, Andy. Et fait gaffe à toi… »
« Pas de problème ! » dit-il en affichant un sourire convaincu.
Les portes de l'ascenseur se refermèrent sur lui. La jeune rousse demeura un instant immobile devant la porte en aluminium brossée, puis tourna les talons pour retourner chez elle.
Elle ferma la porte, et resta adossée comme le mur un instant, pensive.
« Il a l'air sympa… Il est au courant pour « ton secret » ? » Demanda Methos.
Levant son regard émeraude sur lui, la jeune femme se contenta de hocher la tête.
L'immortel cala son menton dans la paume de sa main droite.
« Et pour le reste… il sait ? »
Senara se redressa brusquement pour reprendre sa place face à lui, se saisit d'une pomme dans le compotier en cristal posé sur le bar avant d'aller s'asseoir dans un des deux fauteuils du salon, avisant d'un air mauvais la flaque nauséabonde qui s'étalait sur le canapé.
« Non. » Se décida-t-elle enfin à répondre. « Je ne veux pas qu'il le sache. Pas encore, c'est bien trop tôt. »
Methos se leva à son tour et se plaça dans l'autre fauteuil, lui faisant face.
« Tu devras pourtant le lui dire. Il faut qu'il s'y prépare. C'est à lui de choisir s'il est prêt à assumer ça. »
« C'est trop tôt. » répéta-t-elle. « Il a encore du mal à accepter toute cette histoire. Je préfère qu'il soit complètement à l'aise avec ce fait avant de lui faire une telle révélation. »
Methos afficha une mine pensive, ne trouvant rien à répondre à la jeune femme. Celle-ci se redressa.
« Ah, au fait… J'espère que tu ne comptais pas partir sans nettoyer ça, j'espère ? » Demanda-t-elle en désignant le canapé du menton.
« Je vais donner un coup d'éponge… » Répliqua Methos sur un ton maussade.
Senara parut satisfaite.
« Bien. Tu me dois aussi quarante dollars. »
« Quoi ? Mais en quel honneur ? » S'offusqua-t-il.
« L'éponge, c'est bien pour enlever les morceaux… mais pour faire partir la tâche et surtout l'odeur, ça requiert du domaine du pressing. » Lui jeta-t-elle sur un ton sarcastique.
Il soupira et se leva, mit la main dans la poche arrière de son jean et en sorti un portefeuille en cuir qui ne devait pas avoir loin de son âge et sortit deux billets de vingt dollars qu'il lui tendit d'un air boudeur. S'en saisissant d'une main avide, la jeune femme les fourra dans sa propre poche, visiblement satisfaite. Avare comme l'était son aîné, c'était un miracle qu'il se soit acquitté de sa demande dans l'instant.
« Je suis sûr que ce vieux tromblon ne les vaut même pas. » Rétorqua-t-il en regardant le canapé. « Si il n'est pas aussi vieux que moi, il n'en est pas loin… en plus, on dort vachement mal dessus, je te signale. On sent tous les ressorts ! » Se plaint-il.
« Rien ne t'obligeait à te mettre minable hier pour venir y dormir – et accessoirement, y rendre tes tripes… » Dit-elle sur un ton amusé. « Moi, je l'aime bien, ce 'vieux tromblon', comme tu dis. »
Il s'esclaffa.
« En effet, je me souviens d'un soir… » Commença-t-il.
Senara écarquilla yeux.
« Methos… » Cingla-elle sur un ton menaçant.
« Mais quoi ? Tu ne vas pas dire le contraire, sinon je ne te croirais pas. » Poursuivit l'homme, l'air amusé.
Elle se calma.
« Tu m'avais fait boire. »
« Mais non ! Ces… combien ? Sept? Non, huit ! Ces huit bières, tu les as bue toute seule, je te rappelle. Je ne t'ai pas forcée à les boire, ni même à faire ce que tu as fait après. D'ailleurs, ça ne m'a pas dérangé. Si tu pouvais boire plus souvent, je ne suis pas contre. » Acheva-t-il en affichant un air sournois tout en se calant plus confortablement dans son fauteuil.
La rousse se redressa, furieuse.
« N'espère pas te vanter de m'avoir culbutée sur mon propre canapé, mon vieux. »
« Je ne me vante pas. Je constate les faits. Je t'ai effectivement euh... culbuté sur le canapé. Mais qu'est-ce que c'est que cette expression stupide ? »
« La ferme, pitoyable alcoolique. »
« Ah… ton raffinement de barbare qui revient… » Ajouta-t-il d'un air ravi.
« N'imagine même pas me voir boire à nouveau tant que tu seras en chaleur à côté de moi ! »
Il fit mine d'être indigné.
« Mais c'est toi qui m'as sauté dessus ce soir là ! »
Senara lui intima le silence d'un geste de la main, et désigna la tâche nauséabonde du canapé.
« Tu va me faire le plaisir d'emmener toi-même la housse au pressing. »
« Tu me files mes quarante dollars ? »
La jeune femme hésita un instant.
« Non... laisse tomber, j'irais moi-même, ça vaut mieux. »
Methos haussa les épaules.
« J'admire ton courage. »
« Je devrais te bourrer le nez dedans, espèce de gros porc. »
Elle se leva pour mettre sa menace en œuvre mais Methos se précipita vers la sortie, attrapa son manteau au passage, ouvrit la porte et lui fit un signe de la main en sortant.
« Je te laisse à ta délicieuse humeur... et au fait : ça sens pas très bon chez toi, tu devrais aérer de temps en temps. »
Il disparut avant que Senara n'ait le temps de lui courir après pour le gifler.
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Si quelqu'un est encore vivant pour suivre cette fic sortie de l'oubli tel Toutankhamon de son tombeau par Howard Carter après 3500 ans d'oubli, qu'il se manifeste xD
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