Bonsoir !
Ça y est, c'est les vacances, pfiou je n'en pouvais plus (dit celle qui s'est offert 8 mois de break à l'autre bout du monde)(mais mon passeport n'arrête pas de jaillir de mon tiroir, comme pour dire "moi, moi, prends-moi !").
Merci à .s pour les reviews. Je tiens à préciser que Team Anna est en tête, mais leurs arguments ne sont pas des plus élaborés. En revanche, quelques supportrices de Mulan et de Mérida ont su titiller mon imagination... Vous croyez qu'un mariage à 4 c'est possible ? (ou à 5... Qui veut de Hans ?)
Bon, chocolat chaud pour tout le monde, et bonne lecture !
Chapitre 4
Où la reine Elsa rencontre ses prétendant(e)s.
Elsa grinça des dents au son de la trompette. Elle était assise sur un fauteuil faisant office de trône, qui avait été placé sur une estrade en bois, au milieu de la Grande Cour. À sa gauche se tenait Lady Gravehall, Capitaine de la Garde d'Arendelle. À sa droite, son large dos débordant du dossier de son fauteuil, se trouvait Lord DunBroch, le chef des armées. Les autres chaises étaient occupées par divers membres du Conseil Royal et autres hauts gradés. Enfin, debout derrière elle, il y avait un garde, et la présence rassurante de Kai, son majordome et mentor, et si on pouvait l'appeler ainsi, ami.
Elle se demanda quel était l'intérêt de placer un garde sur l'estrade alors qu'elle était au milieu de son château, entourée des militaires les plus gradés du royaume, et qu'elle faisait face à la fine fleur de son armée. Sans parler de ses pouvoirs, et de ce qui risquait d'arriver, si quelqu'un tentait de l'attaquer par surprise... Elle tira nerveusement sur ses gants à cette pensée.
Il y eut un second air de trompette, et un groupe de soldat vêtu du bel uniforme des Guerriers d'Élite entra dans la cour.
- Sa Majesté la reine Elsa d'Arendelle.
Les soldats s'agenouillèrent sur le sol poussiéreux. Le regard d'Elsa fut immédiatement attiré par l'un d'entre eux. Une femme. Une femme qui avait la masse de cheveux la plus incroyable qu'elle ait jamais vue. On aurait dit que sa tête toute entière était en proie aux flammes. Quand elle se releva, Elsa nota qu'elle était ne devait être guère plus âgée qu'elle-même.
- Votre Majesté, j'ai l'honneur de vous présenter notre nouvelle promotion de Guerriers d'Élite.
Elsa, qui s'était préparé à l'ennui le plus total, se redressa et regarda les soldats avec une toute nouvelle curiosité.
Mérida sentait les yeux de la reine posés sur elle. Ses jambes étaient droites et collées l'une contre l'autre, ses bras étaient plaqués le long de ses flancs, son menton était levé, et son dos aussi droit que la lame d'une épée.
C'était le moment de montrer tout ce dont elle était capable.
Une boule commença à se former à la base de son estomac, tandis que les soldats présentaient tour à tour leurs talents. Et si elle ratait ses tirs ? Et si la reine n'était pas impressionnée ? Pour la première fois, son assurance qui faisait autant partie d'elle que sa bravoure, lui fit défaut. On lui avait si souvent dit que son talent était un don. Et si ce don disparaissait ? Si ce cadeau des dieux lui était repris ? Inutile d'avoir peur, s'intima-t-elle. Je suis la meilleure archère du royaume, et rien ne me fera rater ma cible.
Elle regarda la reine et croisa son regard. Elle le soutint un instant avant de détourner les yeux - si elle la fixait, ce serait perçu comme un manque de respect. Elle regarda alors le garde qui se tenait un pas derrière la souveraine, et elle faillit rompre sa position savamment calculée en reconnaissant son amie Anna. Un feu enfla dans son ventre, et le plomb qui avait commencé à y couler fondit instantanément.
Anna n'avait pas l'air contente. Rien d'étonnant ! Elles avaient toutes les trois évolué dans l'armée, chacune à leur façon, et Anna était celle qui avait fait les plus mauvais choix. Aujourd'hui, Mérida était une Guerrière d'Élite, Mulan était sous-officier dans le corps du Génie militaire, et Anna gardait des portes. Même si elle ne gagnait pas le pari (et une partie d'elle avait conscience que la reine pouvait annoncer ses fiançailles avec un quelconque prince à tout moment - ce pari n'était rien d'autre qu'un jeu entre elles, après tout), Mérida était désormais un bon parti. Elle allait gagner un salaire conséquent, et jouirait d'une bonne réputation et du respect du peuple. Il en était de même pour Mulan, l'archère était persuadée que son amie sagace ne s'arrêterait pas là dans son ascension de la hiérarchie militaire.
Mais Anna ? Elle n'avait jamais été une bonne soldate, n'avait pas de talent particulier, et manquait cruellement d'ambition. Parfois, Mérida se disait qu'Anna ferait mieux de quitter son poste et d'ouvrir un commerce ou quelque chose du genre. Mais elle savait que si elle en faisait la suggestion, Anna croirait qu'elle essayait de l'évincer de la course. Bah, à un moment donné elle prendra conscience qu'elle a perdu son temps.
C'est pas le moment de penser à Anna, s'ordonna-t-elle, mais de montrer tout ce que tu as dans le ventre.
Lorsque ce fut le tour de la fille aux cheveux rouges, Elsa se redressa sur son trône. Elle s'était demandé quel allait être son talent, et c'est avec surprise qu'elle la vit prendre un arc et un carquois, et se mettre en position de tir.
Cette femme ne cessait de la regarder, contrairement aux autres soldats qui avaient gardé les yeux baissé, ou qui avaient regardé leurs supérieurs hiérarchiques, et Elsa l'associa à de l'impertinence et à du courage - deux qualités appréciables, si elles étaient maîtrisées. Elsa ne rata pas une miette de sa performance. Cette femme était sans conteste la meilleure archère qui puisse exister. Sûrement, un talent comme le sien ne devait pas rester inemployé.
La reine se tourna vers son chef des armées.
- Lord DunBroch, que pensez-vous de cette dernière présentation ? L'archère, précisa-t-elle.
Le géant roux assis à sa droite se gratta la barbe avant de répondre.
- Eh bien, elle est certes très douée avec un arc...
- Elle est plus que douée, acquiesça Elsa. Pouvez-vous penser à une fonction où ses talents pourraient être exploités à bon escient ?
- Il y en a plusieurs... répondit le Commandant d'un ton diplomate, sans toutefois finir sa phrase.
- Connaissez-vous cette archère ? Auriez-vous des conseils utiles à me donner ? insista la souveraine.
À nouveau, son chef des armées se gratta la barbe, ce que la reine attribua à une sorte de malaise. Ce n'était pas un comportement habituel chez son Lord Commandant.
- Eh bien, oui, je la connais très bien, dit-il finalement. Il s'agit de Mérida DunBroch, ma fille aînée.
La reine haussa un sourcil surpris. Elle comprenait maintenant pourquoi Lord DunBroch avait tant rechigné à abreuver de compliments la jeune archère.
Elle regarda de nouveau la femme aux cheveux rouges au milieu de tous les soldats agenouillés, et croisa volontairement son regard. La fille du Commandant DunBroch, Guerrière d'Élite et meilleure archère du royaume. Oui, sa curiosité était définitivement piquée.
S'il y avait une femme de pouvoir d'à peu près son âge dans le royaume, Elsa tenait absolument à faire sa connaissance.
Anna ne perdit pas une miette de l'échange entre la reine et le Commandant, et elle eut bien du mal à garder son calme. Lorsqu'elle apprit que Mérida allait être invitée au dîner de ce soir, elle sentit une chape de plomb couler dans sa poitrine, et son sang se mettre à bouillonner.
Mais ce ne fut pas le pire. Le pire arriva deux heures plus tard, quand elle suivit la reine dans la Salle du Conseil, et qu'elle y découvrit Mulan.
Entre la présentation des Guerriers d'Élite et le conseil, Elsa resta dans la salle du trône. Pendant une heure, elle reçut les citoyens qui avaient des requêtes à présenter à leur souverain, elle régla des conflits de propriété ou de voisinage, et accueillit propositions et réclamations tandis que le Secrétaire Royal et Maître des Lois, messire Yngwie, consignait dans le livre des doléances le résumé de chaque intervention. Lorsque les portes se refermèrent et que le calme revint dans la salle du trône, Elsa se détendit un instant, et accepta le verre de cidre que lui apportait un serviteur.
- Ma Reine, dit une voix grave.
Elle tourna la tête pour voir Lord Albjorn, le Maître de la Diplomatie, se diriger vers elle et s'incliner avec déférence.
- Laissez-moi vous accompagner jusqu'à la Chambre du Conseil.
La jeune femme accepta la proposition, et posa une main gantée sur le bras du Conseiller. Quand ils arrivèrent dans la Chambre du Conseil, quatre hommes et trois femme attendaient debout devant leurs chaises. L'une d'entre elle était toute jeune, vêtue d'un uniforme militaire impeccable, et totalement inconnue d'Elsa. Ils inclinèrent tous respectueusement la tête tandis que la reine entrait dans la pièce.
Comme à son habitude, la reine camoufla sa féminité et sa jeunesse derrière une voix très mature et très solennelle, et invita ses Conseillers à s'asseoir.
- Quelles sont les affaires qui nous concernent aujourd'hui ?
Le Secrétaire Royal ouvrit un épais livre consacré aux comptes-rendus des Conseils, et trempa une plume dans un encrier. La reine se tourna vers l'homme le plus à sa gauche. Lord DunBroch, Commandant en Chef des armées d'Arendelle, s'éclaircit la gorge et fit la liste de tous les soldats qui venaient officiellement d'intégrer les Unités d'Élite. Il ne mentionna pas un seul instant que sa propre fille en faisait partie.
La Trésorière Royale et le Maître du Commerce prirent à leur tour la parole. Chaque sujet présenté fut discuté et débattu. Elsa écoutait patiemment et respectueusement chaque remarque et prenait en compte chaque conseil avant de prendre sa décision finale. La question du commerce occupa la plus grande partie du temps de discussion. Elsa nota que la Capitaine de la Garde avait l'air de particulièrement s'ennuyer. Sa responsabilité était la sécurité à l'intérieur du royaume, et dans ce domaine, rien n'était à signaler.
La question du commerce fut finalement réglée, et les Îles du Sud redevinrent le principal sujet de conversation.
- Le prince Hans devrait arriver en fin d'après-midi, confirma Lord Albjorn.
Elsa hocha la tête, mais n'ajouta rien de plus. Le sujet de la venue du prince et du bal en son honneur avait été largement débattu. Elsa n'avait aucun doute quand à la principale raison de sa venue. Elle savait qu'il était grand temps qu'elle fournisse un héritier au trône, et que pour cela, elle allait devoir se marier. Le Maître de la Diplomatie avait décortiqué tout ce qu'il y avait à savoir sur Hans, treizième prince des Iles du Sud. Il n'était certes pas le meilleur des partis, mais il était le premier noble d'à peu près son âge à mettre les pieds au château depuis son couronnement.
Quand elle y réfléchissait, Elsa n'avait pas le moins du monde envie de se marier, encore moins à un treizième fils. Elle ne voulait pas avoir d'enfants. Elle ne voulait pas prendre le risque de transmettre sa malédiction à un enfant innocent, et lui faire subir une enfance qui le rendrait nécessairement malheureux. Mais elle n'avait pas le choix. Elle était reine, et il en était de l'avenir de son royaume.
Lorsque Lady Gravehall, Capitaine de la garde, prit la parole, Elsa sursauta. Elle avait été tellement prise dans ses pensées qu'elle ne s'était pas rendu compte que le sujet avait changé, et que tous les membres du Conseil étaient maintenant tournés vers la femme d'une trentaine d'année qui était responsable de la sécurité de la ville et du château.
- Laissez-moi vous présenter la Caporale Mulan Zhousdóttir, dit-elle.
La reine se tourna poliment vers la jeune femme qui ne faisait pas partie de son conseil, et qui avait gardé le silence jusqu'à présent.
- Votre Majesté, dit Mulan en s'inclinant avec respect, c'est avec un grand plaisir que j'ai été invitée à ce Conseil.
Anna se sentait anéantie. Mulan aussi l'avait fixée avec une expression victorieuse, pendant le Conseil. D'abord Mérida, maintenant Mulan.
Le jeu auxquelles elles jouaient était ridicule. Elle en avait oublié que c'était son idée, à l'origine, elle qui avait lancé le pari et défié stupidement Mérida. Et voilà comment, deux ans plus tard, elles continuaient à se tirer dans les jambes, à se défier et s'opposer, tout ça pour les beaux yeux d'une reine froide qui allait de toute façon épouser un prince débile.
Kristoff avait raison, ce petit jeu ne l'avait mené nulle part. Elle n'avait pas progressé, ne s'était pas élevée socialement, n'avait pas grandi. Elle n'avait fait que courir après la reine, comme un petit chien, espérant pendant des semaines recevoir des miettes d'attention alors que la reine se fichait royalement d'elle, pauvre garde inutile et invisible, et maintenant elle constatait les conséquences. Elle avait fait exactement ce que Kristoff avait prédit le lendemain du couronnement : elle s'était volontairement brisé le cœur.
Demain, se dit-elle, elle présenterait sa démission. Elle ne pouvait pas rester à ce poste. Elle ne supporterait pas de voir la reine Elsa au bras de ce Hans des Îles du Sud, encore moins au bras de Mérida ou de Mulan, qui n'étaient intéressées par Elsa que parce qu'elle était reine...
… et aussi parce que leur idiote d'amie les avait mises au défi de réussir à l'épouser.
- Votre Majesté, dit le majordome. Les invités ont commencé à arriver.
- Je suis prête dans un instant, Kai, répondit la voix étouffée de la reine, de l'autre côté de la porte de sa chambre.
Le majordome hocha la tête et attendit. À côté de lui, Anna patientait, droite comme à son habitude. Elle en avait assez d'être droite. Elle avait l'impression de n'être rien d'autre qu'un poteau, un pan de mur, un objet inutile et animé, comme un portemanteau qui aurait été pourvu de jambes. Oui, elle n'était pas davantage considérée qu'un portemanteau. Demain c'est fini. J'irai travailler avec Kristoff, je ne porterai plus cet uniforme stupide, et plus jamais je ne garderai une seule porte.
Le majordome tourna la tête et la regarda. Il sourit, un sourire bienveillant, et Anna réalisa tout à coup qu'elle grimaçait depuis tout à l'heure. Elle se força à répondre à son sourire. Demain, j'aurai le droit d'être de mauvaise humeur sans qu'on ne m'oblige à sourire.
La reine sortit à ce moment de sa chambre, et malgré son ressentiment, Anna ne put s'empêcher de la trouver magnifique. Elle ne se résigna pas à détourner les yeux pour une fois. Après tout, quelle importance si cela déplaisait désormais ?
À son immense surprise, la reine croisa son regard et sourit.
- Merci, dit la reine quand Anna la contourna pour fermer la porte derrière elle.
Et elle se dirigea sans mot de plus vers la salle de bal, le majordome sur ses talons. Anna faillit rester figée à sa place, avant de secouer la tête et de leur emboîter le pas.
Attends, il vient de se passer quoi là ?
Mérida était en robe. Ça ne lui était plus arrivé depuis son entrée dans l'armée d'Arendelle, plus de deux ans auparavant.
Elle avait aussi coiffé ses cheveux, mais avait catégoriquement refusé de les attacher ou de les cacher sous quelque coiffe que ce soit. Elle ne voulait pas avoir l'air matée, soumise elle voulait que toute l'assemblée, y compris la reine Elsa, la voie pour ce qu'elle était : une guerrière, et chaque accessoire, chaque touche de maquillage, fut soigneusement choisi pour souligner ce fait.
Lorsqu'elle fut prête à se rendre au palais, elle découvrit ses parents qui l'attendaient dans le hall, tous deux vêtus de leurs plus belles tenues de soirée.
- Mais vous... vous venez aussi ? s'étonna-t-elle.
- Bien sûr, dit Elinor. Ton père est le Lord Commandant d'Arendelle, sa présence est évidemment requise.
Elle regarda ensuite sa fille d'un air critique, s'attarda en grimaçant sur ses bottes de cuir et ses cheveux détachés, mais étudia sa tenue avec un hochement de tête approbateur. Mérida avait choisi une robe de bal en velours qui était seyante sans être coquette, et qui convenait parfaitement à son âge et à son rang. Le bleu du tissu mettait par contraste ses cheveux encore plus en valeur, et relevait l'éclat de ses yeux.
Avec un soupir résigné, l'archère suivit ses parents dans le coche qui les attendait devant leur demeure.
Le palais, dans la nuit tombante, était éclairé de milles lumières, et la musique retentissait dans les couloirs. Mérida n'avait pas remis les pieds au palais depuis le Couronnement d'Elsa.
- Lord Fergus DunBroch, Commandant en Chef des Armées d'Arendelle, son épouse Lady Elinor DunBroch, et sa fille Mérida DunBroch, annonça le héraut à leur arrivée devant la salle de bal.
Mérida grinça des dents, et plissa les yeux en essayant de refouler son exaspération. Il fallait qu'elle fasse quoi pour ne plus être présentée comme la fille de son père ? Jusqu'où devait-elle s'élever dans la hiérarchie ? Quels exploits devait-elle accomplir ?
Faut-il vraiment que j'épouse la reine pour me débarrasser enfin de ça ?
- Mushu, tiens-toi droit et reste immobile !
- Mais enfin, c'est la première fois que je suis invité à la table d'une reine, ne me pousse pas à cacher mon excitation !
- Je te signale que c'est moi qui suis invitée et pas toi, alors ne me rends pas ridicule !
- Parce que tu aurais réussi toute seule à attirer l'attention de la reine sans mon aide, peut-être ?
- Mushu, vraiment, tu...
- Tais-toi ! C'est à nous de rentrer !
- Caporale Mulan Zhousdóttir, annonça le héraut.
Les doigts serrés sur la mâchoire de son dragon, Mulan entra... et tomba nez à nez avec Mérida.
De sa position, immobile et invisible derrière le trône, Anna avait regardé tous les invités entrer les uns après les autres dans la grande salle de bal. Elle avait vu entrer Mérida, puis Mulan, et elle avait assisté avec un plaisir manifeste à leur surprise de découvrir la présence de l'autre. Elles n'avaient pas échangé plus d'un mot, mais la déception, l'agacement et la jalousie étaient nettement lisibles sur leur visage.
Anna savait qu'elle avait perdu, elle savait que Mulan et Mérida s'en sortiraient mieux qu'elle sur le chemin qu'elles avaient choisi l'une et l'autre. Mais avant d'abandonner la partie, elle avait été ravie d'avoir pu s'offrir ce petit plaisir.
Il y avait trop d'invités, et Elsa se sentait mal à l'aise. Elle n'avait jamais aimé les grandes réceptions, et elle regretta de ne pas avoir convié l'ingénieure et l'archère à un dîner plus intime, où elle aurait pu discuter librement et prendre le temps de connaître les deux jeunes femmes qui l'avaient si vivement impressionnée.
- Votre Majesté, dit Kai à voix basse en s'approchant d'elle, la délégation des Îles du Sud est arrivée.
- Le Prince Hans du royaume des Îles du Sud ! annonça le héraut au même instant.
La reine se redressa sur son trône, et regarda l'assemblée s'écarter pour permettre l'entrée du prince.
- Votre Majesté, dit l'homme en s'avançant vers Elsa, c'est avec un immense plaisir que je fais enfin votre connaissance.
Trois paires d'yeux fusillèrent l'homme du regard.
Le prince Hans des Îles du Sud regardait la reine avec un ravissement manifeste. Il ne s'était pas attendue à ce qu'elle soit aussi charmante, il s'était même attendu au contraire, puisque la reine était toujours sans époux depuis son couronnement. C'était un bonus qui rendrait largement plus supportable son statut de prince consort du petit royaume d'Arendelle.
(Tiens, après archère, c'est maintenant caporale et ingénieure que mon traitement de texte s'évertue à vouloir souligner en rouge - comme autant de petites gouttes menstruelles).
Pensez-vous qu'Anna a toujours ses chances après ce chapitre ?
J'espère que ça vous a plu. L'action décolle dans la suite.
À la semaine prochaine (probablement jeudi ou vendredi, je m'en excuse par avance),
Ankou
